mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.

Retour, tu I

Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre

La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux

Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles

Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent

Georges de Scudéry (1601-1667)

série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !

tu I


Des décombres à la plénitude tu parles à chaud tu calmes un filet d’eau Tu cours entre les pierres graviers et comètes à conquérir l’un parle tu dis bien Des yeux et des figures la jambe tourne Tu es rompu au sacrifice galet calcaire 

 

Poudre de sel argent contenu tu donnes je retiens les feuilles au bord Les branches pour toujours tu parlais de l’eau et du calme Tu tenais aux cailloux verres polis tessons nous aimions Sous la langue le frémissement : je tourne 

 

Tu contiens nous sommes en avance tu tournes la jambe de bosses de plumes de souvenirs Encore un corps à composer des yeux à écarter je compte sur le temps Je tiens le bord de route un filet coule tu trames l’avenir 


05 juin 2024.

Retour, à comprendre envoi

Parfum du jasmin 
dans la bouche entrouverte 
le calme est revenu

solennité 
sur les rives du Jourdain 
rivière de la peine et du jugement


entre les doigts 
le crépuscule 
une évidence 

calme et souverain 
est le chemin 
le mur nous désunit 
attise la fureur
des fleurs oubliées

dimanche 26 avril 2026

à comprendre envoi


Il y faut vraiment du jasmin parfum voulu bouche entrouverte Devant tu soulèves devant le calme tu reviens en solennité simplement silencieux devant tu cherches le seuil les rives Jourdain perdu rives si calmes : à la trame 

 

Au calme tu contemples ce qui vient entre les doigts devant le seuil tu arrêtes Vivre à nouveau et pour longtemps je te dois tu me dis Je ferme tu retournes nous sommes en partie d’un crépuscule encore d’une évidence 


On dit calme et souverain tu reprends le chemin les murs nous bouleversent et rompus et massifs Tu tentes la jalousie tu réponds du crépuscule pour les fleurs oubliées pour les vagues abandonnées Je te le dois : tu me comprends


04 juin 2024.

vendredi 24 avril 2026

à comprendre V


Il faut du courage et de l’habileté les yeux dans les nuages la main en cœur sur la bouche Il revient si tu y songes il était sombre et terrible tu comprends bien toute en cœur La main sur la bouche il y était : si je ne parle je ne cède 

 

Conviens à nul ne dis le fond de ces choses il était grand et fort et souple Quelle couleur un peu un peu reste sans rien en dire descend et comprend tout Je te dis du temps que j’étais tu penses belle et bien heureuse : devant 

 

Tu parles du front à lever turc voyageur sur cette si grande Théodora si parfaite Irène Pour longtemps ou sont-ils les yeux les bras les doigts ouverts Rentre reviens nous sommes proches oh l’aventure : vivre pour les entendre  


04 juin 2024.

Retour, à comprendre IV

Je suis l’ange bleu 
au bord de la fontaine 

je pense : cèdres 
ricins oliviers 
hauteurs de la vie 
par les sentiers foulés 

je suis le cercle 
tu es le signe 

nous sommes mots 
le cœur en main