mardi 27 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer IV

IV

 

Ouvre plus la porte : aux jardins entend 

Clos : mesure les heures écoulées coupe 

Ou recoupe tu sers tu avances en gestes 

 

Des coups portés le tranchant de la faux 

Le monde la fortune les feuilles oubliées 

En fond de panier une heure à entendre 

 

Des jours pour des nuits tu te reprends 

Tu te vantes tirons encore sur les câbles 

Les cordes les filins tirez cœurs aveugles 


09 avril 2024.

Retours, il nous reste des branches à élaguer III

  1. Du fenouil dans le ventre d'un loup sur la plancha
    La chanson des petits mouchoirs 
    Le toit d'ardoise de la mer d'Iroise 
    La rivière de Cassis coule à charme

  2. rire de cendre - de voix mêlée
    belles œuvres qu’il nous faut saisir
    le cœur serti de pierres simples

    silence emprisonné dans un mouchoir
    les yeux ouverts la vie nous aveuglent
    tout n’est qu’envoutement et poussière

    le ciel s’ouvre les images foisonnent
    la neige fond et se déchire en fange
    de cet anéantissement nait le passage

lundi 26 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer III

III  


Des fenouils et du rire pour les cendres 

Du fer des œuvres beaux cœurs compris 

Tournant devant les portes tout compte 

 

Les mouchoirs petits mouchoirs ô silence 

La vie dans les yeux les cordes ouvertes 

Tu tires ici et la poussière coule ô charme 

 

Les images de ciel ouvert en tuiles le toit 

Sans la neige : maintenant il fait chaud 

Tu arrives donc viens démontre le passage 


09 avril 2024. 

Retour, il nous reste des branches à élaguer II


Des preuves et des aveux
parmi ce que nous sommes
au croisement des chemins

nous sommes l’heure à venir
les grains que l’on dissèque
pour ne point mourir idiots

la réponse est dans les mots
que l’on étouffe dans la gorge
l’asphyxie nous gèle l’esprit

samedi 24 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer II

II

 

Plus allant tout donne des preuves 

Un aveu : je te suis avec constance 

Tu me croises nous sommes ce qui 

 

reste du chemin Je te veux je te vois 

il y à dire les objets égrenés Nous irons 

sur les chemins disons fertiles : réponds 

 

Réponse suis-je utile je tremble j’étouffe 

Je soupire un temps même en marchant 

Tu comptes charmant chaque pied de vigne


09 avril 2024.

Retour, il nous reste des branches à élaguer I

Il nous reste les évidences 
l’esprit – le cœur en sautoir
bouche en main dans l’illusoire

il nous reste une fleur à étreindre
sur le chemin qui mène à l’éternité
la pensée consumée du doute avancé

il nous reste les nuages après l’été
une carte du ciel d’étoiles oubliées
les yeux ensommeillés de rêves abolis

vendredi 23 janvier 2026

il nous reste des branches à élaguer

I

 

Première : toujours une évidence -nous 

allons de cœur et d’esprit tout rejoindre 

doigts et mains bouches cœurs soudain

 

Tu étreins il reste une fleur à te rendre 

Je suis sur ce qui reste du chemin j’y suis 

Je sais ce que tu penses ici avancerais-tu 

 

Il reste de nuages en nuages -s’il en reste 

les preuves Je te suis nous irons je suis là

En attendant allons : tu restes ici plus vite 

09 avril 2024.