lundi 4 mai 2026

écho I


Un écho les branches mortes les feuilles sèches les cœurs émus à la bouche Les yeux ouverts le matin pour longtemps pour toujours ce qui tremble Je suis au-devant tu tournes tu reviens si un jour oh un jour si -laissez-moi dire 

 

Laissez-moi- j’entends je tiens tu trembles nous y venons du matin fut-ce l’automne Fut-ce un peu de froid le gel les courants d’air les yeux pour les yeux À la vie tu serres les poings je dis : nous y sommes les poings fermés 

 

Tu vois l’éternité tu trembles de simplement dire la vie en avance -les jours Je retiens tu recommences éternellement d’escaliers en escalier la vie en avance Au temps décompté il fait froid et sous l’eau chaude : les cœurs émus 


 12 juin 2024.

Retour, comme un vieux chien II

Mettons que je n’ai rien dit. Mettons que je m’appelle Ishmaël et que pour chasser le cafard, l’envie me prend de naviguer et que j’embarque sur un baleinier. Mettons que cette navigation se fait en mode survie. Mettons qu’elle se perd dans Méandre fils d’Océan et de Thétis. Mettons qu’elle se change en exercice d’écriture et que je traverse ainsi mes intimes altérités, croisant personnes et personnages, lieux, paysages, époques, pensées perdues et retrouvées, scènes autres et nourrissant mes feuilles d’ombre. Mettons qu’à la différence de l’écriture d’une poésie qui requiert un temps infini de retouches et variations, ce dictionnaire à part moi s’écrit d’une traite et joyeusement. Mettons en effet que n’ayant rien dit j’ai tout écrit.

dimanche 3 mai 2026

comme un vieux chien II


En écho encore pour toujours je te suis tu tournes il est tôt encore bien tôt si tu trembles dans la rivière si tu traines un peu le temps il fait beau si tous les oiseaux nous courons après il te faut chasser à la vie : promenade 

 

A la sueur tu tires le front tu tournes nous allons nous reviendrons il nous reste regarder le grain sur la peau presque : trop tu y regardes il faut deux fois les heures trop sombre presque il faut doubler le grain on commence

 

La vie le matin la saison l’été qui commence le cœur ouvert tu trouves ici ta voix tu traines ce chemin tu grattes la vase sous le pied nous sommes à genoux et l’un et l’autre : les feuilles les cailloux les branches les oiseaux 


12 juin 2024.

Retours, comme un vieux chien

  1. Écho a traversé la toile
    un trou dans le cœur du chien

    la vie en abondance 
    le ciel en partance
    les eaux en partage
    et les larmes d’Écho

    yeux ouverts à l’horizon
    cœur gravé dans le sillon

    nous allons vers la fin
    les heures tournent - s’en vont
    les nuages haut dans l’air bleu
    glissent et décrochent le ciel

  2. LE VIEUX CHIEN ET LA CHIENLIT
    Au présent du rêve éveillé
    Indifférent à l’air du temps
    Je balbutie Freud dans le texte
    Je revisit’ papa maman 

    On riait on pleurait en chœur
    On tuait le cochon de mai
    Sur la maie 
    On criait dix ans
    Ça suffit ! 
    Viv’la Zizanie
    Et dans la rue on exhibait
    Les deux humeurs 
    La noire la rouge !

    La poésie nous désenvoûte
    Et nous déconstruisant
    Nous construit
    Viv’ la Chienlit !

samedi 2 mai 2026

comme un vieux chien


Avec l’écho j’ai traversé tu creuses un trou c’est une nécessité comme un vieux chien qu’on aime Aimons ceci creusons là : la vie le ciel en abondance sur l’eau Depuis le jour toujours le temps le cœur donné le temps perdu  

 

Que sommes-nous allons en place les yeux ouverts à l’horizon je te tiens tu avances Il va se lever tout tournera tout reviendra les yeux ouverts le cœur immense Je grave tu creuses nous sommes nous allons l’histoire sera belle 

 

Nous allons à la conclusion nous tournons oiseaux dans le ciel les heures Je suis en avance sur les heures je tourne tu tiens les fleurs : creux de main tu marches On dépose tu y vois qui est revenu ailes tirées à en râle mourir


12 juin 2024.

Retours, Si sur si sous II

  1. Avec Je je me débrouille comme je peux 
    Je amoureux et Je jaloux 
    Je jouant avec la langue de Molière ou de La Rue 
    Je qui avec le temps se métamorphose en un être plus ou moins reconnaissable 
    Je bavard et Je silencieux 
    Je en fuite dans une phrase qui fait erreur sur la personne 
    Je sous le charme des Jeunes Filles en Fleurs 
    Je des Enfers vécus et Je des Paradis perdus 
    Je enfantin enfantant des géographies mentales 
    Je amant des mots des choses 
    et des douc/leurs de nos existences

  2. Les jours avancent 
    dans les saisons 
    paysages perdus 

    la vie - une aventure 
    faite de complexité
    chemins perdus - trouvés

    oiseaux silencieux 
    tout reprend son vol 

    le nuages sur les branches
    assombrissent le ciel
    le temps est suspendu
    au ciel et aux étoiles

    les heures se souviennent
    les paysages enfouis
    les saisons confondues

    le verre est sur le sable
    rougeoiement d’un ciel noir 


Si sur si sous II


Si tout avance les jours les saisons les paysages perdus les contours désolés la vie les aventures le calme Pour toujours la vue la complexité les choses ardentes les chemins perdus et nos envies nos élans tout est loin : oh oui 

 

Au calme les oiseaux nous sommes silencieux je ne dis rien je ne tiens rien Tout reprend le vol sur les nuages un à un si les branches tordues les oiseaux tournés Depuis le temps depuis le reste les heures assombries : le cours 

 

Le temps et le risque je te dois tu me donnes nous sommes suspendus au ciel aux étoiles Je crains tu regardes les heures impossibles les saisons les paysages les heures tordues : si le verre si le sable et le fer portés au feu  


07 juin 2024.