samedi 31 janvier 2026

nous allons gouverner II


Défendrons-nous : les cœurs les reins la couronne tout pèse 

Je te tiens tu emploies il faut couvrir les yeux et les oreilles 

Bouche sur la main cœur ému en évidence oiseaux ô branche 

 

Il nous reste à comprendre tu encombres le ciel : je te tiens

Nuages rouges le matin on oublie le reste les oiseaux au ciel 

Ils chantent plus : si tous les oiseaux je te vois tout me suit 

 

Il faut : je dois tu contiens nous allons nous verrons le bord 

Au chemin les yeux ouverts il pourrait voir nous pourrions être 

Je te cède tu comprends nous cherchons le reste des évidences

 

15 avril 2024.

Retour, nous allons gouverner I

L’hiver a passé le seuil 
ses pieds de gel battent l’air
froid et tremblement - le vent 
frappe d’estoc et de taille 

nous sommes enfants au paradis 
heures blanches emplies de rêves 
barque du temps d’une rive à l’autre

corde tirée - cris déliant l’étreinte
nous allons ballotés par le vent 
sous l’étoile sans lignes ni marges
nous sommes trésor sans visage

nous allons gouverner I

I


Hiver : gouverne révise répands réclames-tu y sommes-nous

Du sable et du fer pour rejoindre la taille et le dessus L’air qui 

tremblait le froid le vent tout à trac du tic du tac d’estoc Je te 

 

revois tu me gouvernes Nous sommes enfants au paradis plus 

d’heures pour couvrir oh rêver pour calmer Désires-tu la force 

tu passes d’une rive vers l’autre Des enfants en fond de barque 

 

nous tirons sur la corde avec de grands ahans Je te veux tu me 

dois : Toi moi nous allons de ce bord de cette pente rechercher 

les raisons nous sommes du trésor perdu hiver dans cette mare 

 

10 avril 2024.

jeudi 29 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer


I

 

Première : toujours une évidence -nous 

allons de cœur et d’esprit tout rejoindre 

doigts et mains bouches cœurs soudain

 

Tu étreins il reste une fleur à te rendre 

Je suis sur ce qui reste du chemin j’y suis 

Je sais ce que tu penses ici avancerais-tu 

 

Il reste de nuages en nuages -s’il en reste 

les preuves Je te suis nous irons je suis là

En attendant allons : tu restes ici plus vite 

 

II

 

Plus allant tout donne des preuves 

Un aveu : je te suis avec constance 

Tu me croises nous sommes ce qui 

 

reste du chemin Je te veux je te vois 

il y a à dire les objets égrenés Nous irons 

sur les chemins disons fertiles : réponds 

 

Réponse suis-je utile je tremble j’étouffe 

Je soupire un temps même en marchant 

Tu comptes charmant chaque pied de vigne

 

III

 

Des fenouils et du rire pour les cendres 

Du fer des œuvres beaux cœurs compris 

Tournant devant les portes tout compte 

 

Les mouchoirs petits mouchoirs ô silence 

La vie dans les yeux les cordes ouvertes 

Tu tires ici et la poussière coule ô charme 

 

Les images de ciel ouvert en tuiles le toit 

Sans la neige : maintenant il fait chaud 

Tu arrives donc viens et montre le passage 

 

IV

 

Ouvre plus la porte : aux jardins entend 

Clos : mesure les heures écoulées coupe 

Ou recoupe tu sers tu avances en gestes 

 

Des coups portés le tranchant de la faux 

Le monde la fortune les feuilles oubliées 

En fond de panier une heure à entendre 

 

Des jours pour des nuits tu te reprends 

Tu te vantes tirons encore sur les câbles 

Les cordes les filins : tirez cœurs aveugles 

 

V

 

Il faut comprendre il faut venir je tremble 

Tu devines il y a avantage aux confusions 

Les heures oubliées silence griffures traces 

 

Ou cicatrices je te tords je roule tu avances 

Nous ne serons jamais désespérés ô retiens 

Je roule silence d’azur preuves : sans cesser 

 

Tu avances quoique : je comprends il te donne 

des couleurs Tu respires allons-y ô reprenons 

Tu comprimes je détends triste chose : utile fin 

09 avril 2024.

il nous reste des branches à élaguer V

V

 

Il faut comprendre il faut venir je tremble 

Tu devines il y a avantage aux confusions 

Les heures oubliées silence griffures traces 

 

Ou cicatrices je te tords je roule tu avances 

Nous ne serons jamais désespérés ô retiens 

Je roule silence d’azur preuves : sans cesser 

 

Tu avances quoique : je comprends il te donne 

des couleurs Tu respires allons-y ô reprenons 

Tu comprimes je détends triste chose utile fin 


09 avril 2024.

Retours, il nous reste des branches à élaguer IV

  1. La porte du jardin 
    ________ ouverte
    les heures s’écoulent
    les cœurs flamboient

    aux temps des moissons
    dans les paniers 
    ________ les heures
    comme des escarbilles

    le jour – la nuit
    l’été mordille les corps
    et dupe les cœurs aveugles

  2. Le jardin l'Eden le paraiso 
    D'où les amants nus
    Sont exclus
    Ou le modeste ort d'Occitanie 
    Qui m'a nourri 
    Après la dernière guerre 
    Plus tard ce fut la purée d'octobre 
    Avec cette formule iconoclaste :
    Va caguer à la vigne 
    Et porte- moi la clef

mardi 27 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer IV

IV

 

Ouvre plus la porte : aux jardins entend 

Clos : mesure les heures écoulées coupe 

Ou recoupe tu sers tu avances en gestes 

 

Des coups portés le tranchant de la faux 

Le monde la fortune les feuilles oubliées 

En fond de panier une heure à entendre 

 

Des jours pour des nuits tu te reprends 

Tu te vantes tirons encore sur les câbles 

Les cordes les filins tirez cœurs aveugles 


09 avril 2024.