I
Je te dirai : je suis ici oh d’ici nous comprenons il y a à dire nous sommes allongés Je te retiens nous avancerions plus et plus encore au cercle au centre Je ne vois que ce qui est à dire depuis que je le sais depuis longtemps
Nous comptons les cabanes tu rêves : fête des cabanes il faut attendre Tout revient de Jérusalem au calme complet les yeux et les oreilles : collés Le mur qui se lamente nous viendrons pour entendre au mur : les larmes tendues
Ce qui tient et tu regardes nous comptons les fils autour du bras autour De tout ce qui reste la tête les membres je te tiens nous irons souffler corne de bélier Corne pour entendre je tiens tu cribles nous serons encore au centre
II
Je te dirai : arrive je reviens nous y pensons pourquoi Jérusalem reviens Convertie à ton sauveur nous y pensons il faut sortir se retrouver y étions-nous De l’intérieur nous tournons vers l’extérieur ouverts rompus : avancer
Nous allons nous tenons à l’ouverture je te reçois tu me dévisages Un chemin sur ce qui revient de marche à marche serons-nous sous les arbres Prendrons nous l’écorce sous le pied tu taillais de petites barques : pin rouge
Polies aux murs au renflement à la définition à la surface je te reçois Nous sommes alliés on charge sous le pied la vie avancée je dis : tu reçois Allons de reste en reste pour dire de branche en branche pin je te suis : nous allons
III
Je te dirai : la place quelle adresse tu reviens de cette ville Jérusalem convertie : sorti du Saint des Saint tu inventes le reste il y a sous les arbres Cèdres pins érables sycomores chênes la vie entre les lignes des écorces
Abandonné tu oublies le reste le parfum je te vois tu me tiens je respire Corps et cœur émotion élévation le parfum vers en haut la fumée vers le bas Caïn Abel resterons-nous frères je tiens tu combats fais-moi dire : enseigne
Je te montre le chemin nous monterons tu descendras parfum en haut fumée en bas comme il reste le grand et le petit je te tiens tu me donnes les heures répandues la semence tu y reviens une fois encore : parfum d’épine-vinette
IV
Je te dirai : au précipice d’une frange vers l’autre les heures les retours je te convertirai Nous irons de bois en bois de rives en détours : fontaine Tu comptes les épis nombreux que rien ne parle ou épelle les grains : un par un
Ils sont tous à parler modestement si humbles tout nous retient je suis sur ce chemin Je pense : d’un bambou taillé séparer les feuilles je te retiens tu me compares Nous allons de nuage en nuage de figures en paysages : la vie
Tu mènes entre les feuilles tout ici flotte sur l’eau fontaine où tout pleure Geins-tu je rencontre je murmure tout ici soupire tout revient je ne changerai rien je ne tournerai pas nous sommes abandonnés : Jérusalem
V
Je te dirai : reviens-tu et reviens tu comptes les lettres un tour de plus Des tensions du regard des yeux vides de la douleur tu descends de la colline Il te reste à penser au mont le crâne les yeux griffés les cheveux : ils tombent
Et sur le cou le corps nous récompense on devient ce qu’il faut des restes Le pain sans levain les miettes et les couteaux je te couperais le cœur Je te cisaillerais les joues la vie en échange du sable dans les yeux : on retourne
Je ne sais plus si nous allons j’y suis la tête sur l’épaule le sourire tu comptes les os Tu tires le tissu les reins découverts Jérusalem et Golgotha la vie sans attendre nous sommes aux herbes amères au pain dur : ici je te convertirai
envoi
Je te dirai : nous sommes sur la route à deux un peu plus âgés je te tiens Pour entendre plus près du cœur proche des oreilles écoute ce que ma bouche murmure Tu retiens le souffle au battement le cœur ému : la bouche
Intense nous y allons si je te suis ils songent nous n’y sommes plus Sur le bois sur le dos les mains ouvertes je descends tu entends nous ne tenons rien Il y a il faut dire se comprendre sur ce chemin à la parade : les oiseaux
Le cœur ému le visage ferme un peu âgés ils allaient nous ne changerons rien Nous tournerons sans cesse chameaux perdus aux abords on se dira on tiendra la vie au centre la langue sèche avance viens nous serons : ici
12 juillet 2024.