Seul et nu tu cherches il faut aller tu tiens brasse après brasse les eaux en mélange Les erreurs sans rien comprendre je te vois tu deviens et rendre et soutenir Nous ne serons jamais à la face du monde nous ne tiendrons pas
Les fils tombés des branches ils sont cueillis ils sont du ciel au ciel soleil et portes closes Je te tiens tu comprends au seuil nous sommes à l’arrêt un combat Que devenons-nous sur les pierres sur le chemin tordu de poussières
Pieds écrasés tu oses dire harassés au retour au semblant la confusion Les marches à dire sans les croire je ne tiens plus je ne suis plus nous sommes détourés Nous sommes à l’erreur les membres écrasés la vie l’amertume : ici
09 juillet 2024.
PTIX PTIX PTIX
RépondreSupprimerÉcrit de hamac
Je me balance la tête
Dans mes rêveries
Juste avant de faire la petite sieste dans le hamac bercé par une saute de vent soudaine (Brassens), je grapille encore quelques mots disséminés dans un poème pas très catholique. Mon œil s’amuse à détendre l’impossible (une expression qui semble dénuée de sens mais qui m’a échappée), s’oubliant dans ce sonnet en X, qui par « la magie de la rime » (onyx, phénix, Styx, nixe) permit à Mallarmé d’inventer le mot ptix : un hapax absolu, dit-on. Mais, miracle de l’instant et foin des mots savants, une cigale vient me visiter, qui sur un des amandiers servant de support au hamac, se met à gratter ses ailes. Ptix, ptix, ptix, un délice de berceuse qui m’endort derechef…