lundi 18 mai 2026

Seul et nu II


Nous sommes sans le dire nous sommes sans le faire de force à rebours tu tires des éclats Monde sensible pleurs éclatés route sans nom tu ne sens rien Je ne dirai rien tu tourneras nous finirons le reste des cailloux sur les bras 


Paniers pleins rires et nuages tu tires sur les branches il reste les choses décidées Les cœurs enlacés je te vois tu comprends nous y sommes si nous tenons là Et si et là les pierres du chemin les caves les abris : pour oublier 


Encore tenir longtemps je te dois tu me tournes nous sommes au pendant

Nous tenons la dérive pour un voyage tu envisages les choses de face et en face Si on le continue tout sera en arrière et tout te conviendra 


09 juillet 2024.

Retour, Seul et nu I

"Le vide les écrins les boites les objets tout se tient tout est perdu "

Susciter des attentes

Promettre une image juste

Juste une image

Sur « la mort » :

Un peu profond ruisseau calomnié

Sur « le vide »

Je ne bouge pas

Ma respiration s’apaise

Une plénitude m’envahit

À partir du vide

Je crée du viable

Que diable !

Seul et nu I


Le vide les écrins les boites les objets tout se tient tout est perdu il me reste à compter Rien n’est perdu rien n’est créé tout est transformé je te vois tu comprends les heures Nous sommes épars tu retiens les ombres au silence

 

Aux eaux tout ce qui fuit ce qui glisse les doigts ouverts les yeux perdus les rochers Tu vois il te reste le sensible les yeux sans lendemain les arbres sans l’écorce la joie Tu détournes les petits oiseaux entre les cœurs et les mains 

 

Au plein tu tiens tu recommences je sens qu’il reste un soupçon Tu penses volonté tu entends volupté tu tires sur les doigts Tu ajoutes les yeux les rires les secrets nous restons indicibles Tu deviens ineffable : que reste-t-il à faire 


09 juillet 2024.

Retour, le front levant

Assis sous les arbres 
un coin d’âme brisée 
le rire est un orgueil
sans âge 

sous les feuilles 
des taches de forêts

songes de sable 
paupières lessivées
dans les mains 
les heures retrouvées

au fond du cœur 
les années espérées 

souffrance envolée 
au bout des doigts 
le cœur délacé 
la vie est à l’envers 

les oiseaux remontent 
les ruisseaux

dimanche 17 mai 2026

le front levant


Assis sous les arbres au sombre tu retournes un coin de ton âme à briser ce qui reste : l’orgueil les rires Bête sans âge tu retiens je le vois les taches sous les feuilles les petits animaux perdus en savanes Forêts le front levant 

 

les songes sans retour le sable sous les paupières tu veux je dois Je tiens la force dans les mains les heures à oublier Ce qui reste après tout au fond du cœur les heures retenues Je sens la meurtrissure tu espères encore 

 

la souffrance tu te retiens tu voles Les ongles au bout des doigts : la peau petit doigt pouce incroyable Tu tires les lacets tu touches ce qui reste un cœur une vie à l’envers Et contre les oiseaux nous remonterons les ruisseaux 


09 juillet 2024.


Retours, Le temps fuit les heures volent

"Et lentement 

et gaies 

elles tournent 

les cigales"

CLAUDIQUER FERRER FERRAILLER

Claudiquer dans sa marche, ferrailler dans sa démarche, ferrer les cigales, assurer ses cédilles, écrire en aveugle des phrases fausses à pleurer, mais que, à la fin des fins, on range dans la rubrique Joyeusetés.


je regarde 
tout est bien pensé
sans complications 
nous allons nous venons 

je comprends 
et tu fermes les yeux 
mains jointes 
nous sommes sur le vide 

poids des heures 
sur le temps 
poids de plume 
et de coq à plumes 
_________ un leurre 
les heures volent

Le temps fuit les heures volent


 

I


Si l’on a besoin si tout tient je le regarde tout est difficile bien pensées Les complications : de la fermeture à la soumission du plus au moins ils se tournent Nous allons nous venons et que reste-t-il s’il faut faire 

 

Je comprends tu fermes les yeux et tu restes nous allons au-devant Les mains jointes le poids sur les épaules tout est à jeter il faut porter la souplesse Il faut retenir nous sommes sur le vide au point dans l’aplomb 

 

Volant hores tempus fugit le poids des heures le joug des saisons à temps À poids de plume et de farine je te tiens plomb de pêche coq à plumes Tout pour leurrer tout pour comprendre si l’on en a le besoin : ouvrir les yeux

 

II

 

Au soleil s’il nous reste un cadran Carpe Diem Cave Canem Volant Hores Tempus Fugit ils se disent aussi Nous Avons Été Ce Que Vous Êtes Vous Serez Ce Que Nous Sommes en dire plus et plus encore aux murs 

 

Aux façades les heures perdues les jours envolés tout sur toi glisse ton sur ton Toi pour toi et tombes abandonnées le reste sous les tuiles les joints Entre les ronces je te dois tu me tiens cœur incompris avec les raccords 

 

Et les certitudes les pierres une à une les herbes entrelacées la pariétaire qui colle Toute à donner aux poules aux lapins je te vois tu entends les feuilles de peupliers de platanes Il reste bien peu bien de cigales : insectes perdus 


III

 

De la cave vers le haut à la poulie si la courroie grince je te suis tu relèves Les charges une à une on a on vient on voit je te tiens tu me donnes je vois Le silence il me reste des pierres sous le pied il glisse je te vois il se tient 

 

Des arbres des ronces l’herbe sèche je te vois entre les épines il se déplace Fleur à fleur papillon ingrat chemin noirci les heures oubliées les objets abandonnés Je te vois : tu ignores si l’on oublie si on cherche les heures 

 

détourner les erreurs oubliées je racle tu soupires il suffit il le faut Un accent au coin la bouche est ferme je te tiens sous le voile tu cherches Sous la chemise la peau qui frémit le cœur qui respire : allons lentement et gais


en reste

 

Et lentement 

et gaies 

elles tournent 

les cigales

 

Ouvre les yeux 

le temps fuit les heures volent 

 

03 juillet 2024.