point par point
objet de rupture
clarté au loin
incertitude
la voix du sable
ses paroles grises
une bataille
ensemencée
de rires graves
en souvenance
racines du ciel
dans la nuit noire
la joie demeure
les étoiles jouent
une danse folle
recommencement
poids de la lune
les heures s’émeuvent
rêves en miettes
les portes appellent
les soirs de miel
une évidence
les cœurs palpitent
l’orage lave
l’œil du jour
cailloux et sable
épousent la terre
consolation
une ombre pâle
aux mains gantées
trace le signe
yeux éblouis
cœurs aveuglés
silence à peine
du jour premier
des heures pleines
des herbes brûlées
images rêvées
la vie sans fin
le mot oiseau
dans le ciel bleu
samedi 20 avril 2024
Retour, " (la terrible opacité des corps) ".
lundi 15 avril 2024
(la terrible opacité des corps)
Et faisant face à ce qu’il faut vraiment et vraiment de points en points objets et volontés ruptures et clartés de loin en loin de preuves en incertitudes tu es au plus profond tu tournes et tu observes voix incomplètes chaleurs et sables gris tu restes de ce qui fut montagne combats et batailles dieu montré seulement et seulement reçu pour le reste du temps ce qui compte ce qui est dû paille bataille sourire dur et champs ensemencés rire dur craintes vents et cailloux graviers ignorés ruptures et convenances du grand du loin trésors et infortunes de loin en loin proche et lointain profond tables posées l’eau et le feu les grains levés racines plongées dans la nuit le temps le plus noir on observe on devine on tient de tout à tout on se devine tu rougis et j’espère maison avancée calme reconnu de restes de joies et fraîcheurs de langueurs étalés allongés nous sommes à la rupture temps reposé calme déposé pour ne rien comprendre il y est il y fut il y sera loin et proche les étoiles gravitent tout poids parait et recommence poids posé poids tenu tout grandi du fond du loin proche et lointain connu et en avance les heures les jours ce qui reste devant à venir à grandir on pose on dépose on encombre loin de loin tout devant les rêves évanouis les portes closes demeurées le miel sous la spatule le rire dans la main le cœur joyeux les évidences poches tournées œil à la renverse dans le temps avant l’orage dans la pente du jour un grand orage des histoires cailloux mêlés cœurs dépassés devant le temps tout passe on se reprend je suis dans sa plus grande certitude l’abandon le grain levé la racine pivote devant le temps devant le rien sur ce qui reste et te console au-devant au plus grand sans ombres sans secousses le poids terrible la certitude l’opacité les doigts gantés les pieds posés je tourne tu comprends tu refermes les ombres et la joie pour toujours et pour jamais
(la terrible opacité des corps)
Les yeux éblouis je tremble tu comprends tu fermes je devine cœur outragé silence rompu le temps le plus noir on observe on devine on tient de tout à tout on se devine les étoiles gravitent tout en poids parait et recommence poids posé poids tenu tout grandi du fond du loin proche et lointain de ton d’innocence de jour levé d’heures accomplies de ce qui reste à ce qui nous devine nous sommes à entendre à recommencer du plus court du plus tendre terriblement se le dire penser gestes et mots figures et herbes brûlées on te devine tout de tout on imagine sensible et retenu tout te voit et tu devines cœur carré
(la terrible opacité des
corps)
Nous y serons lampe allumée triangle et cercle cœur étreint et marche lente de plus en plus de rires en témoignages vie avancée vie figurée disons ce qui revient donnons les mots pour la route force et fragilité
31 juillet 2023.
Retour, " Un parlement. ".
La parole avance
Du grave à l’aigu
du jour à la nuit
cœur battant
sur la rive
le jour est sans retour
flamme chancelante
entre les lèvres
ce qui reste d’espoir
sur le bord du monde
le ciel est en nuages
son rire en arc-en-ciel
l’oiseau est un miroir
pour qui rêve d’espoir
mercredi 10 avril 2024
Un parlement.
La parole en tremblement la conséquence enfin ce qui est donné on avance on reçoit ce qui reste de phrases à compter de tour à entreprendre pour voir et définir pour surprendre ce qui reste de voix de l’aigu au grave du trouble au possible j’avance je comprends je tremble je déçois tu tournes,
(tout, ensemble, nous avançons)
De lieu en lieu et loin et proche du jour à la nuit des feuilles au parterre de l’éblouissement à ce qui reste de confusion une avance un retrait tout compte je conçois tu restes tout ici te définit tu restes j’apporte les branches les feuilles cœur battant épaule démontée hanche en souffrance le flanc te reste au côté tout est sous le signe des choses enfouies des petits êtres qui s’éveillent je tiens au-dessus je reste par dessous nous restons sur la rive
(cœur incomplet bouche ouverte)
Tu frémis je pose ton nom sur le sable ta vie en arc de cercle tout au-devant lointain et sans bruit de cœur posé en lèvre qui succombe je suis au-devant tu restes dans le lointain cœur en absence rêves du bout des doigts souvenirs tout te perd tout te contrôle tu ignores le reste des jours tu penses heureux tu cherches le linge tout flotte au vent sur les câbles tu retournes tu tends je reprends liens desserrés le reste des jours abandonnés tu recommence entre le simple et le multiple jour effondré cœur déposé offrandes et corolles fleurs oubliés jour sans retour de loin en proche de suite en mouvement les feuilles aux branches
(les fruits tombés terre basse et comptes oubliés)
Il te reste le faux pour contempler le vrai trouble rumeur oubli et incertitude tout est joué du matin au printemps du soir à l’obscurité hiver approchant flamme qui vacille fleurs oubliées déposées sur la cendre je te pose je te vois tu es rendu tout fourmille dans la vie dans le ton incertain rien n’est affirmé tout est déployé entre les lèvres sous le nez le grave et l’aigu dans la même place au cœur tout te roule tambour de cordes et d’espoir du lourd du sombre du chaud vers ce qui reste il faut la fraîcheur tu tiens le feu idées posées au détour phrase perdue cœur éloigné de branches de cages ouvertes oiseaux abandonnées vous volez vers ce qui reste de votre prison je tiens tu viens je décide cœur noyé rames sur le sable de loin en loin connais ton prochain
(et trouve sa trace et je viens à la rencontre)
Je tourne au renoncement de ciel en nuages de rires en cris confus et implacables tu restes je compte les armes déposées je tourne je reviens le pied racle le sol je n’avance que je ne tiens que de rives en sommeil de courbes en échancrures essais posés sol dévasté nuages dans le ciel figures éternelles je te tiens tu mérites tu tends je reprends ce qui nous restera de vérité oiseau perdu l’eau coule le vent souffle tu dis où voulez-vous aller souffle nuance noir éclatant rouge prospère regards sous la fenêtre tout ici chante je tiens tu te méfies tu retournes de collines en creux le reste de la vie le retour du crépuscule toujours loin se perdre toujours au rien être affronté je pense tu dis à rien pense à encore ce qui reste oiseaux perdus cœurs éblouis le vide la tempête la croix sur la peau le mât à la croisées cordes et câbles voiles au vent simple lecture un mot pour d’autres un rien pour un espoir je sais que nous ne sommes je ne tiens que devant
(la vie abandonnée le retour)
Il te reste à compter chaque feuille à remercier ce qui se doit ce qui te reconnait je suis sur le côté je suis à la dérive tu tiens je pousse tu comprends flanc abandonné cœur délavé ce qui reste de trouble une raison pour une autre un souvenir pour un aveu devant ce qui est dû devant ce qui nous reste du calme sans repos de la vie dans la mort cheville et cœur perdu du trouble dans l’âme un retour vers le regard perdu.
06 septembre 2023.
Retour, " (brins d’herbes écrasés fruit sous le pied) ".
Fantaisie raisin
couleur de la raison
absence sans liaison
entre les branches
la lumière perle
feuilles ouvertes
graines offertes
brins d’herbes
en herbe
cœur solitaire
au ciel perdu
matin noyé
sous le figuier
une ombre triste
vient de passer
cœur dans un cri
le corps rend l’âme
la lumière est
vendredi 5 avril 2024
(brins d’herbes écrasés fruit sous le pied)
Là par-là maintenant il apporte de la fantaisie en grappes aux fenêtres par-là maintenant temps saisi sans compter des rayons ce qui reste de chaleur couleur entière raisons sans fond de l’étrange de l’incompréhensible sans rien tenir sans avance devant ce qui résiste derrière les malheurs augurons comprenons tenons étirons du rare de l’absent sans liaison
(aucune, aucunement, aucun,)
Rempli sans effet sans ressources il pense tout revient les rayons du soleil entre les branches que tout porte de feuille en feuille soutenu rompu étalé imposé des greniers des resserres rempli sans penser sans voir comprends prenons retenons du grain perdu des feuilles déployées du grave du constant roches emmêlées foin au contact la peau est tendre tu décomposes il faut descendre il faut compter les jours les années les remords la vie incomplète tu te retournes tu ne saisis ni heures ni cailloux rochers perdus ombres imprécises du calme pour se voir du tourment pour entendre je suis cela tu prends ici la dérive bâton planté chiens à l’arrêt découverte sans suite calme retour faible portée tu rejoins chaque grain tu tires chaque feuille brins d’herbes écrasés fruit sous le pied odeur absente corps écartelé tu tiens tu recommences de joie de tristesse de pied tordu d’écorces amères tu tiens le fil les doigts tremblent sans avenir tu places ici le temps tout est compté tout te repose les fleurs les arbres ce qui rêve dans la pierre silex calme plat grandeur de saison colère jours comptés jours pesés entre les branches sur les feuilles temps sûr regard rapide devant en avance depuis l’origine un œil tout coule tu sens le froid le calme jour de petite espérance
(sans lien, sans armes, sans
chaussures,)
Herbes confuses jours construits devant le calme rien n’est à craindre cœur isolé cheveux sans suite le rire les surprises tu réclames je devine temps abandonné herbes fraiches ciel perdu jour noyé matin ou soir qu’en dire encore qu’en faire tout avancer tout abandonner de crainte de tristesse jour posé chemin perdu dans l’ombre au pied des arbres chemin sans suite cœurs sans raison de mots en phrases histoires de conquêtes devant le jour sans peur devant la vie sans consolation étendre les doigts sous l’eau sur l’herbe toit perdu temps sans patience renouveau calmement composé cœur à cris corps dans l’âme devant le renouveau dans l’obscurité devant ce qui revient en arrière main tendue doigts en arceau disons faisons tenons des jours sans heures calme sans repos disons retenons la lumière passe entre les feuilles.
04 septembre 2023.
Retour, " (à l’horizon tu cueilles) ".
À
l’horizon tu cueilles le ciel, et distilles les nuages pour en extraire
le chant du monde. Les cœurs s’ouvrent, les bouches murmurent, les yeux
appellent les jours clairs.
Les oiseaux ont entendu, ils
reviennent, gazouillant et sautillant de pierre en pierre, de branche en
branche. Ils répondent à l’appel.
Tu retiens les heures de
l’aurore au couchant, heures épurées, temps retrouvé. Tu teintes le jour
de couleurs premières, jaune pour la joie, bleu pour le rêve, rouge
pour l’amour. Ton œil s’éclaire, ta paupière s’anime, l’avenir est au
vert, tout est lumière.
Du plus profond au plus lointain, "tu déposes au-delà de la mémoire les feuilles une à une."