I
Île : on se dit si l’on s’y croise tortues aujourd’hui tout
En attendre je te suis oh tu me restes nous sommes ici
Dans l’ombre nous tenons l’épargne et les coffres : où
Des restes tu tirerais les miettes tu tournerais le temps
Je te resterais tu me donnerais nous nous construirions
Nous viendrions là : les images ici servies oh les trésors
Des coffres à la plage et la ponte des tortues oh l’effort
Ici tout avance on mêle on coupe on revient si je te suis
Au sable raclé les paupières collées : rame souffle perdu
13 mai 2024.
II
Tu dirais la vie avance prenons garde je suis le retour l’attaque
Les remords nous sommes au supplice nous sommes à l’abandon
Les yeux vides tournés la bouche grande tout est ouvert : la peau
Les sourcils si d’en haut tout tourne je recommence tu cherches
Ce qu’il faut tu y tiens je comprends ils sont au ban tu dis les arbres
La vie sous le soleil les nuages passent : oh arbres saisissons-les
Regards tournés aux oiseaux par en dessous tout est complexe
Tu en reviendrais nous sommes au-devant la vie nous tourmente
Les yeux en arrière la bouche ouverte nous sommes en contre
III
D’où viens-tu je viens : je viens oiseau de montagnes de mers
En écho la pente douce tout à l’aise si loin en bien en plus et contre
Caressons : tout est ici le présent dans la constance la pluie le jour
Les ombres au plafond descendues retournées larges Claires-voies
compliquées tu tournes tu es en extension Au-dessus la poussière
à la porte le cuir contre la joue : ô les yeux dans la nuit tu penses
L’obscurité les chemins perdus les bêtes oubliées tu montes Tu descends
les marches trouvées tout est si difficile tu penses différend Tu cherches
le repos soldat et n’y trouve-t-on que l’intranquillité viens-tu : je viens
IV
Librement tu agrandis le cercle les roulements la vie au centre l’écho le firmament Ah lève-toi tu inspires parais et reviens que fais-tu La vie au crépuscule devant la source avant le ciel tu contournes tenons et revenons
Au premier temps la flamme imprécise je tiens tu recommences oh le dernier Il tourne sur lui-même en forces le fil la tension sur chaque corde Nous sommes le bateau nous sommes la rive le sable les tonneaux le temps
Oh cela glisse entre les planches : précis changeant tu tiens ici toutes les définitions le sable qui conserve le soleil qui détruit allons y et revenons Cela coule entre les lattes le bois épais les ombres précieusement doublées
V
Si la vie si le temps si le reste je te suis si tu me perds je tiens nous sommes encore Tirons coupons perçons les armes au mur les draps au lit le fil au ciel Tout part un jour : les cœurs les couronnes le ruban tu cherches le bleu
Le vert au pied au ciel les cheveux les feuilles tout reste au silence le bras tendu les lames sur l’écorce Je te tiens tu me rends le sourire un rayon au ciel Les nuages oiseaux des îles : on arrache on coupe les lames sur l’écorce
On agite on érafle tout nous égratigne les montagnes au-dessus les nuages tout y passe Je suis dans l’incertitude je tiens tu me vois je te vois nous respirons la résine sous la lame Il coule un filet de mélancolie : avec suavité
le reste
Si tirions coupions percions carreau pique valet
S’il faut souffrir cœur ingrat chose sans quoi
Tu te demandais faut-il souffrir pour que là : là
Je demande prononces-tu où restent les noms
gravés Ces mains furent tremblantes nous sommes
loin Nous sommes larges le temps passé je chante
Tout est promesse en voir à faire tu te souviens
Je suis venu tu es passé je tourne il y avait un mur
Aux franges les discours nous venions de doutes parés
14 mai 2024.