vendredi 5 juin 2026

Pour III


Pour penser encore à la solution tu n’oses dire : enfin les choses sont dites Tu pourrais oublier sans trembler la fin le commencement le principe à la fin Comment convertis-toi tu restes seul assis au bord de la route : nous allons 

 

Tu irais ensemble consoler les heures qui nous bercent à dire à faire à retenir Je pense sans hésitation aucune nous tenons ce coin de pavé pour dire haut Pour dire ensemble les heures coulent ils considèrent les commandements 

 

Tu ne feras tu ne convoiteras tout imposé à ta nation seule ensuite un vient : Il dit en plus à l’univers aimez-vous puis il en revient encore qui veulent tout dire pour tous : Sortis des forêts rendus aux tribunaux tous périront

23 juillet 2024

Retour, Pour II

Tourner les pages du livre à cœur perdu. Dans le ciel la lune fuit. Obscure est l’ombre et je succombe. Silence des phrases qu’un trait d’encre efface et ronge.

Sourire de l’aube aux fleurs blanches, aux mots d’extase, aux phrases éclosent. Les rêves s’estompent, les fruits murissent, comptent les lunes et les saisons. Toute fêlure est une offrande à toute attente au cœur du mot

La guerre perdure, la terre tremble et boit le sang de tant de maux. Les fleurs fanent, les armes grondent, défont le monde, et trouent l’espace étincelant.

Pour II


Pour vivre simplement tournons toutes les pages livres perdus Cœurs obscurs la lune dans le ciel il ose il risque tu fuis et je succombe nous allons Sans attendre tout à la question arriverons nous à comprendre ces silences

 

Pense si tu le dois je compte les sourires un matin de fleurs blanches Tu rêves les raisins la vendange est noire entre les saisons tout te tient tu regardes le coin et les objets Paysage : j’ai pendu aux branches mes armes 

 

Ma bannière nation perdue guerre courante je suis le flot la terre sèche Les fleurs fanent allons encore tu vois il reste les armes déposées pour une solution Je ne regarde pas tu tiens la route livre côté conquête et côté fleurs 


23 juillet 2024.

Retour, Pour I

nous comptons les pierres au fond des poches 

LES PIERRES LÉGÈRES ME PARLENT LES GROSSES RESTENT MUETTES En retournant mes poches je retourne un peu de ma vie Quelques pierres vertes et jaunes dans un mouchoir de poche : celles de mes ancêtres passées à l’as et celles d’Ambre et de Jade, mes petites-filles qui viennent d’éclore ensemble En retournant mes poches je meurs et je renais Grains de pavés, graines de pavot et petits cailloux recueillis un à un sur la plage de sable de Fos sur Mer En retournant mes poches sept familles en sortent, trois amochées, disparues, pierres mortes et quatre pleines d’énergie et d’espoir Un mouchoir de batiste avec les initiales brodées par Mère-Grand jeune fille me retourne le cœur À l’intérieur sept petites pierres sont autant d’âmes vénérées comme dans la mythologie des Huichol amérindiens d’une contrée sauvage du Mexique -Regarde celle-là jaune et verte c’est ta grand-mère dit la mère Et la rouge et noire ton grand-père qui chantait les complaintes de l’Éternel Retour…

Pour I


Pour dire encore à ceux qui y pensent et ils et y : utilisons les mots anciens Pour ceux qui y penchent entendant ou comprenant je te cherche tu me trouves Oiseau sur le fil fourmi sur la branche nous voyons de beaux insectes 

 

Nous avons tenu tant et tant d’ombres sous les doigts le cœur loin du silence Sous la langue la bouche fermée les mots aveuglés un bandeau sur l’âme Sous les pieds la terre passe je tiens tu trembles nous allons encore si loin 

 

Devant au calme le jour tombé au soir tiens la main ouverte grande Ô retour devant ce qui nous est utile nous comptons les pierres au fond des poches Une encoche sur le manche le cœur éploré vide sous les branches : je tiens


23 juillet 2024.

jeudi 4 juin 2026

voyez II


Attendre je te vois : tu conviens nous allons je suis au bord tu cours la limite Tu tiens je suis à la borne nous irions si la main est à l’une pour l’autre consacrée Avec l’âme tu cherches le mélange ici il n’y a rien pour t’altérer 

 

La pureté : nous sommes devant tout nous rêvons nous allons je suis sur le chemin Détournés nous avançons je tire les pierres une à une du plus au profond Sans rien glisser les feuilles les fruits tu cherches toujours tic 

 

Tac la battue cœur établi couronne transmise au-devant tu cesses Le seuil est atteint malgré tout tu es arrêté nous allons au pas des pauvres choses Le pied dans les glaïeuls au nord tout commence je tiens tu cherches 


22 juillet 2024.

Retour, voyez I

Voir entendre comprendre tirer pousser penser Sang de la terre poussière du ciel rire de la mer larmes du monde Un tremblement comme respiration … nourriture providentielle Violence silence brisé cœurs tranchés poings liés aller comme miettes parsemées Cœur happé Colère des jours passés Œil au cœur défait corps rompu comme pain béni fleurs fruits branches liens serrés noyade assurée Penser pousser tirer comprendre entendre voir