mercredi 10 juin 2026

Et faire et tenir


I


Et faire et tenir si tu le demandes nous sommes sur le bord nous irons au-devant un Jour pour regarder une main pour serrer tu tiens le reste du monde fond de poche tu y penses vive les poches trouées : comme tout est 

 

Tu étais entre deux images en fond de temps au fond des poches tu tires sur le lien la corde touche : oh serre poche trouée la marque de l’idéal les chemises rouges au fond la culotte le temps pour y penser la peau aussi 

 

Apprendre du doigt tire sur le fil en fond de voie au fond du cœur flatte l’encolure tu ne manques plus des jours il reste des nuits entre les vignes racle le fond tu suffoques nous sommes retenus : gorges ceps sillons noués  


II


Et faire et tenir comme des sauvages au sol en terre gorge raclée chemin mouillé tu meurs de trop de boue tu frémis tu disposes nous sommes convaincus le jour est en avance faut-il tient-on la cadence tenus nous allons

 

Et ici voir et recommencer sur la terre sur le sol entre les feuilles pas de ceci et point cela la vie commence je suis sur le revers nous étions étendus nous allions pour apprendre je te contiens tu me demandes nous allions pour loin 

 

Oh toujours commencer sans finir une cérémonie secrète ce qui n’a jamais vu ni le soleil ni la lune les jours réglés il te tient tu freines nous allons sous les feuilles tenir et commencer sans jamais revenir sans jamais rien en dire  


III


Et faire et tenir sans jamais rien en dire tu freines sur le sol sauvage tu roules sur la terre entre les pieds la vigne et les feuilles tu craches la gorge suffoque en commun les poches trouées comme ceux qui tournent et vont 

 

La vie les choses émouvantes la lune le soleil les herbes écrasées poches trouées fond de culotte le reste du monde tient dans le poing les poches trouées une lente cérémonie secrètement tenue dans le vague des soupirs 

 

Le reste étrangement commence que faire que tenir du poids du monde tu flattes l’encolure tu es tenu de fils le chemin est mouillé la vie entre les vignes le cœur sans y penser trace une vie bien en avance : un long silence  

 

01 août 2024.

Retour, Là-bas

Là-bas 
sur le nuage 
la lune en évidence

il reste les oiseaux 
un rêve d’herbe
tendre

les anges 
en partance
sur le fil des heures

perdus
les corps chavirent
les veines se souviennent 



là-bas
des serments oubliés
des saisons sans images

fleurs fanées
liberté sur le fil
d’un soleil anémié

l’eau est joie
les oiseaux revenus
la vie est souveraine



là-bas
le silence s’installe
le temps file le temps

le ciel perle
les insectes s’agitent
dans l’ombre des secondes

sous les nuages
les cœurs pleurent
la lune se souvient

là-bas
la liberté

mardi 9 juin 2026

Là-bas

              I                    


Là-bas : revoir sur le nuage le temps arrêté la nuit le jour la lune les évidences il reste à compter les oiseaux ramiers et sansonnets un rêve de tortues tu vas si lentement tu tournes et tu accroches le pied les doigts 

 

L’herbe : rêche un rêve de pie un abandon les petits faucons au-dessus font les anges je ne sais je ne crois je ne vois tu comprendras peut-être la vie en évidence les pieds meurtris par l’herbe rêche le temps arrêté les heures 

 

Perdues : oubliées je ne sais ce qu’il faut je ne vois rien venir il semble nous voir accordés si bien au futur le corps le chavire il te reste à compter les oiseaux le reste les pierres au chemin les veines au bras laisse : doucement


II

 

Là-bas : le serment je le jure jurons et d’être abandonné et de voir les heures oubliées le tour perdu la charge encore le jour finissant comme une fin de saison allons comme tu oublies les images reste ignore l’herbe sèche

 

Les fleurs fanées : tu rougirais pauvre animal si petit si sensible oublié du fond au bord de la servitude à la liberté je te donne tu reprends nous sommes du plus haut tu tournes les doigts pieds en bas au soleil à la chaleur 

 

L’eau : pour la joie le reste à comprendre nous sommes embrasés nous sommes le trésor les oiseaux les branches les arbres comme le temps qui cesse comme les feuilles tout tourne tu comprends la vie est en avance


III

 

Là-bas : le silence sous les branches les cœurs perdus les yeux abandonnés pour le reste le temps sur le fil les secondes au fond du panier tu sors tu tries les grains un par un si tu le dis si tu le penses les oiseaux au soleil le 

 

Ciel goutte : à goutte tu grimpes tu es perché tu devines les insectes dans l’ombre ciel perdu joie emportée tu ramasses je compte le sable sous les dents la peur et le sommeil le compte des choses inutiles nous sommes 

 

Au-devant : nous courrons sous les nuages à cœur perdu on dirait rentrez rentrons il va pleuvoir nous ne tenons à rien nous ne retournons pas les pierres là-bas il y aura la montagne il y aura aussi un jour la liberté

 

31 juillet 2024.

 

Retour, Retours

ALCHIMIE

Je suis troubadour perdu
Venu d'un autre Moyen Âge
J'ai voyagé comme j'ai vécu
Au coeur de la chimie des Sages

Je suis dans le bateau des ondes
Et je ne chante que pour elles
Ma mort sera la fin du monde
Je m'appelle Nicolas Flamel

une chanson de Robert Charlebois

Retours


Rectifié :

 

Crucifié crucifiant 

souffrant cherchant marchant 

Colonisé colonisant 

Aimé Aimant 

Nord et Sud 

qui souffre et cherche


pensant marche 

ici et maintenant 

circoncision 

cœur rectifié


cet homme et ses épouses

cette femme et ses époux

aller comme en chemise 


mal boutonnée : 

de vendredi faire samedi

avant dimanche 

laisse couler tes larmes

Sud au mur de l’Occident

de l’Orient au Nord des oiseaux 


femmes aux grands cheveux 

Faucons et Vautours 

Vous nous faites 

bien de la peine 

ce que tu aimes du Monde est au feu



Alchimie :


En feu : 

dans l’Athanor 

Jérusalem Céleste 

je serai là 

vous ferez cela 

marrane absolu 


touche le mur 

Si non si oui 

touche la marche 


je viens 

pour la nouveauté :

vous aimer 

les uns les autres 


c’est en secret 

le point où 

se mêlent les eaux


entre les batailles 

cherchons hors des murs 


Finalement :

 

sur toi

l’univers : 

ce qui est haut 

est comme 

ce qui est bas 

cela marche 

Masculin et Féminin 

Droite et Gauche 


Finalement : 

ce qui est assemblé 

Finalement : 

au monde 

Finalement : 

un mur 


lamentations : 

frontière 

tout est en ruine 

Finalement :

il faut accepter 

Finalement : 

l’errance 

Finalement : 

les ténèbres avec joie 


Finalement : 

j’étais réveillé tôt 


Finalement : 

puis-je comprendre 

Finalement : 

le monde s’effondre


le temps place : 

la paix 


La guerre :

 

La paix 

Bruit et Fureur 

le repos 

dans la paix 

manque la guerre 


Certainement 

trop tard 

pour le monde 

pour qu’arrive 

ce que nous imaginons 


Certainement 

au désert :

la Guerre 


laisser au cœur 

le sable et les cailloux

à ceux qui les aiment 


la vie la lumière 

des hommes 

faut-il accepter 

la disparition : 

Peuples des forêts 


de morts en morts :

le massacre renouvelé 

la perspective : deux miracles 

le sauveur l’extinction 

le bourreau la victime 


L’enfer 

brodé rebrodé 

à la peau même 


Fenêtre :


pour toujours : 

le doigt dans la plaie 

la douleur renouvelée 

la vie la lumière 

une fenêtre : 


le nouveau 

aimer les uns les autres : 

une autre fenêtre 


guerre : encore 

une fenêtre : plonge 

dans l’assemblée des eaux

au fleuve à la mer : 

un baptême 


la nature :

les chevriers 

les chameliers 


La guerre 

Le bruit 

la fureur 

La danse 

l’ivresse 

la naissance

les sacrifices 


pour ce monde 

tu cherches les graines 

l’aneth et le myrte 

chênes cèdres et le thym : 

où croitre 


06 juillet 2024-31 juillet 2024. 

 

lundi 8 juin 2026

Pour revenir

I

 

Pour revenir tu y penseras nous étions en avance bord de route chemin perdu Émotions : tout est étranger la main sur le poignet la vie avancée Tu te dis les idées se pensent sans comparaison nous apparaissons nous tenons 

 

Vive voix de pure évidence le doigt sur le poignet la vie si forte finalement Des secondes de miracle toujours ici toujours au-dedans la vie construite sur le sable Les heures coulent aussi tenir les jours de joie bleue : il se demande 

 

Revient-il avec le rire et les chansons campagne perdue au pied des vignes Qui se cache qui dérange le cours torsadé des évidences les hommes sur la route Le plaisir sous le sable la confusion nous sommes au bord de l’eau : ici

 

II

 

Où tu n’es pas manque la lumière je suis sur ce retour si tu es on y parle d’amour à la suite les idées bien plus claires le doigt sur le poignet le silence entre les verres nous étions nous y fumes vous avez dit parlons : ils y sont

 

Ressentons le temps ce n’était pas le printemps automne soleil des choses simples je veux vivre tu parles de rêves nous y étions la mer est calme au frais au bord au chemin de sable et de coquilles pour y revenir : volons-nous 

 

Nous tenons ferme si droit le doigt sur le poignet image fausse un peu mais un levier puissant nous sommes sur le bord de nos vies je la rencontre tu restes ici ombre chère revenant revenu je ne connais tes malheurs : joie vive

 

25 juillet 2024.

Retour, Pierre luisante

"Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un"

POURQUOI CHERCHER MIDI À QUATORZE HEURES ?

Midi le juste y allume ses feux

Pourquoi chercher à voir les yeux fermés ?

Cansous vos poguetz ir por tot lo moun

(Chansons vous pouvez traduire le monde)