I
Là-bas : revoir sur le nuage le temps arrêté la nuit le jour la lune les évidences il reste à compter les oiseaux ramiers et sansonnets un rêve de tortues tu vas si lentement tu tournes et tu accroches le pied les doigts
L’herbe : rêche un rêve de pie un abandon les petits faucons au-dessus font les anges je ne sais je ne crois je ne vois tu comprendras peut-être la vie en évidence les pieds meurtris par l’herbe rêche le temps arrêté les heures
Perdues : oubliées je ne sais ce qu’il faut je ne vois rien venir il semble nous voir accordés si bien au futur le corps le chavire il te reste à compter les oiseaux le reste les pierres au chemin les veines au bras laisse : doucement
II
Là-bas : le serment je le jure jurons et d’être abandonné et de voir les heures oubliées le tour perdu la charge encore le jour finissant comme une fin de saison allons comme tu oublies les images reste ignore l’herbe sèche
Les fleurs fanées : tu rougirais pauvre animal si petit si sensible oublié du fond au bord de la servitude à la liberté je te donne tu reprends nous sommes du plus haut tu tournes les doigts pieds en bas au soleil à la chaleur
L’eau : pour la joie le reste à comprendre nous sommes embrasés nous sommes le trésor les oiseaux les branches les arbres comme le temps qui cesse comme les feuilles tout tourne tu comprends la vie est en avance
III
Là-bas : le silence sous les branches les cœurs perdus les yeux abandonnés pour le reste le temps sur le fil les secondes au fond du panier tu sors tu tries les grains un par un si tu le dis si tu le penses les oiseaux au soleil le
Ciel goutte : à goutte tu grimpes tu es perché tu devines les insectes dans l’ombre ciel perdu joie emportée tu ramasses je compte le sable sous les dents la peur et le sommeil le compte des choses inutiles nous sommes
Au-devant : nous courrons sous les nuages à cœur perdu on dirait rentrez rentrons il va pleuvoir nous ne tenons à rien nous ne retournons pas les pierres là-bas il y aura la montagne il y aura aussi un jour la liberté
31 juillet 2024.
Là-bas
RépondreSupprimersur le nuage
la lune en évidence
il reste les oiseaux
un rêve d’herbe
tendre
les anges
en partance
sur le fil des heures
perdus
les corps chavirent
les veines se souviennent
là-bas
des serments oubliés
des saisons sans images
fleurs fanées
liberté sur le fil
d’un soleil anémié
l’eau est joie
les oiseaux revenus
la vie est souveraine
là-bas
le silence s’installe
le temps file le temps
le ciel perle
les insectes s’agitent
dans l’ombre des secondes
sous les nuages
les cœurs pleurent
la lune se souvient
là-bas
la liberté