Et faire et laisser dire
Et tenir les rênes d'un cheval
Rocin Ante
A galopar A galopar
vendredi 12 juin 2026
Retour, Et faire et tenir
mercredi 10 juin 2026
Et faire et tenir
I
Et faire et tenir si tu le demandes nous sommes sur le bord nous irons au-devant un Jour pour regarder une main pour serrer tu tiens le reste du monde fond de poche tu y penses vive les poches trouées : comme tout est
Tu étais entre deux images en fond de temps au fond des poches tu tires sur le lien la corde touche : oh serre poche trouée la marque de l’idéal les chemises rouges au fond la culotte le temps pour y penser la peau aussi
Apprendre du doigt tire sur le fil en fond de voie au fond du cœur flatte l’encolure tu ne manques plus des jours il reste des nuits entre les vignes racle le fond tu suffoques nous sommes retenus : gorges ceps sillons noués
II
Et faire et tenir comme des sauvages au sol en terre gorge raclée chemin mouillé tu meurs de trop de boue tu frémis tu disposes nous sommes convaincus le jour est en avance faut-il tient-on la cadence tenus nous allons
Et ici voir et recommencer sur la terre sur le sol entre les feuilles pas de ceci et point cela la vie commence je suis sur le revers nous étions étendus nous allions pour apprendre je te contiens tu me demandes nous allions pour loin
Oh toujours commencer sans finir une cérémonie secrète ce qui n’a jamais vu ni le soleil ni la lune les jours réglés il te tient tu freines nous allons sous les feuilles tenir et commencer sans jamais revenir sans jamais rien en dire
III
Et faire et tenir sans jamais rien en dire tu freines sur le sol sauvage tu roules sur la terre entre les pieds la vigne et les feuilles tu craches la gorge suffoque en commun les poches trouées comme ceux qui tournent et vont
La vie les choses émouvantes la lune le soleil les herbes écrasées poches trouées fond de culotte le reste du monde tient dans le poing les poches trouées une lente cérémonie secrètement tenue dans le vague des soupirs
Le reste étrangement commence que faire que tenir du poids du monde tu flattes l’encolure tu es tenu de fils le chemin est mouillé la vie entre les vignes le cœur sans y penser trace une vie bien en avance : un long silence
01 août 2024.
Retour, Là-bas
Là-bas
sur le nuage
la lune en évidence
il reste les oiseaux
un rêve d’herbe
tendre
les anges
en partance
sur le fil des heures
perdus
les corps chavirent
les veines se souviennent
là-bas
des serments oubliés
des saisons sans images
fleurs fanées
liberté sur le fil
d’un soleil anémié
l’eau est joie
les oiseaux revenus
la vie est souveraine
là-bas
le silence s’installe
le temps file le temps
le ciel perle
les insectes s’agitent
dans l’ombre des secondes
sous les nuages
les cœurs pleurent
la lune se souvient
là-bas
la liberté
mardi 9 juin 2026
Là-bas
I
Là-bas : revoir sur le nuage le temps arrêté la nuit le jour la lune les évidences il reste à compter les oiseaux ramiers et sansonnets un rêve de tortues tu vas si lentement tu tournes et tu accroches le pied les doigts
L’herbe : rêche un rêve de pie un abandon les petits faucons au-dessus font les anges je ne sais je ne crois je ne vois tu comprendras peut-être la vie en évidence les pieds meurtris par l’herbe rêche le temps arrêté les heures
Perdues : oubliées je ne sais ce qu’il faut je ne vois rien venir il semble nous voir accordés si bien au futur le corps le chavire il te reste à compter les oiseaux le reste les pierres au chemin les veines au bras laisse : doucement
II
Là-bas : le serment je le jure jurons et d’être abandonné et de voir les heures oubliées le tour perdu la charge encore le jour finissant comme une fin de saison allons comme tu oublies les images reste ignore l’herbe sèche
Les fleurs fanées : tu rougirais pauvre animal si petit si sensible oublié du fond au bord de la servitude à la liberté je te donne tu reprends nous sommes du plus haut tu tournes les doigts pieds en bas au soleil à la chaleur
L’eau : pour la joie le reste à comprendre nous sommes embrasés nous sommes le trésor les oiseaux les branches les arbres comme le temps qui cesse comme les feuilles tout tourne tu comprends la vie est en avance
III
Là-bas : le silence sous les branches les cœurs perdus les yeux abandonnés pour le reste le temps sur le fil les secondes au fond du panier tu sors tu tries les grains un par un si tu le dis si tu le penses les oiseaux au soleil le
Ciel goutte : à goutte tu grimpes tu es perché tu devines les insectes dans l’ombre ciel perdu joie emportée tu ramasses je compte le sable sous les dents la peur et le sommeil le compte des choses inutiles nous sommes
Au-devant : nous courrons sous les nuages à cœur perdu on dirait rentrez rentrons il va pleuvoir nous ne tenons à rien nous ne retournons pas les pierres là-bas il y aura la montagne il y aura aussi un jour la liberté
31 juillet 2024.
Retour, Retours
ALCHIMIE
Je suis troubadour perdu
Venu d'un autre Moyen Âge
J'ai voyagé comme j'ai vécu
Au coeur de la chimie des Sages
Je suis dans le bateau des ondes
Et je ne chante que pour elles
Ma mort sera la fin du monde
Je m'appelle Nicolas Flamel
une chanson de Robert Charlebois
Retours
Rectifié :
Crucifié crucifiant
souffrant cherchant marchant
Colonisé colonisant
Aimé Aimant
Nord et Sud
qui souffre et cherche
pensant marche
ici et maintenant
circoncision
cœur rectifié
cet homme et ses épouses
cette femme et ses époux
aller comme en chemise
mal boutonnée :
de vendredi faire samedi
avant dimanche
laisse couler tes larmes
Sud au mur de l’Occident
de l’Orient au Nord des oiseaux
femmes aux grands cheveux
Faucons et Vautours
Vous nous faites
bien de la peine
ce que tu aimes du Monde est au feu
Alchimie :
En feu :
dans l’Athanor
Jérusalem Céleste
je serai là
vous ferez cela
marrane absolu
touche le mur
Si non si oui
touche la marche
je viens
pour la nouveauté :
vous aimer
les uns les autres
c’est en secret
le point où
se mêlent les eaux
entre les batailles
cherchons hors des murs
Finalement :
sur toi
l’univers :
ce qui est haut
est comme
ce qui est bas
cela marche
Masculin et Féminin
Droite et Gauche
Finalement :
ce qui est assemblé
Finalement :
au monde
Finalement :
un mur
lamentations :
frontière
tout est en ruine
Finalement :
il faut accepter
Finalement :
l’errance
Finalement :
les ténèbres avec joie
Finalement :
j’étais réveillé tôt
Finalement :
puis-je comprendre
Finalement :
le monde s’effondre
le temps place :
la paix
La guerre :
La paix
Bruit et Fureur
le repos
dans la paix
manque la guerre
Certainement
trop tard
pour le monde
pour qu’arrive
ce que nous imaginons
Certainement
au désert :
la Guerre
laisser au cœur
le sable et les cailloux
à ceux qui les aiment
la vie la lumière
des hommes
faut-il accepter
la disparition :
Peuples des forêts
de morts en morts :
le massacre renouvelé
la perspective : deux miracles
le sauveur l’extinction
le bourreau la victime
L’enfer
brodé rebrodé
à la peau même
Fenêtre :
pour toujours :
le doigt dans la plaie
la douleur renouvelée
la vie la lumière
une fenêtre :
le nouveau
aimer les uns les autres :
une autre fenêtre
guerre : encore
une fenêtre : plonge
dans l’assemblée des eaux
au fleuve à la mer :
un baptême
la nature :
les chevriers
les chameliers
La guerre
Le bruit
la fureur
La danse
l’ivresse
la naissance
les sacrifices
pour ce monde
tu cherches les graines
l’aneth et le myrte
chênes cèdres et le thym :
où croitre
06 juillet 2024-31 juillet 2024.
lundi 8 juin 2026
Pour revenir
I
Pour revenir tu y penseras nous étions en avance bord de route chemin perdu Émotions : tout est étranger la main sur le poignet la vie avancée Tu te dis les idées se pensent sans comparaison nous apparaissons nous tenons
Vive voix de pure évidence le doigt sur le poignet la vie si forte finalement Des secondes de miracle toujours ici toujours au-dedans la vie construite sur le sable Les heures coulent aussi tenir les jours de joie bleue : il se demande
Revient-il avec le rire et les chansons campagne perdue au pied des vignes Qui se cache qui dérange le cours torsadé des évidences les hommes sur la route Le plaisir sous le sable la confusion nous sommes au bord de l’eau : ici
Où tu n’es pas manque la lumière je suis sur ce retour si tu es on y parle d’amour à la suite les idées bien plus claires le doigt sur le poignet le silence entre les verres nous étions nous y fumes vous avez dit parlons : ils y sont
Ressentons le temps ce n’était pas le printemps automne soleil des choses simples je veux vivre tu parles de rêves nous y étions la mer est calme au frais au bord au chemin de sable et de coquilles pour y revenir : volons-nous
Nous tenons ferme si droit le doigt sur le poignet image fausse un peu mais un levier puissant nous sommes sur le bord de nos vies je la rencontre tu restes ici ombre chère revenant revenu je ne connais tes malheurs : joie vive
25 juillet 2024.