Comme un volcan devenu vieux
Tu connais la chanson
Mais toi tu la retournes
Laves et sulfure
Mon ami Michel d’Auvergne
Avait fai(t)re une table en laves
Bariolée de Miró
poésie à franquevaux. V
michelchalandon@free.fr
vendredi 10 avril 2026
Retour, vidrios I
vidrios II
Notre part il faut aussi combattre oh montrez-moi ce que je dois
Jeter la main mordre le cœur à perdre montrons ce qui nous
A révélé les pierres aux chemins et les poussières sur les feuilles
Enfin entendre tout ce qui tremble sans fin sol ou grenier
Plafonds et combles je marche tu prétends tout est rougissant
Il te reste les rocs : ce qui encombre le chemin de granit
Gris blanc tu tournes pour rose suis-je précipité couleurs tendres
Nous tournerons nous comprendrons l’hymne des batailles
Hommes noirs cœurs perdus à mordre la main nous apprendrons
20 mai 2024.
jeudi 9 avril 2026
vidrios I
Où étiez-vous pierres dures granits un socle un plateau
Vous supportez chaque volcan : je te tiens tu me retournes
Nous sommes du contour nous tenons laves et sulfures
Nous coulons à la mer verres et sables de soupçons en silence
Effleurez-nous tournez encore la vue sous le soleil tout coule
Entre les doigts du cœur au pied je tremble tu nous observes
Nous tenons à l’envers les oreilles fermées le cœur en négatif
La lumière effacée je te donne tu me tiens nous prendrons
Une pincée de sel : disons tout bien je pince enfin tu consens
20 mai 2024.
Retour, je te sers humblement
Ce que l’on se dirait : creusant la vague sans trop y penser
Les motions, les émotions, la bohème au doux froufrou,
Les cailloux du grand chemin, les ricochets d’une vie.
mercredi 8 avril 2026
je te sers humblement
Ce que l’on se dirait : du vague à l’âme pense je te sers
Tu me comprends il te faut dire simplement les émotions
Que te reste-t-il du sucre des cailloux en fond de poche
Pleines comme toi petit gravier tu te sers dirions-nous
Il nous faut des armes il nous reste la vie les aventures
Je sers tu me contes dis-nous une histoire de pauvres
Jeunes tous pensent il faut me reconnaitre je suis digne
Oh être roi je suis déjà prince allons princes et rois avant
Pour le service au sol courbure : je te sers humblement
17 mai 2024.
mardi 7 avril 2026
les grandes choses passeront
Produire se donner retourner se comprendre
De loin au loin que le vent porte tu cherches
Ils sont ensemble grâce de soie et de certitude
Oh vagues obstinées coupe tranches-tu les feuilles
Au figuier je dois le dire tu feras reviens j’écoute
Tu souriras nous sommes plus haut tourne j’évite
Trop haut les heures fascinent chacun tout est beau
Tourne grand nous sommes du sommet traine à la rive
ce qui reste à dire ainsi : les grandes choses passeront
17 mai 2024.
dimanche 5 avril 2026
l’ennui nous conserve
Ce qui se renouvelle je tiens tu vois le silence bataille perdue
Bataille arrangée en poids en volume une saison pour oublier
Il te reste ce que contient le jour les grains au creux de la main
Une heure un jour tu recommences trois plus quatre à traverser
Tu envisages la trace les heures closes les jours à perdre seul
On doit on rencontre tu tournes la joie le dos offert au sacrifice
Tu cherches on ne retourne rien du toit et la pente tu seras jeté
De haut corde trop chère bataille perdue le poids est suffisant
Ce compte inchangé tout est immortel : l’ennui nous conserve
17 mai 2024.