samedi 11 avril 2026

chacun nos lignes II


De chacun tout en supposition je t’expose tu menaces 

Nous grandissons de plus à moins : et incroyablement 

Le reste se détourne nous allons nous venons à chacun 

 

La vie en échange je te retiens tu me contournes Si grand 

si beau si bleu un horizon de cuivre tu restes pour la ligne 

Les cordes une à une au chemin les cailloux : poser le pied

 

Tenus nous allons de place en place d’un banc vers l’horizon 

Je tourne tu transposes il reste pour se retourner les arbres 

les feuilles Je te le dois tu enchantes ton chemin pierre posée 


22 mai 2024.

Retour, chacun nos lignes I

Ma ligne maligne est montée de plusieurs hameçons
La ligne Montaigne : « Au plus élevé trône du monde
Nous ne sommes assis que sur notre cul »
La ligne Ricœur « Soi-même comme un autre »
Et présentement la ligne Chalandon :
« De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres »


chacun nos lignes I


À chacun demanderais-tu : connaissons-nous nos lignes

Tu tires le lien sur les boucles : familles quelles branches

Ils se délassent tu reviens au point le plus loin des heures

 

De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres

Nous sommes ici demeurerons-nous devant ce qui reste

Du récit sont-ils la ligne ou le début la famille et l’histoire 

 

Fils étirés cœurs emmêlés pour le reste tu tords avec joie 

et légèreté le brin Tu tiens tes responsables tu cherches 

joie et apaisement Entrerons-nous carrière tirer les pierres


22 mai 2024.

vendredi 10 avril 2026

Retour, vidrios I

Comme un volcan devenu vieux
Tu connais la chanson
Mais toi tu la retournes
Laves et sulfure
Mon ami Michel d’Auvergne
Avait fai(t)re une table en laves
Bariolée de Miró

vidrios II


Notre part il faut aussi combattre oh montrez-moi ce que je dois 

Jeter la main mordre le cœur à perdre montrons ce qui nous 

A révélé les pierres aux chemins et les poussières sur les feuilles

 

Enfin entendre tout ce qui tremble sans fin sol ou grenier 

Plafonds et combles je marche tu prétends tout est rougissant 

Il te reste les rocs : ce qui encombre le chemin de granit 

 

Gris blanc tu tournes pour rose suis-je précipité couleurs tendres

Nous tournerons nous comprendrons l’hymne des batailles 

Hommes noirs cœurs perdus à mordre la main nous apprendrons 


20 mai 2024.

jeudi 9 avril 2026

vidrios I


Où étiez-vous pierres dures granits un socle un plateau 

Vous supportez chaque volcan : je te tiens tu me retournes 

Nous sommes du contour nous tenons laves et sulfures 

 

Nous coulons à la mer verres et sables de soupçons en silence 

Effleurez-nous tournez encore la vue sous le soleil tout coule 

Entre les doigts du cœur au pied je tremble tu nous observes 

 

Nous tenons à l’envers les oreilles fermées le cœur en négatif 

La lumière effacée je te donne tu me tiens nous prendrons 

Une pincée de sel : disons tout bien je pince enfin tu consens


20 mai 2024.


Retour, je te sers humblement

Ce que l’on se dirait : creusant la vague sans trop y penser
Les motions, les émotions, la bohème au doux froufrou, 
Les cailloux du grand chemin, les ricochets d’une vie.