vendredi 15 mai 2026

l’ardeur


Personne n’en veut au berger retour abattu abattant tu cherches en vain les traces Je viens battant battu tu tournes tu comprends Les enfants oubliés le saloir la réserve les caves tout est tramé tu ourdis  

 

Encore petits encore plus cela une vie au-devant Les ombres oubliées nous verrons nous allons devant le seuil au tour Te contente pauvre berger heureux plus heureux au sable les traces   

 

Le sel devant ce qui reste le parfum perdu l’élan tenu nous montons Nous descendrons nous remonterons plus petit dis encore Allons je te regarde tu bats les yeux les muscles battent la peau : ô l’ardeur 


02 juillet 2024.

Retour, Avec II

Rêves sans suite
dans la nuit retenue 
le souffle du silence
le poids des ombres 
le calme revenu
le repos absolu

je veille dans mon sommeil

heures perdues 
souffle retenu 
regard déconstruit
jeu de chat gris
graines et mulet
brouillon de l’écrit

je tue le temps de traîne

vie étrange 
le jour tient la nuit 
soleil du matin 
heures en grain 
dos tourné
petite bête

je suis p
ierre perdue 
ici

Avec II


Avec ce qui marche tu tournes tu retiens les rêves la nuit sans suite le souffle Tu te tords : drap j’étouffe le poids des ombres le calme sans repos Je ne dors pas je ne veille pas : tu tiens ce qui te reste tu tournes pour toi-même 

 

Le souffle accordé les heures perdues le souffle je te tiens tu me regardes Nous en étions encore à ce jeu panthère je te tue tu me gouvernes Je ne comprends rien ni graines ni brouillons je te tue tu me traines eau bouillie

 

En grains la vie étrange je regarde tu comprendras un jour tu tiendras la nuit Le soleil le matin les heures en grain on en revient Tu tournes sur le dos sur le côté petite bête pierre perdue à peine nous irons au plus loin : ici


26 juin 2024.

Retour, Avec I

"que dire pour se comprendre"
face aux rêves qui se dérobent

Sommeil interrompu 
Je me réveille 
La poésie de mon
dernier rêve 
tombe dans la prose
sur mon papier
J’entends le bruit
des acouphènes 
grésillements auditifs
qui riment avec phosphènes 
troubles visuels
Oui décidément 
la poésie boîte en prose 
elle a mal à ses pieds

jeudi 14 mai 2026

Avec I


Avec ici une couleur étrange tu penses sincère tu tiens la main tout fondrait je te le jure je pourrai et en dire et en comprendre et en avoir et en mourir Il faut comprendre tu dois je veux et disons ce qui manque ce qui entrave

 

Entraverait ta route maintenant nous sommes presque faibles nous arrivons Nous tiendrons je te choisis je ferme tu cours sur cette route Tu traines au pied le poids du bitume la fleur de sel que dire pour se comprendre 

 

Je te veux si tu l’ignores nous allons je suis sur cette île je prends ce qu’il faut de cette suite étrange d’une si étrange couleur avec la cendre et le ciel bleu pour la vie errante je te suis tu me cherches pour dire encore la liberté


26 juin 2024.

Retour, difficile

On verra les oiseaux 
on les entend de loin 
à chaque instant

le temps est arrêté 
en suspension 
dans le silence 

mots à l’abandon 
d’une vérité fragile 
comme la pensée

la mémoire tourne à l’ivresse
l’histoire est un recommencement

comment conserver au cœur 
la beauté qui attise le regard
et anime la pensée des hommes

difficile


On a vu on verra on croisera les oiseaux le matin les chiens les chats à tout moment en toutes circonstances devant le seuil tout est arrêté tout est en suspension cordes tendues il reste dans le silence il nous reste à explorer 

 

Les mots à l’abandon tu penses : compliqué tu redis difficile principalement car on comprend peu on souffle on soupire c’est compliqué tu reprends difficile plus personne n’ose la chose complexe comme la pensée 

 

Le poids sur des épaules ouvertes je plaque tu surprends il te vient à l’instant des histoires épuisantes le cri des animaux la légèreté des rencontres je compose tu reprends il te revient la simple liberté et en silence enivré : flotte


26 juin 2024