Il
te reste demain pour comprendre la vie, avancer, les yeux ouverts, la main sur
la hanche, sur la hanche quel plaisir, et on y sent le squelette, quel plaisir,
l’os sous la peau, la main, la peau et l’os, tout cela est dessous, dessous, on,
toi et moi, se disperse, et toi et moi, émus, éveillés et l’os et la peau,
on
ne se dit plus rien, il en faut, et tout enchante, le rire, la mort qui veille,
les erreurs, et en tas, en tas les feuilles, sous les arbres, sous les branches,
je te réclame, et tu ne réponds rien, ni pas, ni peu, que restera-t-il de
toutes ces paroles, tu te tiens, je remarque, la peau sur l’os, je te soutiens
la main tranchante,
et
tu ne réponds, ni rien, ni peu, ni pas, on se souvient, toi et moi, en
disputes, qui est sur le chemin, le premier, la facilité, les échos, je te
tiens et tu ignores, la main sur la peau, sur l’os de la hanche, jeunesse pour
longtemps, encore et encore prolongée, ce qui ne restera pas, ce qu’il faut
abandonner,
ou
peu, ou rien, des mots pour écarter les regrets et les doutes, je ne suis pas,
ni peu, ni rien, ni moins encore, la main sur l’os de la hanche, le cœur
pousse, la vie est avancée, tu te retiens et je m’ignore, ignore-t-on, ni rien,
ni peu, ni pas, tout au-devant, tout en avance, je te suis encore, et encore
reconnaissant,
tu
me tiens, et je remonte, et le drap et les pieds sur le côté, sur la vie qui
continue, je ferme et je contiens mon cœur dans sa cage, enfermé, enserré de
tourments, et de paroles en flots muets, en disgrâces, sans la main tout se
tient, tu es ému, tu es posé, tu es meurtri, au drap, pour rien, au sommeil,
je
ferme sur le temps, les yeux, les regrets, je tourne, tu tiens, si l’on
s’oublie, si l’on se tient, toi et moi, la main sur l’os, sur la vie avancée,
tout enchante, le rire, la mort qui veille, les erreurs.
05 août 2021.