Il reste de l’île
une course au trésor
une carte de pique
sur le carreau du cœur
une dame et son roi
aux noms gravés sur bois
les mains tremblent – s’agitent
au large la mer insiste
tout est promesse à l’aube
du grand chambardement
on se souvient le trèfle
antidote à la morsure du serpent
poésie à franquevaux. V
michelchalandon@free.fr
lundi 30 mars 2026
Retour, L’ile au trésor le reste
dimanche 29 mars 2026
sous les feuilles
N’y plus penser ne rien en retenir on se retrouve : panthère je te tue
Nous fûmes jeunes tant de tant d’ardeur de sang d’opinions en savanes
en forêts Partis de fourrés partant de clairières d’arbres bondissant
Panthères en arrière des aventures sans trembler des ombres sous
les arbres Le dos au tronc je te conte les forêts : histoires de feuilles aux
précipices Tout plonge tout revient du bord à la rive le pied dans l’eau
la bouche ouverte Franchement nous faisions nous étions frais nous avions
et guère et trop de liberté et de secrets La vie en aventure les yeux ouverts Panthères et monstres tenus sous les feuilles l’œil tendu sous les feuilles
15 mai 2024.
samedi 28 mars 2026
L’ile au trésor le reste
Si tirions coupions percions carreau pique valet
S’il faut souffrir cœur ingrat chose sans quoi
Tu te demandais faut-il souffrir pour que là : là
Je demande prononces-tu où restent les noms
gravés Ces mains furent tremblantes nous sommes
loin Nous sommes larges le temps passé je chante
Tout est promesse en voir à faire tu te souviens
Je suis venu tu es passé je tourne il y avait un mur
Aux franges les discours nous venions de doutes parés
14 mai 2024.
vendredi 27 mars 2026
L’ile au trésor IV
Librement tu agrandis le cercle les roulements la vie au centre l’écho le firmament Ah lève-toi tu inspires parais et reviens que fais-tu La vie au crépuscule devant la source avant le ciel tu contournes tenons et revenons
Au premier temps la flamme imprécise je tiens tu recommences oh le dernier Il tourne sur lui-même en forces le fil la tension sur chaque corde Nous sommes le bateau nous sommes la rive le sable les tonneaux le temps
Oh cela glisse entre les planches : précis changeant tu tiens ici toutes les définitions le sable qui conserve le soleil qui détruit allons y et revenons Cela coule entre les lattes le bois épais les ombres précieusement doublées
14 mai 2024.
Retour, L’ile au trésor III
On solde
Le repos du soldat
Les bêtes à cornes
Vaches à lait
Que trayait chaque soir
Mon pater
(il disait moudre)
Et l'intranquillité
Le desassosego
De Pessoa
jeudi 26 mars 2026
L’ile au trésor III
D’où viens-tu je viens : je viens oiseau de montagnes de mers
En écho la pente douce tout à l’aise si loin en bien en plus et contre
Caressons : tout est ici le présent dans la constance la pluie le jour
Les ombres au plafond descendues retournées larges Claires-voies
compliquées tu tournes tu es en extension Au-dessus la poussière
à la porte le cuir contre la joue : ô les yeux dans la nuit tu penses
L’obscurité les chemins perdus les bêtes oubliées tu montes Tu descends
les marches trouvées tout est si difficile tu penses différend Tu cherches
le repos soldat et n’y trouve-t-on que l’intranquillité viens-tu : je viens
14 mai 2024.
mercredi 25 mars 2026
L’ile au trésor II
Tu dirais la vie avance prenons garde je suis le retour l’attaque
Les remords nous sommes au supplice nous sommes à l’abandon
Les yeux vides tournés la bouche grande tout est ouvert : la peau
Les sourcils si d’en haut tout tourne je recommence tu cherches
Ce qu’il faut tu y tiens je comprends ils sont au ban tu dis les arbres
La vie sous le soleil les nuages passent : oh arbres saisissons-les
Regards tournés aux oiseaux par en dessous tout est complexe
Tu en reviendrais nous sommes au-devant la vie nous tourmente
Les yeux en arrière la bouche ouverte nous sommes en contre
14 mai 2024.