dimanche 12 avril 2026

signatures


Des cœurs de pierres des jours pour oublier sans fin sans traces 

un voyage dans les temps nous sommes perdus et avançons-nous 

tournons-nous ne le faisons pas il te reste le froid il nous reste oui

 

je te donne la paix le soin nous allons et perdus et tenus devant eux

sur le seuil le tour pour le destin les chemins il te reviennent perdus  

être et n’être plus tout dans un instant tout te retourne tout te retient 

 

je te sens tu me vois nous irions je te le demande irions-nous vraiment

le serions-nous seulement je te dis j’accepte je le choisis sur mon épaule 

et sur mon cœur les morts j’en prends ma part j’accepte leurs signatures


23 mai 2024.

 

Retours, chacun nos lignes II

  1. La menace n’est plus
    nous avons grandi aux portes de l’incroyable
    le reste est peu de chose dans le cours de la vie 

    la vie dessine sur l’eau des signes inespérés
    si beaux - si bleus à l’horizon fleuri
    une ligne de cailloux au pied de l’incendie

    est-ce un rêve – une idée – un chemin de retrait
    il nous reste les arbres pour comprendre le secret
    les feuilles du marronnier et leurs rêves cachés 

  2. Je hasarde une suite de lézard
    Sur les pierres du grand chemin
    J’entrevois quelques pâles feuilles
    Transportées des Cévennes
    Je me demande comment elles ont poussé
    « De chacun tout en supposition »

samedi 11 avril 2026

chacun nos lignes II


De chacun tout en supposition je t’expose tu menaces 

Nous grandissons de plus à moins : et incroyablement 

Le reste se détourne nous allons nous venons à chacun 

 

La vie en échange je te retiens tu me contournes Si grand 

si beau si bleu un horizon de cuivre tu restes pour la ligne 

Les cordes une à une au chemin les cailloux : poser le pied

 

Tenus nous allons de place en place d’un banc vers l’horizon 

Je tourne tu transposes il reste pour se retourner les arbres 

les feuilles Je te le dois tu enchantes ton chemin pierre posée 


22 mai 2024.

Retour, chacun nos lignes I

Ma ligne maligne est montée de plusieurs hameçons
La ligne Montaigne : « Au plus élevé trône du monde
Nous ne sommes assis que sur notre cul »
La ligne Ricœur « Soi-même comme un autre »
Et présentement la ligne Chalandon :
« De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres »


chacun nos lignes I


À chacun demanderais-tu : connaissons-nous nos lignes

Tu tires le lien sur les boucles : familles quelles branches

Ils se délassent tu reviens au point le plus loin des heures

 

De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres

Nous sommes ici demeurerons-nous devant ce qui reste

Du récit sont-ils la ligne ou le début la famille et l’histoire 

 

Fils étirés cœurs emmêlés pour le reste tu tords avec joie 

et légèreté le brin Tu tiens tes responsables tu cherches 

joie et apaisement Entrerons-nous carrière tirer les pierres


22 mai 2024.

vendredi 10 avril 2026

Retour, vidrios I

Comme un volcan devenu vieux
Tu connais la chanson
Mais toi tu la retournes
Laves et sulfure
Mon ami Michel d’Auvergne
Avait fai(t)re une table en laves
Bariolée de Miró

vidrios II


Notre part il faut aussi combattre oh montrez-moi ce que je dois 

Jeter la main mordre le cœur à perdre montrons ce qui nous 

A révélé les pierres aux chemins et les poussières sur les feuilles

 

Enfin entendre tout ce qui tremble sans fin sol ou grenier 

Plafonds et combles je marche tu prétends tout est rougissant 

Il te reste les rocs : ce qui encombre le chemin de granit 

 

Gris blanc tu tournes pour rose suis-je précipité couleurs tendres

Nous tournerons nous comprendrons l’hymne des batailles 

Hommes noirs cœurs perdus à mordre la main nous apprendrons 


20 mai 2024.