mercredi 6 mai 2026

William


Tu cherches avec les vagues le bord les larmes : il nous en reste je te les donne Sous les arbres sous les branches les ombres : les fruits séchés aux racines je te vois : tu avances nous sommes fermés nous n’en prendrons rien

 

Tu assistes sans comprendre il nous reste les heures de l’ombre sous les branches Tu frappes chaque pierre oh tenons : nous n’en ferons ni gravier ni sable À la lumière sans attendre : de la pluie venue les heures oubliées

 

Si à la vie si au temps si en silence sans rien comprendre tu parles en bruit et fureur au monde aveuglé une histoire dite et redite ne rien voir ni entendre idiot ne comprend rien tu le veux : tu le penses tout est comique


13 juin 2024.

Retour, écho III

Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

Peu à peu la tablette vide absorbe ses nouveaux signes peu à peu ls naissent de mémoire et d’oubli ils sont un peu de notre peau beaucoup de notre ignorance peu à peu ils comptent nos biens évanouis

mardi 5 mai 2026

écho III


Si à l’écho tu trembles reviens avance nous tenons tout autour j’avance en muscles Tout est rayé je vois la pluie sous les branches sur les carreaux je tranche Tu divises nous y allons les gouttes sur les carreaux l’écho : ici tout 

 

Tu trembles je suis sur la route les poings serrés dans la rue face à face Le monde me regarde je te dis : nous sommes deux ici l’éternité s’annonce Une histoire pour toujours les rayures pour Jérusalem je te dis : nous sommes 

 

Ici pour notre éternité de la rue aux étoiles avec le tremblement je te tiens Nous laçons nous délaçons le torse musclé les rayures les yeux au ciel nous cambrons Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

12 juin 2024.

 

écho II


De l’écho si tu reviens je suis je ne donne rien plus de force Je rends les traces et le silence au fond tu tournes au sommeil nous allons Nous en venons il en reste une histoire le torse rayé les yeux trop ouverts je ne sais 

 

Si tout autour je veille il faut des heures je reste tout est lourd tout est à consentir Les yeux ouverts le torse rayé au matin le brouillard et la pluie Tu croises le jour le torse rayé de muscles les yeux ouverts la peau et le grain 

 

Nous vois-tu un jour j’y pense il me reste les souvenirs tu penses Jérusalem tout est rayé à la pluie je cherche le sommeil à la peau aux muscles les rayures Je tourne nous sommes au point qui nous donne à l’éternité 


12 juin 2024.

Retour, écho I

Un écho 
sous les branches 
feuilles mortes 
et cœurs émus 

bouche ouverte 
yeux ardents
matin fiévreux

le jour se lève
le froid – le gel
un tremblement
sous l’oreiller

la vie avance
tout recommence
dans l’escalier

un pied – une main
et un destin 
le cœur défait
l’éternité

lundi 4 mai 2026

écho I

 

Un écho les branches mortes les feuilles sèches les cœurs émus à la bouche Les yeux ouverts le matin pour longtemps pour toujours ce qui tremble Je suis au-devant tu tournes tu reviens si un jour oh un jour si -laissez-moi dire 

 

Laissez-moi- j’entends je tiens tu trembles nous y venons du matin fut-ce l’automne Fut-ce un peu de froid le gel les courants d’air les yeux pour les yeux À la vie tu serres les poings je dis : nous y sommes les poings fermés 

 

Tu vois l’éternité tu trembles de simplement dire la vie en avance -les jours Je retiens tu recommences éternellement d’escaliers en escalier la vie en avance Au temps décompté il fait froid et sous l’eau chaude : les cœurs émus 


 12 juin 2024.

Retour, comme un vieux chien II

Mettons que je n’ai rien dit. Mettons que je m’appelle Ishmaël et que pour chasser le cafard, l’envie me prend de naviguer et que j’embarque sur un baleinier. Mettons que cette navigation se fait en mode survie. Mettons qu’elle se perd dans Méandre fils d’Océan et de Thétis. Mettons qu’elle se change en exercice d’écriture et que je traverse ainsi mes intimes altérités, croisant personnes et personnages, lieux, paysages, époques, pensées perdues et retrouvées, scènes autres et nourrissant mes feuilles d’ombre. Mettons qu’à la différence de l’écriture d’une poésie qui requiert un temps infini de retouches et variations, ce dictionnaire à part moi s’écrit d’une traite et joyeusement. Mettons en effet que n’ayant rien dit j’ai tout écrit.