dimanche 3 mai 2026

comme un vieux chien II


En écho encore pour toujours je te suis tu tournes il est tôt encore bien tôt si tu trembles dans la rivière si tu traines un peu le temps il fait beau si tous les oiseaux nous courons après il te faut chasser à la vie : promenade 

 

A la sueur tu tires le front tu tournes nous allons nous reviendrons il nous reste regarder le grain sur la peau presque : trop tu y regardes il faut deux fois les heures trop sombre presque il faut doubler le grain on commence

 

La vie le matin la saison l’été qui commence le cœur ouvert tu trouves ici ta voix tu traines ce chemin tu grattes la vase sous le pied nous sommes à genoux et l’un et l’autre : les feuilles les cailloux les branches les oiseaux 


12 juin 2024.

Retours, comme un vieux chien

  1. Écho a traversé la toile
    un trou dans le cœur du chien

    la vie en abondance 
    le ciel en partance
    les eaux en partage
    et les larmes d’Écho

    yeux ouverts à l’horizon
    cœur gravé dans le sillon

    nous allons vers la fin
    les heures tournent - s’en vont
    les nuages haut dans l’air bleu
    glissent et décrochent le ciel

  2. LE VIEUX CHIEN ET LA CHIENLIT
    Au présent du rêve éveillé
    Indifférent à l’air du temps
    Je balbutie Freud dans le texte
    Je revisit’ papa maman 

    On riait on pleurait en chœur
    On tuait le cochon de mai
    Sur la maie 
    On criait dix ans
    Ça suffit ! 
    Viv’la Zizanie
    Et dans la rue on exhibait
    Les deux humeurs 
    La noire la rouge !

    La poésie nous désenvoûte
    Et nous déconstruisant
    Nous construit
    Viv’ la Chienlit !

samedi 2 mai 2026

comme un vieux chien


Avec l’écho j’ai traversé tu creuses un trou c’est une nécessité comme un vieux chien qu’on aime Aimons ceci creusons là : la vie le ciel en abondance sur l’eau Depuis le jour toujours le temps le cœur donné le temps perdu  

 

Que sommes-nous allons en place les yeux ouverts à l’horizon je te tiens tu avances Il va se lever tout tournera tout reviendra les yeux ouverts le cœur immense Je grave tu creuses nous sommes nous allons l’histoire sera belle 

 

Nous allons à la conclusion nous tournons oiseaux dans le ciel les heures Je suis en avance sur les heures je tourne tu tiens les fleurs : creux de main tu marches On dépose tu y vois qui est revenu ailes tirées à en râle mourir


12 juin 2024.

Retours, Si sur si sous II

  1. Avec Je je me débrouille comme je peux 
    Je amoureux et Je jaloux 
    Je jouant avec la langue de Molière ou de La Rue 
    Je qui avec le temps se métamorphose en un être plus ou moins reconnaissable 
    Je bavard et Je silencieux 
    Je en fuite dans une phrase qui fait erreur sur la personne 
    Je sous le charme des Jeunes Filles en Fleurs 
    Je des Enfers vécus et Je des Paradis perdus 
    Je enfantin enfantant des géographies mentales 
    Je amant des mots des choses 
    et des douc/leurs de nos existences

  2. Les jours avancent 
    dans les saisons 
    paysages perdus 

    la vie - une aventure 
    faite de complexité
    chemins perdus - trouvés

    oiseaux silencieux 
    tout reprend son vol 

    le nuages sur les branches
    assombrissent le ciel
    le temps est suspendu
    au ciel et aux étoiles

    les heures se souviennent
    les paysages enfouis
    les saisons confondues

    le verre est sur le sable
    rougeoiement d’un ciel noir 


Si sur si sous II


Si tout avance les jours les saisons les paysages perdus les contours désolés la vie les aventures le calme Pour toujours la vue la complexité les choses ardentes les chemins perdus et nos envies nos élans tout est loin : oh oui 

 

Au calme les oiseaux nous sommes silencieux je ne dis rien je ne tiens rien Tout reprend le vol sur les nuages un à un si les branches tordues les oiseaux tournés Depuis le temps depuis le reste les heures assombries : le cours 

 

Le temps et le risque je te dois tu me donnes nous sommes suspendus au ciel aux étoiles Je crains tu regardes les heures impossibles les saisons les paysages les heures tordues : si le verre si le sable et le fer portés au feu  


07 juin 2024.

vendredi 1 mai 2026

Si sur si sous I


Si sur si sous le pont les étraves : entendons le lent balancement Passagers sur la rive on passe on vient je coule l’eau un pied pour l’autre le poids du fer La boucle je pousse tu retiens nous sommes pour avancer de fleurs en fleurs 

 

Jaunes et bleues tu vois du rouge je tiens tu penses rame et tu retiens la hampe Les éclats l’eau sur la joue la peau est en avance nous allons un poids sur le pied La perche nous y sommes la perche de mon poids tu tiens le fond 

 

Tu tournes tout remonte la vase les sensations la vie avancée le calme sans contours Je tiens tu vois on remonte on retient tu tiens la perche tout monte au calme Nous sommes à entendre le ploiement allons : haillons d’argent 


07 juin 2024.


Retours, Tu portes

  1. Dorio30 avril 2026 à 22:27

    Dans le désordre du linge de ma couche

    Je couche ces quelques lignes

    Dont je fais aussitôt le deuil

    Car tout simplement et bêtement

    J’ai perdu la page de mon carnet

    Où je prosais ces quelques vers

    Un dieu malin me les aura cachés

    Dans le maquis des phrases

    Qui sans compter les heures

    S’additionnent dans ma chambre d’écriture

  2. L’espérance est morte 
    d’une opération à cœur ouvert

    le blanc de l’œil noirci
    nous avançons le souffle court
    cherchant le signe
    d’une source naissante

    silence 
    nos doigts saisissent
    l’éternité

    sable d’or
    lèvres offertes
    une espéranc
    e