vendredi 25 décembre 2020

Une controverse.

Silence commencé, rêve oublié, tout en tout est déposé, sur le cœur, sans trace, sans raison, une impulsion simple, tout trace à la dérive, au soleil froissé, tu retournes et j’observe, en sommes-nous, irons-nous bien, du tac au tac, du sable sous la semelle, je te calme, tu reposes, trop tôt, trop fort, en plein, en plein soleil,

plein vent, plein champ, un sujet de risque et de joie, en sommes-nous, témoins et enchanteurs, sur le tôt et sur le tard, tout tient, encore, sans réponse, la question posée, le cœur oublié, tu forces, tu forces, tout au ciel respire, en force, bien droit, devant tout, levant, heure propice, cœur éloigné, tu te reprends, tu composes,

une dispute, une oraison, une controverse, à tout, à tout, pour le risque, y sommes-nous, y sommes-nous, au flot éternel, à la vie, aux jours en avance, tout te reprend et tu inondes, les épaules et le creux, le creux du cœur, les larmes ou la rosée, un coin tranquille, tout en ombre, coin, recoin, voilé, dévoilé, révélé,

une dispute, une oraison, une controverse, de l’impatience, et, des erreurs sur l’impatience, j’en suis, suis-je, je tourne, je descends, tu tombes sur la peau, claire et sûre, et sonne, sonnant clair et sûr, je suis ici, je suis tenu, je descends, tu respires, cœur révélé et bouche sage, des mots tenus pour oublier, pour faire connaissance,

je tire et tu trames, les fils un à un déposés, je te donnes et tu trembles, tu reviens et tu désires, désirant, en sommes-nous, en sommes-nous, les gardiens, les acteurs, des voix, des talents, tout se tient et tu recommences, y être, en être et tourner, tourner encore, et encore, verser, déverser, renverser, inverser, converser,

une dispute, une oraison, une controverse, je suis, je tiens et je demande, êtes-vous, êtes-vous du champ et du débat, du monde clos et des erreurs, en discussion, le poids des mots, en heures, en heures envolées, le poids, la force, les courroies, et lier ce qui reste, joindre en deux bouts le symbole, j’en suis, suis-je,

je suis, et ici, et pourtant, partout, venant, partout, rentrant, du monde flottant, encore, et encore, léger et confondu, une voile, une voile et une autre, je suis ici, en suis-je, nous devenons, nous en tenons, y tenons-nous, rêve oublié, tout est déposé, sur le cœur, une impulsion, sans trace, sans raison, silence commencé,

tout trace à la dérive, soleil froissé, tu retournes et j’observe, en sommes-nous, irons-nous bien, du tac au tac, du sable sous la semelle, je te calme et tu reposes, trop tôt, trop fort, en plein, en plein soleil et vent.

15 juillet 2020.

jeudi 24 décembre 2020

Fait-il, fait-il et proche.

En absence et aux alentours, sur le froid, le tard, le proche et le lointain, fait-il, fait-il et proche, et tendre et demain et jamais, des regards éblouis, des caresses tendres et lointaines, je te tiens, je te retiens et de forces toutes, ils sont suspendus, et encore, et encore devant, au raisonnable, demain à la croisée, et branches,

et courroies, et arbres ébranchés, et j'aime, j'aime bien le vert, tu retournes et tu penches, miroir englouti, cœur dépensé, je te donne, et tu me maintiens, mât de fortune et œil de misère, en avant, en avance, des yeux et des oreilles, du sable sous les cailloux, je te veux et je te donne du rire et des histoires, cœur avancé,

et grande bouche, grande, du calme et de la fraicheur, nous y sommes, et tendus, et à l'épreuve, parlons-nous, disons-nous, avançons et conquérons, je te donne et tu me prends, soutenus et comblés de feuilles, et de fleurs, fruits trop mûrs, oubliés, fleurs trop chargées, pollens et jus sucrés, je te tiens et sucre, tu me donnes,

et nectar, et miel, et parfums inventés, et compressions et poings serrés, et j'aime, j'aime bien le vert,  je te reprends et tu tiens sur la terre, cœur enflammé et joue bien lisse, tu regardes couler les eaux, et les secondes en avant, encore du tremblement, des erreurs, tout est encore une histoire du temps, des yeux comptés,

et des doigts entr'ouverts, je te tiens, et tu murmures, et bonjour, et bonsoir et cœur du cœur, tu replies les draps et portes au soleil le linge reposé, les cils éparpillés, tu te tiens et tu te devines et tu renforces, demain est revenu, les fenêtres devinent, tu tiens le fil et tu tords l'escalier, et marche à marche et  erreur, 

et dents longues, tu reprends, reprends-tu, le silence et l'oubli, la fin et l'espérance, dans ce pays cherché, dans le temps oublié, dans la vie commencée, tu retiens et l'air et l'absence, charme sans lien, narine ouverte, et attends, attends-tu, surtout, posé sur le chemin et sur le sable, poussière oubliée, cœur  éventé,

trace cachée et je viens, et je viens à ta trace, trace de toi, cœur sur le tard et pied, je te tiens, je te veux et je ne sais si, si, je parle encore, et encore, aux même, ou à toi, pied posé sur un cœur, tilleul et châtaignier, et j'aime, j'aime bien, le vert, d'un pas à l'autre, de la rive sur le tard, et sur le tôt, si tôt, tenu, tout,

tient tout encore sur chaque mot, paroles prononcées sans suite et sans raison, dans l'eau, dans l'eau on a cherché l'apaisement, il coule, coule et siffle sur la peau le soleil, et l'espace entre les rires, je te tiens et tu vois, tu trembles et tu commences, cœur agité, grand pied posé sur les cailloux, branches vertes,  vertes,

et j'aime, j'aime bien le vert.

14 juillet 2020.

mercredi 23 décembre 2020

Retour, et tic, et toc.

On relit le même livre
toujours
eaux assemblées
étoiles
monde des mots perdus et du silence

encore
des incertitudes
des fleurs inutiles
du calme et des regrets imprononçables

vieillir
au matin
fourbu et sans retour
encore la dérive
eaux fendues
paroles et mots entrechoqués

rien
en haut
en bas
un fil

notre vie

regain
perpétué
imprononçable

Maria Dolores Cano, 23 décembre 2020 à 10:09. ici.
 

Et tic, et toc.

Que veux-tu que je te dise, on ne se souvient pas, quand on est vieux on lit et on relit le même livre, je dis encore et encore, le chien boit dans son bol de l’eau de circonstance, ni mêlée, ni à rendre avec du rire, et de la distance, je tourne et je vire et je serre et je serre la vie, et je maintiens toujours les eaux assemblées,

tu tournes et tu accroches, et au vent et au nord, et plus à l'est, un peu plus à l'est, au repos  et à l'est, les étoiles, une surtout, une pour tirer, un peu plus, le monde hors du champ des mots imprononçables, des jours entiers perdus, du temps et de l'espace, j'en suis, j'en suis et du silence tout est retiré, tout te tient, tiens-tu,

tenu tu te recentres, tu es posé et venu, je serre les poings, encore, et encore, des tensions, des incertitudes, tu trompes et tu tiens sous la main, sous les pieds, des fleurs et des cailloux, des herbes inutiles, du calme, et cent fois encore des choses murmurées, des regrets, la peau est lisse, le ciel est calme, mots imprononçables,

et pourtant, et pourtant, est-ce cela vieillir, commencer, je suis perdu, et je suis, suis-je, sans attaches, tu rentres et tu te perds, au temps et aux graviers, tout au matin, tout à la pente, tu retiens et tu vois, et tu te sens perdu et fourbu et empêché et sans retour, les forces abandonnent, tu te tiens, et tu soupires encore,

toujours devant, dans la dérive des eaux fendues, les yeux tournés, je te tiens, tu observes, tu retires et je cerne, je tiens et tu tiens, tu mords et je reste, je te donne et tu me manques, les paroles volent, les mots entrechoqués, tic, toc, et tic, toc, les maillotins, la dérive, tu calmes, tu retiens, mots imprononçables, je prends,

rien n'est décidé, et en haut, et en bas, et tic, et toc, je te signe et tu demeures, je tiens un fil pour cerner notre vie, du retour, du regain, les miracles perpétués, des mots imprononçables.

13 juillet 2020.

mardi 22 décembre 2020

Aux barbaresques.

Et je me suis arraché un peu de peau, un peu de joie, des cris et du fracas, et tout, ensemble, sans abandon, sans retour, des gestes précis et un à un les cheveux tombent, j'en suis encore et encore à ce soupçon, une vie, une voix, des yeux et des saisons, tout passe et se transforme, un temps plus un autre comptés,

 entretenus, rendus, pour tout dire, tout te dire, tu recommences et je m'emploie, je te commence, et tu te tiens, nous sommes en attente, nous sommes à l’effort, et le tien, et le mien, et les routes et les montagnes, tout à courir, et tout à résoudre, je tourne et je marche, je marche, profitons, profitons, pénétrons et répandons,

on se consume, on se reprend, on se récolte, et on se charpente, en avant, et ensemble, en espérance et en majesté, nous sommes au charme, solitaire, nous sommes à l'abandon, corsaires et pirates, tu te retiens, et tu t’abandonnes à la foule, esclave sur la rive des barbaresques, nous y sommes, et nous tenons de tout,

tout à tout, et du sensible à l'aigre, des douceurs et du timbre, je tremble, je tremble et je te déploie, et nous serons, et nous irons d'une rive à l'autre, sauvages et barbaresques, et retour pour le temps perdu d'un voyage l'autre, d'une main tendue à un écart, dans l’espérance, je tourne, je tourne et tu recommences,

chemin perdu, corsaires et pirates, je tourne, je tourne et tout en avant, tout à l’exploit, je te retranche et tu ordonnes, soldats abandonnés au rivages barbaresques, nous sommes en action et nous montons l'eau, un seau après l'autre, puits creusé, eau boueuse, je te défie et tu trembles, le sel sur la lèvre, attaché,

sale ton pain toi-même, et les joues enfoncées, je te creuse et tu reprends peau à peau, et bien donné, nous sommes, nous sommes, et nous tournons et la roue et la corde, et tout grince, grince, esclave abandonné, espoir déposé au sables des barbaresques, un présent et un passé, on tourne, et encore on avance, et surgissant,

mer démontée, les joues creuses, je viens, je viens, et encore, et encore, tu te tournes, et tout recommence, nous y sommes et nous en venons, sable et fumée, tout vole encore au ciel des barbaresques, sous le pied, sous la dent, entre les yeux et sous la peau, les éclats et le rire, tout vole et je reprends, un instant, reprends-tu,

encore, et encore sous le ciel très clair, sous le soleil trop tendre, les mains levées, le cœur au calme, le pied glisse encore, et encore, pain salé aux sables des barbaresques.

12 juillet 2020.

lundi 21 décembre 2020

Seulement.


Comme si l'on pouvait faire danser les mondes, et astres, et saisons, et peser et juger et renverser, on dit : on sort des infortunes, on renverse les plus forts, pour démasquer le parjure et commander à la mort, et que dieu se lève seulement, seulement est toute l'histoire, chose unique, le retour possible des frondaisons,

toutes les splendeurs en mémoire, et accoudé, et tenu, tu te retiens et tu observes les étoiles une à une, les feuilles, branches et rameaux, tout ici est en acclamations, tout se répand et tu réponds du sacrifice et des oublis, nous sommes en sommeil, y sommes-nous, j'en viens, j'en suis, j'y tourne, seulement,

tout de tout me retourne, front apaisé et sifflement, j'en suis, j'en suis et nous donnons et nous nous demandons que faire et que comprendre, cantique usé et rebattu, monde terminé et peuples désolés, ce qui brûle et se tait, je suis ici et ici je tourne, et je commence, tu renvois les heures oubliées, les corps suspendus,

les astres, le saisons, mensonges aperçus, parjures innombrables et mort sans victoire, on pourrait un jour te commander, et tu ouvres les portes et tu tournes le pied, à chaque marche tu descends, tout monte, et en haut la joue sur le cuir, couleur moyenne et veloutée, et je ne devrais pas, et j'ai dit tout de même,

cette délivrance fut une vraie délivrance, et vraie et terrible, et dans la solitude de la liberté, longtemps, longtemps ,longtemps après, après tout est disparu, et tout est disponible, j'y suis et nous y sommes, et tout se tourne et recommence, tout est éternellement présent, contrat résilié, et splendeurs, splendeurs,

mondes achevés et royaume éternel, je te tiens et tu me gardes, pour plus de temps encore et encore, je te donne et tu me tiens, et sous les arbres et sous les feuilles, la joue au cuir posée, lacet jaune et cœur de pierre, et escalier gravi, tout est en place, et en place, j'accède, j'arrive, tout dans l'ordre est rentré,

dans le frottement, je te suis, et depuis toujours nous y sommes et rendus et pensifs et chargés, une vie qui passe et du temps tout autant passé, je te suis, je te tiens, et tu me retrouves et devant la porte, et à genoux sur les cailloux, entre les gouttes éternellement suspendues, je te retiens et nous chantons la gloire,

tout est ici de toute éternité, comme si l'on pouvait faire chanter les mondes, et astres, et saisons, et peser, et juger, et renverser, on dit et on sort des infortunes et on renverserait les plus forts, et démasquerait le parjure et commanderait à la mort, et que dieu se lève, seulement, et seulement, seulement,

est toute l'histoire, chose unique, retour possible des frondaisons, et de toutes splendeurs, je te tiens et je te cerne, tu es resté toute une vie et seulement.

24 août 2019.



dimanche 20 décembre 2020

Aux commencements.

On avance et on pense léger, et légèrement, on tire et on donne du fond et des distances, des erreurs et du contrechamp, je suis, j'assume et tu assistes, y sommes-nous, y sommes-nous, irons-nous, et de toutes ces questions trouverons-nous une clef, je te cherche et j'appelle, tout est à joindre, un bout abouté,

à une extrémité et tu te tords, tu fourmilles, métal sans avenir, matière sans support et de peu d'intérêt, je suis, j'y suis et tu harcèles les heures plombées, les griffes sur l'écorce, le sang qui coule aux bras, aux pieds, et bras et pieds et servitude, tu te donnes et je me reprends, et questions posées, encore, et encore,

tout de ce point avance et disparait, le chemin se fait en chemin, les erreurs effacées, la grande, grande illusion, je suis sur le bord de toi ici, je retiens la solitude, les pleurs sur le côté et tout caché et tout à perdre je tourne et tu envoies les pieds et les genoux, les cloches au sommet, tu te retournes et tu accroches,

t'accroches-tu, à un mouvement vif, à une illusion, tout est sincèrement en chemin, et cheminant tu vides le sac des certitudes, une feuille plus une et un rameau plus un, arbre pour arbre et cœur planté, tu te retournes et tu décides, je suis ici et j'en reviens aux commencements, il y avait des paroles, nommant,

qui nommaient chaque chose, objet, ou moment, ou lieu, événement et dépendance, je suis surtout et je commence, il y a, il y est, et tout devant, et devant : tu signes et tu griffes, et tout de tout te tient, cœur tendu, bouche close, il aurait du parler d'ouverture, la chose est sûre, mais comment, comment,

dire et tout faire, avançons, on avance et on pense, léger et légèrement, on tire et on donne du fond et des distances, des erreurs et du contrechamp, contre la vue et contre le temps, les forêts et les plaines, et tout du val à l'embouchure, marais profond et cœur content, je tourne, je tourne, et tu me donnes,

et peu parfois, et parfois trop, juste, tout est juste et véritable, et même, même tout avance, fait valoir et offre ce que doit, je tourne, je cerne et tu arrives, et tu écris et tu reprends, tout te tourne et tout te navre, tu es cerné et complet, tu retentis, je sonne, je sonne et tu résonnes, et d'écho en écho tenu,

tiens, le monde s'étonne, chansons vieilles, tout ici est présenté, tout est donné et tout compte, temps compris et cœur en flamme, tu es cerné et tu reviens d'un bond, d'un bond tout avance, de porte en porte, tout est donné et compris, je suis ici et je me vante, tu reviens et me charmes, je suis, ensemble,

nous irons et ensemble, nous ferons, on avance et on pense léger et légèrement, on tire et on donne du fond et des distances des erreurs et du contrechamp, une feuille plus une, et un rameau, plus un arbre, arbre et cœur planté, tu te retournes et tu décides, je suis ici et j'en reviens aux commencements.

23 août 2019.