mercredi 6 mai 2026

Bergerie I


Je me réveille tu vois tout tient si tout se passe si tout revient Il nous reste à comprendre les pauvres oubliés l’émulsion prendra-t-elle je tourne je te vois Tu affines on mélange les couleurs les saveurs pourquoi : on le demande 

 

Faudrait-il prendre la tête la course tout arrive les lueurs des étoiles de la poussière toucher la lune Il me reste à compter les étoiles berger tu nous rassembles il faut bloquer Les muscles tiennent le poids des pierres : à la vie 

 

En abondance les gens comme ça comme tu le dois les heures fermées cela tourne Tu reviens nuages et fleurs tu te diriges tu composes je ne tiens plus Tu me ressembles je suis ici pour trouver tu travailles tu soutiens : allons-y


15 juin 2024.

Retours, Marie Antoinette

"...dans ce village à l'asile pense sous les branches."

Je me perds dans les rêves

Rêve me joue des tours

Il me fait voyager dans un patchwork de paysages que je fatiguai naguère

Les collines de mon Ariège natale

Le llano vénézuélien où passe l’éternel tatou têtu

Et l’asile de Saint Paul de Mausole où Vincent passa quelques moments illuminés

Ce lieu précisément où je prose ces quelques lignes en ce jour dit du patrimoine

.

Saint Rémy de Provence 20 septembre 2025


Source :

C'est mon ami

Ah! s'il est dans votre village
Un berger sensible et charmant
Qu'on chérisse au premier moment
Qu'on aime ensuite d'avantage.

C'est mon ami, 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi!

Si par sa voix tendre et plaintive
Il charme l'écho de vos bois,
Si les accents de son hautbois,
Rendent la bergère pensive

C'est encore lui: 
rendez le moi.
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si même n'osant rien vous dire
Son regard sait vous attendrir ;
Si sans jamais faire rougir,
Sa gaieté fait toujours sourire,

C'est encore lui, 
rendez le moi,
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si passant près de sa chaumière,
Un pauvre en voyant son troupeau,
Ose demander un agneau
Et obtienne en plus sa mère,

C'est encore lui: 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi.


texte Jean-Pierre Claris de Florian

musique Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie, reine de France et de Navarre puis reine des Français 



Marie Antoinette


Quand tu vois : tu devines je te rends bien oh combien de fantaisies Cherches-tu le regard tu ouvres la fenêtre il te reste du cœur pour adoucir Tu pinces tu hésites nous prenons notre part nous avançons : nous comprenons 

 

Je te le dis : tu recommences on demande la voie est-elle ouverte le cœur en sa main tremble Le reste pour toujours tu tournes je tire on étrangle les sentiments Le reste est dérisoire je te le rends : il à mon cœur l’aura-t-il bien

 

Il a ma foi nous sommes dans ce village à l’asile pense sous les branches Tu cherches je retourne tu rentres fourbu je me contente tu viens Nous sommes une paire de cœurs ensanglantés au fond au seul silence : la vie est retenue


14 juin 2024.

Retour, William

Vagues au bord des larmes 
sous les arbres les ombres 
sur les branches les fruits 

aux racines tu avances 
silence

il nous reste les heures 
et l’ombre sous les branches 
la pierre sous le sable 

la lumière de la pluie 
venue du grand silence


la vie est de temps - de silence 
parlons sans bruit - ni fureur 
au monde à l’histoire si sombre 

entendre le silence 
dans les larmes de la vague

William


Tu cherches avec les vagues le bord les larmes : il nous en reste je te les donne Sous les arbres sous les branches les ombres : les fruits séchés aux racines je te vois : tu avances nous sommes fermés nous n’en prendrons rien

 

Tu assistes sans comprendre il nous reste les heures de l’ombre sous les branches Tu frappes chaque pierre oh tenons : nous n’en ferons ni gravier ni sable À la lumière sans attendre : de la pluie venue les heures oubliées

 

Si à la vie si au temps si en silence sans rien comprendre tu parles en bruit et fureur au monde aveuglé une histoire dite et redite ne rien voir ni entendre idiot ne comprend rien tu le veux : tu le penses tout est comique


13 juin 2024.

Retour, écho III

Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

Peu à peu la tablette vide absorbe ses nouveaux signes peu à peu ls naissent de mémoire et d’oubli ils sont un peu de notre peau beaucoup de notre ignorance peu à peu ils comptent nos biens évanouis

mardi 5 mai 2026

écho III


Si à l’écho tu trembles reviens avance nous tenons tout autour j’avance en muscles Tout est rayé je vois la pluie sous les branches sur les carreaux je tranche Tu divises nous y allons les gouttes sur les carreaux l’écho : ici tout 

 

Tu trembles je suis sur la route les poings serrés dans la rue face à face Le monde me regarde je te dis : nous sommes deux ici l’éternité s’annonce Une histoire pour toujours les rayures pour Jérusalem je te dis : nous sommes 

 

Ici pour notre éternité de la rue aux étoiles avec le tremblement je te tiens Nous laçons nous délaçons le torse musclé les rayures les yeux au ciel nous cambrons Je te vois tu es là pour toujours la vie les murs la peau : évanouis

12 juin 2024.