Oiseaux
I
Entendre dire entendre faire je souffle dans le vent
Tu te brises je rencontre des heurts du rythme des choses
obstinées La foi et le courage les rangs de perle
d’un cœur uni d’une histoire Tu tournes tu retournes
nous sommes sous le plomb fondu à faire à connaitre
Le retour et la faiblesse : du tact la distance des choses
Pour entendre dans la paix le souvenir et les oiseaux
Dans les branches sous les feuilles les tourterelles couvent
Tu penses ce moment : les armes la guerre où les entendre
II
Les tourterelles couvent tu te retournes nous n’irons
plus Te reste-t-il la confiance dans la joie et la douleur
Les jours perdus les ombres oubliées le tiers et le quatre
Nous sommes à l’approximation de triangle en triangle
De joie et d’espérance : les drapeaux et les armes
Les hommes enragés je veux tu me donnes je comprends
Ce qui te rend faible du cœur du sang je te donnerais
Je te tiendrais nous irions tous dans l’ensemble au souvenir
au vent je tire sur le câble Je crochète un nid : en sortons-nous
III
Pour l’avenir les hommes obstinés les pierres
une à une Le toit les murs un abri l’asile d’un jour
Je t’attends tu me tiens je soupire : rien ne commence
Nous sommes pour toujours je cherche tu rencontres
Le sel le poivre divine proportion nombre d’or ô fortune
l’insouciance Sa jeunesse partagée le reste revenu
Les mains les bras en échange la force à entendre
La sagesse jours perdus un château et des grilles
Des murs la chevelure tombe : attrape ce qui vient
IV
Va et tiens ferme ta volonté sois sûr accroche
Nous allons nous irons venus et retenus tenus
revenus L’avance : le retour partons précisons
Les jours abandonnés la violence le mélange
sans devenir vieux Lèvres soumises rancœurs
Je suis au mauvais jour à la pire des heures
Le chantier commence efface tire sur les rides
pour ne rien entendre : pour ne plus comprendre
Ce qui te retient te sert tu tournes tu tires le fil
V
La laine et la joie une rupture pour saigner la vie
Au confluent les eaux abandonnées je te sers
Tu me manques ici aussi les serpents se meurent
Il fait trop d’ombre trop de poids des choses
L’absence un poids bien trop lourd pour sonner
Tu retiens le venin tu cernes les entraves à venir
Sans courage une réponse sans clarté nous sommes
seuls devant Nous tiendrons la distance j’en suis
certain Ton poids nous encourage j’y pense : sonne bien
Un reste
Tu reviens serre fort aborde détourne
Ferme recommence je suis sur le départ
Tu songes à la rupture nous allons
Nous venons nous tenons tout est tendu
Tout est posé les fleurs aux branches l’écorce
Sur le tronc comprendre pour bâtir Lire
pour espérer je te sers tu me manques
Les feuilles à l’horizon la gloire s’évapore
Tout nous échappe : volons oiseaux passons
17 avril 2024.