samedi 22 juin 2024

Retour, " (tout irait bien) ".

Nous n’irons plus au bois
où dort la cigale
le chant du rossignol
la berce à tout jamais

fleurs de sel et blé doré
le ciel ouvre son livre
le chant de la fauvette
roule dans nos gosiers

des branches de lumière
tombent dans le panier
de Jeanne la bergère
main blanche et cœur doré

Maria-Dolores Cano, 22 juin 2024 à 08:37.

vendredi 21 juin 2024

(tout irait bien)

les lauriers sont coupés, ils y vont, ensemble, au bois, lauriers coupés, peurs étranges, sans conscience, sans présence, tout est accompli, je te tiens, tu me demandes, dérangé, étrangement, sourire, déformer, reprendre, et tout compter,

(ombres sensibles)

les ombres à leurs places, les chaises au purgatoire, sièges perdus, fleurs innocentes, tout est tendu, tu cherches la légèreté, tu trouves le spasme, la contrainte, il faudrait trouver des chatons endormis, tous lapent des jattes de crème, vilains et si charmants petits, petits chatons, incompréhension, la crème, tu te nourris de force et de métal, contraint et serré, tu sers le fond de la cuillère, des sauces et du grain, riz et perles, tout est rangé, tout est admis, tu cherches la légèreté au fond de l’infortune, espace et tremblement, service et rancune, tout est tenace,

(bonté même)

tu es bon, tu tournes les yeux, au fond de la cuillère, le bon, le sel, le sucre, à ta rencontre, le calme, la levure, les choses distancées, tu tournes, tu reprends la route, tu colles le sucre sur les dalles, dans le fond, tamis insensible, tu écrases les grains,

(farine incompréhensible)

pas suffisant, sans décision, tu cherches, tu racles, fond de pot, couvercle perdu, choses bizarres, tu frappes sur le couvercle, tu sors, tu tires, un rien de farine, fleurs de sels, blés dorés, amandes mondées, cœur au balcon, fortune au fond, dans l’eau bouillante, dans le cercle tu traces des yeux perdus, tu tires une éternité, fond devant toi, profondeur sur la rive, les yeux errants, le front strié, tout te rend fragile et incertain, que dire pour construire, des fleurs jetées par les fenêtres, du blanc sur les chaussures, des grains, ce qui sert, couvercles et rouleaux, tu en pinçais

(fleurs de sel)

grande bouche, lauriers coupés, sauces noires, du calme et du repos, tout tourne au fond de la cuillère, je te tiens, tu abandonnes, nous y sommes, nous tenons, nous prenons distance, inconfort le ciel devant les feuilles, en arrière je te vois, tu décides, tu freines, on resserre, je contemple les arbres à l’abandon, les branches, la sciure, les lauriers sont coupés, tu boises et tu déboises, je te vois, tu précises, nous allons, nous tenons de loin en loin, de salle en salle, pièces et croisillons, tout est à servir, pain strié, farine sèche, tu calmes et tu tamises, nous broyons, nous tournons, tout finement tombe, le soir, le jour, la vie en avance, lauriers coupés, belles en voyage, tout te ressemble, tout te soutiens, les branches, les feuilles, la lumière au plafond, le chevet, lit tendu, voiles opaques, je te dois, tu excuses les maladresses, tout franchement est dit, tu te poses, tu reprends un doute, plus un autre, oiseaux tombés, nids dévastés, il faut rendre à chacun ce qui lui convient, nous sommes en avance, nous cueillons fleurs et fruits, nous griffons, chatons perdus,

(jattes de crème)

tout irait bien, tout tiendrait au creux de la main, le calme, le repos, les choses sensibles.

09 octobre 2023.

mardi 18 juin 2024

(verres perdus)

Où sont-ils rires et mensonges on s’étire tu retiens la constance une aventure les heures les jours les fenêtres partir venir entendre compliquer je dois je sais nous avançons tu tiens à répliquer pour venir, il cherche la variation où sont les heures constantes les jours renouvelés la vie en avance où sont-ils, je demeure tu rêvais de plaire nous avons vu les végétaux nombreux par ici pour toujours nous attendons la vie dans le verre sur le bois les heures venues la vie avance tout coule verres perdus erreurs sans nom jours composés difficile clarté, tu penses lueur nous tenons sans doute la main sur l’épaule le pouce sous le menton : entendre comprendre et persévérer

(tu rêvais)

Je te tiens tu vois tout penche ce qu’il faut ce qui est dû une allure lente des yeux abandonnés des heures éprouvées devant  la vie persistante des branches des feuilles oiseaux perdus dans les branches des herbes la joie tout vient je tourne nous sommes en avance les yeux ouverts la certitude un bloc des murs tout est fondé tout est compris, de vagues en dunes de l’espoir petit oiseau perdu à rendre pour comprendre je te veux, tu abandonnes, sommes-nous ce que nous espérions sur cette durée sur ce point je te tourne visage perdu dents enfoncées depuis ce temps depuis ce qui te reste tu abandonnes nous tournons je te tiens tu me rends meilleur : nous supportons le calme

(petit oiseau perdu)

Ce qui compte ce qui renouvelle je te vois tu arrives nous sommes sortons des bois des feuilles oiseaux perdus le nid est à terre tu comptes les saisons le cœur des choses tu te tiens tu sens tu aspires dire simplement les simples choses tout compte en premier la tonalité ce qui est garantie ce qui assure le poids de vent dans les balances je te vois tu entends nous y sommes cœurs entendus devant le reste du temps tout file tu abandonnerais peut-être je te vois tu entends nous nous trompons souvent il faut abandonner ne penser qu’à respirer inspire aspire expire je te tiens tu me veux nous irons nous prendrons de l’avance : tout te dois tout te cherche

(je te tiens)

Tout est à abandonner, l’air compte, tu soupires, je gémis en même temps, nous y allons, nous nous contemplons, serons-nous devant, tirerons-nous ce qui reste, un poids de plume, tu chantes la farine, je serre les doigts, la vie s’écroule, tu y pensais, tu le souhaitais : un monde perdant. 

06 octobre 2023.

Actualités dans la poche : le reste

Entre deux fronts le peuple la nation le petit Kyllian le nez cassé sur la moquette oh tu rases Pour Marine et Marion Kylian Marcus beaux lions Je tourne tu serres les poings sur la pelouse que faire de plus : entendre au loin

Sur la vie aventureuse nous errons au loin pour loin le prix des tourmentes Je tiens tu vois nous allons sur le pré sur la plage sous les arbres Jamais l’ombre ne fut si belle Jordan Jean Luc Marine oh viens Emmanuel : les petits

Chatons dans le panier pelotes serrées dans la chaleur ce qui reste Tout reviendra il faudra bien verser le lait il te revient de tout comprendre Les fronts oh la pureté Éric n’être coupable de rien tenir pour attendre : le reste

18 juin 2024.

lundi 17 juin 2024

Actualités dans la poche : les yeux tournés

Et d’Adrien le rouge les yeux se retournent on voit une larme à l’horizon mais on ne dit pas c’est Papa qui me décroche Ce temps dévore tous ses enfants drôles de fêtes : Aïd al Adha fête des Pères j’en suis saisi l’archange aussi

Décrochée la flèche à son carquois Raphaël je fais don de mon corps de mon âme de ma lignée cette jeunesse se dévore il reste à penser David et Jonathan l’éducation les jésuites que faire pour les vacances montagne noire

Ardoises du toit et du seigneur Alexis du chili Raquel descendue Daniel aux lions Danielle sœur d’Abraham tu as cru à la vision ainsi récompensons-nous ceux qui font le bien Adrien Raphael Alexis Raquel Danielle les yeux tournés

16 juin 2024.