mardi 3 mars 2026

du sel le reste

le reste

 

Les perles noires : les gouttes au ruisseau la frange abandonnée 

Ce qui revient incessamment on se voit on se comprend il te voit 

Il te comprend paysage abandonné en ruines ou roseaux ou ronces 

 

Herbes sèches je rentre je comprends tu saisis ce qui tout contient 

Les erreurs les griffures les blessures les vagues débuts : retourne  

Nous avançons nous ne tenons pas et peu ou point au calme à jeter

 

Les gouttes l’eau les ombres dans le silence il nous reste peu très peu 

liberté rare riche suffisante nécessaire arrachons-en les circonstances

goutte d’eau noire perdue abandonnée seule encore viens sans cesse


24 avril 2024.

Retour, du sel V

Doigts sur le sable 
traçant des signes anciens 
au croisement des siècles

cœurs à l’arrêt - ébahis
juste l’espace d’un instant
yeux ouverts sur l’éternité

derrière les évidences
le cœur se colore rouge et bleu
sous le ruban d’un ciel sans fin

du sel V

V

Ce qui reste à dire le doigts sur le sable 

Traçant confondant tu viendrais nous irions 

Lentement les bras tordus : au croisement 

 

A la sensibilité au cœur tu tiendrais précipité

La vue contre le bras tout finirait il reste la force 

Les choses tranquilles avancent : tourne les yeux

 

Tu devines l’ombre derrière : une évidence 

au cœur ce qui est coloré et rouge et bleu 

les rubans au flanc de talus en jaune ou vert


24 avril 2024.

lundi 2 mars 2026

du sel IV

IV


Sur ce qui a séché tout grandira peut-être les traces griffes et becs 

Oiseaux perdus de boue ou de sable de coquilles vides à approcher 

Nous retenons nous voyons becs ou griffes pattes tordues le silence 

 

Entre les nuages le silence la brise va silence : tout vire tout souffle

Les regrets les mensonges je te vois : ce que tu traces dans la boue 

sèche Tout tourne la dureté griffes os ombres combien de souvenirs

 

Ils étaient vagues ils étaient sans défauts fermes et longs en coquilles 

En noir ou blanc la présence les algues abandonnées le rêve de la fin 

Achevons là il nous reste encore à vivre boue ou nuages le vent tourne 


24 avril 2024.

Retour, du sel III

La mer du bout des doigts 
érafle la peau et s’endort 
dans ses paradis lointains

l’éternité est un refuge
temps d’avant la mémoire
et ce qui reste de plaisir

au plus affable nous sommes
au creux tendre du jour né

vendredi 27 février 2026

du sel III

III


Sur le devant tu touches la mer un bout de doigts 

Un éperon un crochet tu érafles la peau et tout ce qui dort 

Ce qui se touche le plus petit le plus loin l’avenir Nous partons 

 

pour l’éternité les grandes allées le refuge le calme toujours 

Ce qui nous retourne cette saison revient : on s’en étonnerait

Et ce qui nous reste de plaisir : saisissons soutenons respirons 

 

Au plus tendre nous tournons nous demeurons le plus attentionné 

Nous allons : il approche les bateaux le quai le chien qui garde 

Nous reviendrons peut-être saurons-nous un jour peut-être jamais


24 avril 2024.

Retour, du sel II

Au point des rêves 
une histoire en chemin
la mémoire du sel

mains blanches
les heures se taisent
il reste le silence 

le temps à oublier 

matin et soir ne font qu’un 
le temps est passé sur la peau
sel des jours anciens

là-bas la mer 
les bateaux en allés
les rêves éclipsés