vendredi 19 juillet 2024

Retour, " Chez Maria Dolores : Israël Palestine et En suite ".

l'écriture
les mots
les graines

semons
écrivons
affirmons

porte-plume
devenu oiseau

Des mots du monde
___________ que reste-t-il ?
de l’étrange
du commencement
des drames
chocs des mondes
lunes des siècles
soleils des âges

sur la mer
il n'y a pas d’horizon
le ciel est de lumière
tout flambe aux aurores
bouche béante
nous y sommes
tout résonne
dans l’ombre

choses incomprises
la vérité nous échappe
plus rien n’est à attendre
notre passé et son futur
on devine et on espère
la simplicité des choses
le vent les étoiles la terre
la mer le ciel
oui le ciel sur la rive

grains des mots
sans retour au fil de l’eau
du vent et des ténèbres
que reste-t-il ?

Maria Dolores Cano, 19 juillet 2024 à 17:25.

Chez Maria Dolores : Israël Palestine et En suite

Chez Maria Dolores  : Israël Palestine

(il faut affirmer le moment est fort)


l'écriture est possible

les mots tiennent

les graines du monde

"

Avec le mot oiseau qui contient toutes les voyelles orales du français dans le sillage de Ponge ou la verve de Prévert j’ai souvent laisser entendre mes gazouillis 

"

Nous sommes au moment des leçons des ténèbres.

En suite

Les mots tiennent les graines du monde : avec cela parler du monde que nous comprenons dire et demander que reste-t-il que devenons nous du bord de l’étrange de la figure du commencement avenir devenir de griffes de corde sacs moissons route rencontres au bord les saisons les drames nous effondrent devenir avenir revenir on se tient on en parle des chocs des mondes lunes et soleils tournent nous pensons un seul astre un seul luminaire nous tenons tout se déverse tu te dis tenons nous sommes de tu à nous de fil de corde sac voiles du haut des mâts en route sur la mer démontée déchirée voiles mâts cordages câbles il n'y a pas de pendus tu dis corde tu tires vers nous de loin de près l’horizon la vue en haut du mât tout dans l’accent tu tires tu forces mâts ou dérives continent sous le soleil nous pensons à tous les astres échevelés comètes lanternes le ciel vers la lumière un chemin entre les étoiles de silence d’horlogerie tout tire oh cliquète le tic et le tac sur le tourment saisissons le grain poussière inconnue on tire devant on hisse sacs et cordes autrement de loin en loin la vue le jour étrangement tu figures les pieds les jambes hardi tout flambe nous pensions entrer aux aurores tout flambe je viens tu es résigné nous nous tournons tic et tac bric et broc comme des oiseaux autour du monde de nuages en nuages ciel incertain bouche béante on est léger tout est ici ligne pure certitude sereine la mort est au bout il se profile l’horizon le monde tient la route traverse de rives de bords récits aux commencements je te dois du retour je te tiens tu respires nous y sommes nous tenons sortant des flots tout sonne résonne cornes et conques devant les ombres nous nous pensions heureux de l’ombre il reste la fraicheur une aventure un chemin nous le perdons sans cesse nous remontons depuis le tour étrange choses gens incompris nous allons tout viens nous ne savons nous ne sentons il faut faire il faut dire la vérité nous accompagne nous sommes en mouvement plus rien n’est à attendre tout va et vient ceci vaut cela le reste et le caché la plus grande collections bêtes et gens les étoiles notre passé et son futur je tiens tu es présent sans encombre songes et histoires un refuge pour la liberté et vraiment et seulement il se montre si l’on voit il n’y a pas encore de futur on devine peut-être on espère pourtant pourquoi nous avançons nous souffrons devant et tard tient et tire il te reste du singulier dans la simplicité une chose pour une autre comme si comme si nous étions nous allions il nous reste à franchir à tenir à rendre pour compter les astres le vent est dérangé nous pensions déchainé mais d’où vient-t-il le vent les étoiles de terre vers la mer au ciel au ciel tout est à rendre à contrôler un sac ouvert corde perdue les autres abandonnés sur la rive entre le ciel et ce qui reste de l’espace animaux grains de sable tessons polis cordes rompues tu cherches le fil il te reste du rouge tu le vois il t’entend nous sommes nous sommes au plus haut au plus loin détachés sans retour de l’eau du vent il te faut dire aussi les montagnes pour que tout tire cliquète le tic et le tac sur le tourment saisissons le grain poussière inconnue on tire devant on hisse sacs et cordes nous sommes au moment des leçons des ténèbres.

26 octobre 2023.

Retour, " Une fois encore. ".

On dirait
de la chair
une forêt
une explosion
le brame du cerf
sous les feuilles

on dirait
de la chair
une figure
une autre page
noire et blanche
dans la plénitude

heures égarées
pour le sacrifice

on dirait
forêt paisible
pour l’innocence
et pour la paix





Maria Dolores Cano, 19 juillet 2024 à 12:13.

Une fois encore.

 On dirait mangez-vous de la chair humaine,

(ô grande et majestueuse : une forêt et ses broussailles)

Pour être sur le front, pour être dans la danse, le cercle et les contours si vastes, si tendus, une explosion à contenir, à contenir : non je ne mange ni chair humaine, ni carne, ni brebis, je suis sur le devant et de tout je plastronne, du gras et du salé, des choses complexes, murs de son et voiles de sornettes, du grand vers le précipice, du jonglant et de l’atmosphère, au fond il arrive, au fond on comprend, il se commande, il s’accommode au plus important, à la plus large affaire, en principe, en avance, de bloc et de fantaisie, je mord, je ronge, je renifle et j’avale avant, avant de tout entendre : le brame du cerf, le rut, fleurs de citrouilles et croix suspectes, je te tiens, tu espères, je te vois, et gémissant, et abandonné, je suis tout seul et tout petit, insignifiant sous les feuilles, sous le regard, sous la décomposition, on entre, on sort, on regrette, on tient encore le plus long bout du câble, pour ne rien abandonner, pour être protégé des ombres du malheur, imposantes,

(ô grande et majestueuse : une forêt et ses broussailles)

On dirait, on a dit, on dira, disant et comprenant, mangez-vous de la chair humaine, bête à l’abandon, je te retourne, tu vois ici la trace, une figure, et vient, et sera, le premier pour le trépas, et passant, et tordant, et finissant, course accomplie, chemin faisant, tu tournes seul une autre page, pleine et noire, pleine et blanche, sans lendemain, sans contenu, pleine et vide, les yeux au ciel, j’irai, tu me suivra, chemin perfide, cœur détouré, dans le soleil, dans la plénitude, tu es ici, il est midi, tu tiens, tu retournes bête sans nom, je vois la figure, sans risque, un nom un seul et pauvre, celui qui partira, tu te retournes, tu comprends les heures égarées, le front et les poings levés, au sacrifice, tu dirais mangez-vous de la chair humaine, fleurs et fruits pour le sacrifice, au détour si noir et si fort, si simple et si obscur, aveugle, sourd, sans cœur, sur toute chose ce monde est agité, tu reviens, tu comprends ici quelqu’un est mort, ici le monde pleure,

(ô grande et majestueuse : une forêt et ses broussailles)

Pour être une explosion, pour dire les catastrophes, une main et des pieds, j’arrive, j’arrive, on dirait du paradis, on dirait de l’enfer, fleurs inconnues, ruelles sombres, forêt et broussailles, traversant vers le paradis.

25 octobre 2023.

mardi 16 juillet 2024

je te dois

Oh que tout cela est aisé, et simple, avoir raison, passer attendre tenir et serrer je tiens et tu refermes la main sur la hanche le doigts dans la ceinture et boucle et crochet et ferme et retourne depuis le temps depuis ce qui te reste tu tiens la main sur la hanche le doigt dans la ceinture tu tournes et je reviens un chemin et des cailloux si gros sortis d’un coup de fer gangue fermée, la terre le verrouille le silence tu reviens au front on prend à part et on décide, je choisis un côté je tourne pour redire les fleurs à oublier les vies à commenter, il règne ici un parfum bien particulier, les évidences, la chose pour se dire le tremblement pour commencer et compenser et comparer et commenter et finir tout pour dire je te dois la suite je te dois

Tu ouvres des portes tu grimpes au-devant en haut en haut une affaire une condition et bruit futile et saison sans espace je te dois tu me tiens et tu troubles repos perdu espace sensible sans contenir, sans comprendre, quelle voix de colère quelle aigreur tout te tiens et tu encombres le ciel soleil perdu et fruits ramassés la conscience le jour la nuit les réponses tu penses amères et pour éviter tu tournes et tu condamnes choses aisées et simples un retour je compare tu qualifies et je suppose un reste de douceur pour craindre un hiver terrible nous sommes au-devant nous sommes à l’avance du rien et du solides des erreurs et des injures du vent pour tout emporter des frissons tout avance la sueur sur les bras les yeux dans la buée 

Je regarde malgré tout et je tiens et j’espère je suis à un côté de guerre et d’erreur la sainteté est dans la condamnation je cherche tu tournes nous sommes au-devant nous jouons le raisonnable tu tiens et tu espères jour perdu jour sans éclat petite lueur petit chemin les pieds tordus la bouche amère, ensemble pour toujours et perdus et sans joie le jour avance le jour contient tu lances des cailloux petites pierres petits  jouets sur le pavé tu prends tout au visage David face au géant tu perds et tout condamne les pierres au détail elles blessent tu vas et je viens plaine des batailles ruisseaux de sangs et cœurs brisés un outrage une fermeture le corps blessé la bouche amère je te dois je tiens tu deviens  

Un cœur de porcelaine des histoires tout nous précipite du haut des tours du haut des plus grand arbres soleil voilé ciel oublié cohortes et divisions tu tiens ici toutes les armées je suis soldat de toutes tes faiblesses nous manquons et nous tournons au loin, au loin le ciel est terne je suis perdu et tu menaces loin de tout loin du bien tu traites avec le mal tu fabriques du malheur belle incompréhension beau retour triste visage chemin perdu et forces lentes, je bouscule et tu tiens nous sommes en péril nous sommes dans la pente soleil perdu ombres froissées, je tiens et tu gouvernes tu lacères le reste des manteaux de deuil la barbe pousse les yeux sont inclinés tout à l’abandon et chantant pour le sacrifice, oh que tout cela est aisé, et simple, avoir raison, passer attendre tenir et serrer, je te dois je suis perdu dans la buée

23 octobre 2023.

Retour, " Questions : Israël Palestine ".

"El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña."


choisissons la paix
réveillons les morts
Janus aux deux visages
hier - demain
les ombres appellent
terre promise
d'amour et de paix
terre incomprise
de guerre et de haine

"el barco sobre la mar
y el caballo en la montaña."

Maria Dolores Cano, 16 juillet 2024 à 08:58.

Questions : Israël Palestine

Con dientes verdes, 

à l'horizon le cuivre, 

et pour toujours la poésie : 

partons en barque sur la mer, 

Marie Madeleine, Marie Jacobée Marie Salomé et Sarah, 

pour passer la nuit aux étoiles

malgré tout, malgré tout.

12 octobre 2023.

(pouvons-nous faire bien) 

 

nous aimons la vie, 

choisissant la guerre, 

en avons-nous les moyens, 

nous espérons la paix, 

choisissant la paix 

en avons-nous les moyens, 

nous choisissons la guerre, 

aimons-nous la vie ... 

 

 

(pouvons-nous faire bien) 

21 octobre 2023.    

 

les maisons meurent, 

nous cultivons, 

récoltons les morts. 

l’éclair, la nuit,

éclaircis donc un peu. 

 

(pour essayer d'en dire un peu : 

comment parler de ce que réfléchissent 

deux miroirs de feu et de cendre 

face à face) 

21 octobre 2023.

Les ombres passent. 

 

Plions la page à sa racine, 

chantons pour sa toile, 

berceau incompris. 

 

Le temps sous les arbres.

22 octobre 2023.