lundi 8 juin 2026

Pour revenir

I

 

Pour revenir tu y penseras nous étions en avance bord de route chemin perdu Émotions : tout est étranger la main sur le poignet la vie avancée Tu te dis les idées se pensent sans comparaison nous apparaissons nous tenons 

 

Vive voix de pure évidence le doigt sur le poignet la vie si forte finalement Des secondes de miracle toujours ici toujours au-dedans la vie construite sur le sable Les heures coulent aussi tenir les jours de joie bleue : il se demande 

 

Revient-il avec le rire et les chansons campagne perdue au pied des vignes Qui se cache qui dérange le cours torsadé des évidences les hommes sur la route Le plaisir sous le sable la confusion nous sommes au bord de l’eau : ici

 

II

 

Où tu n’es pas manque la lumière je suis sur ce retour si tu es on y parle d’amour à la suite les idées bien plus claires le doigt sur le poignet le silence entre les verres nous étions nous y fumes vous avez dit parlons : ils y sont

 

Ressentons le temps ce n’était pas le printemps automne soleil des choses simples je veux vivre tu parles de rêves nous y étions la mer est calme au frais au bord au chemin de sable et de coquilles pour y revenir : volons-nous 

 

Nous tenons ferme si droit le doigt sur le poignet image fausse un peu mais un levier puissant nous sommes sur le bord de nos vies je la rencontre tu restes ici ombre chère revenant revenu je ne connais tes malheurs : joie vive

 

25 juillet 2024.

Retour, Pierre luisante

"Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un"

POURQUOI CHERCHER MIDI À QUATORZE HEURES ?

Midi le juste y allume ses feux

Pourquoi chercher à voir les yeux fermés ?

Cansous vos poguetz ir por tot lo moun

(Chansons vous pouvez traduire le monde)

dimanche 7 juin 2026

Pierre luisante

I


Pierre luisante monde en partance je vois je viens tu tiens tout ici recommence Mer ou fleuve et de la mer jusqu’au fleuve tu vois ce qui s’étend Les herbes les graviers je suis sur ce chemin je serre sur mon cœur les tiges 

 

En torsades herbes sèches lavandes souffle toujours le vent de l’éternité Une voie et les pieds les ongles s’y accrochent je suis tenu tu viens ici auprès de moi Tremblant pour voir pour dire nous soutenons les plus faibles : donc 

 

Nous détestons les forts je rejette je supprime tu reviendras un jour Certainement de grain et de farine je te serai une consolation que dis-tu que tiens-tu Tu cherches et je détourne les yeux les mains : le cœur nous élevant

 

II


De ce qui te reste des pays traversés des ombres écartées de la vigne sans nombre Du ciel et des cailloux rien a en faire tout est précipité je te vois : Tu résistes entendons bien ce qui tourne là-bas les dents séparées des ombres 

 

Les coquillages au sol au pied tout tourne sur cela tout te tient il te faut Si tu le déclares la vie à ta convenance les heures les tourments je le sais : Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un 

 

Des choses signées des preuves à abonder les charges les certitudes Il faut couvrir les habitudes je suis sur cette voie charge à l’épaule les paniers : Tu es en peine nous avançons de signe en signe la mer et le fleuve à vendanger

 

III


S’il te reste des grenades en branches et puis les feuilles tu reviendras avec la manière Les fleuves à la mer tu cherches les parfums je trouve un peu de grâce Le choix des couleurs la mer dans le sable et le regard vers le lointain 

 

Nous allons : nous tenons de pierres en pierres et toutes luisantes sous le pied marcheur éprouvé tout glisse tout passe il reste y pensant le lustre sur les fruits la poudre sur la peau des prunes les pierres luisent : ici le sol glisse

 

Grenades prunes pierres rouges sous le pied ce qui est demandé le nom des choses les rangements les emballages le voile sur la peau le hâle au bord des yeux les impressions ici glissent si rapidement les pierres luisent sous le pied


24 juillet 2024.

Retour, inutilement

" Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement"


Il est une heure exquise à l’approche de vers

Forgés et publiés au siècle dix neuf

Par des magistrats, avocats, journalistes,

Disparus des radars aujourd’hui.

Pour l’un c’est la mémoration des corolles fanées

Pour un autre le charme amer des choses qui vont finir

Libres senteurs et francs maçons ils brisent volontiers pattes et vertèbres aux bourgeois

Aiment les dames de Paris trottinant par les boulevards gris

Et dans leurs vers à trous ils font chanter de l’ombre

inutilement


La chose brutalement les herbes desséchées le cours du vent le temps précisément compté D’heures pour heures de joies et de contentements nous avançons Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement 

 

Les fleurs éclosent le reste tient pour le vague l’imprécis au bord du chemin tu le sens la vie au jardin je tourne j’en suis à fragmenter le moment Un point précisément où tout est disposé les heures les jours et les saisons 

 

Tu dis je suis ici je reste et avançons comprenons Ô fleurs de chemin pierres de fronde au calme sec la confusion Sorties des forêts les règles tombent je suis aussi de ce pays sérieusement je nous donne ici un plus grand univers 


23 juillet 2024.

Retour, Pour III

Penser la solution et dire l’oubli, le tremblement, la fin, le commencement. Assis au bord du monde assister au recommencement. 

Une consolation aux heures claires. Une berceuse pour dire l’écoulement du temps. Douleur et douceur se tiennent par la main.

L’éternité est là entre nos mains de paille. Amour et foi. Nous buvons son sang, jusqu’à brûler notre âme. Sortir de l’ombre le cœur en flamme.


vendredi 5 juin 2026

Pour III


Pour penser encore à la solution tu n’oses dire : enfin les choses sont dites Tu pourrais oublier sans trembler la fin le commencement le principe à la fin Comment convertis-toi tu restes seul assis au bord de la route : nous allons 

 

Tu irais ensemble consoler les heures qui nous bercent à dire à faire à retenir Je pense sans hésitation aucune nous tenons ce coin de pavé pour dire haut Pour dire ensemble les heures coulent ils considèrent les commandements 

 

Tu ne feras tu ne convoiteras tout imposé à ta nation seule ensuite un vient : Il dit en plus à l’univers aimez-vous puis il en revient encore qui veulent tout dire pour tous : Sortis des forêts rendus aux tribunaux tous périront

23 juillet 2024