mercredi 22 avril 2020

Et tu me.


I

Sans y penser, entendre dire, et tout comprendre, le mal relevé, le bien déposé, et tout, un lien pour unir et combler.

Des notes trop perchées, des caves, des greniers, le plus grand des commentaires, un mot plus un, plus un, plus un, une armée, une figure pour la saison et pour l’année, tout à tenir, tout à vouloir.

Une lame au mur, une arme pour les embuscades, et tout en cachette, et tout en reconnaissance, des sanglots, des histoires tout en long, tout en train, un tas, une impossible chose. 

II

Le rêve et la quête, des accidents nombreux et graves, tout est profond et pesant, les mains, les pieds, les bras, pour enlacer. 

La bouche est grande et bien ouverte, une saison de poison, vide, de roc penché, tout tombe et tout chancelle.

La main, le pied, les bagues aux doigts, tout est jeté, tout est permis, je te prends, je te laisse et tout encore, bien uni au ciel et aux étoiles, je scintille et tu brilles et tu te rends. 

III

Encore, au pied du plus souverain, une pantoufle, et de verre et de cuir, matière personnelle et front couvert de sel, je t’appelle et j’implore, un grand et beau chant.

Et tout ensemble du jour aux carreaux et des mains grandes, pleines, je me suis égaré, j’ai couru et tu sautes.

D’une pierre à l’autre, et tout te cherche, et tout est à ta trace, bien déposé, mal relevé, des clous tenus et joints.

IV

Planche posée, un effort sans suite, je tourne et je me noie, et je songe encore, tout est dans l’avenir, j’ignore, je n’imagine pas une image et plus, une autre.

Tout doit tenir et tout vient du futur, du néant, des suites et de la logique.

Tenue ferme et bien serrée, je t’appelle, rends-moi, rends-moi, du temps et des histoires et la vérité sûre et la beauté sans taches, je suis, je viens, je songe et je commence.

V

Les animaux sortent au pré, en pays les enfants courent, derrière, tu es venu, et tu regardes la vie qui roule.

Le sol penche, un grand et beau chant, des enfants naissent sur la table, planche essuyée, et d’un revers de manche.

La lèvre est venue, je marche, je marche et tu m’apaises, je suis venu et je vois, tout est encore à venir, j’avance. 

VI

Je vois la vie essuyée, le col bien en place, et pour naitre et pour donner des paroles, tous ignorent.

Du froid, du temps, des écoliers courent les escaliers, en rampe et en montée.

Un cœur se distance, quand reverrai-je, hélas, on le dit, la rampe, la montée, le cœur essoufflé, la course, la cave au grenier, des racines aux branches, on berce, on berce.

VII

Et tout est étonné et tout revient, je suis en place, et à la trace et au panier, je figure et tu imagines, pierre posée, cœur oublié, tu cours, tu vas et je respire.

A la rue, sauvage, course le mal relevé, le bien déposé, je te cherche et tu me trouves et sans lien et sans tenir, tout en cachette.

Mains ouvertes, étoile, tu scintilles, souverain couvert de sel, tout, ensemble, l’avenir et l’histoire, tu es venu du plus loin, du plus beau et tu t’apaises, cœur essoufflé, tu t’apaises, cœur oublié, je te cherche et tu me trouves.

22 Août 2015.

mardi 21 avril 2020

Retour, tout à. (Premier voyage.)

Premier voyage

le pied
en signature

un voyage
sur le papier

herbe et cailloux

écrire l’invisible
chagrin des mots

ciel ouvert
une forme douce
la vie en fleur
l’éternité

et cri froissé
sur l’oreiller

souvenir en démesure
une aventure __ une raison

cœur dentelé
oiseau de feu

l’aiguille pique
le jour et l’heure
un tremblement

soleil brossé
soleil froissé

premier voyage
premier chagrin



Maria Dolores Cano, 21 avril 2020 à 09:39. ici.

Tout à. (Premier voyage.)


I


Tout à, ramasser, refaire, tout à, resserrer, tout à, remplir, tout à comprendre, la marche, le pied, le pied : la plante sur le sol.


Un avenir en raisons et signatures, en contrats, je m’engage, je me tiens, ferme, contrat, terme, je te cherche.


Tout à, conquérir, alliance, allégeance, j’en suis encore à un premier voyage, ferme résolution, je te tiens et tout te veux et te recherche et te concentre et toi et tien et tout te veux. 


II


Sur le papier, écrivons en évidences : l’air, je respire, les pieds sont sur la terre, une fois encore, l’herbe est verte, les cailloux roulent sous le pied.


Il reste un terme à honorer, fermement, oh, je ne sais plus écrire, invisible, les mots, les pieds, le poids, les sentiments, à craindre, un signe nous engage.


Un pied posé au travers du lit, et commencerait, un jour il y eut, le grand chagrin, mot posé qui instaure, le grand commencement, il y eut un grand chagrin, il y a toujours un, tout commence.


III


Le temps reste suspendu, plus de peur, le poids est levé, le couvercle repose, dans l’escalier la rampe est douce, dans la vie le ciel est ouvert.


Tout à, poser, tout à, pencher, sur le devant on commence et quand il a commencé, il recommence, en forme, en escalier, la rampe est douce.


La pente, la montée au pont, il recommence, la vie, l’éternité des fleurs, des cailloux, des draps froissés, des cris. 


IV


Tout à, posséder, le poids du diable, le souvenir en place, la vie vécue, le bien, en force, en démesure.


Temps suspendu, armoire pleine, maison lavée, il faut, tout à, commencer, quelle aventure, tout à, saisir, le pardon, les grands mots, une solution, une raison.


Sans fin, cœur ouvragé, dentelle et précision, le jour, l’heure, le moment et l’aiguille, il dit le temps du tremblement, le temps de l’oiseau il chante et, et, passe, il est l’heure, la lumière est sur cette table, tout à, laver, le soleil est peigné à ta figure.


 V


Sur le devant, en avance, tout à reprendre, la montée, tout à, comprendre, raison, voyage, bien posé, le commencement.


Le grand chagrin, la vie sans fin, tout à, commencer, un couvercle ouvert, quand, tout à, commencer, la rampe douce, les draps froissés, et sans fin, un oiseau chante.


Un jour il y eut le grand chagrin, mot posé et qui instaure, et le grand commencement, mot posé et qui instaure, il y eut, un grand chagrin et il y a toujours un commencement, tout à, commencer tout à, recommencer et le temps reste suspendu.  

21 Août 2015.                                                                                  

lundi 20 avril 2020

Pays sans odeurs.


I

On est revenu, pays sans odeurs, sans traces, sans tremblements, sans écritures et sans semences, une trahison, tout est troublé, les paysages. 

Les erreurs oubliées, ô, temps suspendu, chose due, le toit fait le partage, remplit un coffre de l’eau, pure certitude. 

Toi, tu cherches, tu cherches, tu contribues, la loi est faite, les ardoises aux murs, tout est rempli d’un monde sans écriture, d’un pays sans odeurs.
II

Et, et, je t’écouterais, je te sentirais, au bord de la route un soulier défait, et le cœur brisé sur le côté, les doigts au flanc, tout palpite sur le devant.

Du raisin, et bien aigre, et bien tout encore à l’avenant. 

Au terme du contrat, des histoires d’amour et de partage, pays sans odeur, on en hérite, on en revient et tout tremble au chemin, les fleurs, bruyères, pays tordu.
III

Jour ramassé, des  heures de tour et de garde, pays rompu et sans odeurs, du tremblement on en cherche et on en cherche. 

Trésor, des cailloux d’or et d’images, du renouveau, été infini et peur au ventre. 

Envolez-vous, envolez-vous oiseaux sans famille, pays sans odeur, de l’or sous les branches, sans contour, sans raison, tout penche sur le temps, tout se tient.
IV

Tout est devant la porte, draps, plats, pain recuit, et l’évidence : ces pauvres gens vont au trésor, à la ramasse du chant des oiseaux. 

Herbes fines et ronces mûres, figues serrées, rondes et blanches, tout bleuit et tout se penche.

Pays sans odeur, chiens harnachés, des enfants disent : ils peinent, ils peinent, en haut, soleil saisi, cœur embrassé, ils peinent, peinent, un monde sans odeurs, ils cherchent un trésor, d’or, d’images et de regards.
V

Surprendre, commencer, tout est devant, tout en place, la confusion, le monde sans odeur, la vie tenue en garde. 

Fardeau et branches basses, la vie reprend dans ce refuge, les yeux ouverts et le cœur neuf, et neuf tu tiens et tout tu tires, un fil, un fil et d’or.

Image, monde sans odeurs et tremblant et parfait, tu tiens, tu viens et je respire, tout est tendu, tout reprends, tu te fais un cœur en voyage, au-devant, au retour, en partage.
VI

Erreurs oubliées, temps suspendu, chose due, le toit fait le partage, il remplit un coffre d’eau. 

Toi, tu cherches, tu cherches, les ardoises aux murs, tout est rempli, monde sans écriture, pays sans odeurs.

Image, monde, sans odeurs et tremblant et parfait, tu tiens et je respire, tout est tendu, tout reprends, tu fais un cœur en voyage, au-devant, au retour on partage.
VII

On est revenu, je te tiens, tu dis tout et le contraire, sans écriture, les doigts au flanc sur un chemin de fleurs. 

Tu portes les draps, le toit fait la différence, maison partagée, paroles pour le cœur, le bien est contenu, cœur neuf du monde, tout respire. 

Tu cherches, tu écouterais et tout tremblerait, pays tordu, jour ramassé, à finir, un pays sans odeurs, jour tordu, pays ramassé, une espérance : champ levé de brises folles.

21 Août 2015.

dimanche 19 avril 2020

Retour, couronné et d’or.

1+3+2+2+2=10 haïkus approximatifs


__


1

Une procession
couronne d’or et d’argent
enfants en grâce



2

En troupe cruelle
capitaines de charme
la volonté prend

__

Images sans voix
l’œil du ciel prend son envol
soleils et cailloux

__

La belle saison
les fruits sont sur la branche
douceur du verger



3

Folie en chemin
les larmes diluent l’âme
un sacrifice

__

Les cœurs au repos
joie de l’eau en partage
foi du passage



4

Beauté du geste
voix lointaine disparue
la vague s’est tue

__

Ciel en bataille
le grain est sur la paille
le silence crie



5

Le monde noyé
les mots sont un naufrage
entre deux rives

__

Le temps suspendu
amarres en procession
la moisson est d’or


Maria Dolores Cano, 19 avril 2020 à 10:10. ici.



Couronné et d’or.


I

Allons encore, tournons, tout tremble au reposoir, une procession et un engagement, aujourd’hui, librement, tout te donne, la couronne et l’or du temps, tout suspendu, on adore, on prend une évidence pour une autre et les enfants en grâce souhaitent l’avenir.

II

Oh et combien étaient-ils, capitaines et chanteurs, troupe cruelle, un souvenir et du charme, ta volonté prend, prends et tout je te donne, tu observes et grandis en avenir, tout pour le partage. 

Encore, en avant des images et des voix, tu pars, tu donnes, des soleils et des cailloux tournent, envolez-vous et faites, tout a disparu.

Les mois, les saisons, fil à fil, sol à sol, les fruits poids pour poids, entente pour entente, partage en avance, partage et coupe une part, une part et tout au plus, tout doit pencher et tout doit disparaitre. 

III

Je sais, je sais, la folie qui nous guette et le poids précis, tout est au gramme, tout est à la larme, et tout au neuf, il fut bien un temps et il fut bien une personne pour tout tenir et tout abandonner.

Tout au reposoir, à renaître, pour dire, donner des images, en cercle l’eau descend, tout est enfoncé, ô, joie et profondeur, volonté, tout avance d’un jour à l’autre, d’une marche à un passage, tout doit voler et tout disparait j’en suis encore.

IV

Beaux gestes, beaux plaisirs, à respirer, à donner, sans douleur.

Vague après vague, l’avenir, une voix est absente, on demande, la volonté et le partage, tout est à venir.

Le ciel tombe, cailloux et nuages, un vol, une saison à gagner, à mordre, le grain et la paille, silence, silence, tout crie, ensemble au ciel arrache une larme, ils sont en avenir, ils sont en sentiments.

V

La vie à commencer, les yeux tournent, eau, tout se noiera. 

La roue tourne, vie avancée, chaque mot se précipite, tout, sentez, et entendez, la vie lance, ponts suspendus sur des eaux claires, ponts retenus sur des eaux. 

Câbles tirés, ponts suspendus, au reposoir, la procession et l’engagement aujourd’hui donnent la couronne et l’or, temps suspendu, on adore, envolez-vous, tout doit voler,
                                                                                     19 Août 2015.