mercredi 18 février 2026

Printemps III

III

 

Au large au long si tout cela souffle le long nous résisterons 

Je tremble je suis au commencement monde tranquille oiseaux 

abandonnés Sommes-nous en présence devant le seuil arrêtés 

 

Au large tout reprend l’air nous soutient le tour est agité Monde 

tranquille cœurs épouvantés tu vas nous venons : tout deviendra 

Quelle transformation d’azur à gueule déployée nous suspendrons

 

les armes les bannières Peuple vaillant devant le seuil arrêté sans

comprendre Ils vont au-devant je suppose tu entends : il faut dire 

encore Il faut un jour vraiment choisir sa mort : dis repose tranquille  

 

21 avril 2024.

Retour, Printemps II

Trois baisers 
sur le marbre
le vent fredonne

les branches lourdes 
encore
du froid hiver

des signes
griffent le ciel
grattent les racines
coiffent les branches

le souffle
du printemps
un bain de joie
une éclosion

trois baisers roses
sous les arbres

lundi 16 février 2026

Printemps II

 II 


Comme les tourterelles trois baisers on reprend je suis à la marge 

Sur la pierre rose marbre rose devine qui nous attend comprend 

les choses essentielles Le vent oh le vent qui tourne les fruits verts 

 

Nombreux les branches lourdes la joie immense reprend on se rince 

Comme cela vraiment oui comme cela souffle je suis au froid encore 

Pour encore : devant ce qui nous tient derrière ce qui nous toucherait 

 

Force comprend encore les signes les griffures ce qui était d’un côté 

passe à l’autre Le vent : ce vent il souffle déplace les racines dépose 

les montagnes Sur le marbre rose de la marge les tourterelles posées


21 avril 2024.

Retour, Printemps I

Dans les cheveux du vent 
des histoires qui décoiffent
nous sommes sur des chemins 
de pierres et de mousses 

murs d’herbe au souffle venimeux
serpents insectes au cœur d’oiseau
un cri dans l’eau qui mousse de rayons
un petit val au corps de reptile

l’air est un soleil où les abeilles dorent
les racines du ciel sont arêtes de silence
la mémoire du jour est au cœur des damnés
une odeur de soufre nous vient dans le nez

dimanche 15 février 2026

Printemps I

I

 

Vent qui vente lecture qui te décoiffe je suis sur cette pente Tu 

tires devant toi nous sommes sur le chemin il te reste Restons 

nous allons du fond aux combles murs élevés pierres et mousses 

 

Parois et herbes tu sens le venin tu traques il te reste à souffler 

Serpent et insecte tu penses oiseau tu fus reptile corps et cœur 

Cris et ruisseau l’eau coule le trait est creusé mousses ou rayons 

 

Tu tournes l’air de soleil d’abeilles de racines au seuil malgré tout 

Nous sommes arrêtés silence et demain le jour en mémoire Le cœur 

de souffre je te tiens tu me damnes Nous dominerons-nous ici même


21 avril 2024.

Retours , Chez Maria Dolores

  1. une alouette
    un rossignol
    signe parfait

  2. sous les nuages
    parole de feuille
    la lumière brille

  3. il reste le monde
    la pluie
    dans les ténèbres

Chez Maria Dolores


Un doigt sous les nuages il reste le monde : c'est une alouette 

une parole de feuilles : la pluie viendra et c'est un rossignol 

la lumière brille dans les ténèbres : du doigt un signe parfait 

 

20 avril 2024.