jeudi 9 avril 2026

vidrios I


Où étiez-vous pierres dures granits un socle un plateau 

Vous supportez chaque volcan : je te tiens tu me retournes 

Nous sommes du contour nous tenons laves et sulfures 

 

Nous coulons à la mer verres et sables de soupçons en silence 

Effleurez-nous tournez encore la vue sous le soleil tout coule 

Entre les doigts du cœur au pied je tremble tu nous observes 

 

Nous tenons à l’envers les oreilles fermées le cœur en négatif 

La lumière effacée je te donne tu me tiens nous prendrons 

Une pincée de sel : disons tout bien je pince enfin tu consens


20 mai 2024.


Retour, je te sers humblement

Ce que l’on se dirait : creusant la vague sans trop y penser
Les motions, les émotions, la bohème au doux froufrou, 
Les cailloux du grand chemin, les ricochets d’une vie.

mercredi 8 avril 2026

je te sers humblement


Ce que l’on se dirait : du vague à l’âme pense je te sers 

Tu me comprends il te faut dire simplement les émotions 

Que te reste-t-il du sucre des cailloux en fond de poche

 

Pleines comme toi petit gravier tu te sers dirions-nous 

Il nous faut des armes il nous reste la vie les aventures 

Je sers tu me contes dis-nous une histoire de pauvres  

 

Jeunes tous pensent il faut me reconnaitre je suis digne 

Oh être roi je suis déjà prince allons princes et rois avant 

Pour le service au sol courbure : je te sers humblement


17 mai 2024.

mardi 7 avril 2026

les grandes choses passeront


Produire se donner retourner se comprendre 

De loin au loin que le vent porte tu cherches 

Ils sont ensemble grâce de soie et de certitude 

 

Oh vagues obstinées coupe tranches-tu les feuilles 

Au figuier je dois le dire tu feras reviens j’écoute 

Tu souriras nous sommes plus haut tourne j’évite 

 

Trop haut les heures fascinent chacun tout est beau 

Tourne grand nous sommes du sommet traine à la rive  

ce qui reste à dire ainsi : les grandes choses passeront


17 mai 2024.

dimanche 5 avril 2026

l’ennui nous conserve


Ce qui se renouvelle je tiens tu vois le silence bataille perdue 

Bataille arrangée en poids en volume une saison pour oublier 

Il te reste ce que contient le jour les grains au creux de la main 

 

Une heure un jour tu recommences trois plus quatre à traverser

Tu envisages la trace les heures closes les jours à perdre seul

On doit on rencontre tu tournes la joie le dos offert au sacrifice 

 

Tu cherches on ne retourne rien du toit et la pente tu seras jeté 

De haut corde trop chère bataille perdue le poids est suffisant 

Ce compte inchangé tout est immortel : l’ennui nous conserve


17 mai 2024.

vendredi 3 avril 2026

nous ferons des miracles


J’ai traversé tu creuses un trou de nécessité au vent au bruit 

Tu doubles la fureur les ordres oubliés le bleu du ciel le sable en fond 

Et au creux la nécessité tu te tiens tu retournes nous sommes pour 

 

Oh les illuminations le ciel et les enfants la joue sur le mur 

Ces enfants ont-ils une maison ils ont tout pris je traverse un pont 

Sur la rivière tout commence je retourne à la mer au sable 

 

A l’abri tout ce qui fait alliance la chanson des fleurs d’amandier 

Le regard flambant on prend les vagues les splendeurs aux épaules 

Les mains sont entretenues le temps passe : nous ferons des miracles 


16 mai 2024.

mercredi 1 avril 2026

les feuilles tombent


Pour se rendre je ne sais : tu te penches et nous allons 

Revoyons j’entends si tout est à perdre les cris les flammes 

Le jour pour le jour la nuit pour la nuit pour un rêve de stupeur 

 

Tu tires sur toutes les cordes tu avances je ne sais ce qu’il faut être

Pour comprendre sommes-nous dans l’inquiétude sommes-nous tenus 

Choisir le monde tu tires on soutient il faudra le bien : avance il est juste 

 

Nous allons entendre si on crie si on se tourne il faut des murs encore 

Il faut clouer le rêve à chaque consentement : la règle de l’enclosure 

Les cents pas en rêves je tourne tu comprends : les feuilles tombent 


15 mai 2024.