jeudi 4 juin 2026

voyez II


Attendre je te vois : tu conviens nous allons je suis au bord tu cours la limite Tu tiens je suis à la borne nous irions si la main est à l’une pour l’autre consacrée Avec l’âme tu cherches le mélange ici il n’y a rien pour t’altérer 

 

La pureté : nous sommes devant tout nous rêvons nous allons je suis sur le chemin Détournés nous avançons je tire les pierres une à une du plus au profond Sans rien glisser les feuilles les fruits tu cherches toujours tic 

 

Tac la battue cœur établi couronne transmise au-devant tu cesses Le seuil est atteint malgré tout tu es arrêté nous allons au pas des pauvres choses Le pied dans les glaïeuls au nord tout commence je tiens tu cherches 


22 juillet 2024.

Retour, voyez I

Voir entendre comprendre tirer pousser penser Sang de la terre poussière du ciel rire de la mer larmes du monde Un tremblement comme respiration … nourriture providentielle Violence silence brisé cœurs tranchés poings liés aller comme miettes parsemées Cœur happé Colère des jours passés Œil au cœur défait corps rompu comme pain béni fleurs fruits branches liens serrés noyade assurée Penser pousser tirer comprendre entendre voir

mercredi 3 juin 2026

voyez I


Entendre : comprendre tirer pousser penser que tout sur tout retombe sang La poussière des combles plus de rire des larmes en fusion Au tremblement ce qui respire pour ce qui tombe je succombe et vous le voyez 

 

Violence : quelle qu’elle soit silence rompu cœurs détachés brisures aux poignets Je tourne tu compenses irons-nous loin irons-nous encore miettes écrasées Cœur dévoilé je tourne tu commences nous allons plus haut 

 

Coups : de colère jours d’effacement le compte n’y est plus si devant ce qui reste D’œil de cœur de corps à composer fruits et fleurs et branches je cours Je reviens je m’attache je me noie nous y allons encore le voyez-vous


 22 juillet 2024.

mardi 2 juin 2026

Ensemble convenus :


I


Ensemble convenus : je te dois de reprendre le plus clair le plus loin le soupir en instance Une pause en y songeant rien ne se donne tout est oublié les bruits La volonté le rythme étrange à trois temps puis à deux puis encore à :

 

Cinq je condamne je deviens nous sommes à comprendre la clarté ce qui est simple Ce qui devient nous comprendrons un jour faut-il sortir du réel je vis de l’ombre Tu es du ciel venu tu tournes aux nuages vois tourne-toi entends

 

Pour rendre le plus simple pour percer les secrets tu tiens le jour au fond de tes armoires Tu fends le bois voile sans retenue les ombres au sommeil les grands yeux Tout t’enchante nuages tremblés tu devines l’hiver en fond


II


Ensemble convenus : je te soutiens tu rames nous allons de force en force Nageant tenant soufflant tu espères fera-t-il beau aurons-nous du beau temps Des heures sensibles tout deviendra paisible nous chanterons je le dois 

 

Pour l’avance je te tiens tu commences faudrait-il convenir serions-nous mieux Une paire pour tout comprendre tu vois je te reçois tu mords nous nous entravons Un fil autour du bras tu comptes sur ta force et tu écrases 

 

Ce qui reste de temps un jour à compter un jour qui reste nous allons nous tenons Un jour restant je vais tu vas nous ne serions plus à l’ombre cher arbre Je le vois tu restes dans l’ombre claire : nu tu tiens les feuilles devant


III


Ensemble convenus : silence pour trembler les feuilles vives insectes acérés Visage pour sentir il te reste la crainte entre le froid et le chaud tu cherches la fraicheur Tu brasses l’air pour l’eau il te faut voir venir la sueur assure-toi 

 

La poitrine le calme fort tu es le souverain : libellule sur la mare les petits animaux sont indifférents Tu grattes je souris tu confirmes nous sommes ici Convenons il faut comprendre ce que nous sommes faut-il espérer la douceur

 

Un soir un jour un peu les heures sombres la convention tout reste à ta convenance Nous allons nous tenons il ne faut rien laisser le hasard n’aide en rien Nous agissons nous tenons j’en conviens nous nous accorderons encore

 

16 juillet 2024.

Ensemble convenus : III


Ensemble convenus : silence pour trembler les feuilles vives insectes acérés Visage pour sentir il te reste la crainte entre le froid et le chaud tu cherches la fraicheur Tu brasses l’air pour l’eau il te faut voir venir la sueur assure-toi 

 

La poitrine le calme fort tu es le souverain : libellule sur la mare les petits animaux sont indifférents Tu grattes je souris tu confirmes nous sommes ici Convenons il faut comprendre ce que nous sommes faut-il espérer la douceur

 

Un soir un jour un peu les heures sombres la convention tout reste à ta convenance Nous allons nous tenons il ne faut rien laisser le hasard n’aide en rien Nous agissons nous tenons j’en conviens nous nous accorderons encore


16 juillet 2024.

Retours, Ensemble convenus : II

  1. Ramer
    nager
    souffler 
    espérer

    heures sensibles 
    et paisibles 

    chanter
    avancer
    comprendre
    mordre

    un fil au bras
    la force vive

    compter
    rester
    tenir
    voir

    dans l’ombre claire
    les feuilles nues

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  2. « Mon écrivain à moi, avec quel bonheur il divague ! livrant à l’écriture sans qu’il ait à veiller, tout ce qui lui passe par la tête, tout ce qui vient sous sa plume, même ses rêveries, sans autre petite dépense qu’un petit bout de papier… » Érasme (Éloge de la folie)

lundi 1 juin 2026

Ensemble convenus : II


Ensemble convenus : je te soutiens tu rames nous allons de force en force Nageant tenant soufflant tu espères fera-t-il beau aurons-nous du beau temps Des heures sensibles tout deviendra paisible nous chanterons je le dois 

 

Pour l’avance je te tiens tu commences faudrait-il convenir serions-nous mieux Une paire pour tout comprendre tu vois je te reçois tu mords nous nous entravons Un fil autour du bras tu comptes sur ta force et tu écrases 

 

Ce qui reste de temps un jour à compter un jour qui reste nous allons nous tenons Un jour restant je vais tu vas nous ne serions plus à l’ombre cher arbre Je le vois tu restes dans l’ombre claire : nu tu tiens les feuilles devant


16 juillet 2024.