mardi 13 août 2024

C'est quand : il est temps de saluer Jean Jacques Dorio.

SE RÉINVENTER


C’est quand vous voulez, quand vous en avez assez de brasser le vent des feuilles mortes de votre « époque » et que vous ressentez, à l’inverse, le besoin de vous replonger un instant dans les alizés spirituels qui passent sur les phrases impossibles à lire sans un long, immense et raisonné, dérèglement de tous les sens. C’est quand vous désirez entrer dans un monde où vos souvenirs se mêlent, telles « ces fissures, failles, bigarrures de coloration qui dans certaines roches révèlent des différences d’origine, d’âge, de formation. »
C’est quand vous voulez, lisant et écrivant, associant et dissociant vos « idées », sans bouger ou en marchant, en silence ou faisant passer le texte en voix, entrant grâce aux pouvoirs d’un livre au pays de l’imagination mémorisée, vous perdant dans ses pages, corps et âme, pour avoir une chance de vous réinventer.

DORIO, 12 août 2024 à 16:06.

Et ici chez Maria Dolores Cano.




lundi 12 août 2024

À son oreille.

Et tic et tac et tic et tac et toc, il abandonne, tout, un cri, un râle, souffle premier et dernier, il était suivi, jeune homme, un linge autour, jeunes gens, saisi, laisse le linge, nu devant eux,

(ô mon ciel)

Je m'accroche, mot pour mot, au linge, considérant les fleurs, les bêtes et les gens, les yeux, les aiguilles, le pain, la vie, la lumière des hommes, j'ai lu, la bouche, heure pour heure, avoué la soif, la gorge sous la barbe, les poignets, cuisses fines, gazelles et chamelons, le linge glisse et dévoile,

(que faire)

Non, oui, abandonner goûter son ombre, et tic et tac et tic et tac et toc, admis, regard, laisse et reste, j'aurais pu être, qui caresse le bord, linge, qui essuie les talons, cheveux,

(les hommes)

En bourdon, comme le miel, et crème et miel, comme avaler la lune, ce soir, la fenêtre, enfin libre, crier, la gorge sous la barbe, les poignets, cuisses fines, gazelles et chamelons, un genoux la force et crier le père, poitrine flamboyante, le givre à la fenêtre, carreau, le froid sur le linge,

(veille glacée)

Ma prière pour sienne : courons et moi, et toi, et tic et tac et tic et tac et toc, maintenant, là où Dieu ne saisit, au mur les armes, ne saisit la bannière, les épées, les lances,

(un homme embrasse)

Frappe-t-il, un autre, au côté, saute, un autre un filet, aussi franchement le dire, libère le bras, l'eau, la peau, la vie, la lumière, brasse par brasse, traverse les arbres, une prise, sous les feuilles : souffle son corps entre deux pierres.

 18 novembre 2023.

Retour, " La force, le courage. ".


Soleil
on se cache
une saison
vers l’âge
au fil du temps
la vie
une clef

des mots
des phrases
des cœurs
pour le jour
des rires
pour la nuit

des sacrifices
des jours comptés
sur le chemin
le front des jours
le toit du monde
on peut comprendre
les soustractions

nous avançons
yeux éblouis
souffle au cœur
rêves présents

Maria Dolores Cano, 11 août 2024 à 14:54.

Retour, " Je ramasse les heures. "

arbres et feuilles
tête au ciel

silence des nuages

entre les lignes
deux mondes

grains sous la paupière

sur la rive nous sommes
au calme entre les branches

le choc des mensonges

fleurs et cailloux
des mots bleus pour rêver

plume d’or sur la ligne du monde

la raison se retourne
une bouche pour rire

je te donne des heures pour brûler les années

entre les feuilles
le cœur oublie le temps

je ramasse les cendres des heures trépassées

Maria Dolores Cano, 11 août 2024 à 14:35.

samedi 10 août 2024

La force, le courage.

Soleil descendu, air chaud tiède et précis les jours et les nuits accumulés tout est réglé ton pas ta langue cœur obscur on se cache on voit, y voit-on cœur charmé une saison obscure soleil descendu nous sommes au bond tu te tiens tu retiens nous avançons vers l’âge vers la raison on n’ose la sagesse, raison au fil du temps au gré de l’eau le pain revient jeté sur l’onde, en avance sur la vie mots et phrases accumulés je tourne tu tiens ici une clef, tu livres ce qui te reste de force, cathédrale de mots de phrases pour avancer tu tournes je reprends nous sommes au-devant nous sommes à l’embouchure

(mots déposés phrases équilibrées)

Les mots les phrases tout se tient les rires les cœurs depuis le jour depuis la nuit vers l’équilibre tu rassembles tu tiens la force vive je te dois des sacrifices je suis sur le sentier je tourne tu complètes les phrases les mots accumulés on dit tu définis les formules les soustractions pour ce qui nous reste de tragique à porter, le miracle des jours comptés : il reste un nombre il reste du temps des nuits pour comprendre je suis sur le chemin je tourne tu comprends ta force s’abandonne tu revois tu tiens nous sommes émus nous avançons devant le front des jours sur le toit du monde on peut comprendre et porter des rires des larmes du calme et du feu,

(chardons et ronces,)

Sous le pied la boue sur la chaussure le front les drapeaux perdus quand tout vient je commence tu tiens il te reste des conversations à tenir le débat est clos les heures sont perdues j’en suis encore au-devant il me reste à comprendre suis-je sur la même route soutenons-nous les mêmes murs je garde tu comprends nous avançons,

(et un peu vers le front,)

Une définition une erreur les câbles les filins la toile, le risque évaporé, les yeux évanouis, les mots les phrases sur la face en gerbe en risque je tiens tu transformes nous avançons, il n’est plus besoin de courage : que le souffle souffle, que le cœur batte encore et encore, ce qui se passe ce qui est dû, les rêves évanouis nous allons vers le reste, souffle : souffle, corps perdu, vers les heures comptées, au front le vent du sacrifice.

17 novembre 2023.

mercredi 7 août 2024

Je ramasse les heures.

On se débrouille à voir à entendre, troncs d’arbres et feuilles, des lignes et des traits pour mettre un monde sur un autre : les arbres et les feuilles, sur le dos la tête sur les pierres, je te tiens tu te dois tu tournes et je ramasse les heures et le ciel le jour et le silence en avant pour dire le ciel les nuages, la tête sur les pierres, le front au murmure je suis sur ce départ tu devines et je rougis il reste entre les lignes entre deux mondes un peu de honte des rides au front des grains poussière sous la paupière

(je te vois je te tiens tu finis,)

Je te commande il faut poser le pied sur les pierres tu tournes tu observes nous sommes devant sur la rive je te tiens tu commences il faut dire tu cries je consomme nous sommes au-devant dans ce qui est, en absence, au calme le front posé les pierres et les arbres devant ce qui se peut : tu vas je viens les yeux entre les branches sur sous en avant je te donne ce qui revient l’éclat les chocs pierres jetées fil retourné au-devant j’ai un départ j’ai des mensonges à dire j’ai ce qu’il faut je dois et tu observes

(nous allons nous venons)

Une chose fabriquée des objets des mondes en avance ligne à ligne fer au feu la joue contre le cuir ce qu’il faut on le doit on le tient je te donne coup de chiffon sucre sur la table les fleurs et les cailloux tout nous revient tout est borné tu tires je devine un mot pour d’autres la peur aux entournures la peau le visage un mot pour un autre tu grimaces on te dit il n’y a rien dans ce rêve rien dans le coffre la plume et l’encre le bracelet en or et en argent tu devines tu conçois un monde sur un autre

(des lignes et des plans)

Il nous manque le secret il nous manque le tintement métal contre métal objet de l’un à l’autre tu tournes je conçois nous sommes au-devant

(nous sommes en absence)

Pour faire pour te dire tu signes la raison pour fuir et pour raccrocher il te reste le retour il est présent tu demandes on se retourne tout est accumulé tout tient les fleurs les feuilles les graviers au sol plumes et nids défaits, ici il y eut un drame des restes tout te brûle tu nettoies j’existe tu observes, prendre comprendre les mots les heures entre les feuilles sous les branches dans la retenue dans un creux à combler une bouche pour s’enfuir on se tourne on se revoit je te tiens tu observes les sentiers à prendre à laisser ligne par ligne des mondes accumulés des rires tout te tient je murmure les mains déplacées, il faut envisager que tout peut réussir il faut comprendre le temps est bien compté mais de secondes en minutes il reste des heures des années tu brûles les étapes tu vois tu observes je te donne tu tentes

(nous devons dire et dire)

Ce qui passe entre les feuilles ce qui tient sous la dent ce qui est noyé dans le cœur tu oublies les sentiments tu perds le bout des nerf un temps pour les insensible petites dents petits retours enfin sur le sommet : tu devines et je rougis.

16 novembre 2023.