lundi 13 novembre 2023
dimanche 12 novembre 2023
(et Orphée va, et tout revient)
(et Orphée va, et tout revient)
Et bois, et forêts, et vallons, tu tournes la tête, front dépouillé, il reste la paupière et ce qui dit, et ce qui entend, les parfums et les narines, à frissonner, à dire, je lance et tu reviens en boucle, on lit, on lit, et la main tremble, à comprendre, rien n’est rien, et tout est plus, on lit et on retourne entre deux pierres, restent les yeux verts et le silence, serpent et sirène devant ce qui est devant, ce qui fut, et tu oses, tu oses, allons, ce qui sera, qui est, qui fut, et qui sera, mots pour mots et images, images en creux, ce qui te reste de certitude, descend, descend, et tourne, il te reste à inventer, descente et tracas, tu trouves et tu comprends, ils y sont, ils te poussent, et revenant, et cherchant, loin, revenant de ce royaume, mains ouvertes, cœur entrainé, et images, sur le route je tourne, et tu comprends, il te reste, d’un frisson et d’un espoir, tu tires la paupière, au-devant, en absence,
(et Orphée va, et tout revient)
Pour régler, pour comprendre, pour soutenir les mains, et le cœur, et les yeux, en avant, dans un labyrinthe, les yeux ouverts, la bouche certaine, les doigts comptent les pas, et à dix, dix, tout recommence, un pas pour l’autre, des vagues et des bonds, des lames et du fond, en dire, en faire ce qu’il convient de sentiment, de gloire et d’humeur, à l’ombre, au-devant, au clair, pour tout entendre, tu accumules et tu reprends, un doigt, un doigt, et chaque dix, tout recommence,
(et Orphée va, et tout revient)
Il y est, il tire, il reprend, les paupières, les sourcils, ce qui compte et s’impose, le calme, le repos, le pas des animaux, il te faut dire et encore ton cortège, et tout ici me verra sur ces pas retourner, en avance, en envie, cœur utile, le silence te tient, sous les branches, entre les arbres, ces rochers et ces fronts, tu calmes, feuilles emmêlées, rayons traçant et le pied sur la mousse, il est en évidence, il tourne et tu comprends, le reste à dire, la clarté, le silence, et la chaleur qui règne, un monde en construction, des évidences simples et sûres, des rochers, des vallons, il te reste encore, et encore, à voir et à dire, la vie inventée, les fleurs senties et oubliées, papiers froissés, pétales simples, en transparences, du calme pour le jour qui reste, tu reviens, enfer oublié et n’oublie pas, ne te retourne pas,
(et Orphée va, et tout revient)
Un monde en dépend, le reste est oublié, dormais-tu cette nuit, et fronce, et tire paupières et sourcils.
Retour, " (Look mummy, I’m counting flowers,) ".
Mira mamá
estoy contando flores
y tú me dices
con lo que te queda de memoria
aguja de hilo
corazón de amapola
hierba alta por los montes
gota de agua caída del alma
mira mamá
estoy contando flores
entre mis manos
el tiempo va disponiendo
granos de trigo
y hierba seca en la boca del cielo
flores rojas como manchas de sangre
bajo las piedras el agua está fresca
flores del rio
sangre del alma
mira mamá
estoy contando flores
lágrimas de belleza
Maria-Dolores Cano, 11 novembre 2023 à 15:39.
mercredi 8 novembre 2023
(Look mummy, I’m counting flowers,)
(Look mummy, I’m counting flowers,)
Je compte, tu narres, et devant et en arrière sur ce qui te reste de mémoire, de fil et d’aiguilles tu vas et tu découvres un à un les coquelicots, et rouge et rouge et rouge et cœur noir et cœur blanc et en avant le cœur un peu jaune nous sommes unis et très haut aux herbes, ils sont penchés d’air et d’orage je compte et un et un et encore, tu tiens et tu demeures et tout petit et bien plus grand une horde de cœurs en place des océans sans avenir du calme pour dire la tempête nous sommes ici et unis et présents de boucle en boucle et de mains à saisir et de comptes à rendre tu imagines et je contiens et tu te demandes ils y sont, ils y sont, et nous en sommes que faire et que reprendre,
(Look mummy, I’m counting flowers,)
Et la tempête, et la tempête, ainsi, ainsi tu tournes et je tremble, cœur ébloui et corps sincère, sincèrement rendu, sincèrement tenu, et couvert, et en grand, et sur le bord, chemin perdu et granges folles, vous n’êtes plus, y sommes-nous encore, un groupe de fleurs rouges, coquelicots au hasard, sous les herbes sous et sur et entre et encore et encore, d’un groupe à l’autre et compte, compte les graines, en être, en prendre, compter et recompter, et une et une on oublie le reste quotient et dizaines et combien, combien, après chaque virgule et du compte rond à l’infini tu me rejoins parallèle à l’infini, du reste et du compris je te soutiens et tu avances un passage d’herbes sèches, tout transperce, les tiges dures, et un groupe je vous compte et j’observe, coquelicots et branches sèches sans ombre sans pensées, sans regard de la routine et pour comprendre des heures espérées, tout songe l’eau le sable entre les orteils,
(Look mummy, I’m counting flowers,)
Je compte un doigts et encore et encore, des fleurs et des cailloux tout sèche sur la place le reste et le quotient la rumeur et les ombres il reste à reprendre, il reste à comprendre des fleurs, des fleurs, il nous revoit, il nous entends, il est bien loin, et encore, et presque, un petit enfant qui disait à l’émerveillement regarde maman, regarde, je compte les fleurs, d’un bord à l’autre ils y sont et encore et comment, songe, songe il te reste la vie il te reste les contours, enjambe et recommence, nous irons, nous irons, devant, devant, la vie à son avantage, les liens et les cailloux, il te reste à comprendre le poids et le temps, les fleurs jetées une à une, un poids de poussière, un reste de saveur, des yeux et des oreilles, du calme et des pressions, peau à peau et mains pleines, nous sommes, nous sommes, et devant, et posés au sol, au sol, voyons, voyons, bouquet suspendu,
(Look mummy, I’m counting flowers,)
26 mai 2023.
Retour, " (il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes) ".
Il reste le sucre sur le cœur et la chaleur du soir. Il reste le vent, il souffle les amandes, éparpille le sable sur la grève et noie les étangs. Il reste la vie emmêlée aux choses imposées, au ciel dévoilé, à l’eau sur le pavé. Il reste les heures rayées, le pain en héritage sur la table posé. Il reste toutes ces choses en partage, la vérité sournoise, le linge plié, le langage oublié. Il reste sur le bord de l’étoile une pointe de lait pour l’enfant opprimé. Il reste le miel, le silence des orages, une feuille sur la branche, un oiseau aux plumes toute gonflées. Il reste un cœur dans un mouchoir plié, un peuple des nuages au regard mouillé et chemises rapiécées. Il reste une saison, du pain noir sur la planche, le poids des mots simples et la vie en dedans. Il reste une pierre de rêve, une corde brûlée, un livre refermé, sa dernière page tournée. Il reste une herbe verte tout au bord de l’eau, une rivière offerte au silence des eaux. Il reste un galet sur le sable doré, un galet de silence un présent silencieux d’un homme qui marchait. Il reste le désert, le monde qui se perd et la joie retrouvée. Il reste la griffure dans ta voix qui se brise, un gravier tout petit qui te blesse le pied. Il reste les nuages, les nuages dans le ciel et les oiseaux de passage en flèche vers l’été. Il reste le pendule et le risque de perdre ses amis essentiels. Il reste sous la cendre de la tourbe brûlée, un repos annoncé, le souffle revenu d’une histoire passée. Il reste sur le cœur le sucre et la chaleur, le rire du soleil et une perle de lait.
mardi 7 novembre 2023
(il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes)
Et voit-on, et entend-t-on, un reste, à la concentration, je te tiens, allons vite, commençons, finissons et retenons le calme, certainement, je tourne et je reviens comprendre et célébrer, on tient le souffle, le poids, la certitude, le calme, au repos, au fond il y a le feu et la tourbe brûlée, il reste de la cendre au front, entendu, tu accumules,
(il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes)
On réclame, on comprend, je tourne et tout bascule, le ciel et les nuages, oiseaux perdus, au loin on lance les graviers, les herbes sur le côté, les griffes et la joie, tout revient, tout avance, on ne se dit, on ne se prend, et comme, et presque, tu retires, tu composes, je te suis, tu me perds, je suis sur la grève, inconnu, le monde est plein, la vie augmente, je ne sais, je ne sens, je ne vois, et compris, et silencieux, le rivage connais-tu, comprends-tu, le silence, le sable et les galets, tu vois, tu tiens, tu ne connais, ni prairie, ni herbe verte au bord de l’eau, au-devant, tu cherches ici tout au-devant,
(il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes)
On livre, on établit, on comprend, je tourne, tu exposes, cordes et outils, pierres de la rive, de loin en loin, tout porte, tout avance, tout contient, la vie, le poids, choses abandonnées, planches sous les eaux, il reste une saison, je penche, je tiens, je contourne, la vie, au fil le linge, les chemises, ce peuple, ce monde de voiles et tissus, linges et mouchoirs, la vie penchée, le reste de ce qui tient tout en avant, je comprends, tout en avance, au retour les oiseaux, les fleurs, le reste de la vie, le silence, les feuilles, les branches, on se tait, on comprend, je tiens, la vie ouverte, il reste des orages il reste du silence,
(il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes)
Sur le point, sur le sable, sur le bord, sur ce qui reste du partage, les erreurs et le langage, il te tient par un fil, il te traîne et tu l’acceptes, les linge dans le vent, les ceintures, le partage, la vérité, le sens des choses, la vie en avance, l’héritage, le lien tenu, les heures oubliées, tout à rompre et imposer, le ciel sur la surface, eau étalée, chemin perdu, il oublie le désespoir, les choses imposées, les restes emmêlés, la vie à recevoir, ce qu’il faut de soutien, je tourne et tu observes, il faut dire tout est difficile, tout retient et tout avance, au bord tu cherches, mare ou étang, grève de pierre et rivage de sable, et dur, et souple, élan de coton et suite de sucre, le vent et les amandes, une main coupée, au-devant, il reste encore et encore un spectacle étonnant, il fera chaud et tout ira, en avance en appui, main coupée et sucre dans le cœur,
(il se voit, il se fait, tu tiens et tu commandes)
23 mai 2023.
Retours, " Petit matin. ".
SURVIVANCE Survivance d’une certaine idée de la vie à travers « les fantaisies et les cabrioles du langage » (je recopie) Un lézard ce matin est rentré dans la cuisine Il se promène sur les journaux pleins de sang et de cris Survivance des histoires de musiciens de peintres et de satrapes Absorbé dans sa « tache » sous la falaise d’Étretat Monet n’a pas vu la vague qui emporte toile couleurs et chevalet Survivance des rondeaux des ballades et des épîtres familières Ainsi va ma lettre rejoindre le cœur des ami.e.s perdu.e.s et des amours mortes à jamais
Je vole
jambes au soleil
lézard de lumière
étendu
dans l’obscurité
de l’histoire
une impasse

cette nuit il te reste
un abîme
il reste les parfums
en boucle entre deux pierres
il reste le silence
devant ce qui sera le royaume du cœur
il te reste un frisson d’espoir sur la paupière
ouvre ton cœur bois tes larmes
dans ce bois tranquille et sombre à l’ombre d’une écorce
on lit ce mot gravé par une main tremblante
ce qui compte et s’impose
le calme et le repos
cœur utile
silence sous les branches
un monde en évidence
pétales en transparence
ne te retourne pas
le reste est oublié
sur ta paupière close
Ô tendre amour ta faveur nous anime
Maria-Dolores Cano, 12 novembre 2023 à 14:26.