mercredi 2 novembre 2022

Retour, "Animal éploré."

On y sera
et
nous y sommes
tout roule pour le roi

sous la pierre
une douleur vive
de rires et de larmes
sans espérance

étoile inaccessible
aurores effeuillées

il n’y a plus rien
pas même ce balancement
qui vous met le cœur à l’heure
(*)

Maria Dolores Cano, 02 novembre 2022 à 08:58. 

(*) L. Ferré

Animal éploré.

On y sera, on y serait et toujours et disant et tendant et accompagnant les rires, tu fuis et tu reprends la pierre, tout roule pour l’ouverture, femmes perdues, perdantes, éplorées, pierre roulée au tombeau, et du roi et du temps, tout en attente, tout en frottements, je tourne et tu appuies et ici encore,

aussi la douleur reste vive, le temps sans embarras, tu cherches une éclosion et de rires et de larmes, que tout vienne et tout ici te prenne, tu en es encore et encore au fragment, l’ambiance est à l’espérance, morceau par morceau, joie et diversité, tu te tournes, tu contemples, morceaux, fragments,

tessons, éclats, et tu composerais, ainsi et ainsi, encore pour encore l’univers rassemblé, la demeure grande ouverte, ouverte en grand, de silence et de frottements, les planches une à une pour déposer la poussière, étoiles et abandon, mort et naissance, fatras et convenances, aux étages, sacs pleins accumulés,

du temps à perdre et des remords en partance, une souris encore et encore, tout se lamente et sont broyés les fétus, pailles éclatées au pied et au poids, le corps enfoncé et de pouvoir et de grains, sur le silence, dans la lumière, yeux ouverts et cœur ardent, tu brûles et tu consumes, on dirait au jardin, enclosure,

ou ouverture, la rose effeuillée exhale, enfants endormis au chaud, la douleur reste vive, le temps sans embarras, tu cherches une éclosion et de rires et de larmes, que tout vienne et tout ici te prenne, tout roule encore la pierre au tombeau, la souris éplorée, le sacrifice, tout ainsi encore et encore, temps,

à l’incertitude, au temps tout passe et la force, la force, toute se dérobe, il n’y aurait ni feu ni lieu, plus de calme, tout passe d’une pierre roulée, les femmes au tombeau les rois abandonnés, les animaux éplorés, la construction et d’une vie et d’une route, de l’angoisse vers la liberté, tu reviens,

j’approuve, temps perdu, ferveur intacte, nous sommes à la barrière, éclosion, enclosure, temps mêlé, paille écrasée, grain oublié, souris absente.    

15 juillet 2022.

mardi 1 novembre 2022

Animal échoué.

J’ai pris, et cela trouble, de la nuit devient du jour, on ose dire, on ose prendre le chemin et les traces, vers la victoire, en avant, en faisant, faisons, le calme et l’attente, espérant et espérant, soufflant et soufflant, contenant du vide sous la peau, du dur entre les dents, il souffle, il souffle, cétacé abandonné,

il souffle, il souffle de la mer à l’eau douce, du présent au futur, à l’encontre, sans retenir, sans comprendre, une expérience sans suite, le fond à l’abandon, tu souffles et tu t’agites, un caillou entre les dents, l’objet pour la rencontre, je te passe, je te donne, file et joins, cherche sur le sable, animal échoué,

tu grattes et tu retiens, des différences, des regards, du cœur et des joies pures, tu retiens, tu noues, fil d’or, le fil d’or à broder, à servir, à orner, à reprendre, sur chaque place, sur chaque trace, un fil posé et un nœud, tu te retiens et de l’entournure au dénouement, le péril reconduit, l’humeur transparente,

des choses et des lois, du rire et du drame, un bloc, un bloc pour te reprendre et dire à ta place, à ta place, ici un autre disait : bienveillamment souriront aux époux, les époux, cordes arrachées, les ou aux, peu à peu, pas à pas, les cordes sont dénouées, les poches vidées, la tête pleine, comme si, comme,

un tien respire, une victoire enfin, les yeux bleus, il reste de la place, il chante le regard, il tourne le destin, tu es sorti pleurant, et tu grandis encore et encore, cœur éploré et geste large, tu respires et tu détends, d’un air pour l’autre, de la chance vers la moitié de la nuit qui devient jour, qui tourne, et recommence,

au passé, au présent, à la certitude, au temps compté, au renouveau, tu agrafes, cœur en émoi, pensée secrète, peau martyrisée, chaleur sans retour, la nuit, la nuit immense et les étoiles, les souvenirs, au fond de l’eau au fond du temps, cœur perdu et joie immense, tu retiens et j’arrive, peau frottée,

joie avalée, cœur reconnu, dans le soleil, dans le vent, de l’eau qui coule et, du temps pour penser le reste, animal échoué.

13 juillet 2022.


Retour, "Chez Maria Dolores, 1,2,3,4."

Ô
les oiseaux
entre espérance
et les ronces

dans le ciel
d'os est le cœur 

Maria Dolores Cano, 31 octobre 2022 à 10:17.

lundi 31 octobre 2022

Retour perdu et retouvé, "Et vivre enfin, enfin."

L’heure venue, chanter et reprendre les traces d’un passé rattrapé. Il y a la beauté et la limpidité des racines retrouvées. En quête de lumière, et de trésor oublié, suivre l’étoile qui parle à l’enfance. Ligne incertaine de nos chemins d’errance. Les oiseaux font escorte et parlent aux saisons, au cœur des moissons, à l’ultime horizon. Ils griffent de leurs becs nos souvenirs d’ardoise et de craie consumée. Hier, jardins en fleurs. Aujourd’hui, la peur les a surpris, l’air est un poison, le temps est à l’arrêt. Il sera condamné. Un voyage sans retour vers des lieux ténébreux d’où la lumière nait. D’une rive à l’autre les fruits sont récoltés et mis dans le panier. La terre ensemencée, les rêves enluminés, la vie peut continuer, enfin en liberté. 

Maria Dolores Cano, 29 octobre 2022 "heure ?".

Chez Maria Dolores, 1,2,3,4.


1

Ô, la trace des belles choses,
j'ai gravé sur un roc :
le bonheur, silencieusement.

11 juin 2022 à 06 :23

 

2

Les oiseaux
aux feuilles murmurent.

Ô, la bouche de la vérité,
entre espérance et illusions.

Un trou
entre les pierres et les ronces.

19 juin 2022 à 08 :40

 

3

Une trace,
la lune et Venus,
dans le ciel.

26 juin 2022 à 05 :19

 

4

Nuit épuisée, eau rouillée,
de sel et d'os le cœur respire.

14 juillet 2022 à 07 :03