vendredi 1 mai 2026

Si sur si sous


Si sur si sous le pont les étraves : entendons le lent balancement Passagers sur la rive on passe on vient je coule l’eau un pied pour l’autre le poids du fer La boucle je pousse tu retiens nous sommes pour avancer de fleurs en fleurs 

 

Jaunes et bleues tu vois du rouge je tiens tu penses rame et tu retiens la hampe Les éclats l’eau sur la joue la peau est en avance nous allons un poids sur le pied La perche nous y sommes la perche de mon poids tu tiens le fond 

 

Tu tournes tout remonte la vase les sensations la vie avancée le calme sans contours Je tiens tu vois on remonte on retient tu tiens la perche tout monte au calme Nous sommes à entendre le ploiement allons : haillons d’argent 


07 juin 2024.


Retours, Tu portes

  1. Dorio30 avril 2026 à 22:27

    Dans le désordre du linge de ma couche

    Je couche ces quelques lignes

    Dont je fais aussitôt le deuil

    Car tout simplement et bêtement

    J’ai perdu la page de mon carnet

    Où je prosais ces quelques vers

    Un dieu malin me les aura cachés

    Dans le maquis des phrases

    Qui sans compter les heures

    S’additionnent dans ma chambre d’écriture

  2. L’espérance est morte 
    d’une opération à cœur ouvert

    le blanc de l’œil noirci
    nous avançons le souffle court
    cherchant le signe
    d’une source naissante

    silence 
    nos doigts saisissent
    l’éternité

    sable d’or
    lèvres offertes
    une espéranc
    e

jeudi 30 avril 2026

Tu portes


Tu portes le deuil et l’espérance cœur ouvert le soir vient Un souffle : tu cherches le signe frappe les sources pour que se tienne l’assemblée 

 

Tu cherches le silence les doigts mêlés avance : il faut partir un toc sur le bois de la table tu penses l’éternité 

 

Tu tiens je tremble irons-nous : nous serons sur le sable le souffle tenu les lèvres ouvertes vêtus de deuil et espérance


06 juin 2024.


Retour, tu III

Les sentiments flottent
dans la marge du temps

or bleu sur les branches
nuages - fleurs ouvertes
_________ les feuilles
_________ bêlent
il est temps

étranges guerres 
étranges affaires
recommencement
d’un autre temps

mercredi 29 avril 2026

tu III


Des pas : géant tu te retournes je ne vois je ne sais nous sommes au retour Tout compte tout contient tu tournes je devine nous ne finirons pas ni rien ni doute Un lieu pour un tourment les sentiments le flot des conséquences pour

 

Allons : je te tiens tu me devines rougissons je nous tiens sous les branches Un tronc pour un autre une certitude je suis je ne doute les nuages volent au ciel Tu tiens les fleurs entre les doigts les feuilles sont ouvertes il est temps

 

Nous demeurons feuilles en évidence le temps que nous comptons Les choses attendues nous sifflons nous tournons à contre guerre à contre-temps Ces idées bien étranges la guerre et tout et tout tu sonnes n’entendons pas 


05 juin 2024.

Retour, tu II


  1. Poésie tourmentée repose aussi…

    Long temps après

    à la relecture

    Braises sont devenues cendres

    C’est un peu –comment dire ?-

    Comme si l’on recevait une réponse

    de nos lettres à nos morts

    À force d’insister

    l’une d’entre elles

    -oui il s’agit d’une morte-

    nous a adressé un courrier

    que nous lisons mot à mot

    sur nos lèvres

    Ce sont trois minutes d’étrangeté

    Qui semblent durer une éternité

    Mais voilà à la fin

    des murmures et balbutiements

    Il ne reste rien

    Seulement ce lit de braises

    Devenues cendres

  2.        Maria Dolores Cano 29 avril 2026 à 11:53
  3. Silence des pierres 
    or bleu de la vie 
    le ciel est de cendre
    le cœur est épris 

    sur le bord du chemin
    les choses résistent
    fenêtres ouvertes 
    sur un monde infini

    silencieuse la source
    qui va entre les pierres
    filet d’un cœur perdu
    hier il était sage

    un rêve de partage
    de grains sur la paille
    il est l’heure des mages
    rêveries d’un autre âge

mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.