mercredi 6 mai 2026

Bergerie I


Je me réveille tu vois tout tient si tout se passe si tout revient Il nous reste à comprendre les pauvres oubliés l’émulsion prendra-t-elle je tourne je te vois Tu affines on mélange les couleurs les saveurs pourquoi : on le demande 

 

Faudrait-il prendre la tête la course tout arrive les lueurs des étoiles de la poussière toucher la lune Il me reste à compter les étoiles berger tu nous rassembles il faut bloquer Les muscles tiennent le poids des pierres : à la vie 

 

En abondance les gens comme ça comme tu le dois les heures fermées cela tourne Tu reviens nuages et fleurs tu te diriges tu composes je ne tiens plus Tu me ressembles je suis ici pour trouver tu travailles tu soutiens : allons-y


15 juin 2024.

Retours, Marie Antoinette

"...dans ce village à l'asile pense sous les branches."

Je me perds dans les rêves

Rêve me joue des tours

Il me fait voyager dans un patchwork de paysages que je fatiguai naguère

Les collines de mon Ariège natale

Le llano vénézuélien où passe l’éternel tatou têtu

Et l’asile de Saint Paul de Mausole où Vincent passa quelques moments illuminés

Ce lieu précisément où je prose ces quelques lignes en ce jour dit du patrimoine

.

Saint Rémy de Provence 20 septembre 2025


Source :

C'est mon ami

Ah! s'il est dans votre village
Un berger sensible et charmant
Qu'on chérisse au premier moment
Qu'on aime ensuite d'avantage.

C'est mon ami, 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi!

Si par sa voix tendre et plaintive
Il charme l'écho de vos bois,
Si les accents de son hautbois,
Rendent la bergère pensive

C'est encore lui: 
rendez le moi.
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si même n'osant rien vous dire
Son regard sait vous attendrir ;
Si sans jamais faire rougir,
Sa gaieté fait toujours sourire,

C'est encore lui, 
rendez le moi,
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si passant près de sa chaumière,
Un pauvre en voyant son troupeau,
Ose demander un agneau
Et obtienne en plus sa mère,

C'est encore lui: 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi.


texte Jean-Pierre Claris de Florian

musique Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie, reine de France et de Navarre puis reine des Français 



Marie Antoinette


Quand tu vois : tu devines je te rends bien oh combien de fantaisies Cherches-tu le regard tu ouvres la fenêtre il te reste du cœur pour adoucir Tu pinces tu hésites nous prenons notre part nous avançons : nous comprenons 

 

Je te le dis : tu recommences on demande la voie est-elle ouverte le cœur en sa main tremble Le reste pour toujours tu tournes je tire on étrangle les sentiments Le reste est dérisoire je te le rends : il à mon cœur l’aura-t-il bien

 

Il a ma foi nous sommes dans ce village à l’asile pense sous les branches Tu cherches je retourne tu rentres fourbu je me contente tu viens Nous sommes une paire de cœurs ensanglantés au fond au seul silence : la vie est retenue


14 juin 2024.

Retour, William

Vagues au bord des larmes 
sous les arbres les ombres 
sur les branches les fruits 

aux racines tu avances 
silence

il nous reste les heures 
et l’ombre sous les branches 
la pierre sous le sable 

la lumière de la pluie 
venue du grand silence


la vie est de temps - de silence 
parlons sans bruit - ni fureur 
au monde à l’histoire si sombre 

entendre le silence 
dans les larmes de la vague

William


Tu cherches avec les vagues le bord les larmes : il nous en reste je te les donne Sous les arbres sous les branches les ombres : les fruits séchés aux racines je te vois : tu avances nous sommes fermés nous n’en prendrons rien

 

Tu assistes sans comprendre il nous reste les heures de l’ombre sous les branches Tu frappes chaque pierre oh tenons : nous n’en ferons ni gravier ni sable À la lumière sans attendre : de la pluie venue les heures oubliées

 

Si à la vie si au temps si en silence sans rien comprendre tu parles en bruit et fureur au monde aveuglé une histoire dite et redite ne rien voir ni entendre idiot ne comprend rien tu le veux : tu le penses tout est comique


13 juin 2024.

Retour, écho III

Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

Peu à peu la tablette vide absorbe ses nouveaux signes peu à peu ls naissent de mémoire et d’oubli ils sont un peu de notre peau beaucoup de notre ignorance peu à peu ils comptent nos biens évanouis

mardi 5 mai 2026

écho III


Si à l’écho tu trembles reviens avance nous tenons tout autour j’avance en muscles Tout est rayé je vois la pluie sous les branches sur les carreaux je tranche Tu divises nous y allons les gouttes sur les carreaux l’écho : ici tout 

 

Tu trembles je suis sur la route les poings serrés dans la rue face à face Le monde me regarde je te dis : nous sommes deux ici l’éternité s’annonce Une histoire pour toujours les rayures pour Jérusalem je te dis : nous sommes 

 

Ici pour notre éternité de la rue aux étoiles avec le tremblement je te tiens Nous laçons nous délaçons le torse musclé les rayures les yeux au ciel nous cambrons Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

12 juin 2024.

 

écho II


De l’écho si tu reviens je suis je ne donne rien plus de force Je rends les traces et le silence au fond tu tournes au sommeil nous allons Nous en venons il en reste une histoire le torse rayé les yeux trop ouverts je ne sais 

 

Si tout autour je veille il faut des heures je reste tout est lourd tout est à consentir Les yeux ouverts le torse rayé au matin le brouillard et la pluie Tu croises le jour le torse rayé de muscles les yeux ouverts la peau et le grain 

 

Nous vois-tu un jour j’y pense il me reste les souvenirs tu penses Jérusalem tout est rayé à la pluie je cherche le sommeil à la peau aux muscles les rayures Je tourne nous sommes au point qui nous donne à l’éternité 


12 juin 2024.

Retour, écho I

Un écho 
sous les branches 
feuilles mortes 
et cœurs émus 

bouche ouverte 
yeux ardents
matin fiévreux

le jour se lève
le froid – le gel
un tremblement
sous l’oreiller

la vie avance
tout recommence
dans l’escalier

un pied – une main
et un destin 
le cœur défait
l’éternité

lundi 4 mai 2026

écho I

 

Un écho les branches mortes les feuilles sèches les cœurs émus à la bouche Les yeux ouverts le matin pour longtemps pour toujours ce qui tremble Je suis au-devant tu tournes tu reviens si un jour oh un jour si -laissez-moi dire 

 

Laissez-moi- j’entends je tiens tu trembles nous y venons du matin fut-ce l’automne Fut-ce un peu de froid le gel les courants d’air les yeux pour les yeux À la vie tu serres les poings je dis : nous y sommes les poings fermés 

 

Tu vois l’éternité tu trembles de simplement dire la vie en avance -les jours Je retiens tu recommences éternellement d’escaliers en escalier la vie en avance Au temps décompté il fait froid et sous l’eau chaude : les cœurs émus 


 12 juin 2024.

Retour, comme un vieux chien II

Mettons que je n’ai rien dit. Mettons que je m’appelle Ishmaël et que pour chasser le cafard, l’envie me prend de naviguer et que j’embarque sur un baleinier. Mettons que cette navigation se fait en mode survie. Mettons qu’elle se perd dans Méandre fils d’Océan et de Thétis. Mettons qu’elle se change en exercice d’écriture et que je traverse ainsi mes intimes altérités, croisant personnes et personnages, lieux, paysages, époques, pensées perdues et retrouvées, scènes autres et nourrissant mes feuilles d’ombre. Mettons qu’à la différence de l’écriture d’une poésie qui requiert un temps infini de retouches et variations, ce dictionnaire à part moi s’écrit d’une traite et joyeusement. Mettons en effet que n’ayant rien dit j’ai tout écrit.

dimanche 3 mai 2026

comme un vieux chien II


En écho encore pour toujours je te suis tu tournes il est tôt encore bien tôt si tu trembles dans la rivière si tu traines un peu le temps il fait beau si tous les oiseaux nous courons après il te faut chasser à la vie : promenade 

 

A la sueur tu tires le front tu tournes nous allons nous reviendrons il nous reste regarder le grain sur la peau presque : trop tu y regardes il faut deux fois les heures trop sombre presque il faut doubler le grain on commence

 

La vie le matin la saison l’été qui commence le cœur ouvert tu trouves ici ta voix tu traines ce chemin tu grattes la vase sous le pied nous sommes à genoux et l’un et l’autre : les feuilles les cailloux les branches les oiseaux 


12 juin 2024.

Retours, comme un vieux chien

  1. Écho a traversé la toile
    un trou dans le cœur du chien

    la vie en abondance 
    le ciel en partance
    les eaux en partage
    et les larmes d’Écho

    yeux ouverts à l’horizon
    cœur gravé dans le sillon

    nous allons vers la fin
    les heures tournent - s’en vont
    les nuages haut dans l’air bleu
    glissent et décrochent le ciel

  2. LE VIEUX CHIEN ET LA CHIENLIT
    Au présent du rêve éveillé
    Indifférent à l’air du temps
    Je balbutie Freud dans le texte
    Je revisit’ papa maman 

    On riait on pleurait en chœur
    On tuait le cochon de mai
    Sur la maie 
    On criait dix ans
    Ça suffit ! 
    Viv’la Zizanie
    Et dans la rue on exhibait
    Les deux humeurs 
    La noire la rouge !

    La poésie nous désenvoûte
    Et nous déconstruisant
    Nous construit
    Viv’ la Chienlit !

samedi 2 mai 2026

comme un vieux chien


Avec l’écho j’ai traversé tu creuses un trou c’est une nécessité comme un vieux chien qu’on aime Aimons ceci creusons là : la vie le ciel en abondance sur l’eau Depuis le jour toujours le temps le cœur donné le temps perdu  

 

Que sommes-nous allons en place les yeux ouverts à l’horizon je te tiens tu avances Il va se lever tout tournera tout reviendra les yeux ouverts le cœur immense Je grave tu creuses nous sommes nous allons l’histoire sera belle 

 

Nous allons à la conclusion nous tournons oiseaux dans le ciel les heures Je suis en avance sur les heures je tourne tu tiens les fleurs : creux de main tu marches On dépose tu y vois qui est revenu ailes tirées à en râle mourir


12 juin 2024.

Retours, Si sur si sous II

  1. Avec Je je me débrouille comme je peux 
    Je amoureux et Je jaloux 
    Je jouant avec la langue de Molière ou de La Rue 
    Je qui avec le temps se métamorphose en un être plus ou moins reconnaissable 
    Je bavard et Je silencieux 
    Je en fuite dans une phrase qui fait erreur sur la personne 
    Je sous le charme des Jeunes Filles en Fleurs 
    Je des Enfers vécus et Je des Paradis perdus 
    Je enfantin enfantant des géographies mentales 
    Je amant des mots des choses 
    et des douc/leurs de nos existences

  2. Les jours avancent 
    dans les saisons 
    paysages perdus 

    la vie - une aventure 
    faite de complexité
    chemins perdus - trouvés

    oiseaux silencieux 
    tout reprend son vol 

    le nuages sur les branches
    assombrissent le ciel
    le temps est suspendu
    au ciel et aux étoiles

    les heures se souviennent
    les paysages enfouis
    les saisons confondues

    le verre est sur le sable
    rougeoiement d’un ciel noir 


Si sur si sous II


Si tout avance les jours les saisons les paysages perdus les contours désolés la vie les aventures le calme Pour toujours la vue la complexité les choses ardentes les chemins perdus et nos envies nos élans tout est loin : oh oui 

 

Au calme les oiseaux nous sommes silencieux je ne dis rien je ne tiens rien Tout reprend le vol sur les nuages un à un si les branches tordues les oiseaux tournés Depuis le temps depuis le reste les heures assombries : le cours 

 

Le temps et le risque je te dois tu me donnes nous sommes suspendus au ciel aux étoiles Je crains tu regardes les heures impossibles les saisons les paysages les heures tordues : si le verre si le sable et le fer portés au feu  


07 juin 2024.

vendredi 1 mai 2026

Si sur si sous I


Si sur si sous le pont les étraves : entendons le lent balancement Passagers sur la rive on passe on vient je coule l’eau un pied pour l’autre le poids du fer La boucle je pousse tu retiens nous sommes pour avancer de fleurs en fleurs 

 

Jaunes et bleues tu vois du rouge je tiens tu penses rame et tu retiens la hampe Les éclats l’eau sur la joue la peau est en avance nous allons un poids sur le pied La perche nous y sommes la perche de mon poids tu tiens le fond 

 

Tu tournes tout remonte la vase les sensations la vie avancée le calme sans contours Je tiens tu vois on remonte on retient tu tiens la perche tout monte au calme Nous sommes à entendre le ploiement allons : haillons d’argent 


07 juin 2024.


Retours, Tu portes

  1. Dorio30 avril 2026 à 22:27

    Dans le désordre du linge de ma couche

    Je couche ces quelques lignes

    Dont je fais aussitôt le deuil

    Car tout simplement et bêtement

    J’ai perdu la page de mon carnet

    Où je prosais ces quelques vers

    Un dieu malin me les aura cachés

    Dans le maquis des phrases

    Qui sans compter les heures

    S’additionnent dans ma chambre d’écriture

  2. L’espérance est morte 
    d’une opération à cœur ouvert

    le blanc de l’œil noirci
    nous avançons le souffle court
    cherchant le signe
    d’une source naissante

    silence 
    nos doigts saisissent
    l’éternité

    sable d’or
    lèvres offertes
    une espéranc
    e

jeudi 30 avril 2026

Tu portes


Tu portes le deuil et l’espérance cœur ouvert le soir vient Un souffle : tu cherches le signe frappe les sources pour que se tienne l’assemblée 

 

Tu cherches le silence les doigts mêlés avance : il faut partir un toc sur le bois de la table tu penses l’éternité 

 

Tu tiens je tremble irons-nous : nous serons sur le sable le souffle tenu les lèvres ouvertes vêtus de deuil et espérance


06 juin 2024.


Retour, tu III

Les sentiments flottent
dans la marge du temps

or bleu sur les branches
nuages - fleurs ouvertes
_________ les feuilles
_________ bêlent
il est temps

étranges guerres 
étranges affaires
recommencement
d’un autre temps

mercredi 29 avril 2026

tu III


Des pas : géant tu te retournes je ne vois je ne sais nous sommes au retour Tout compte tout contient tu tournes je devine nous ne finirons pas ni rien ni doute Un lieu pour un tourment les sentiments le flot des conséquences pour

 

Allons : je te tiens tu me devines rougissons je nous tiens sous les branches Un tronc pour un autre une certitude je suis je ne doute les nuages volent au ciel Tu tiens les fleurs entre les doigts les feuilles sont ouvertes il est temps

 

Nous demeurons feuilles en évidence le temps que nous comptons Les choses attendues nous sifflons nous tournons à contre guerre à contre-temps Ces idées bien étranges la guerre et tout et tout tu sonnes n’entendons pas 


05 juin 2024.

Retour, tu II


  1. Poésie tourmentée repose aussi…

    Long temps après

    à la relecture

    Braises sont devenues cendres

    C’est un peu –comment dire ?-

    Comme si l’on recevait une réponse

    de nos lettres à nos morts

    À force d’insister

    l’une d’entre elles

    -oui il s’agit d’une morte-

    nous a adressé un courrier

    que nous lisons mot à mot

    sur nos lèvres

    Ce sont trois minutes d’étrangeté

    Qui semblent durer une éternité

    Mais voilà à la fin

    des murmures et balbutiements

    Il ne reste rien

    Seulement ce lit de braises

    Devenues cendres

  2.        Maria Dolores Cano 29 avril 2026 à 11:53
  3. Silence des pierres 
    or bleu de la vie 
    le ciel est de cendre
    le cœur est épris 

    sur le bord du chemin
    les choses résistent
    fenêtres ouvertes 
    sur un monde infini

    silencieuse la source
    qui va entre les pierres
    filet d’un cœur perdu
    hier il était sage

    un rêve de partage
    de grains sur la paille
    il est l’heure des mages
    rêveries d’un autre âge

mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.

Retour, tu I

Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre

La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux

Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles

Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent

Georges de Scudéry (1601-1667)

série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !

tu I


Des décombres à la plénitude tu parles à chaud tu calmes un filet d’eau Tu cours entre les pierres graviers et comètes à conquérir l’un parle tu dis bien Des yeux et des figures la jambe tourne Tu es rompu au sacrifice galet calcaire 

 

Poudre de sel argent contenu tu donnes je retiens les feuilles au bord Les branches pour toujours tu parlais de l’eau et du calme Tu tenais aux cailloux verres polis tessons nous aimions Sous la langue le frémissement : je tourne 

 

Tu contiens nous sommes en avance tu tournes la jambe de bosses de plumes de souvenirs Encore un corps à composer des yeux à écarter je compte sur le temps Je tiens le bord de route un filet coule tu trames l’avenir 


05 juin 2024.

Retour, à comprendre envoi

Parfum du jasmin 
dans la bouche entrouverte 
le calme est revenu

solennité 
sur les rives du Jourdain 
rivière de la peine et du jugement


entre les doigts 
le crépuscule 
une évidence 

calme et souverain 
est le chemin 
le mur nous désunit 
attise la fureur
des fleurs oubliées

dimanche 26 avril 2026

à comprendre envoi


Il y faut vraiment du jasmin parfum voulu bouche entrouverte Devant tu soulèves devant le calme tu reviens en solennité simplement silencieux devant tu cherches le seuil les rives Jourdain perdu rives si calmes : à la trame 

 

Au calme tu contemples ce qui vient entre les doigts devant le seuil tu arrêtes Vivre à nouveau et pour longtemps je te dois tu me dis Je ferme tu retournes nous sommes en partie d’un crépuscule encore d’une évidence 


On dit calme et souverain tu reprends le chemin les murs nous bouleversent et rompus et massifs Tu tentes la jalousie tu réponds du crépuscule pour les fleurs oubliées pour les vagues abandonnées Je te le dois : tu me comprends


04 juin 2024.

vendredi 24 avril 2026

à comprendre V


Il faut du courage et de l’habileté les yeux dans les nuages la main en cœur sur la bouche Il revient si tu y songes il était sombre et terrible tu comprends bien toute en cœur La main sur la bouche il y était : si je ne parle je ne cède 

 

Conviens à nul ne dis le fond de ces choses il était grand et fort et souple Quelle couleur un peu un peu reste sans rien en dire descend et comprend tout Je te dis du temps que j’étais tu penses belle et bien heureuse : devant 

 

Tu parles du front à lever turc voyageur sur cette si grande Théodora si parfaite Irène Pour longtemps ou sont-ils les yeux les bras les doigts ouverts Rentre reviens nous sommes proches oh l’aventure : vivre pour les entendre  


04 juin 2024.

Retour, à comprendre IV

Je suis l’ange bleu 
au bord de la fontaine 

je pense : cèdres 
ricins oliviers 
hauteurs de la vie 
par les sentiers foulés 

je suis le cercle 
tu es le signe 

nous sommes mots 
le cœur en main

jeudi 23 avril 2026

à comprendre IV


Entendre soi-même je suis l’ange au beau sourire beau geste belle séquence de terre en murailles Du plus haut tout viendra nous rendrons les grandes et les petites bêtes Moutons descendus agneaux remontant et tenus ils y seront

 

Nous sommes au-devant d’un coup de corne cette raison encore Au bord de la fontaine tu sais un vieux tilleul je pense les cèdres les ricins Tu oublies les oliviers il te reste à comprendre pour se dire il ferait jour et je commencerais

 

Hâte-toi tu viens vers les hauteurs la vie te pousse tu recommences Nous tournons nous devons par les sentiers fouler Tu y songes je suis le signe tu es le cercle les mots un après l’autre J’arrive tu te retiens la main sur le cœur  

 

04 juin 2024.

Retour, à comprendre III

Du fleuve à la mer 
chèvres - moutons - chameaux 

souffle dans la corne 
cheveux de laine mêlés 

sable sous la dent 
vie - supplices - sacrifices 
chaos 
terre - fleurs endormies 
un souvenir

sur le bord du fleuve 
guerriers et fleurs d’amandier 

il s’en va sur le bord 
du fleuve à la mer
voyageur il est 
bohème

mercredi 22 avril 2026

à comprendre III


De trois de quatre pour longtemps du fleuve à la mer pays de chèvres de moutons de chameaux encore Souffle dans la corne tire les boucles cheveux et laine mêlés Du sable sous la dent le reste pour comprendre je dis : tu dois 

 

Je te tiens tu représentes la vie aux longs supplices sacrifices depuis toujours pour reste tu cernes le chaos Tu cribles la terre dans les entailles bois serré fleurs endormies d’un souterrain pour l’autre les canaux : un jour le souvenir

 

Et deux histoires sur le bord du fleuve les guerriers philistins et les fleurs d’amandier je m’en allais sur le bord du fleuve parce que j’étais ce que je suis voyageur d’Égypte et eux aussi venus de Bohème : fleurs d’amandiers

 

03 juin 2024.

mardi 21 avril 2026

à comprendre II


Devant le petit jour en arrière au pays Philistin regarde ce qui reste la gloire enfin Les roseaux sur le sable je sèche sorti de la mer avoir encore et toujours une mer dans la poitrine Je sècherais je tiendrais nous y serions 

 

Avant des mains pleines sable ou feuilles sèches un monde sous la terre des erreurs pour toujours Depuis ce temps depuis le jour d’un siècle pour l’autre Femmes aux grands cheveux au sous-sol à la butte dans le sens des cailloux 

 

Fleurs de sel chapitres commencés tu consommes ce qui reste du temps Depuis loin depuis avant entre la mer et le fleuve du pays d’Égypte du pays de Moab au retour de Judée tu cherches la Samarie sous le doigt sous la dent 


03 juin 2024.

Retours, à comprendre I

  1. Printemps qui commence
    mon cœur s'ouvre à ta voix

    Samson cheveux défaits 
    consacré et dévoué à Dieu
    c’est son secret

    flamboyante Dalila 
    séductrice et vengeresse
    _____________ trahison

    enfants aux mains des philistins
    dans sa geôle de Gaza
    Samson prie le Dieu d’Israël
    sa vie en échange de la libération 
    _________________ des enfants d'Israël

    Anonyme (?)21 avril 2026 à 11:35


lundi 20 avril 2026

à comprendre I


Tu dis je cherche de Samson enfin la présence ô Dalila je t’aime en souvenir des géants effarés Goliath Dalila Goliath pays des Philistins un bord un bord de mer Égée des rives de Chypre Égypte proche et lointaine nous allons Nous 

 

viendrons au sable tu chantes les rives du fleuve Je te tiens tu entoures nous allons venant touchant depuis ces jours Tu fermes les yeux sur les siècles anciens tu reviens dans un moment Samson ici cherche en vain ma présence 

 

Cheveux abandonnés courbé le poids du corps les mains tremblantes il nous reste à comprendre Courbé entre les colonnes le temple enfin du bord des yeux de la mer vers le fleuve nous sommes devant je courbe : comprends-tu

 

03 juin 2024.

Retour, la lame


On dirait le Sud
Ici je me tiens
Sans perdre le Nord
Toi tu tiens
En tournant sans cesse
La porte hors de ses gonds
La lame sous l’ongle
Mais en définitive
Ensemble nous tenons 
(sans mort-aise)

la lame


Nous étions de l’Occident vers l’Orient tout vient tout tourne pourtant je tiens Tu vas nous sommes du plus au Nord vers ce qui reste le Sud pour mémoire Nous sommes ensemble les places les fontaines asséchées 


tu tiens 

 

Ce qui te reste d’herbe tout au sec tout au craquement devant la porte ici rien ne va Tu regardes pierres pour pierres et sables à contourner devant le seuil Nous sommes à l’arrêt je te saisis tu tiens tu tournes 


tout ici tremble 

 

Tout est en avance à réclamer la pointe la lame sous l’ongle je vois tu recommences Y aura-t-il les insectes sur les draps Tu sèches il te reste pour devant du sucre du silence des heures pour comprendre je te vois 


tu deviens


31 mai 2024.

Retour, en quoi

  1. cœur désolé 
    _____ au ciel les sillons 
    de l’orage 

    confusion 

    une histoire disparue 
    émotions retrouvées
    clarté des lignes 

    halte à trois temps 
    dénouement – silence

    dans les césures du ciel 
    ________ une éclaircie

  2. Continuité et confusion
    Aire de retournement
    La tour (abolie) ne ment
    Au troisième temps de la valse
    Quand craque le microsillon

samedi 18 avril 2026

en quoi


Il faudra le faudrait-il : si donc le cœur s’en désole j’en suis au retournement Je tiens la continuité tu arrives répandu du ciel aux sillons du calme aux orages les éclairs la confusion tout tourne l’aspect reste-t-il à dire en quoi dis

 

Quoi tout ici disparait quelle histoire j’en suis aux émotions recevoir et recevoir Il te reste la plus grande clarté les lignes les tours l’ensemble une halte pour trois temps de deux en deux parfois un accident : il tourne il mord

 

Je comprends : j’en suis au dénouement si nous allions de silences en césures nous joindrions l’éclaircissement aux langueurs Quel que soit le propos quelle que soit la situation Nous nous refuserons : quoi donc pourquoi


31 mai 2024.

Retour, poids

tombent les fleurs
en pluie de gloire
couronnes sursises

silence des feuilles
le ciel est en bouquet
les nuages bourgeonnent

grains et brins d’herbe
sous le ciel - la foule
accueille les pétales

vendredi 17 avril 2026

poids


En serions-nous : nous pouvons entendre ce qui tombe 

En être : il pleuvrait peut-être en sommes-nous de ces fleurs 

Des couronnes allongées tout est dit il porte la gloire : bourdon 

 

Dans le silence bourdon noir tu tournes : je tiens au bord de la route 

Tu tournes les yeux les herbes les nuages des bouquets étalés : la vie

Solitaire : au pas de poids en silence étrangement tu charges un pied  

 

Du monde depuis le poids il te reste à imaginer : un grain en plus 

Et un autre un bourdon plus un autre : foule partout foule qui revient 

Le poids des brins accumulés tombe ce qui tombe : en serions-nous


30 mai 2024.

Retour, Tu avances

Adieu foulard Adieu madras 
Adieu Venise provençale
À deu À diable Foule sentimentale
On avance à Saint Paul de Vence
À la fondation Maeght 
Où Miro attrape le soleil
Par la queue

Key'mon Murrah


 

jeudi 16 avril 2026

Tu avances


Tu avances : on oublie la terre pour la terre à temps pour dire 

Les histoires à déplier tissu foulard au bord de la route tu sers

Ce qui tient tu griffes tout ce que tu ne comprends pas : la vie 

 

Étrangement les cordes sous les voiles : une barque pour le soir 

Et la nuit pour la nuit étoile et sentiments sur le rocher tu restes 

accroché Il te reste à rêver la foule partout foule car déjà il était 

 

Et temps et heure jour décroché les cils sur la paupière Partout 

en foule tu nous menaces nous tenons les affaires la peau au coin  

des yeux Un reste et rien ne tremble un reste de sueur : j’avance


29 mai 2024.

Retour, Rois accomplis

Des cordeaux 
dans le sac 

tout y est 

des enfants suivent 

ils étaient trois 
ils étaient grands 
un peu perdus 

rois accomplis
peuple en campagne
étrangers venus 
des sables du désert

fils d’Aïcha
Abou Bakr
le Véridique

mercredi 15 avril 2026

Rois accomplis


Des cordeaux des retenues tu comptes sur tes doigts 

Tournes-tu dans le sac les boules qui sonnent tout y est 

Certain : en tout encore plus étranges des enfants suivent 

 

les Rois Mages ils étaient trois ils étaient grands et parés Tires-tu

le flambeau tiens-tu les cordes ils sont à reconnaitre ces enfants 

Un peu perdu à la suite tu tiens la corde sans voix : je tiens tête 

 

Le temps les peuples en campagne les idées avancent Rois accomplis 

Et tu tiens ici la main : étranger venu du plus lointain Ménélik Boubakar 

Apollon du Mali les choses oubliées Oreste Ô la navette du monde 


29 mai 2024.

Retour, Les petites pommes


Petites histoires et grands détails

On n’oublie pas le roman des familles

Les serments sous les charmilles

Le petit chien Milodiou

Aboyant à la lune

.

On n’oublie pas la mémoire d’un lieu

Une maison à l’écart du village

Son puits d’eau fraîche

Même l’été

.

On n’oublie pas les animaux qui nous entouraient

Cochons couvées chiens de berger

Vaches et boeufs chevaux

Images passant du coq à l’âne

.

Histoires enchevêtrées rapportées sans bâillon

Sans ciller ni scintiller

Une colombe dans la tête

Volant loin des musées

Les petites pommes


De grands détails et de petites histoires le grand air les rencontres 

Les heures oubliées le ciel à effacer les animaux soufflent oh entre 

les feuilles Et de branches à branches oh que triste : si triste serait

 

mon : Je n’y tiens pas je tourne je le reprends et tu suis encore là

à cause : à cause Sans trembler il reste les jours à raconter adieux

sur les marches à lisser De l’eau pour oublier on rencontre au tour 

 

les oiseaux les insectes Les ailes ouvertes les cœurs dépliés ce qui 

reste du temps Et ceux qui comptent une à une les feuilles sur les 

branches et les fruits Les petites pommes que nous faisons tomber


29 mai 2024.

Retours, si et si

  1. Si nous étions de chair et de silence 
    larmes dans le cœur et présence aux manches
    dans les bois de la terre à souffrir d’espérance

    si nous étions petites choses faibles
    insectes sans voix à la merci de nos proies
    entre leurs griffes acérées notre peau de l’enfance

    si nous étions silence d’une langue oubliée
    les heures sans conséquences d’un monde sous nos pieds
    si nous étions ce monde entre bois et rochers