mardi 8 septembre 2020

Las.

Las, encore se balancer et croire toujours que la tête est au repos, aux guerriers on consacre tout son temps et déchire le jour sans rien croire, pour que, afin que, parce que, quand même, les autres, las, ne disent mot et condamnent d’un air subtil les liens, tout au monde, lacets, cordes, et pendus,

bien tendus, bien ou mal assurément, au bout, et tout ce qui reste des émotions à partager du bien au mal, du blé au noir, farine et pierre tout se tourner et tout se tendre, ce : « se », est un inconvénient une lourdeur, un trait affreux, j’ai dans le cœur une peine affreuse, monsieur, une bête affreuse,

monsieur, on a trouvé une bête affreuse, et d’un coup d’œil, l’affreuse bête dans un papier avec une agrafe est à gémir au fond du jardin, il n’y avait point encore de jasmin et les geais ne poussent pas si bas, ils restent bruns et bleus sur les fils, sur les fils, bien plus haut, mon cœur coupe,

les fils électriques, le fil reste haut et sans autre définition, un point de suspension, pour attendre, pour entendre, l’amour des oiseaux, les regrets des hirondelles, le bruit, le métal des tourterelles et la subtile pulsation des étourneaux, réveillez-moi, réveillons-nous, cœurs endormis, sonnez,

le dieu de vos amours nous sonne, las et trois fois las, les aurons-nous ces douces musiques, les « fa ri la ri la ri la », et « ri re li joli » et « ti ti ri tran tran tran ti ti ri tran ti ti ri tran », des flamands du Nord et des flamands du Sud, ensemble, confortés, posés et délacés comme les corsages, passant,

rendu sur chaque câble, passe aussi une cigogne, cigogne d’Aragon, venue d’un clocher troué, venue du fond, Aragon, vieux pays et vieilles chansons, j’ai dans le cœur une tristesse affreuse, monsieur, monsieur, on a trouvé une bête affreuse, peine, tristesse, tourment, je n’ai rien d’autre, rien,

sous la langue, las, las, et une chanson des temps passés et un chevalier, blessé, un rayon du ciel pour bénir les armes, les armes et les mains, à gémir au fond du jardin, comptant les fleurs et les cailloux, comptant les coquilles, escargots petites bêtes, tout à toucher, les fleurs, les coquilles, prises,

les oiseaux dans les airs, tout sur le devant, herbes sous les branches, venus des deux Flandres, cigognes et hirondelles, huppes et ibis, d’Égypte et d’ailleurs le câble, le lien, le trait entre chaque branche, l’amour chante sur chaque fil, j’en suis, au temps perdu, j’en suis, aux regrets, je suis, mélanges,

au temps compté et si, et si, et, aux rêves déjà courts, courts et, courtement, je me penche et, tout ici je vois venir et, j’entends et, je comprends, oiseaux posés et, une peur tranquille, le temps ne viendra plus, les martinets, las, sont allés, las, encore se balancer et croire toujours,

la tête est au repos, étourneaux si tristes, j’ai dans le cœur une peine affreuse, las, et trois fois las, les aurons-nous ces douces musiques, les « fa ri la ri la ri la », et « ti re li joli » et « ti ti ri tran tran tran ti ti ri tran ti ti ri tran », les regrets, las, et trois fois las, les aurons-nous ces heures, autrement,

pour que, ou afin que, ou parce que, ou quand même, le fil reste haut, pour attendre, pour entendre, l’amour des oiseaux, les autres, las, ne disent mot du bien au mal, du blé au noir, de la farine sur la pierre.

01 Août 2017.

lundi 7 septembre 2020

Christiane.


Retour, lors.

Bois brûlé
à l’ombre des soleils de mai
erreurs des saisons

le cœur reprend sa vie
soleil heureux
la brise ravit les ombres
au clou

yeux du ciel
âme libre
entre les arbres le soleil vibre

feuilles en feu
sous l’écorce les cœurs en pièces
oiseaux des branches
tout recommence

histoire du vent au dos des nues
et sur l’épaule la raison siffle
cœur en dérive – âme en sursis
entends le cri

vol des oiseaux
ciel ouvert sur la canopée
marche du temps et des saisons
au cœur de la pensée

soir de mai
le cœur éclate
sur les branches tout est silence

respiration
lumière du jour
pensée des feuilles

la vie ici
étoffe du temps
comme source de verre
tintant au jour

l'or du temps


Maria Dolores Cano, 07 septembre 2020 à 09:42. ici.
 

Lors.

Lors, on se lance, et on avance, ce qui ne nous, ce qui ne nous, et ensuite à la suite, je suis fort, et de tout ici, on brûle le bois, redouble ton ombre je suis, je suis du temps ravi, du soleil de mai, et des erreurs, un doigt abandonné, une saison effacée, j’avance et j’avance, et tout ici, ici, avance,

je me rive, saison cassée, bois fendu, cœur à reprendre, je suis ici, je suis d’ici et tout ici meurt, et commence, soleil ravi, saison achevée, tout à recommencer, et tout encore à reprendre, bois épais, soleil ravi, fourré ombreux et brise douce, ici tout rive, tout brise, éclaté et saisi, ombre, clouée,

dans l’ombre, ombre, au fourré sans rien et tout au-devant, les yeux ouverts, l’âme ravie, soleil surgi, tu passes sur les arbres, de haut en haut, tout est porté, plus soutenu, et le vol, le vol des feuilles mortes, je commence, tu saisis, soleil ravi, mois de Mai, et Août enfin, les morts nous évitent,

je suis saisi et tout ici au-devant, je pose un cœur en morceaux et peu de tout, rien sur rien, tout au-dessus, les arbres en dessous, œil ouvert et mâchoires sur le rive, un cœur perdu, j’avance et sur les arbres et les oiseaux tout vole et recommence, temps posé, cœur noyé, je tourne, tourne,

et tu te donnes, et tu m’oublies, des histoires, vent sans histoires et dos tourné, y sommes-nous, y serons-nous, tout est à jeter sur l’épaule, le sel, la raison et l’ennui, cœur oublié et dérive de l’âme, les pieds au même sabot, il a du mal à dire chaussures, machines, moteurs, rien de ce qui se voit,

rien de ce qui vole, rien de rien et tout se dit quand même, quand même, marcher, tout doit tenir et seule la tête pense et le cœur vole seul, les yeux sont occupés et la gloire jaillit, tout éclate et sonne, éclatez, éclatez, fières et ici chacun complète, il ne faut, il ne faut que du, que du, tout ici criera,

courage, et courage pour avancer, croire, je marche au-dessus des arbres, je suis ici au plus haut de la vie, et le monde construit s’est écroulé, et rien n’est perdu, tout est en place, tout se touche, tout se touche à la surface, la main, le cœur, les yeux posés au haut des arbres, oiseaux qui passent

et vent debout, debout, je suis ici, je suis en place et mon cœur, tenu, ici mon cœur, enfin on se dit, mon, et ta, et toi, et tu, et je, et nous, mon cœur sur le sommet, les arbres effacés, dans ce soir, dans le soir, un monde en construction, tout peut s’effondrer, je suis ici, j’avance, tout se tient,

et tout te rends, tu cherches à dire, et pense le meilleur, le meilleur, tout dit encore, venir tout droit, au droit, sur les pentes, tout ce qui monte et tout ce qui nous compte, tout est à portée et tout a tout doit tenir, je commence et tu respires, et trop, et fort ,du haut, du plus haut des arbres,

et toute vie ici, nous renouvelle tout doit venir encore et prendre sa place au-dessus des arbres, soleil, ici, dans le soleil, lors, on se lance et on avance, les yeux ouverts, l’âme ravie, soleil surgi, et tu passes sur les arbres, de haut en haut, tout est porté, plus soutenu, et le vol, le vol des feuilles,

ce qui ne nous, ce qui ne nous, et ensuite, et la suite, rien sur les arbres, ne pourra nous abattre.

01 Août 2017.

dimanche 6 septembre 2020

De l'équateur ?


 Petite femme noire, au printemps de ton cœur, et souffle, souffle, le vent de l'équateur, tout est venu, tout est tenu, tout au frisson se déshabille, abîmez-vous, reprenez, reprenez, ne laissez rien pour rien, enfin, du sol jusqu'au plafond, de la serrure au dévoilement, tout te cherche, tout commence, entendre, encore et trop longtemps, entendre enfin, le vent qui souffle, souffle, de l'équateur venu.

07 janvier 2019.

samedi 5 septembre 2020

Les larmes, leur poids.


Encore comprendre, encore te dire, souffrir et partir, tout revient, revient-on, en sommes-nous sûrs, en sommes-nous contents, sourds, aveuglés et perdus, tout rentre, et rentrés, le bruit et la fureur, quelle histoire et quelle saveur, je suis encore, tu es, et tout te ferme et tout te rends, perdu et froid, sourd à la fureur,

et surtout, froid, là, où là, où il se confond entre les ombres et les nuages,  sur le front, et à la forme, tout est confondu, et tout mène du plus au moins, et du grand au lointain, je te ferme et tu me vois, et soumis et engagé et remuant tu te tournes, et tu me retournes, je suis seul et je cherche, les larmes, leur poids,

tout se perd, perdu, et tout arrache, la vie, les yeux, pour une larme perdue, une goutte de givre, il fera froid et froidement nous serons-là, et encore y serons-nous, en vivrons-nous, je te cherche, tu me défends et je te traîne, tu me lances et les yeux et les pieds, et pour voir encore, et pour entendre, larmes,

toujours, encore et toujours, et nous y allons, et allons-y, et revenons entiers étendus, rendus, revenus, sans peur, sans peur, tout est arrangé, tout tient, et tout devient, il faut, il faut, et une voix : faut-il, il serait une vie, et froide et longue, sans explosion et sans craintes, et tendue, et tout en haut, tout à élever,

tout à reprendre, je te suis et tu me cherches, et je deviens et tu restes, et là, et là, pour chercher et trouver, dire et finir, je suis ici et je demande, où est-il le temps, où sont-ils les aveux, et les ombres, et le charme, sous les arbres au vent levé, les feuilles et les branches, il manquerait le cœur, le cœur manquerait,

il est donné, et toujours il bat, il bat, bat-il et tout saute et tout recommence tant d'à-propos, tant de souvenirs et le cœur, je te l'ai donné et tout se chante, en haut, en bas, à l'avenir les planches et les lois, les armes et la foi, je te tiens et tu me donnes, et tout au temps perdu et rattrapé, donné et content, j'en suis,

encore à un voyage, ou encore, encore un à venir, et premier, et dernier, et je sers et tu manques, et tu deviens ainsi, et je le veux, et je le pense, tout au-devant, tout au service, et tu serres et la main et le cœur, et je deviens, et tu me cherches, trouvé, perdu sans armes et sans regrets, je te tiens, donnes-tu,

me donnes, du souffle, j'avance, partagé, et tout se partage, le temps et le ciel bleu, et l'eau sous la main, je te donne et tu prends, je cherche, tu trouves le temps compté, le temps heureux, heureux encore, est-ce longtemps, sommes-nous, et ici, et calmes, nous sommes, et nous nous tenons au-devant, la main,

sur l'eau, un doigt enfin au cœur, à l'évidence, je te comprends et nous nous enchantons.

26 août 2018.

vendredi 4 septembre 2020

Cœur étonné.

Pour contredire et se reprendre, pour peser, au côté de la route, en bordure le chemin est creusé, la main touche le flanc de terre, talus troué, profond mystère, je te vois et tu signes un départ, un nouveau, toujours un insecte dans l’air et un trou à la poche, jambe perdu et cœur reçu, tu retiens et tu respires,

chemin croisé, sans avoir, sans retour, sans rien en main et tout au cœur, je te regarde et tu reçois la main en l’air, les yeux en avant, tu tournes, tout a disparu au tournant, le chemin tourne et tu t’envoles, chemin faisant et cœur aidant, tu racles et roule la poussière, j’en suis et j’en serai de ce voyage, cœur inondé,

j’en serai de cette étreinte, de ce retour, de ce mystère, tu reviens, je retiens, tu me donnes et je reprends, je ferme les yeux, le cœur ouvert, chemin faisant, fait et rempli, tu tournes et tu cherches, une poche trouée et un regard en coin, en long, il remplace la fraîcheur, la main perdue, le cœur troué, tourné,

je tourne et tu me reviens, au bord du bord, tout au gouffre, il y a des moments sans fin, des heures pleines, des pieds battants, de la lumière pour les insectes, du repos pour les passants, il ferme et il tourne, le cœur bat et la main tourne, poche trouée, corps oublié, je suis, tu es, et nous allons, et allons-y,

d’un pas et d’un autre, tout le chemin se perd en avançant, tu construis avançant, et tu fermes les yeux, moment subtil, clair et large, tu construis et tu marches, je tourne et tu me rejoins, j’en suis encore à l’autre chance, du bonheur et du lendemain, de la joie et du jour, en force et en partage, je grandis, 

et tu me tiens et sans effort et sans trembler, je suis pour le sacrifice, au bord du gouffre, au bord du bord, sur le chemin pour que tout ici tienne, tu es devant et loin, je regarde et je te perds, tu me donnes et je reprends, sans rien et sans cesse, il ne faudrait plus dire, entendre, ni revoir, les histoires, voyons,

le sort est scellé, la vie est en partage, tu tournes et tu observes, tu te réserves et tu te caches, objet trouvé, cœur étonné, au bord le temps passe et tu es passé, regarde bien, qu’est-il possible, je ferme et tu regardes et tu retiens et tu ignores, je te vois et tu signes un départ, un insecte dans l’air, et trouvé,

un trou à la poche, la jambe perdue et le cœur reçu, tu retiens et tu respires, qu’est-il possible, regarde le temps et retiens, retiens, le souffle, le souffle, ne respire et ne dis rien, ne force plus et espère, le chemin est creusé, la main touche le flanc de terre, talus troué, profond mystère, je te vois et tu signes un départ,

je tourne et je rejoins, cœur étonné, pied oublié.

08 août 2018.