lundi 20 avril 2026

à comprendre


Tu dis je cherche de Samson enfin la présence ô Dalila je t’aime en souvenir des géants effarés Goliath Dalila Goliath pays des Philistins un bord un bord de mer Égée des rives de Chypre Égypte proche et lointaine nous allons Nous 

 

viendrons au sable tu chantes les rives du fleuve Je te tiens tu entoures nous allons venant touchant depuis ces jours Tu fermes les yeux sur les siècles anciens tu reviens dans un moment Samson ici cherche en vain ma présence 

 

Cheveux abandonnés courbé le poids du corps les mains tremblantes il nous reste à comprendre Courbé entre les colonnes le temple enfin du bord des yeux de la mer vers le fleuve nous sommes devant je courbe : comprends-tu

 

03 juin 2024.

Retour, la lame


On dirait le Sud
Ici je me tiens
Sans perdre le Nord
Toi tu tiens
En tournant sans cesse
La porte hors de ses gonds
La lame sous l’ongle
Mais en définitive
Ensemble nous tenons 
(sans mort-aise)

la lame


Nous étions de l’Occident vers l’Orient tout vient tout tourne pourtant je tiens Tu vas nous sommes du plus au Nord vers ce qui reste le Sud pour mémoire Nous sommes ensemble les places les fontaines asséchées 


tu tiens 

 

Ce qui te reste d’herbe tout au sec tout au craquement devant la porte ici rien ne va Tu regardes pierres pour pierres et sables à contourner devant le seuil Nous sommes à l’arrêt je te saisis tu tiens tu tournes 


tout ici tremble 

 

Tout est en avance à réclamer la pointe la lame sous l’ongle je vois tu recommences Y aura-t-il les insectes sur les draps Tu sèches il te reste pour devant du sucre du silence des heures pour comprendre je te vois 


tu deviens


31 mai 2024.

Retour, en quoi

  1. cœur désolé 
    _____ au ciel les sillons 
    de l’orage 

    confusion 

    une histoire disparue 
    émotions retrouvées
    clarté des lignes 

    halte à trois temps 
    dénouement – silence

    dans les césures du ciel 
    ________ une éclaircie

  2. Continuité et confusion
    Aire de retournement
    La tour (abolie) ne ment
    Au troisième temps de la valse
    Quand craque le microsillon

samedi 18 avril 2026

en quoi


Il faudra le faudrait-il : si donc le cœur s’en désole j’en suis au retournement Je tiens la continuité tu arrives répandu du ciel aux sillons du calme aux orages les éclairs la confusion tout tourne l’aspect reste-t-il à dire en quoi dis

 

Quoi tout ici disparait quelle histoire j’en suis aux émotions recevoir et recevoir Il te reste la plus grande clarté les lignes les tours l’ensemble une halte pour trois temps de deux en deux parfois un accident : il tourne il mord

 

Je comprends : j’en suis au dénouement si nous allions de silences en césures nous joindrions l’éclaircissement aux langueurs Quel que soit le propos quelle que soit la situation Nous nous refuserons : quoi donc pourquoi


31 mai 2024.

Retour, poids

tombent les fleurs
en pluie de gloire
couronnes sursises

silence des feuilles
le ciel est en bouquet
les nuages bourgeonnent

grains et brins d’herbe
sous le ciel - la foule
accueille les pétales

vendredi 17 avril 2026

poids


En serions-nous : nous pouvons entendre ce qui tombe 

En être : il pleuvrait peut-être en sommes-nous de ces fleurs 

Des couronnes allongées tout est dit il porte la gloire : bourdon 

 

Dans le silence bourdon noir tu tournes : je tiens au bord de la route 

Tu tournes les yeux les herbes les nuages des bouquets étalés : la vie

Solitaire : au pas de poids en silence étrangement tu charges un pied  

 

Du monde depuis le poids il te reste à imaginer : un grain en plus 

Et un autre un bourdon plus un autre : foule partout foule qui revient 

Le poids des brins accumulés tombe ce qui tombe : en serions-nous


30 mai 2024.