III
Sur le devant tu touches la mer un bout de doigts
Un éperon un crochet tu érafles la peau et tout ce qui dort
Ce qui se touche le plus petit le plus loin l’avenir Nous partons
pour l’éternité les grandes allées le refuge le calme toujours
Ce qui nous retourne cette saison revient : on s’en étonnerait
Et ce qui nous reste de plaisir : saisissons soutenons respirons
Au plus tendre nous tournons nous demeurons le plus attentionné
Nous allons : il approche les bateaux le quai le chien qui garde
Nous reviendrons peut-être saurons-nous un jour peut-être jamais
24 avril 2024.
La mer du bout des doigts
RépondreSupprimerérafle la peau et s’endort
dans ses paradis lointains
l’éternité est un refuge
temps d’avant la mémoire
et ce qui reste de plaisir
au plus affable nous sommes
au creux tendre du jour né