samedi 23 septembre 2023

Retour, " (quand donc, jusques à quand) ".

Quand donc
s’accomplira le rêve ?

aux franges du soleil
aux confins de la terre
aux cieux accordés

à quand ?

aux collines
aux fleurs
aux épines
aux yeux en éclats de soleil

quand donc
cesseront les larmes ?

histoire répétée
temps passé et à venir
au temps présent entrebâillé
souvenirs d’après

à la vie
aux oreilles
aux yeux mêlés
sous le charme des années

à quand ?

comprendre et raisonner
mesurer l’insurmontable
le murmure des clairs instants

les fleurs et le vent
les plumes du serpent
une larme à l’œil dans l’air du temps

pour une minute l’éternité
en ce premier matin du monde

quand donc et jusqu’à quand ? 

Maria Dolores Cano, 23 septembre 2023 à 11:04.

jeudi 21 septembre 2023

(quand donc, jusques à quand)

(quand donc, jusques à quand)

Du rêve, au plus profond, tu tournes et gambades, jambes ployées, corps à l’assaut, aux franges, au soleil, dans quelle partie du monde, quels confins où pourrait finir la terre, tout aux cieux accordés, dans la vertu, tu restes ici, attaché au-devant, au dehors, déporté, tu condamnes, tout est à supposer,

(quand donc, jusques à quand)

D’un autre bien, de biens d’autres aventures, tu oublies ici les bois et les vallons, collines tourmentées, fleurs jaunes, ajoncs, cytises et séneçons, de tant d’épines, une colère, tout ici commence, les yeux à entrouvrir, les éclats à supporter, je te retiens, tu examines, il reste à compter et peser les larmes, un temps à venir, un temps à combler, les yeux ouverts, les larmes une à une, du trouble, du repos, des histoires à merci, y aurait-il la grâce, y aurait-il un souvenir, les yeux entrouverts, histoire composée, l’action en attente, je te retiens, tu finis par oublier, un reste grave et clair, les ténèbres si lourdes, la vie amère, la vérité, tout te tient, la vertu, le paradis, l’oubli, les visages, choses mêlées, choses à revoir, tout te reprends, tu espères encore, la vie errante, les oreilles aveugles, oh, y voir encore et oublier à nouveau, je te retiens, tu mêles tes larmes, aux fardeaux, étrangement tout respire, sur le front, sous les yeux le charme, tu te reposes, je t’oublie, y sommes-nous encore, 

(quand donc, jusques à quand)

Comme pour oublier le bruit et la fureur, idiot sans charme, un poids insurmontable, je te retiens, tu forces le pas et le trait, d’une figure l’explication, entrevoir, raisonner, comprendre, achever, je te dois, tu m’entends, je murmure, tu clames,  depuis loin, fermement, du plus profond, l’oubli s’en vient, tu es à un point de l’éternité, tu figures, je sonne, métal brouillé, clair moment, printemps et abandon, fleurs et poussières, je te dois, tu me façonnes, nous sommes au-devant, j’entends le trépas, tressaillant, la montagne abandonne, le vent vient de loin, tu respires, j’ouvre un œil sur une larme, un flot sur un regret, campagne perdue, histoire aveugle, poison dans la poitrine, le calme à oublier, il te revient, il te condamne, depuis lors, pour un matin, pour une source, tu enjambes ce reste de pont, ce reste de plume, le calme des serpents, la vie abandonnée, tout ici le murmure, une heure, une heure à peine, et tout revient,

(quand donc, jusques à quand) 

25 mars 2023.

Stephen.


 

samedi 16 septembre 2023

(où sont mes yeux, où se trouvent enfants et responsables)

 (où sont mes yeux, où se trouvent enfants et responsables)

Du plus grand au plus faible, on se reprend, et foi, et feu, et force, indiffèrent,

(où sont mes yeux, où se trouvent enfants et responsables)

Et de vie, de caresse, du plus au moins, sans souci, en forces, tu tentes, recevoir, donner du tempérament, indifféremment, on se retrouve, es-tu d’ici, es-tu de cette frange, je te retiens, tu étires, il reste un mot à dire, des éclats, des émotions, lucidement tu respires, y sommes-nous vraiment, y sommes-nous encore, il est loin le temps de la conclusion, terme, foyer, défense, retenue sur la route, sur le bord, je te prête pour longtemps, il reste du sensible, au plaisir, à l’éblouissement, tu avances, de tout on se justifie, des erreurs, des partages, des mots froissés, des cages vides, du terme, du quart, la difficulté à entendre et dire,  

(où sont mes yeux, où se trouvent enfants et responsables)

Et revenons, tentons, du plus au moins, des greniers clos aux phrases malhabiles, du devant, du reste, de la vie sans affres, sans recours, je te tiens, tu donnes du temps pour la splendeur, du rêve pour le sacrifice, en avant, du cercle, des cailloux, petites proies perdues, petites herbes cachées, d’écorces, de sable, pour entendre, comprendre, je te respire, tu me noierais, une goutte, un soupçon, peu, gros comme une noisette, au bout du doigts, dans ce qui reste à réparer, dans ce qui tient, qui respire, petites herbes, petites proies, animaux faibles, rayons d’or sous les ramures, je tiens, tu me vois entre les feuilles, sous les branches, y faire, tout retenir, prendre entre les doigts, mousses, graviers, monter, construire, bâtir, tenir, du plus haut au plus grand, à la plus grande gloire, des airs pour le triomphe, de l’écho entendons, tout vient, tout se constitue, tu installes, je prends, tu retournes sous les branches, cœurs éraillés, fils, sortilèges, du devant au dehors, de la tribune aux ornements, sur ce chemin perdu, peu, pauvre, sans contrat, sans éclat, du plus au moins, du retour aux émotions, je te donne, tu enchantes, y sommes-nous encore, y sommes-nous vraiment, du blé au pain, du lait à ce qui reste, un recours, un oubli, entre le sang, à la volonté, je te retiens, je t’organise, tu me laisses vivre, je te tiens cloué dans l’oubli, dans le temps, entre les sources, les pierres tu remontes, et tu remontes,

(où sont mes yeux, où se trouvent enfants et responsables) 

24 mars 2023.

Retour, " (marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées) ".

La lune est en voyage
_______ sur le talus
le printemps venu
pousse les nuages


il reste une barque
_______ au loin
comme une envie
un lien secret
entrelacés à la lumière

en solitude
un peu de ciel
_______ pour la joie
_______ pour le rire
et le vivant sur la mer
comme un rêve
une âme vive
caillou grainé
et goutte d’or

un souffle passe
nous y sommes

Maria Dolores Cano,   16 septembre 2023 à 09:43.

mercredi 13 septembre 2023

(marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées)

(marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées)

À peine retourné, avec joie, un élan, à peine plus petit, à peine plus grand, avec peine un compagnon qui erre, un croissant de lune en voyage, devant et plus encore, plus encore, au-devant, au plus grand, il tourne et protège, comblé, un grand plein, un trop, un proche, au tournant tu es encore, plus encore, encore, sur le talus les herbes poussent, et passant tu fanes le désir, tu coupes le collet et la racine, dent ou carotte sauvage, à oublier, printemps venu, je tourne et tu observes, nous sommes, nous y sommes, grandis et oublieux, il pousse ses nuages et souffle doucement :

(marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées)

En entendant, en voyant ce qui souffle et retourne, nous sommes au plus loin, sur le devant il reste une barque, il y a du tremblant, et fleurs, et pierres, au loin à débusquer, encore à engranger, de plus, de loin, comme une envie de dire et de faire, il manque un lien secret, des plus ou moins entrelacés, sur le devant, dans la poche, il regarde et commente, sourire perdu, œil troublé, il se saisit, il se commence, et tu passes errant et sans ressource, un œil un seul pour voir et accorder le ton à la lumière, le pied à poser loin, les galets blancs et ocres, je te dis et tu redis il faut imaginer et se garder de l’œil qui voit et qui te trouble, entendre et dire, et faire, ils sont empressés, à combler et à entendre, pied posé, roche cuite et recuite d’un jardin suspendu, d’une terrasse ouverte,

(marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées)

En sauvagerie, en solitude, au coin du monde, si précis, ouvert sur un peu de ciel, tu fabriques un reste pour la joie, un calme pour le temps du rire, du souffle, du vivant, la loi le comble, retenir les bruyères, comprendre et miel et abeilles, faisons des nuages au ciel, partant en barque et sur la mer, il souffle, il souffle, et juste, et assez un air sauvage, une solitude heureuse, je te tiens, et plus rien ici ne condamne, nous sommes au plus haut coin de ciel, rêves éveillés, on ne condamne plus on ne retient ni âme ni caillou, pour entendre germer les grains ensevelis, les gouttes d’amertume, pour voir et entendre le souffle passé, 

(marin, marin, vent de bruyères et fleurs oubliées)

Je tourne et tu observes, nous sommes, nous y sommes et grandis et oublieux, il pousse ses nuages et souffle doucement.             

23 mars 2023.

Retour, " (le tiers à quatre) ".

Un tiers d’humilité sur la terre. La terre exulte, la flore jubile, quatrain de gloire, quatrain d’argent, corps mis à nu dans l’or du temps. Le ciel troué d’images illustres.

Le doute est grand devant l’absent. Les heures sont grises, sanglots de sang entre les rires d’un monde si grand. Chansons de gloire, d’éblouissements, de rêves absents face à ce monde aux dents d’argent.

Livre d’images, tempes du temps, hommes repus de gloire d’argent, monde reclus au firmament. Il reste le grand chambardement, sur cette terre miroir sans tain au sel d’argent.

Maria Dolores Cano, 13 septembre 2023 à 11:29.