lundi 11 mai 2020

La joie immense.

De cet arbre cela tombe au vent, en suite une espérance et un corps sur l’autre, des yeux émerveillés, et de la joie, et merci, confiance, au ciel, au ciel.

Le charme et la grâce, bâton planté, cœur d’aubépine, de la vie et des façons de grand, tout au cœur et tout ensemble, en avant, la vie avance la joie.

Les efforts, immense joie, bien affectueusement et route noire, ciel bleu, aurore en chanson, tout ensemble je murmure et commence, ô joie immense, de cet arbre les fruits tombent.

Épanoui, tout aise, j’avance et je remercie, les yeux ouverts grands et clairs, orages retenus, sagesse, sans fin.

On aime, on espère, au ciel, au ciel, nous sommes et pour toujours, je suis enfin, tu es, surtout, et du blanc de la peau et du cœur tu tires les artifices, cœur blanchi, joie retrouvée.

Grande indifférence, je te laisse, je suis accompli, une semelle sur la terre, le cœur dans le panier et à sa récolte tu avances.

Tu te sers et je te suis et je te donne, tu tiens et tu serres et surtout je remplis le panier, cœur éploré et joie intacte, cela tombe et de cet arbre et du temps, le vent le pousse et le ciel gronde.

Je suis ici, je suis d’ici, ils sont, ils sont et au bois, œil cerné, la vie menace, les cailloux, le chemin, le panier lourd.

La promenade, on tient, on vient et on attend, espérance et violence et couteaux perdus au fond de la poche, je te tranche et tu viens et ne respire plus vieil homme il faut mourir et reconnaître une seule chose.

On dit amour, amour et on reprend panier porté, gorge chaude, dans et sur la main.

Cœur et gloire, pour toujours on se hâte, on prend la mesure, le cœur taillé et la joie en tout au partage, tout à la mélancolie, je suis, tu es, et je deviens et tu devines, homme en visite.

Du plus grand toit, du plus haut des arbres, la vérité est en balance et je suis sur, et je suis là, ici, ici, il faut rester et tenir.

Une à une les secondes, temps entendu et rire profond, du bord, du large, de la joie il reste peu et peu, tout au fond, tout entier et sur, et sur, division et semailles tout est jeté et reste, en l’air, en l’air.

La main ouverte, le cœur léger, les amis contents, rire et riant, gorge déployée, tu renouvelles et tu insistes.

Ils sont bien vivants, les cœurs, tout est ouvert, et sur, et en haut, au bout du temps, au bord du toit, sur la plus haute branche, oiseaux, oiseaux vous chantez, vous chantez, vous êtes et nous sommes.

Petite maison, petite chambre, petit toit, petites marches, escalier et tout vivant, et sur, tout est haut.
Le rire au bout de la voix, les plans tracés sur le sable, la gorge déployée, le rire éperdu, la course, la course, tout est donné tout est présent, le sacrifice, des arbres, la jeunesse.

De cet arbre il tombe encore un air de liberté, fureur connue, voix emportée, en espérance, sur le devant, tout commence.
Tout est à accomplir, les cueilleurs chantent au bord des routes.

26 Juillet 2016.

dimanche 10 mai 2020

Retour, chanson d’ennui et de mépris.

Mort d’un cœur oublié
la nuit est de glace

le mépris est certain
cœur de marbre sous les étoiles

la terre est tendre au front des humiliations
le sang goutte – larmes rubis sur la peau ouverte

l’incertitude est du voyage
la vie est longue – elle est à prendre
vers d’autres rivages – d’autres destins
d’autres visages

mains pleines et vides à la fois
fil de la vie sans cesse remonté
brûlures et gerçures dans la paume

plus rien – il n’y a plus rien
course folle et sans fin vers un demain prospère
voyage au bout des rêves et des nuits sombres

histoire de combats - de feux - et sacrifices
la méprise est certaine – les paumes brûlées

la nuit est un enfer
le matin est au bout de la route – lumière si lointaine

rocher de Sisyphe


Maria Dolores Cano, 10 mai 2020 à 10:26. ici

Chanson d’ennui et de mépris.

Et chargé de mépris, suffoquant, en secousses, tu grandis, tout autour est mort, mourant, et tu es sur le bord, en conséquence, mépris frappé, cœurs oubliés, et tendus, et venus, et ce regard nous glace, l’affrontement est certain, alors à commencer et à se dire et à fuir, non, ce n’est pas, non, d’effroi.

Ce n’est pas, déjà, la nuit en échos, il faut, il faut supporter le mépris et accepter aussi d’être et las et terne, tout rêvant déjà d’étoiles, de boue et de marbre, et à commencer toujours, surtout sans atteindre, sans entendre, sans trembler, et des hymnes pour la gloire et des murmures, pour le pardon.

Il faut aussi frotter de son front la terre et le sable, pierres qui taillent et peau ouverte, je pleure et je m’enchante au paradis de l’humiliation, je te supporte et je t’attends, goutte de sang, larme salée, nous sommes en écho, tout tourne sans cesse, laissez-moi, laissez-moi, il y a encore à vaincre.

Un pas de plus, un pas pour rendre gorge, pour souffler, sur ce terrain il y a de l’incertitude, je te vois, tu me fuis et je suis encore et au voyage et au serment, tout tourne, tout donne, pour dire encore : viens dans ce lointain, tourne-toi vers les autres rivages, envisage et recommence, tu croises ton destin.

Chaque jour tu files le fil de ta vie, tout tourne au plus court, tout tient dans la main droite et la main gauche ignore et le temps et le sens des images, tu reviens et je cherche et je suis submergé de haine et de mépris et il faut brûler la part qui est mienne et tailler et polir pour en faire la trace vers la gloire.

Vers le repos, enfin, vers les sens ravagés, ici, plus rien n’est admirable, tu cours sans cesser vers la vérité et tout au ciel, au dépôt, au remord, tu chantes une chanson ou fausse ou aveugle ou perdue ou sans fin, des yeux écartés, des mains qui serrent et des doigts qui s’accrochent voyageur seul, perdu.

De cœur et d’ombre, parti pour toujours et reconnu enfin, tu te donnes un avenir et tu files le fil de ton histoire, la trame, la navette au ciel même, et tu traces et délaces et sur ton front défile le sacrifice, tu es venu et tout ici te méprise, tu es harassé, tu repars, enfermé, indécis, au jour tu donnes la main.

Pardonne, crache encore et vole vers l’oubli, il est certain, il est remarquable le destin bascule sur des regards, il faut savoir où est la force, il faut entendre et voler au secours, écho, la nuit est noire et le matin tremblant, je te donne des yeux, je te donne du cœur et grandi et mordu, sans force autre.

Ta faiblesse, le rocher, l’écueil terrible où rendre hommage au vainqueur. 
 
25 Juillet 2016.

samedi 9 mai 2020

Little Richard.


Retour, lettres d'exil, Werther.

Joyce




Maria


Maria Dolores Cano, 09 mai 2020 à 16:59. ici.

Alfredo


Lettres d’exil, Werther.

I

Je nous écris, petite chambre, terrain partagé, cœur éloigné, seul, seulement partagé, assis, table, travail repris, et sans cesse songeant. Qui dit ta place, cœur occupé aujourd’hui, et nuit encore, depuis que, depuis que, depuis, malgré moi, lassé et cassé, travail tombé, cœur débordé, lent, lentement

levé, attiré, cœur secret, temps ouvert.

II

Lettres, lettres exilées, à lire et relire, charme et tristesse, plaisir abandonné, je dois détruire, tout revient, la table, les yeux fixés, lettres à lire, lisant, je vous écris de cette petite chambre: ciel pesé, comme un cercueil qui tombe, lourd madrier, toit éclaté,

charpente, vermine tu ronges, je te cherche et je te vois, ensanglanté, perdu, cœur outragé, au suaire, seul, seulement, seul, exil et isolement.

III

Après un temps, une autre lettre et ouverte, lisant, des cris joyeux d’enfants sous la fenêtre, des cris d’enfants, je pense au temps, les petits jouaient-ils,

oublient-ils peut-être, cessant de lire, non, l‘image est vivante, revenez, mais, oh, revenir,  lettres de glace et d’épouvante, lisant, on dit Noël, et jamais, et connaître une vérité et répondre encore et toujours.

IV

Qui est là, qui est d’ici, disparu de toi, absent de toi, pleure-moi, répétant avec effroi, craignant

de comprendre, ne m’accuse pas, pleure-moi, lire, lecture, oui, lisant, de ces yeux pleins de charmes, ces lignes, oui  relisant, mouillé de larmes, ô, et tu frémiras, sans lire, tu frémiras, tu frémiras.

V

Je ne fais rien, je te regarde et je vois et je pense et je dis : ressource pleine et volonté, et totalement,

et sûrement tout en précision, je regarde et je compte, je pèse et tout au poids de chair, tout à la rente, et tout au panier, tête tombée, cœur déchiré, ici loin et ici près, encore sans armes, sans bannières, attendre et se confondre au ciel souverain, à la clarté, aux anges.

VI

Noël est passé, tout avance

et tout est à rompre, les pactes et les lois, tu aimes et tu te désespères, champ partagé, terrain meurtri, pays perdu, tu envisages et tu reçois et tout encore tout du ciel te condamne, les arbres, les vallons, front dépouillé et cœur absent depuis qu’il est parti, malgré moi, tout me lasse, ouvrage tombé.

25 Juillet 2016.

vendredi 8 mai 2020

Et il faut encore croire.

Coup pour coup, tout ensemble, les vagues, la mer, les doigts, les jambes, tout tombe et je tourne, je reviens, loin, encore, je, sans œil et sans servir, je bascule, tout tremble, le vide est préférable, je descends encore, je termine une vie, et plus rien sur les épaules, la peur, des espoirs, plus rien, sans.

Le froid, les regards vides, tout est perdu, et tout au ciel succombe, il y a dans ce coin une odeur de menthe et de roses, souvenirs fanés déjà, tout est perdu, un regard vide, et personne ne voit au monde, je suis vide, je tourne sans espérances, du rien, de la ferveur et des éclats, les voix portent loin.

Des aventures et des pleurs retenus, je suis assis, cherche, je cherche, je, cœur terni, des preuves et du repos, encore, encore, des planches au sol, tout est plombé, comme un cercueil qui tombe, rouge, rouge et froissé, je te cherche et je reviens, tu finiras au loin, tu seras sans poids, sans armes, sans.

Sans bannières, tous jaloux et perdus, tu te retrouves à dompter le mépris, ils sont au bord du toit, ils tournent sans raison, et, je te donne, du sang sans espérance, pour conter encore le discours long les voix reviennent, ils sont, à peine éclos, ils sont fermés les yeux éblouis à la ferveur et aux éclats.

Le cœur en cendres, ô blessure, ô regret, je te veux et je te donne, pays perdu, espoir démesuré, je te vois, je te donne, tu restes ici et tout du cœur me vient, les voix, les rires, les chansons, cœurs effrayés et visages sans rides, regard vide et angoisse folle, je te reviens, et tout ici me donne :les roses.

Sur la bouche et sur les doigts des roses effeuillées, des épines sanglantes, je te vois, je te donne et tu me tournes aussi et tu tiens et tu chantes, un rameau, une courroie, tout au ciel te sangle, tenu au mât, posé et rincé sur le pont, tu es en partance et tu charges, un bateau, un rameau, une courroie.

Épaules, tout au ciel les sangle, tu portes aux épaules la raison et le choix, le sacrifice, et l’espérance, un cran, un couteau et une toile pour sépulture, tu tournes et tout se tait, oiseaux et troupeaux, une habitude, un serment, je tourne, je tourne et plus rien ne donne, tout au fond, des grains blessés, perdus.

Blessures ouvertes, pas perdus, espoirs emmêlés, je cherche et j’appelle, et tout ensemble, les vagues, la mer, les doigts et les jambes tout tombe et je tourne et je reviens, tu finiras au loin, tu seras sans poids, sans armes, sans bannières, tous jaloux et perdus, tu te retrouves, pour compter et tenir.

Un doigt ferme, une main pleine, je chante et je tiens et je désespère, où êtes-vous, où sont-ils donc, ceux qui enchantaient et comme un cercueil qui tombe, lourd madrier, toit éclaté, charpente, vermine tu ronges, je te cherche et je te vois, ensanglanté, perdu, cœur outragé que rien ne voit, perdu.

Ils sont aveuglés et aveuglément ils se retournent, ils n’auront plus ni doigts, ni jambes, un destin de roses mortes, une charpente effondrée et il faut encore croire.

24 Juillet 2016.