I
Nous sommes à : remplir tu calcules grains gravillons graviers cailloux pierres des mains pour construire de la montagne au sable noir des rochers descendus par étages de blocs à poussières montagnes au-dessus de la mer
Je pense tu retiens nous tournons : rien ne bouge du blanc du rouge le massif la poudre tout a bougé de haut en bas bloc unique bloc recomposé tu avances tu oublies les fleurs tout pousse dans les fissures tu n’oses en dire
Les anfractuosités tu cherches tu illumines le chemin pierres débitées maçonnées maisons montées et meulières et moellons tout raclés d’épaufrures du bloc au sable de l’étoile à sa poussière en dire plus : en dire
II
Nous sommes à : du temps la pertinence tu cherches le pertuis tu penses huis nous sommes devant cette bouche béante j’ai mis mes doigts dans la fente et la porte a frémi on évite les conséquences tout ici nous ferai changer
On enregistre toute une main dans un porte frémissante je n’en reviendrai pas nous sommes accablés tu penses chant des chants tu reviens sur le terme comme un cerf de gazelle comme une bête assoiffée je n’en reviens
Nous avons mis un cœur à nu son faon délicieux tu retrouves tout il te reste la nuit tu cherches ce qui est perdu huis pertuis clairière forêt profonde tu entends tu cherches tu trouves oiseaux gris et perchés : ce n’est pas le jour
III
Nous sommes à : tu me disais le chemin du haut vers le bas du bloc du plateau des anfractuosités des montagnes qui heureusement couronnent nos vies le chemin qui descend vers le sable la mer la montagne les plages
Le sable les masses meubles entassées le courant et l’air et l’eau et la pression le four gigantesque ce qui est meulé ce qui est rompu la pression la chaleur en avance du plateau des troupeaux de grand et de petit bétail
Cerf de gazelle assoiffé il te reste quelques semaines tu descends nous étions montés de sources en torrents tu précipites la vie la lumière le sable et l’eau tu avances nous allons des semaines pour rompre les écheveaux
IV
Nous sommes à : on en disait quelques semaines de grand et de petit bétail une histoire éternelle je monte je descends tu entends peut-être une source à boire sans hâte dans la crainte devant le seuil on s’arrêtes dans la fente
À la main tu cherches la clef tu descends tu remontes huis et pertuis derrière le sommet tu y penses la terre est ronde nous allons encore de plat à plat de fractures en renoncements tu roules nous avançons troupeaux d’animaux
En solitaires des monts aux sables les plus hauts les plus froids pour retenir quelques grains je résiste tu reviens nous étions attendus de tout à tout nous avons fui je signe le bord les pieds nus et la canne j’ai marché tu accours
V
Nous sommes à : accouru à rebours pierres grattées sable serré de joie et d’orgueil j’ai mené un troupeau je comprends le sable au sommet les rives à la cime les heures les jours semaines et marches escalier on avancerait
On résiste on grandit on tourne les pauvres bêtes au soleil les pauvres pieds je suis celui qui suis celui qui marche devant moi montagnes au-dessus de la mer tu penses plus petit troupeau fine sauterelle il regarde celui qui vient
Il marche devant je ne déferai pas un lien de sandale nourri d’insectes je ne baiserai pas sa bouche très bas au plus haut les sauterelles la manne élevons enlaçons dénouons il nous reste à comprendre ce qu’il reste du voyage
02 août 2024.