vendredi 3 janvier 2020

Au soleil.

Au soleil endormi, incertain, cerné, blanchi, dans le recueillement, la vie épouvantablement circule, défait, tombe et encombre tout au devant sans rien de stable, tout au solide, toi et le reste, la pluie à venir, tout était au soleil, tout était à luire et un jour la pluie, tout vient, revenir, tenir et sans trembler

attendre le terme, tout est en sourire, tout est à venir, tout tombe et tu arraches tout, pas à pas, tout tient, tout vient et tout passerai, tout casserai, tout lasserai, le fruit, le jus, la pulpe. Au soleil endormi reprendre la suite, une errance, penser à la pluie, au froid qui coule, la montagne

est bien au-dessus, je donne, je prends, je tourne et tout tient, tout vient, la tête lourde, les jambes allongées, la vue sur le devant, tout chante, tout y tomberait et je suis sur le devant, j’ennuie, je tourne, je pense la vie ébranchée, les yeux ouverts, tout est vague, tout est en bruissements incertains,

les branches écorcées, la vie arrachée goutte à goutte, le sang sur le sol, mouchoir, mouchoir, tout vient, tout tient et tout s’y casse et tout ploie, branches fleuries, fruits à la bouche. Il est sorti, il est hors de son ennui, il tourne sur lui-même et chante un fruit après l’autre, un soleil à dormir et rêver

de pluie et de fracas, d’orage et de ruisseaux, tout coule, tout avance, le verre, l’eau, la terre, ils y sont, ils y chantent, ils enlacent, ils défont une à une les branches, les feuilles écorce pour écorce, oliviers un jour gelés et un autre tout encore couvert d’écorces et de fruits si petits, si étrangement,

il sourit sa chance. A la marche forcée, à l’ennui déposé, il songe un jour de ciel gris, il songe et au soleil endormi, sans rien devant, sans rien autour qu’un petit brouillard sur la peau, un tout petit frisson et tout encadré et posé, une petite branche écorcée et plaintive, ils restent à terre

les noyaux des fruits desséchés, un rêve. Affreusement cette vie est passée.

20 Juillet 2014.

jeudi 2 janvier 2020

Pour tout combler.

Il avance, on y va, on attache le temps, au loin la vie errante, tout attire et tout charme, il est plaisant et trace au ciel un doux frisson. Il n’est ligne, il n’est chanson où tout vire et se dépose. Ô, le temps compté, la mémoire nue, les œuvres oubliées, le ciel abandonné. Il chante et frissonne,

il se retirerait. Il tourne et recommence, un pied, un œil, un vol de tourterelles, des yeux effarouchés, des mains sous les aisselles, du soin, de la candeur, des traces oubliées, avec obstination, des cadres abandonnés. Il se retire et tourne sur le devant, sur le loin, il déchire et frappe 
 
et quelque violence obligée, il rompt le silence, oh, mourir, courir, tenir, dormir, oh le ciel sans repos, les mains sous les aisselles et les tragédies. Et nu, obligé, il est en balance, entre tout, en déséquilibre, sans ses chansons, sans tenir, seuls les frissons perdus et l’innocence, sans rien au sens.

Oh, y voir, et tout attire et tout plairait encore, les bois, les rochers, les vallons, les biens perdus, les pierres étalées, la vie errante, pour donner un semblant et de lien et d’étreinte. Tout attire et tout plaît, tout inventé en haut, tout tenu, tout rendu, les bois, les rochers, les vallons et encore, puis

encore, autre chose, tout passe comme dans les chansons. Ils iront, ils étaient partis et sur la route et sur le temps, les épaules étrangement ouvertes, du plaisir et des jeux et des herbes, des herbes encore et toujours pour toujours, vertes, humides, sans rien sur la face, tout en haut

tout en bas, la vie et les errances, comme celui qui montera bien plus loin, bien plus haut, bien ailleurs. Tout ira au sommet, les yeux et le cœur, les lèvres arrondies sur chaque mot. Restant, accueille, accueille, celui qui passe, celui qui donne, celui qui doit et la vie et le jour, aux mains écartées,

aux pieds couverts de boue. Le sable, les cailloux, les rochers, les monts, les sommets, tout y passe, tout y tient, un vol, un temps suspendu, une espérance, des yeux ouverts, des signes étendus, des chiffres sur les bras. ils ont brodé, ils ont tenu, ils ont grandi, ils ferment et tout encore commence,

ils y sont au loin, il tirent une à une les branches et les feuilles, les noms gravés, les liens tenus. Le bois commence et tout murmure, irions nous, irions nous sur la vie posée, sur le temps sans espace. Espérons, espérons, la vie, défendons le temps, tout y tient et tout plaît, tout attire, tout.

Chante, on entend encore la chanson lente.

19 Juillet 2014.

mercredi 1 janvier 2020

Retour, la fraîcheur et le feu dans une île.

Entendre
la vie perdue
cœur de papier
le temps posé

le soleil chante
sur le chemin cailloux dorés
mots détachés

le noir inonde le ciel secret

songe d’été
dans le lointain
chorégraphie
d’un temps ancien

temps revenu
paume de la main
les lignes ouvertes
une île enfin

sillon ténu
tout est si loin

le cœur dans l’ombre
d’une nuit d’été


Maria Dolores Cano, 31 décembre 2019 à 14:34. ici.

Et cependant.

Et cependant, il va venir, de tout il viendra, en bonds, comme une attaque, comme un point volant, une histoire en deuil au dessus des nuages, dans l’ardeur et le vent. Et cependant, pour ne pas perdre la suite, une idée après l’autre, il accueille un regard posé sur l’eau, il y viendra.

Il y sera, et cependant, nous aurons des joies et du mystère, des ardeurs sans contrôle, des rires en cailloux sur la vie, sur ce temps. Y pensant tout, tout tenant à la vie en temps et en espace, tout y viendra, tout y sera, il donnera des yeux et comptera le reste, et cependant plus rien ne comptera.

Et rien ne fait foi, rien n’y a droit, la peur, les berceaux au temps écartelés. Ils sont, posés ils donnent, il contemple, ils viennent, ils sont, et cependant, tout va venir. Il possède, il tient, un cœur magnifique, oui, sur la rigueur, sur la vengeance, oui sur les lois, ô temps compté, ô cœur posé.

Tout y accroche, tout y compose, tout est donné, par crainte, une serrure, les clefs perdues, les yeux ouverts, un éclair, et de vent et d’orage, tout impose ici l’abandon sur la vie, et cependant tout y tient, tout est donné. Une pierre à chaque étage, ruine ou joyau, pour quel souverain, pour quel état.

Au monde, ils viennent, ils pillent et tous traînent l’envers en soi, les jeunes morts, et cependant ils tiennent, sur la mer, sur l’onde, comme un berceau brûlant, comme une couronne d’épines et de muguet, ils tournent et descendent, ces jeunes morts, ces vieux martyrs, tout attire et leur plaît.

La fraîcheur, les coins d’ombre et tout au ciel rayonne, ils y sont, ils y viennent et cependant tout à tenir, tout à broder, tout à fermer, ils y tendront, ils y seront, ils chanteront, en petits rires échangés, en regards espacés, en regards. La vie calculée, les erreurs oubliées, et cependant, va.

Il tient comme le plus vieux qui donne et garde une main, un pied, tout tendus, tout perdus. Il rayonne et commente, son chant plaintif, un monde de surprises et d’émois. Je veille et vous ignorez de cette personne le nom, l’allure, la fermeté, vous êtes, vous venez, tout tenu, tout est rangé.

Un pied sur l’autre, sous de petits drapeaux, sous des amas. Et cependant, il va venir, il nettoiera, il donnera du ciel un peu de récompense, une douce chaleur, soleil ployé. En avant, en partie, il pose, pierre après l’autre les tombeaux au vallon, blanchis de fleurs et de rayons.

Le calme sera bien sûr une nouvelle habitude.

18 Juillet 2014.

Bonne année.


Une belle santé,
la joie dans les cœurs,
une belle année.

mardi 31 décembre 2019

La fraîcheur et le feu dans une île.

Entre le chaud et le temps entendre et redresser et supporter toujours, toujours, la vie, les moissons, l’orage évité, la vie qui coule, ombre perdue ciel broyé. Tu es perdu entre le temps et l’ombre du soir, du soir et de l’orage et du matin qui pique, qui pique. Tout revient, il tient le temps, il tient.

Sa vie, il file, il étire un pied, un doigt et le reste, tout passe tout avance, cela coule et cela change. Une vision plus claire, un cœur posé, le temps est passé, les lilas ont fleuri, il reste à prendre encore pleine la main tendue. Cœur de papier, marchand de timbre, en voix éclatées, le cœur aboie.

Il frotte, la vie est en attente, frotte cœur déployé. Le soleil tenu il chante et pose sur fil le temps et puis l’oubli sur le chemin, sur les cailloux, il compte la vie, elle avance, il ferme, il tourne, il signe mot pour mot sur la porte, dans le couloir, il fait frais une fois et sur le gravier, en tout le cœur explose.

La vie avance et je coule dans le soleil juste avant l’ombre, sans cesse, sans raison, sans rien de plus à dire, tourne et retourne et broie le cœur tendu, la main sans cesse, il pose un doigt ou l’autre, il siffle, il s’emploie, il est tendu et attend dans le noir, dans le frais, le feu tombe du ciel, sans raison.

Sans cesse, il plonge et contemple le calme, le repos et songe, songe, il entend, la fraîcheur et le feu lointain, tout tourne, il chavire, il laisse aller et se reprend, il compte un doigt puis l’autre, il est tendu et il craint, ils tournent et se défont et composent une figure, il faut parvenir et toucher là.

En borne au plus petit, au plus léger, il cherche et se refuse, aussi il accepte et tend une fois encore. Forcer la main, tirer vers une île, détendre et oublier l’ennui, le temps est compté, tout passe, rien ne ferme, oubliés, perdus les rires effacés, il se tend, il enlace, il va tenir tout cependant.

Il reviendra, il tournera et sa place et son rang, tout ira plus loin. Tout est ailleurs, et plus également et plus certainement. Ils tournent et défont un pas dans cette aventure, dans ce sillon ancien, tracé au loin, tenu au sol, évanoui à la chaleur, dispersé. Tu te tiens épars, pour une cérémonie sans avenir.

Tu comptes le temps au bord du mur, tu traces encore un plan inutile, tu es dessiné, tu vas, tu viens, tu tires une corde après l’autre, le temps est contenu, Je dis, je dis et je redis et je n’ai rien à en dire, mais, entre le temps et l’ombre entre ce jour et cette nuit, et tout cela se ressemble, je songerais.

Il serait simple de dire : enfin, je suis dans l’île heureuse.

17 Juillet 2014.

lundi 30 décembre 2019

Parfum perdu.

Encore, quoique, il s’en souvient, il commence et cherche un autre temps et d’autres raisons, selon la chose, la conduite, la nécessité, le tout, qu’il faut dire, l’obscurité, il faut percer, écorcher, étendre, engranger, foisonner et surprendre, avec décision, le tout sur le devant, la fuite, le retour.

Imaginons et supposons, on achève, on rend, on tourne, on enfonce le bien, le mal, encore plus, des questions à vivre, à penser, à chérir, et croire, oublier, finir sur l’autre rive. Je détends un peu plus la corde, encouragez, tournez et commencez le monde à vivre, l’espoir encore, les serments.

Tout est au ciel, aux évidences dans la chaleur et si loin du bruit. Le but, l’âme, la raison, saisons et barques sur les flots, tout arrive et tout plait, ils sont encore sur le sable, ils avancent en ombres fortes, terrains conquis, sentiers perdus de feu et d’espérance, ils tournent et défont les nœuds.

Sur le sentier tracé, couteaux perdus, œil écarté, tu attires et tu trembles, feuille, froissée, jasmin, feuille, pendante, au ciel croisée. Tu tourne et tu déchires, un doigt, un doigt dénoue les évidences. Au cœur des nervures, le sel et le sucre mêlés, odeurs contenues, tu froisses et dessines une évidence.

Il faut à pleine gorge, encore, avaler et soutenir le chant limpide, le parfum, tout ira bien, tout ira loin, les feuilles et les branches, oiseaux perdus dans le sens de la marche, au pied, au loin, sans remords avance, et porte loin un œil, plus loin une espérance, force comptée poids dans la main.

Le cœur ouvert, ils traînent et tremblent, un avenir, une saison et un temps plus encore pour retenir et supporter le parfum des feuilles froissées, oiseaux surpris, mêlez vos plumes, supportez et gagnez au hasard. L’ombre des retours et des flammes lentement joint l’autre à un œil.

En bouquet, une pincée, un souvenir, tout s’abandonne, la main conquise, le dos croisé, le cœur perclus, tout attire et tout plairait : les bois, les vallons, collines abandonnées, il reste encore à en dire, pour en finir, pour supporter, tenir, la fermeté, le temps, le clair, la vengeance. Tout attire et plaît.

Si tout accueillait ce qui passe, rien ne reste, au vent tout sèche et tout s’efface, les griffes, les douleurs. Un pas de plus, sur le devant, une ombre encore, tout est épars, tout est rompu, les lèvres et les rires, le chemin, la rive, la pente, une saison en plus et l’oubli, sans toucher, ne tenant en place.

Une ruine, des pierres une sur l’autre, le sens perdu tout puise enfin son air, herbe assoiffée.

16 Juillet 2014.