mercredi 29 avril 2026

tu III


Des pas : géant tu te retournes je ne vois je ne sais nous sommes au retour Tout compte tout contient tu tournes je devine nous ne finirons pas ni rien ni doute Un lieu pour un tourment les sentiments le flot des conséquences pour

 

Allons : je te tiens tu me devines rougissons je nous tiens sous les branches Un tronc pour un autre une certitude je suis je ne doute les nuages volent au ciel Tu tiens les fleurs entre les doigts les feuilles sont ouvertes il est temps

 

Nous demeurons feuilles en évidence le temps que nous comptons Les choses attendues nous sifflons nous tournons à contre guerre à contre-temps Ces idées bien étranges la guerre et tout et tout tu sonnes n’entendons pas 


05 juin 2024.

Retour, tu II


  1. Poésie tourmentée repose aussi…

    Long temps après

    à la relecture

    Braises sont devenues cendres

    C’est un peu –comment dire ?-

    Comme si l’on recevait une réponse

    de nos lettres à nos morts

    À force d’insister

    l’une d’entre elles

    -oui il s’agit d’une morte-

    nous a adressé un courrier

    que nous lisons mot à mot

    sur nos lèvres

    Ce sont trois minutes d’étrangeté

    Qui semblent durer une éternité

    Mais voilà à la fin

    des murmures et balbutiements

    Il ne reste rien

    Seulement ce lit de braises

    Devenues cendres

  2.        Maria Dolores Cano 29 avril 2026 à 11:53
  3. Silence des pierres 
    or bleu de la vie 
    le ciel est de cendre
    le cœur est épris 

    sur le bord du chemin
    les choses résistent
    fenêtres ouvertes 
    sur un monde infini

    silencieuse la source
    qui va entre les pierres
    filet d’un cœur perdu
    hier il était sage

    un rêve de partage
    de grains sur la paille
    il est l’heure des mages
    rêveries d’un autre âge

mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.

Retour, tu I

Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre

La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux

Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles

Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent

Georges de Scudéry (1601-1667)

série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !

tu I


Des décombres à la plénitude tu parles à chaud tu calmes un filet d’eau Tu cours entre les pierres graviers et comètes à conquérir l’un parle tu dis bien Des yeux et des figures la jambe tourne Tu es rompu au sacrifice galet calcaire 

 

Poudre de sel argent contenu tu donnes je retiens les feuilles au bord Les branches pour toujours tu parlais de l’eau et du calme Tu tenais aux cailloux verres polis tessons nous aimions Sous la langue le frémissement : je tourne 

 

Tu contiens nous sommes en avance tu tournes la jambe de bosses de plumes de souvenirs Encore un corps à composer des yeux à écarter je compte sur le temps Je tiens le bord de route un filet coule tu trames l’avenir 


05 juin 2024.

Retour, à comprendre envoi

Parfum du jasmin 
dans la bouche entrouverte 
le calme est revenu

solennité 
sur les rives du Jourdain 
rivière de la peine et du jugement


entre les doigts 
le crépuscule 
une évidence 

calme et souverain 
est le chemin 
le mur nous désunit 
attise la fureur
des fleurs oubliées

dimanche 26 avril 2026

à comprendre envoi


Il y faut vraiment du jasmin parfum voulu bouche entrouverte Devant tu soulèves devant le calme tu reviens en solennité simplement silencieux devant tu cherches le seuil les rives Jourdain perdu rives si calmes : à la trame 

 

Au calme tu contemples ce qui vient entre les doigts devant le seuil tu arrêtes Vivre à nouveau et pour longtemps je te dois tu me dis Je ferme tu retournes nous sommes en partie d’un crépuscule encore d’une évidence 


On dit calme et souverain tu reprends le chemin les murs nous bouleversent et rompus et massifs Tu tentes la jalousie tu réponds du crépuscule pour les fleurs oubliées pour les vagues abandonnées Je te le dois : tu me comprends


04 juin 2024.