jeudi 23 mai 2024

Retour, " (aussi bien) ".

Cœur brisé
la vie en pleurs
sur le palier

aimons-nous
dans les jardins
sur les rochers
recommençons
le jour d’après

près des nuages
cœur en otage
le vent inspire
un brin de joie

les feuilles chantent
les arbres rient
et l’eau ruisselle
après la pluie

silence des rives
les troncs embaument
les herbes dansent
dans l’onde blonde

bouquets de mots
sous les rameaux
brindilles écrites
entre les pierres
un petit monde
de mille choses

entends la voix
qui dit l’instant
la fleur sèche
le cailloux blanc
cette larme pure
au creux de l’âme

Maria Dolores Cano, 23 mai 2024 à 10:24.

mardi 21 mai 2024

(aussi bien)

Pour faire encore mieux, devant, ce qui nous tient, devant ce qui commence, un pan, mur de mousses et de jonquilles, fleurs jaunes, puissance, un pan, et quatre, et trois, depuis peu, ce qui nous cesse, ce qui brise le cœur, la vie, la face, devant toi : pleurs gris, toujours en force, depuis peu, depuis quand, je tourne, tu me reçois, je suis encore au premier voyage

(première circonstance)

Devant le reste, je tisse, tu contournes, une épissure pour une autre, depuis peu, depuis quand, je tourne, tu prononces, tu entends, il faut, aimons-nous : ce qui se doit, ce qui est tenu, aux jardins, le gravier, plantes vertes, sur la roche, sur le devant, autour, tout il recommence, je suis en avance, tu tiens ton rang escalier noir, cravate tombée, je tiens, tu avances de l’escalier à la porte, temps détendu, personnes, de suite en suite, cheveux au vent, tout tremble, tu restes, je comprends

(où sont les branches où sont les feuilles)

Cœur oublié, cravate perdue, je tiens, tu mènes, nous sommes sur le jour, nous sommes près des nuages, brumes sans soucis, cœur encouragé, depuis le vent qui vient, depuis le jour conquis, le drap perdu, un brin, un peu, une avance, bruyères, cerceaux, de plus en plus, au loin, pour loin, je tire, tu comprends, sur ce qui reste, sur ce qui avance, tout te regarde, il te reste un tronc perdu, feuilles plombées, tout est à l’eau, tout recommence, la vie, la voile, les heures perdues, le plus précis, le plus en pointe, gravier à perdre, silence sans retour, un tronc perdu, des feuilles, je te garde, tu me tiens, y sommes-nous encore, y être vraiment

(devant en avance)

Depuis ce qui est vu, la vie, les arbres dans le jour, les feuilles sur les eaux, le tour, la chose dite, le mot perdu, ce qui reste à retrouver, j’avance, tu me donnes, nous sommes sous les feuilles, rameaux et brindilles, je suis, tu tiens, tu vires, je coule, on se console, pour contredire, pour tourner la vérité, tout ici reste, tout demeure, posé, sans geste, arrêté, on remarque, on tient, on devine, je suis sur le côté, où sont les pierres, monde petit, petites fleurs, petits oiseaux, petit troupeaux

(on tourne on revient)

Pour dire ce qui reste, on entend, loin pour loin, fleurs sèches, cailloux, toute couleur, larme tombée, je te redis la chanson, larme, dans notre âme, dans notre âme retombe toute.

21 septembre 2023.

Retour, " Ah encore ".

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L’enfant allongé
égaré dans ses rêves
tout le réclame
sa peau frisonne de vie
barque pleine de rire

___

Maria Dolores Cano, 18 mai 2024 à 08:24.

 

 

vendredi 17 mai 2024

Ah encore

Ah se prendre se reprendre écouter tourner sourire pour défendre ce qui reste de droiture ce qui tient de haut en bas de l’avenir au reste sur la route enfant allongé sur la plage barques pleines bien trop de haut en bas le cœur navigue il était un et nous avançons devant le reste sur la route poids de mortels et branches fendues

(en reste en tournures)

de pieds en pieds de directions en certitudes devant ce qui nous attend naissance dans le courant empire sur la route je te tiens tu avances nous sommes tous en gésine je calme tu transposes soir venu jour encore devant ce qu’il faut voir et dire ce qui se doit je te tiens tu soupires il suffit de quoi de qui de quand : multitudes de sauterelles et jours perdus de rêve et d’avance la gloire nous échappe je suis toujours venu toujours et encore,

(encore tu reviens)

tu tournes je suis perdu que tenir encore que faire que penser d’un rêve pour un autre de soumissions de lucidités tout brille ici tout parle je raconte la vie l’histoire de loin en loin de jours à finir de drames à conter tu viens tu devines nous sommes pour être pour paraitre pour entendre il te reste le dernier profil la première marque fil posé le cœur resplendissant la vie en liberté le rien et le quart le doute l’attente l’espérance tout dire tout tenir tout voir tout comprendre sans fin sans fond de lames en lames j’avance tu reviens nous  sommes pour être pour comprendre je calme tu reviens tu tournes tu comprends d’arbres de fruits de fleurs tout nous réclame tout nous comprend tout nous contient je te vois tu exploses

(et de rires et de triomphes)

j’attends je rêve tu comprends de souvenir de sanglots le sacre la peau frissonne devant de rires de larmes le cœur est emmêlé tout tourne tu respires cœur sans détour armoire pleine une certitude tu laves j’attends je suis incapable si faible si froissé tout frissonne tu gémis et de geindre et de râles tu tournes tout déçoit ciel oublié je te tiens tu fourmilles tu reviens je suis sur le retour je tourne tu comprends la vie en avance le cœur épanoui la sureté le calme tout te devine tout avance je suis tu tiens en rang en avancées cœur oublié se prendre se reprendre écouter tourner sourire pour défendre ce qui reste de droiture ce qui tient du haut en bas de l’avenir au reste sur la route enfant allongé sur la plage barques pleines tu reviens rire et triompher

20 septembre 2023.

Retour, " (comment se dire comprendre admettre) ".

Fatigue du temps
oiseaux au ciel perdus
paupières closes

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Oiseaux en plein vol
dans la lumière du jour
la vie vacille

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La voix absente
des rêves plein la bouche
aux heures sombres

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Les choses oubliées
traces d’une histoire
oreilles murées

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Maria-Dolores Cano,17 mai 2024 à 10:23.

jeudi 16 mai 2024

(comment se dire comprendre admettre)

je suis fatigué dedans dehors de la vue de la garde du temps perdu : rebord fenêtre déboitée recours vers l’innocence pour dire pour faire je suis épuisé et dedans et encore du plus vers ce qui compte les cigales les lézards les oiseaux au ciel ceux du printemps et de l’automne je dis je fais je tourne tu commences admettre simplement la plus grande fatigue le noir dans l’escalier le flanc décomposé la bouche sèche mortel combat vie sans attrait je tourne et tu menaces fatigue incessante au loin vers le plus court attrait mesure figure du plus vers le pli

(la vie triée le regard lourd les paupières fermées)

je tourne et tu conçois ce qui doit être dit ce qui doit être vu plus encore pour dire et accepter je tourne vers le ciel je range tu aspires nous sommes au détour nous creusons au pied vignes et céleris et tomates tout est à dire et à faire je trace et tu conçois tu chantes et je murmure nous sommes épuisés lassitude flanc meurtri le souffle court la lumière sur le dos en main chemin tordu voix sans souci tout charme tout distrait je nargue tu vacilles où sont les fruits et plantons tout lassitude chemin perçus traces sans chance je te suis je t’avance tu dois tu tiens nous sommes pour rendre compte pour finir pour tenir les oiseaux en plein vol et content et charmé tu tires du plein du cœur tu chantes la vie écourtée la rumeur tout vacille les eaux les dunes le sable et pour aider et pour apprendre pour sentir plus pour être mieux

(je te tiens tu remues)

nous sommes au sacrifice à la turbulence au devenir au plus stupéfaits détendus sans attache tu remarques tu tires traits et lignes cordes et câbles devant ce qui est du devant ce qui compte je te tiens flanc décomposé voix absente sur le dos sur la bouche et mourir et tenir ensemble sans compter au tournant à la tension tu rêves de discorde du compte sur le jour les heures sombres les moments clairs la vie sans aventure et l’abandon et le recours sortilèges et plaintes tu brasses et tu envoies je sème et tu plies être avaler couvrir reprendre je ferme les volets je sème l’aventure au diable à l’avenir au comble au surprenant je suis ce qui se doit

(je trace le reste de l’histoire)

tu avances tu cernes nous sommes très haut tu calmes les autres je suis aux larmes je suis au drame je ferme tu avances nous nous tournons nous comprenons je suis au-devant je suis au comble tu reviens nous descendons marches et marches comprendre retenir et pour savoir et pour entendre les choses oubliées comment se dire et comprendre admettre je suis fatigué dedans dehors de la vue de la garde du temps perdu on reste tu combles caves et greniers et carrières et tunnels de gouffre en gouffre maisons abandonnées il reste à comprendre pouvons-nous regarder pouvons-nous supporter tenir et avancer et dominer les douleurs et comprendre j’avance je tiens tu cernes un pied et puis un autre la vue sur le devant l’oreille en arrière tu te compromets tu tournes et je bois tu forces et je me soutiens

15 septembre 2023.

 

samedi 11 mai 2024

(per fortuna, per carita)

Ce qui importe la joie tu reviens du drame je chante la vertu tu arrives nous partons vers le bleu des animaux sauvages j’avance tu remplis le sac d’espérances d’air les poumons chantons revivons il faut monter jusqu‘au sacrifice rire plus rien ne compte ils en veulent nous en tenons d’avance au mépris

(per fortuna, per carita)

Les routes sont ouvertes le champ est retourné les feuilles sont arrachées miracle dentelles mains trouées cœur dévasté je tremble tu ris tu ris encore devant ce qui est devant le tout trop d’avance de respiration d’avance je te donne le reste du temps nous venons nous sommes pleins bleus tirés venant front retourné regardé déployé face au regard méprisant il en reste nous y sommes devant le compte devant l’état devant ce qui est réel la vie dans la joie

(per fortuna, per carita)

Le regard clair la bouche fraiche matin de printemps rires après la pluie le ciel est lavé les jours comptés passent tout germe les idées les fleurs il reste pour comprendre à dire la joie la légèreté tout commence tout fini je tiens tu viens il tient dans la main pour faire pour comprendre air tenu entre les doigts tu serres tu peux serrer tu peux mordre gémir devant les habitudes devant le reste du compte l’air est léger les jours reculent la vie sur la main le cœur dans les arbres feuilles légères vert tendre mer tranquille de brin d’herbes de fleurs blanches cœurs jaune devant derrière tu ris tu admires il te reste devant la vie encore

(per fortuna, per carita)

Le chemin toujours pour rire essayer de comprendre accepter joie légèreté abandon tout faire laisser faire ne rien en comprendre tenir dormir aussi la joie dans la mer calme légèreté dans les arbres de feuilles en feuilles tu glisses vers le vent du nord du sud, marin perdu tout souffle je te tiens tu avances compte les marais tout avance tu tiens je recommence dans le cœur sur les branches le soleil les images le cœur inversé les yeux perdus de ce qui se chante ce qui se boit tourne je te tiens tu avances feuilles pour feuilles selon devant depuis encore pour y être pour en tenir per carita une chose après l’autre la vie en puissance sans gravité per fortuna je nous vois tout chantera tout chantait pour venir revenir depuis ce qui saute je tiens tu avances joie légère

(per fortuna, per carita)

De tours en place flottants tenus au fil de la voix sur un cheveu pour dire ici tout compte à son tour l’ensemble n’est jamais parfait voir les perles tordues nous sommes sur une barque de pieds en pieds coups de rames fenêtres ouvertes enfin libres voir la part baroque de nos jours.

14 septembre 2023.