mardi 19 mai 2026

Seul et nu IV


Et des heures : l’affront l’orage tu viens je tourne nous déplaçons la vie Dans l’air le calme avant ce qui revient je le vois nous allons ensemble Sans rien dire sans trembler depuis ce qu’il faudrait les heures émouvantes le ciel  

 

En transparence les yeux à l’horizon tu penses aux métaux tu tournes pour comprendre Il reste dans ma main la poussière le temps et les étoiles ce qui tourne Ce qui est compris je déplace tu retournes nous allons devant nous 

 

Tournons tu es si loin je suis si court si près allons : retourne tu vois les heures Tu vois les oiseaux tu tiens tu comprends j’en suis à retrouver J’en suis à rompre les câbles les filins : sans attaches voiles et cœur livrés ici 


09 juillet 2024.

Retour, Seul et nu III

LA RUMEUR DES VAGUES

Ah vastedad de pinos, rumor de olas quebrándose/ lento juego de luces, campana solitaria/ crepúsculo cayendo en tus ojos, muñeca/ caracola terrestre, en ti la tierra canta !

Pablo Neruda (20 poemas de amor y una canción desesperada)

Ah les grands bois de pins, la rumeur des vagues se brisant/ le jeu lent des lumières, la cloche qui sonne sans raison/ et le crépuscule qui tombe en tes yeux simulant ceux des poupées/ terrestre rotation en toi chantait la terre !

(libre traduction 
Dorio)

Seul et nu III


Seul et nu entre deux vagues : rocher sur l’eau la vie en retour vers toi Ce qui est à prendre ce qui retient tu tournes tu cherches les éclats pierres tombées Rochers entre les bras doigts enlacés épaules nues encore restent 

 

Un ciel couleur d’orage les yeux ouverts sous la bouche Ciel immense : tu retrouves tes chansons enfance perdue jours heureux des articles des images Nous avançons nous comprenons un coin sous les osiers : les fleurs 

 

En abondance l’eau pure je vois tu tiens nous sommes sans retour nous sommes sans comprendre Il faut tout regarder tout tenir pour suivre les cœurs descendus Je tiens tu veilles nous allons mains en mains : recueillir


09 juillet 2024.

Retour, Seul et nu II

Nous sommes de force et d’éclats, sensibles aux pleurs sans nom. Nous sommes silence parmi les pierres, les bras en croix. Paniers emplis de joie, de ciel. Branches chargées de vie. Nous sommes cœurs enlacés sur le bord de l’étoile. Nous sommes petits cailloux sur le chemin, abris des âmes grises. Nous tenons le courage, la longue route pour le voyage, le face à face avec le monde. Nous avançons vers l’avenir, et tout le reste ne sera que passé, mémoire pour les livres.

lundi 18 mai 2026

Seul et nu II


Nous sommes sans le dire nous sommes sans le faire de force à rebours tu tires des éclats Monde sensible pleurs éclatés route sans nom tu ne sens rien Je ne dirai rien tu tourneras nous finirons le reste des cailloux sur les bras 


Paniers pleins rires et nuages tu tires sur les branches il reste les choses décidées Les cœurs enlacés je te vois tu comprends nous y sommes si nous tenons là Et si et là les pierres du chemin les caves les abris : pour oublier 


Encore tenir longtemps je te dois tu me tournes nous sommes au pendant

Nous tenons la dérive pour un voyage tu envisages les choses de face et en face Si on le continue tout sera en arrière et tout te conviendra 


09 juillet 2024.

Retour, Seul et nu I

"Le vide les écrins les boites les objets tout se tient tout est perdu "

Susciter des attentes

Promettre une image juste

Juste une image

Sur « la mort » :

Un peu profond ruisseau calomnié

Sur « le vide »

Je ne bouge pas

Ma respiration s’apaise

Une plénitude m’envahit

À partir du vide

Je crée du viable

Que diable !

Seul et nu I


Le vide les écrins les boites les objets tout se tient tout est perdu il me reste à compter Rien n’est perdu rien n’est créé tout est transformé je te vois tu comprends les heures Nous sommes épars tu retiens les ombres au silence

 

Aux eaux tout ce qui fuit ce qui glisse les doigts ouverts les yeux perdus les rochers Tu vois il te reste le sensible les yeux sans lendemain les arbres sans l’écorce la joie Tu détournes les petits oiseaux entre les cœurs et les mains 

 

Au plein tu tiens tu recommences je sens qu’il reste un soupçon Tu penses volonté tu entends volupté tu tires sur les doigts Tu ajoutes les yeux les rires les secrets nous restons indicibles Tu deviens ineffable : que reste-t-il à faire 


09 juillet 2024.