jeudi 27 octobre 2022

Retour, "Et pair, et impair, et surprise."

La vie s’en va en silence
___________ et soulagement
traces anciennes sur le carreau

la pierre est chaude
les mots urgents pour dire l’instant

cailloux et sable - les grands serments
les oiseaux nichent dans l’herbe exquise
leur chant caresse la peau griffée

nous sommes le temps désagrégé
le cœur des choses en un sanglot
d’un temps ancien – immémorial
enfance perdue – la vague immense

entre les rives les eaux avancent
cœurs en semence auréolés du tendre

le long soupir d’une nuit palpable

Maria Dolores Cano, 26 octobre 2022 à 09h57.


mardi 25 octobre 2022

Et pair, et impair, et surprise.

En avance, la vie s’en va, en retard, devant et derrière, au tout venant, songeant à l’immensité des règles et des lois, châteaux posés, regards en fuite, silence et soulagement, je tiens, je défais, je réduis, je tremble, un rien au front, le reste des images, une ride, un soupir, tremblant, souriant des choses,

en abandon, et les choses quelles seront-elles, des pierres et des mots, des traces et de l’herbe, cailloux posés, griffes tordues, des nids pour les oiseaux, des ombres, pour se retrouver, errants, nous errons, et perdus, et griffant, peau blessée, regard perdu, je te tiens et tu t’obstines, un temps en avance,  

des remords et des certitudes, un temps perdu, il faut réparer et dormir, pour prendre et servir, prépare et nettoie, soulève et reprends, il y a, il faut, sommes-nous à voir, et à entendre, et nous sommes temps perdu, et temps décomposé, et pair, et impair, et surprise, et soulèvement, tremblement, fortune,

tu poses, tu poses, entendons, une affaire, un sanglot, du bois mort et des oiseaux sous les arches, pont perdu et pont tremblant, nous tournons, nous retournons, au pays, souvenirs, à la naissance, temps suspendu et portes closes, les vagues, splendidement, tout imposé, et avant devant, les vagues, évidemment,

un pont, sur les eaux, les oiseaux sous les arches, je te retire et tu me noies, temps compté, œil tourné, muscles tendus et gorges prêtes à exploser, à retourner, dire et chanter, sous les arches tout résonne, et dedans, en avant, les eaux avancent, et se mêlent, temps perdu, reposé, songeant, châteaux posés,

l’immensité des règles et des lois, regards en fuite, silence et soulagement, je tiens et je défais, une ride, un soupir, tremblant et souriant, au front des choses abandonnées.

24 août 2021.

lundi 24 octobre 2022

Retour, "Ceinture longue, je pars, je pars, et."

Joie des oiseaux
paroles en envol
une histoire de lumière - de souffle

entre les mains
des cailloux d’or – le ciel est grave
seule demeure l’impuissance
la joie frileuse d’un cœur fragile
d’un cœur gelé

ombres et couleurs
des voix appellent et puis se mêlent
au gris du ciel – à l’heure grave
aux yeux en pleurs

l’océan gronde
soif du monde

Maria Dolores Cano, 24 octobre à 13:30.

Ceinture longue, je pars, je pars, et.

Non plus, aussi joyeux, et, non pareil, et, quel sens, sur le pré les oiseaux, insensé, et ce qui vole d’ailes et d’élytres, des paroles pour conquérir, pour entreprendre, et, pour donner, une histoire en avance, laquelle, un pied tendu, une certitude, quelle obsession, tu tournes insolemment, tu me tiens, main,

entre les doigts de chaque main quelle évidence, des preuves, des cailloux, des bijoux, et, d’or, et, de sentiments, sur le ciel tout cela est à graver, heureux instants, quelle est ma joie, je tiens, et, tu débarrasses des pierres orientales, des ors du Caucase, et, des outils, fer blanc, ronce de noyer, des couteaux,

et, des agrafes, à tailler, à fendre, à défendre, pour ici encore, et, encore, et, du flanc, et, de la hauteur, un rayon, des étangs, des chiens, je tourne, et, tu confonds, et, descendu, et, sans entrain, et, retenu, et, oubliant, je te retrouve, tu me glaces, front désolé, ceinture longue, je pars, je pars, et, me trouve,

tenant, je ne sais où, et, je ne sais quand, tout en avance, tout en refrain, des ombres bleues, de l’espérance, des rendez-vous, retrouvons-nous, rendons-nous, et, allons-y, et, revenons, et, rentrons, adieu, adieu, il va pleuvoir, je te tiens, et, tu me désoles, il va pleuvoir, content, et, possédé, en avant,

sur la plus grande table, tout arrive, et, repart, et, donne, lieu caché, tenu serré, j’entends, et, du pont jusqu’à la rue, le calme rentrant, la figure cédant, je trame, et, tu me désespères, chemin tordu, cœur tremblant, au reposoir, à la mûrisserie, à la corolle, les animaux avancent, tendons, tendons,

la jambe, tenons le cou en équilibre, la vue par côté, les yeux ouverts, je trame, et, tu envoies des océans de pleurs, des ruisseaux de pardons, pour conquérir, pour entreprendre, et, pour se donner une histoire en avance.

24 août 2021.

dimanche 23 octobre 2022

Retour, "Manque, la technique, la mécanique."

Penser à ceci – à cela
une histoire de temps – à venir
passons et allons sur l’autre rive

au bord de l’autre – nous sommes
le plaisir sur la branche
entendre et voir – le silence

monter – descendre – les heures avancent
des cailloux plein les poches
remontons les horloges

qu’importe la technique
je te vois enfant futé des sortilèges
qu’importe la mécanique

dans le brouillard le sable pleure
les arbres meurent – sciure sur la planche
nos cœurs en manque dans l’or de l’ombre

obscure lumière – les voix du soir
sur l’autre rive quiétude des eaux
quand le soir tombe la rive appelle

Maria Dolores Cano, 23 octobre 2022 à 15:34.

Manque, la technique, la mécanique.

Pensons bien, souvent, pensons bien, encore, à tout ceci, à tout cela, une histoire et une autre, du temps pour passer, et quand le soir viendra, il y aura bien sûr, bien sûr, quelqu’un pour dire passons, passons sur l’autre rive, allons, encore et longtemps, aux autres côtés, au-devant, soir venu, et venant,

d’un bord pour l’autre, je te tiens, je te vois, maintenant, maintenant je répète, nous sommes, nous y sommes, pour toujours et pour longtemps, d’une branche pour une autre, d’un plaisir à un malheur, je te tiens, je te vois, tu me désespères, entendons-nous, entendons-nous, voyons-nous ce reste,

te faudra-t-il revoir, te faudra-t-il reprendre, ce qui monte et ce qui descend, et du bas vers le haut, je te dis ce que nous sommes des heures en avance, du pardon sur les cailloux, de la revanche dans les poches, petits outils et grandes machines, il manque, manque, la technique, la mécanique, les horloges,

démontées, remontées, les écrous, les boulons, ce qui importe le carburant et l’explosion, je te reçois, je te vois, et tu me devines enfant perdu, les pieds collés, noirs et blessés, au sol, au sol entre les tessons et la limaille, les étincelles et les caisses gerbées, tu envoies, tu éclates, je reçois un reste de sortilège,

amis perdus et gorges chaudes, dans le brouillard et sur le sable, dans l’escalier et sous les arbres, le temps passe, le temps a passé, je ne meurs plus je reste, et restant je te soutiens, tu en demandes et tu en reçois des monceaux, sciure pour décrasser, pour enlever et laisse, laisse mon cœur tranquille,

du temps et des naufrages, et toujours, toujours, à flot, un élément une espérance, eaux assemblées, rêves perdus, quand le soir viendra il y aura bien sûr, quelqu’un pour dire : passons sur l’autre rive.

22 août 2021.

samedi 22 octobre 2022

Pour marcher sur les monts.

Ainsi que toi, ainsi que moi, et tout encore, et encore, je ferme, je tiens et je tourne pour suivre la liberté, les échanges, le risque, les histoires contées, tout tient et te concerne, je suis ce qui revient, ce qui tourne, de la lumière pour la lumière, du pardon pour les échanges, le respect, en conscience, la confiance,

pour l’aventure, les rêves étrangement construits, tu tournes et tu construis entre les feuilles, entre les branches, dans les couches de l’air, entre le rien et le multiple, ce qui passe, ce qui y passe, et tout encore, un rebond, un report, et tout ici tremble et tremble, je te tiens, tu me donnes un cri, pour rendre,

une caresse pour le souvenir, le temps tourne, tu trames le monde, et fil à fil et dent pour dent, les gants autour, autour, des doigts, je tiens les fils, un pour un, et une pour une, des situations, des évidences, des tourments, en tremblant, en devenant une aventure pour un service, une armée pour marcher,

sur les monts et sur les plaines, tout plus sauvage, je tiens, tu dépasses les bornes, passe et reviens, une histoire de bon samaritain, je me croyais ici et là, et encore, autrement, de pied en pied, de surprises en surprises, on se reprend, on se dispute, tu tiens les armes éloignées, un peu court, un peu bref,

des monts et des plaines, tu retournes et tu trames, fils pour fils, et va et vient, au monde les splendeurs et le fil construit, je te donne et tu me prends, et tu tournes pour, encore et encore, je te veux et tu commandes, que se passe-t-il, que devenons nous : des pierres amassées, des pans entiers,

jaune et rouge, je viens, je commence, tout tient et te concerne, je suis ce qui revient, ce qui tourne, de la lumière pour la lumière, du pardon pour les échanges, tu construis entre les feuilles.

21 août 2021.