dimanche 10 mai 2026

Hector B. Arthur R. Jean-Luc G.


Au reste du tors et du droit les choses allongées la vie étirée les rames d’osier Les joncs en cascade je tiens loin des apparences tu y penses encore la nuque dans le cresson Il te revient qu’un jour des guerriers de Palestine 

 

conversaient au bord du fleuve aux rives du lac Jourdain et Tibériade tu vois : Tu centres la tête sur les eaux au fond du temps à contre coeur L’eau dans la poche l’œil sous la surface je te vois ô tu devises ils conversent tous 

 

Ici tu soupires je te soutiens ce sont des propos d’amour de certitude de haines à étouffer L’amour la vie les cheveux ruissellent le cou le cresson Les pieds dans les fleurs les végétaux nombreux les palmiers au vert feuillage


18 juin 2024.

Retour, Louise

Avec Louise Labé Je vis je meurs 
Je me brûle et me noie en son sonnet
Depuis mon lit où j’écris tout sonné
Ces lignes de douleur qui m’amusent et me broient

Je meurs je vis je vois Diane chasser
Dans l’épaisseur d’un bois dessiné par Max Ernst
Son arc tire cent flèches sorties de leur carquois
Sur la femme cent têtes sans tétin restant coite
Tourner me faut mes vers toute la nuit sous ma couette
Éclairé par la lune mon soleil de minuit
Dont le noir m’illumine Desdichado Desafinado

J’écris j’endure Je n’écris pas je perdure
Je crie devant les murs de la maison de Louise
La petite friponne dont le blues me laisse dans la mouise

Louise Labé 1525 ? 1565

Louise


Je ris je me meurs je me noie je brûle tu contiens il nous reste de l’eau En fond de poche du vent dans les narines ô cœurs de pierre ô cris de joie Du brillant dans les yeux le reste pour le reste au vent tout s’y déploie : tu tiens 

 

Je brûle je tremble je te noie tu tiens ce qui revient tu tournes l’eau au fond des poches Et rires : les pierres secouées tu tiens entre les doigts la cascade Le lien de la peau à l’émotion le fluide pour reprendre mon souffle 

 

Je cerne la raison tout est en haut tu tiens et je devine tout se dévoile la déraison le paysages et les choses volages : oiseaux venus cœurs détendus rien de nouveau le panier plein le tablier tiré les heures avant le supplice 


18 juin 2024.

Retour, enfances


De l’autre côté du désespoir se trouve l’espoir, assis sur un banc de bois, il attend. Il attend le tremblement, le message de la pierre philosophale. Doigts en croix, il signe le ciel.

Il se souvient l’enfance, les herbes parfumées, les rochers raboteux sur ses tendres mollets. Il ne perd pas courage, il sait tout le labeur qu’il lui reste en chemin. Les heures sur le cadran avancent continûment.

Il garde dans ses mains cette chaleur de l’enfance qui le berçait sans cesse, sans une autre caresse que de croire à demain. Il cherche au pied des arbres, une source, un filet d’appétence pour remonter la pente et libérer le monde de cette pandémie brune qui avance à grands pas.

samedi 9 mai 2026

enfances


Espoir désespoir assis sur des bancs de bois de pierre tu freines je te tiens de bord en couverture autour au tremblement à la croix sur la note le ciel est couvert alentour au seuil tu reviens 

 

Détendu possédé les herbes les rochers enfances dépensées les vallons le courage devant ce qui te reste tu essayes tu parviens ô le seul ô le tragique l’espoir en désespoir en heures oubliées  

 

Poses-tu composes-tu de cette chaleur tu te berces enfances abandonnées sur des bancs de bois de pierres au pied des arbres tu cherches l’eau tu trouves le sable salé la raison perdue : l’heure sombre à éclaircir 


16 juin 2024.

Retours, Bergerie II

  1. "petits nuages petits oiseaux animaux sages"

    Sur les nuages On dessine Des enfants sages . Ils font sur la plage Des cygnes Et des mamans aux beaux visages . Puis il s’en vont Plus de nuages La mer est bleue Comme une orange . Série en cours ÉCRIT SUR LA PLAGE (sous les pavés)

  2. Aller sur le chemin au risque de se perdre, sans le dire nous allons étrangement vers le reste, sans comprendre les oiseaux du matin et le ciel d’un jour neuf.

    Hier, un autre jour.

    Les nuages sont des mots qui allègent la parole. Pourtant, on s’en désole. On les démultiplie, les divise, petits oiseaux tout blancs sur les pages sans ramage. On cherche et on trouve le sens du temps.

    Demain, un autre jour.

    À l’est le jour se lève, un jour nouveau aux mains d’argent, cœur en présent. Sur le chemin, une trace ouverte, une ligne verte d’est en ouest.

    Aujourd’hui, de tendres griffes tracent le chemin.

Bergerie II


On divague on se sent tu avances je frémis nous allons le chemin le risque est précis sérieusement sans se dire je te vois nous allons étrangement le dire il reste à comprendre au matin les oiseaux tout monte le ciel le jour 

 

Les nuages tout est à comprendre tout est expliqué les mots n’ont pas de poids les paroles on s’en désole hélas tout s’envole petits nuages petits oiseaux animaux sages on cherche on trouve le sens en avant en arrière tu vois 

 

À l’orient : je tiens à l’orient je suis sensible tu arranges tourne dans la main ton ouvrage suis-je poussé suis-je sensible il faut y aller il faut reprendre le chemin : sommes-nous convaincus le dos tourné tu vas d’orient à occident


15 juin 2024.