En écho encore pour toujours je te suis tu tournes il est tôt encore bien tôt si tu trembles dans la rivière si tu traines un peu le temps il fait beau si tous les oiseaux nous courons après il te faut chasser à la vie : promenade
A la sueur tu tires le front tu tournes nous allons nous reviendrons il nous reste regarder le grain sur la peau presque : trop tu y regardes il faut deux fois les heures trop sombre presque il faut doubler le grain on commence
La vie le matin la saison l’été qui commence le cœur ouvert tu trouves ici ta voix tu traines ce chemin tu grattes la vase sous le pied nous sommes à genoux et l’un et l’autre : les feuilles les cailloux les branches les oiseaux
12 juin 2024.
Mettons que je n’ai rien dit. Mettons que je m’appelle Ishmaël et que pour chasser le cafard, l’envie me prend de naviguer et que j’embarque sur un baleinier. Mettons que cette navigation se fait en mode survie. Mettons qu’elle se perd dans Méandre fils d’Océan et de Thétis. Mettons qu’elle se change en exercice d’écriture et que je traverse ainsi mes intimes altérités, croisant personnes et personnages, lieux, paysages, époques, pensées perdues et retrouvées, scènes autres et nourrissant mes feuilles d’ombre. Mettons qu’à la différence de l’écriture d’une poésie qui requiert un temps infini de retouches et variations, ce dictionnaire à part moi s’écrit d’une traite et joyeusement. Mettons en effet que n’ayant rien dit j’ai tout écrit.
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