dix haïkus approximatifs
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Offrande du blé
le temps suspend son regard
ses mains complices
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Le champ est foulé
la mémoire écartelée
tout recommence
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Mots écrits pour nous
promis au sacrifice
tenez et liez-les
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La voix en transe
frémissement d’images
rendez-nous le temps
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Le regard mouillé
d’une volonté hardie
les cœurs ont tremblé
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La joie des saisons
combat des évidences
et mains ouvertes
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Les oiseaux au ciel
le jour plein de vie tremblée
la joie revenue
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Miroir d’eau oublié
au ciel un jour bleu d’été
ligne première
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La tête droite
les mots sont de passage
joie des images
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Chaque jour est UN
je regarde vous et nous
et je vous aime
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Maria Dolores Cano, 05 juin 2020 à 10:31.ici .
vendredi 5 juin 2020
Miroir oublié. (Premier voyage)
1.
Le monde est entier, on connaît la charge et le grain, le blé pour offrande, pain et farine, et pour coller et coller, ô temps suspendu, à toutes les heures on se demande, et tout encore on compte, et on regarde, envolez-vous et envolez-vous donc, et serrez-vous mains complices, et comprenez, comprenez.
2.
Ce que voulez, tout est, tout est vol et sacrifice, le champ foulé, la mémoire écartelée, au-devant, au plus loin, on cherche et tout est à la vue, le loin et le proche, sur tout ici je recommence, et vous cherchez, cherchez-vous, et tournez-vous malfaisants, vieilles figures, on recommence, vieilles figures, commencez.
3.
Et on enregistre, le tout des mots est rapporté, écrivons-nous, voyons-nous, sommes-nous les plus grands et vous les plus vieux, tout est promis au sacrifice, l’action est à recommencer, ouvrez, tenez et liez, les plus grands, les plus forts, vous, sans cesse parlez, parlez-vous, ne comprenez-vous.
4.
Vous n’êtes pas ici, et nous passons là-bas, nous y sommes, vous y êtes et tout ici finira, les mains pliées, les yeux perdus, la voix en transe, tout ensemble frémissant et sans rien au-devant, sans images, sans pensées, volets fermés et maisons vides, au loin, au loin on se cache, rendez le temps.
5.
Laissez la volonté porter ses coup, sans entendre, en tremblant, essayez, osez, il faut assembler, rien, il faut garnir, il faut convaincre d’une évidence l’autre, regards mouillés et cœurs tremblés, le pas avance, tout tremblant, il y a une menace, il y a un danger, et il se tient, il se fait, tourne-t-il, il tourne.
6.
Il commence le combat, le combat, les ombres, les proies, les évidences et surtout, les émotions, au combat, au danger, la chance et les pleurs, surtout, la vie, la joie, les saisons, l’herbe verte, le ciel bleu, une main sur la porte encore ouverte, un jour fermé et la suite, la suite, je pose et tout commence.
7.
On entasse, et tout ici est posé, on est la main encore sur la porte et je regarde, les oiseaux au ciel, le jour plein, la vie encore, posé, tout en plus, rien en moins, sans trembler, malgré tout, on avance, toute la joie est revenue, et cherchez-vous, vous cherchez, et commencez, et passe toujours.
8.
Sur la route, une chose, le ciel, la ligne et le miroir oublié au fond de l’eau, qui le verrait, je suis ici, je suis toujours et tout avance et tout encore est permis, la vie prévue, le ciel calme et bleu, si bleu, encore un été, encore le calme, si tout avance, si tout te reprend, j’en suis encore, encore, au premier.
9.
Joie immense, au passage, ciel posé, regard tendu, on avance et on se dégage, la tête droite, les yeux ouverts, les bras, les bras, au long, au long du corps, je vous regarde et je vous cherche, trouverai-je, toujours et encore, des images pour être, des sensations pour donner, des mots pour entendre.
10.
Chaque jour commencer et continuer, encore entendre, je regarde, je regarde, je nous, je vous, et je vous regarde et je vous aime.
11 Août 2016.
jeudi 4 juin 2020
Retour, mots clairs.
Les mots sont aux heures claires
au bleu du vent – au ciel immense
libres ils vont sur les chemins
la vie est au beau fixe – ravie
le silence est d’une présence rare
soleil au zénith – plein midi
le temps n’a plus de limites
les regards se perdent au loin
chaleur d’un été aux yeux blancs
les oiseaux dansent en rond
ils se raccrochent au ciel bleu
grand soleil sous la cendre
splendeurs de la pensée libérée
les cœurs s’ouvrent – dépoussiérés
les mots fleurissent sous la raison
joie teintée de lumière – rires du ciel
la vie coule sur les grands jardins verts
sous les pierres des mots écrits – légers
les fenêtres grandes comme des yeux d’enfants
ouvertes sur ce monde d’ombre et de lumière
le désir est grand et vogue – une barque sur l’océan
légère elle tire le temps - une saison nouvelle
va dans l’étendue verte aux reflets d’argent
plus rien que de clairs regards croisés
Maria Dolores Cano, 4 juin 2020 à 10:30. ici.
au bleu du vent – au ciel immense
libres ils vont sur les chemins
la vie est au beau fixe – ravie
le silence est d’une présence rare
soleil au zénith – plein midi
le temps n’a plus de limites
les regards se perdent au loin
chaleur d’un été aux yeux blancs
les oiseaux dansent en rond
ils se raccrochent au ciel bleu
grand soleil sous la cendre
splendeurs de la pensée libérée
les cœurs s’ouvrent – dépoussiérés
les mots fleurissent sous la raison
joie teintée de lumière – rires du ciel
la vie coule sur les grands jardins verts
sous les pierres des mots écrits – légers
les fenêtres grandes comme des yeux d’enfants
ouvertes sur ce monde d’ombre et de lumière
le désir est grand et vogue – une barque sur l’océan
légère elle tire le temps - une saison nouvelle
va dans l’étendue verte aux reflets d’argent
plus rien que de clairs regards croisés
Maria Dolores Cano, 4 juin 2020 à 10:30. ici.
Mots clairs.
1
A faire et dire et voir pour, ouvrir les portes et chanter les heures belles, la clarté, au soleil, au vent, au bleu, le ciel est immense et le pas est souple, sur les chemins de la liberté simple, simple, le corps est en marche, tout est au plein du jour, tout chante et recommence, les méchants sont ailleurs, ailleurs.
2
Et plus rien ne nous croise, la vie au comble, le temps passe, l’écho joue encore, encore, il sera midi plein et juste, image, image toujours, toujours, tu doubles ou tu unifies, le sol est clair et la poussière danse, et danse et recommence, tout souffle dans le vent, dans la chaleur encore et dans le risque.
3
Pris je suis ici et les méchants plus ne croise, oh pourrons nous voler un jour, et oui et non, et toujours on ose, et toujours on risque, le temps est en démesure, tout ici se pose et on regarde, on regarde, on appuie, le sol est au tourbillon, la poussière est blanche, l’herbe malgré tout, tout, encore verte.
4
Ciel bleu et oiseaux tournants, on se raccroche, on invente un bonheur absolu, de chaleur d’Août et de fumée de Décembre, au grand soleil la pointe avancée, les erreurs effacées, et tu grattes sous la cendre le reste, ici des anciens sont passés et ici tout étrangement commande, les vagues, vagues.
5
Les splendeurs, nous ne sommes plus esclaves, nous pensons, nous tournons sur terre, et nous ne rendons plus compte, ni raisons, sous la cendre les anciens et le foyer et tout ici respire les siècles, où est le compte, où est la raison, je tourne et tu plies, le poids est lourd, les épaules penchent.
6
Soleil, joie en teintes claires, on se dispose, on se contente et bien posé et tout tenu la chanson vive, les rires calmes, on se croit fort, on se pense large, la vie avance, je suis calme, posez, tournez, masques sans retenue, visages calmes, on est refait, on est, oserait-on la sidération, pierres et, graviers.
7
Pierres et joie, sans pointe, je suis calme et je te regarde, œil mélancolique, fenêtre ouverte, et brise et chemin, sur le sentier les anciens ont tracé et tout ici figure, une barque au vent léger, recommence et pose, mots clairs, le désir est en promenade, la vie avance, et le charme agit, encore j’en suis, encore.
8
A l’avance je tire du temps l’avantage et la raison, compte rendu, saison posée, du feu tout dans la chair et dans l’esprit, envole-toi, envole-toi, reviens et comptons.
11 Août 2016.
mercredi 3 juin 2020
Avance . (Premier voyage)
De fer, de feu, parois de pierres et d’orgueil, surtout, surtout, pierre et orgueil frappés, tout en bas, à la fatigue, aux pieds tout traîne, en revenant je peine, je suis las, sans raison, tout à la traîne tout aux graviers, tout aux pieds roulés et fourbus, avance, encore avant de voir avant,
avant, de dire, avant d’entendre, mots inutiles et émotions poussées, passées, pincées, tout au regard, tout sous le soleil pour voir, revoir, comprendre, je suis ici, fourbu, pour entendre, tout gémit, tout traîne, j’en suis encore au début, premier voyage, cœur assombri, mains lourdes, pierres,
orgueil, alourdies, je suis, je passe, tout ici je rejette et refuse, on est ici, on est là, si bien et fourbu, sans avance, le poids au bout des doigts tout est saisi et penche, toit et terrasses, sans repos, en avant on marche, on marche, tout au ciel est donné, les pieds, tout roule, escalier, l’escalier il penche,
sans mémoire, sans avenir, les yeux d’en haut, en haut tout est posé, tout est, il est posé, il n’est pas agité, en deux fois, en deux endroits, l’univers est un, l’escalier est complet, complet ou rompu, ou en esprit, ou vers la chambre, les doigts, le pied, on souffre un peu, on interroge, le souffre,
le plomb, le mercure, avance, avance, antimoine et vrai seigneur, tout est fatigue, tout est rompu, tu te vantes, tu te donnes, chemin de pierres et de terre, le sable vole, le sol déroule, un tapis, une poussière, tout est posé, rien n’est calme, posé dans la fournaise, ciel perdu, un ciel trop bleu,
suis-je, je suis, tu avances, l’été suit, je te suis, blanche, blanche poussière, au ciel, au ciel, je vais, j’irais tout en avance, comme un grand, comme le temps, comme le vent, je sens la fatigue, de fer, de feu, parois de pierres et d’orgueil, surtout, surtout, pierre et orgueil, frappés tout en bas,
à la fatigue, aux pieds, on commence, tout recommence, en haut et en bas, le pied tendu, il roule et je divague, au sol, au ciel, au chaud, au feu, front terriblement éprouvé, cœur tendu, voix sans geste, si je regarde tout est en création, œil ouvert, joie immense, fatigue lourde, tout ensemble,
au cœur recommence, l’univers est un, la vie coule, fer et feu et pierres et orgueil, frappe tout en bas, tout en haut, devant, après, tout un, tout monde, l’univers est un, simple sensation, j’y suis, j’en viens, nous tournons, ciel penché, œil ouvert, nous tournons de un à un, toujours, le souffre,
le plomb, le mercure, avance, avance, antimoine, toujours, un plus un, le monde est ouvert, œil de fatigue et espérance en travers, en avance, tout y est, tout se donne, je suis encore au début du premier voyage, de la première sensation, l’émotion commence, mon cœur respire, mon cœur, respire
j’en suis à l’épuisement.
15 Août 2016.
Retour, contrat.
Je te veux
aux nuages
mêlé au ciel
temps perdu
je te tiens
liberté
je vole
je te suis
enchantée
la roue va
hors du temps
en voyage
pour la vie
pour la joie
en sanglots
je vais là
au plus haut
au plus bas
je marche
j’avance
et tu viens
yeux ouverts
tranquille
tu souffles
plaisir vrai
d’un enfant
aveuglé
vol perdu
déchiré
résilié
espérer
dans l’ombre
un baiser
sagesse
jeunesse
retrouvée
peu de bruit
peu de tout
peu de rien
redire
l’agonie
et s’aimer
confiance
déposée
en un trait
Maria Dolores Cano, 02 juin 2020 à 10:34. ici.
aux nuages
mêlé au ciel
temps perdu
je te tiens
liberté
je vole
je te suis
enchantée
la roue va
hors du temps
en voyage
pour la vie
pour la joie
en sanglots
je vais là
au plus haut
au plus bas
je marche
j’avance
et tu viens
yeux ouverts
tranquille
tu souffles
plaisir vrai
d’un enfant
aveuglé
vol perdu
déchiré
résilié
espérer
dans l’ombre
un baiser
sagesse
jeunesse
retrouvée
peu de bruit
peu de tout
peu de rien
redire
l’agonie
et s’aimer
confiance
déposée
en un trait
Maria Dolores Cano, 02 juin 2020 à 10:34. ici.
mardi 2 juin 2020
Contrat. (Premier voyage)
Par devoir, au retour, en demander, sans fin, et encore prendre tout, serré et tenu, broyer le fond, il vient l’histoire la plus incroyable, temps en reste, temps perdu, on se devine et tout aux nuages, on se respire, je te veux, je te tiens, et tout ensemble, mêlés au ciel, rendus, en aventure, immenses,
l’histoire et une série de mots, parabole et émotion, je te retire et tu me glaces, temps des épreuves et rires abandonnés, je te tiens et je me retire et je te rends à la liberté, et ta, et ma, et notre, on se respire et tout retirés et tout étendus enfin libres, je me cherche et je décide la vérité, voyagent,
les regards et les certitudes, aussi, enfants noyés, enfants retrouvés et je ne suis plus en ce monde, je ne tiens à rien et je vole enfin, enfin précisément je te regarde et je me précise, exactement et lourdement, les termes, notre contrat est simplement résilié, je te suis et je suis enchanté, avance,
la roue avance et la vie tourne, au ciel, au ciel, tout est léger, je suis enfin sans chaînes, tout au repos, la liberté tout ici brûle, et or, et terres, et armes, et bannières, j’en suis encore et heureux et ému, encore, encore au début du premier voyage, vous êtes aveugles, je suis heureux de vous abandonner,
abandon, et contrat résilié et liberté gagnée lourdement, lourdement, chaîne brisée, au temps, au vol, au travail, pour la vie, pour la joie tout au calme se retrouve, les saisons après les autres, le danger écarté et les sanglots oubliés, la vie passe et je suis libre, enfin, d’or et d’argent, sanglots,
épreuves oubliées, sanglots retenus, je te laisse et je vais sans fuir, je ne te regarde pas, et plus, et pas, tout en avant, du haut en bas, vers le souffle et la raison, on marche, on pousse, on avance, et tout en joie, et tout au long je vais, et tu viens, et les yeux restent tranquilles, enfin, tranquilles,
enfin, du vrai plaisir et des étangs et des océans, enfants noyés restez y, restez y, enfants aveugles, soyez-le et restez, les filles perdues et les pères attaqués, restez attachés, vous aimez votre misère, vous aimez l’agonie, vous aimez rouler et cahoter sur les routes irrégulières, chemin tracé,
vol oublié, j’en suis, j’en suis, et je repousse, et je déchire un papier malheureux, ces contrats, tout est résilié, je suis, je suis et vous restez, restez, tout pour tout ne comprenez, et n’avancez, et restez dans l’ombre, j’en suis encore à mon premier voyage, et j’en suis encore à penser et à espérer,
bien, jeunesse, encore, vous roulez, cahotez, j’en suis et encore pour ce qu’il faut, j’en suis toujours à la sagesse, restez en eaux troublées, enfants noyés, perdus, jamais retrouvés, vous êtes ici et pour ici, dans un peu de bruit et un peu de fureur, vous raconterez l’histoire et une fois encore,
de plus,, une fois encore, encore, il faut dire et redire la lourdeur et l’imprécision, le poids est encore trop lourd pour cette charrette et les pierres du chemin prolongent l’agonie, vous aimez votre souffrance et vous aimez vos bourreaux, j’en suis encore et pour longtemps, toujours, toujours,
au début du premier voyage, erreur perdue, confiance déposée, enfin ce contrat est résilié.
13 Août 2016.
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