mardi 9 juin 2026

Là-bas

              I                    


Là-bas : revoir sur le nuage le temps arrêté la nuit le jour la lune les évidences il reste à compter les oiseaux ramiers et sansonnets un rêve de tortues tu vas si lentement tu tournes et tu accroches le pied les doigts 

 

L’herbe : rêche un rêve de pie un abandon les petits faucons au-dessus font les anges je ne sais je ne crois je ne vois tu comprendras peut-être la vie en évidence les pieds meurtris par l’herbe rêche le temps arrêté les heures 

 

Perdues : oubliées je ne sais ce qu’il faut je ne vois rien venir il semble nous voir accordés si bien au futur le corps le chavire il te reste à compter les oiseaux le reste les pierres au chemin les veines au bras laisse : doucement


II

 

Là-bas : le serment je le jure jurons et d’être abandonné et de voir les heures oubliées le tour perdu la charge encore le jour finissant comme une fin de saison allons comme tu oublies les images reste ignore l’herbe sèche

 

Les fleurs fanées : tu rougirais pauvre animal si petit si sensible oublié du fond au bord de la servitude à la liberté je te donne tu reprends nous sommes du plus haut tu tournes les doigts pieds en bas au soleil à la chaleur 

 

L’eau : pour la joie le reste à comprendre nous sommes embrasés nous sommes le trésor les oiseaux les branches les arbres comme le temps qui cesse comme les feuilles tout tourne tu comprends la vie est en avance


III

 

Là-bas : le silence sous les branches les cœurs perdus les yeux abandonnés pour le reste le temps sur le fil les secondes au fond du panier tu sors tu tries les grains un par un si tu le dis si tu le penses les oiseaux au soleil le 

 

Ciel goutte : à goutte tu grimpes tu es perché tu devines les insectes dans l’ombre ciel perdu joie emportée tu ramasses je compte le sable sous les dents la peur et le sommeil le compte des choses inutiles nous sommes 

 

Au-devant : nous courrons sous les nuages à cœur perdu on dirait rentrez rentrons il va pleuvoir nous ne tenons à rien nous ne retournons pas les pierres là-bas il y aura la montagne il y aura aussi un jour la liberté

 

31 juillet 2024.

 

Retour, Retours

ALCHIMIE

Je suis troubadour perdu
Venu d'un autre Moyen Âge
J'ai voyagé comme j'ai vécu
Au coeur de la chimie des Sages

Je suis dans le bateau des ondes
Et je ne chante que pour elles
Ma mort sera la fin du monde
Je m'appelle Nicolas Flamel

une chanson de Robert Charlebois

Retours


Rectifié :

 

Crucifié crucifiant 

souffrant cherchant marchant 

Colonisé colonisant 

Aimé Aimant 

Nord et Sud 

qui souffre et cherche


pensant marche 

ici et maintenant 

circoncision 

cœur rectifié


cet homme et ses épouses

cette femme et ses époux

aller comme en chemise 


mal boutonnée : 

de vendredi faire samedi

avant dimanche 

laisse couler tes larmes

Sud au mur de l’Occident

de l’Orient au Nord des oiseaux 


femmes aux grands cheveux 

Faucons et Vautours 

Vous nous faites 

bien de la peine 

ce que tu aimes du Monde est au feu



Alchimie :


En feu : 

dans l’Athanor 

Jérusalem Céleste 

je serai là 

vous ferez cela 

marrane absolu 


touche le mur 

Si non si oui 

touche la marche 


je viens 

pour la nouveauté :

vous aimer 

les uns les autres 


c’est en secret 

le point où 

se mêlent les eaux


entre les batailles 

cherchons hors des murs 


Finalement :

 

sur toi

l’univers : 

ce qui est haut 

est comme 

ce qui est bas 

cela marche 

Masculin et Féminin 

Droite et Gauche 


Finalement : 

ce qui est assemblé 

Finalement : 

au monde 

Finalement : 

un mur 


lamentations : 

frontière 

tout est en ruine 

Finalement :

il faut accepter 

Finalement : 

l’errance 

Finalement : 

les ténèbres avec joie 


Finalement : 

j’étais réveillé tôt 


Finalement : 

puis-je comprendre 

Finalement : 

le monde s’effondre


le temps place : 

la paix 


La guerre :

 

La paix 

Bruit et Fureur 

le repos 

dans la paix 

manque la guerre 


Certainement 

trop tard 

pour le monde 

pour qu’arrive 

ce que nous imaginons 


Certainement 

au désert :

la Guerre 


laisser au cœur 

le sable et les cailloux

à ceux qui les aiment 


la vie la lumière 

des hommes 

faut-il accepter 

la disparition : 

Peuples des forêts 


de morts en morts :

le massacre renouvelé 

la perspective : deux miracles 

le sauveur l’extinction 

le bourreau la victime 


L’enfer 

brodé rebrodé 

à la peau même 


Fenêtre :


pour toujours : 

le doigt dans la plaie 

la douleur renouvelée 

la vie la lumière 

une fenêtre : 


le nouveau 

aimer les uns les autres : 

une autre fenêtre 


guerre : encore 

une fenêtre : plonge 

dans l’assemblée des eaux

au fleuve à la mer : 

un baptême 


la nature :

les chevriers 

les chameliers 


La guerre 

Le bruit 

la fureur 

La danse 

l’ivresse 

la naissance

les sacrifices 


pour ce monde 

tu cherches les graines 

l’aneth et le myrte 

chênes cèdres et le thym : 

où croitre 


06 juillet 2024-31 juillet 2024. 

 

lundi 8 juin 2026

Pour revenir

I

 

Pour revenir tu y penseras nous étions en avance bord de route chemin perdu Émotions : tout est étranger la main sur le poignet la vie avancée Tu te dis les idées se pensent sans comparaison nous apparaissons nous tenons 

 

Vive voix de pure évidence le doigt sur le poignet la vie si forte finalement Des secondes de miracle toujours ici toujours au-dedans la vie construite sur le sable Les heures coulent aussi tenir les jours de joie bleue : il se demande 

 

Revient-il avec le rire et les chansons campagne perdue au pied des vignes Qui se cache qui dérange le cours torsadé des évidences les hommes sur la route Le plaisir sous le sable la confusion nous sommes au bord de l’eau : ici

 

II

 

Où tu n’es pas manque la lumière je suis sur ce retour si tu es on y parle d’amour à la suite les idées bien plus claires le doigt sur le poignet le silence entre les verres nous étions nous y fumes vous avez dit parlons : ils y sont

 

Ressentons le temps ce n’était pas le printemps automne soleil des choses simples je veux vivre tu parles de rêves nous y étions la mer est calme au frais au bord au chemin de sable et de coquilles pour y revenir : volons-nous 

 

Nous tenons ferme si droit le doigt sur le poignet image fausse un peu mais un levier puissant nous sommes sur le bord de nos vies je la rencontre tu restes ici ombre chère revenant revenu je ne connais tes malheurs : joie vive

 

25 juillet 2024.

Retour, Pierre luisante

"Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un"

POURQUOI CHERCHER MIDI À QUATORZE HEURES ?

Midi le juste y allume ses feux

Pourquoi chercher à voir les yeux fermés ?

Cansous vos poguetz ir por tot lo moun

(Chansons vous pouvez traduire le monde)

dimanche 7 juin 2026

Pierre luisante

I


Pierre luisante monde en partance je vois je viens tu tiens tout ici recommence Mer ou fleuve et de la mer jusqu’au fleuve tu vois ce qui s’étend Les herbes les graviers je suis sur ce chemin je serre sur mon cœur les tiges 

 

En torsades herbes sèches lavandes souffle toujours le vent de l’éternité Une voie et les pieds les ongles s’y accrochent je suis tenu tu viens ici auprès de moi Tremblant pour voir pour dire nous soutenons les plus faibles : donc 

 

Nous détestons les forts je rejette je supprime tu reviendras un jour Certainement de grain et de farine je te serai une consolation que dis-tu que tiens-tu Tu cherches et je détourne les yeux les mains : le cœur nous élevant

 

II


De ce qui te reste des pays traversés des ombres écartées de la vigne sans nombre Du ciel et des cailloux rien a en faire tout est précipité je te vois : Tu résistes entendons bien ce qui tourne là-bas les dents séparées des ombres 

 

Les coquillages au sol au pied tout tourne sur cela tout te tient il te faut Si tu le déclares la vie à ta convenance les heures les tourments je le sais : Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un 

 

Des choses signées des preuves à abonder les charges les certitudes Il faut couvrir les habitudes je suis sur cette voie charge à l’épaule les paniers : Tu es en peine nous avançons de signe en signe la mer et le fleuve à vendanger

 

III


S’il te reste des grenades en branches et puis les feuilles tu reviendras avec la manière Les fleuves à la mer tu cherches les parfums je trouve un peu de grâce Le choix des couleurs la mer dans le sable et le regard vers le lointain 

 

Nous allons : nous tenons de pierres en pierres et toutes luisantes sous le pied marcheur éprouvé tout glisse tout passe il reste y pensant le lustre sur les fruits la poudre sur la peau des prunes les pierres luisent : ici le sol glisse

 

Grenades prunes pierres rouges sous le pied ce qui est demandé le nom des choses les rangements les emballages le voile sur la peau le hâle au bord des yeux les impressions ici glissent si rapidement les pierres luisent sous le pied


24 juillet 2024.

Retour, inutilement

" Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement"


Il est une heure exquise à l’approche de vers

Forgés et publiés au siècle dix neuf

Par des magistrats, avocats, journalistes,

Disparus des radars aujourd’hui.

Pour l’un c’est la mémoration des corolles fanées

Pour un autre le charme amer des choses qui vont finir

Libres senteurs et francs maçons ils brisent volontiers pattes et vertèbres aux bourgeois

Aiment les dames de Paris trottinant par les boulevards gris

Et dans leurs vers à trous ils font chanter de l’ombre