mercredi 13 mai 2026

duo II


On dira le temps passé les ombres oubliées tu nous restes remord bouche amère œil étiré ce qui te reste au corps l’œil plus précieux que le ventre pourtant les viscères comme le cerveau je te cherche tu accroches la peau 

 

Des sensations tu tournes je commence nous sommes en attente les oiseaux tournent tu reviens nous sommes à cœur nous sommes à compte le vent les cailloux les végétaux nombreux tu as un regard et sous le nez tout passerait

 

Ce qui passe les nuages le silence la vie errante et pour monde tout l’univers et puis aussi la liberté chose enivrante je te vois tu me tiens petit et oublié reste de remord la bouche amère l’œil étiré la peau encore lisse je te vois


26 juin 2024.

Retour, duo I

temps passé 
ombres oubliées 
bouche mordue
œil attiré 
peau hâlée 
hanches étroites
cerveau bien fait

oiseaux revenus 
cœur ouvert 
le vent se lève 
les cailloux roulent
les végétaux naissent
les sensations sont fortes
le nez frémit

les nuages passent 
le silence s’installe
vie de bohème 
monde libre 
ivresse 
bouche
œil


je vois 
les mots
leur voie
le silence
du poème

la peau
aime

mardi 12 mai 2026

duo I


On dit le temps passe les ombres sont oubliées tu restes je mords la bouche l’œil étiré -du corps tu accroches la peau l’œil plus précieux que le ventre pourtant les hanches et le cerveau je cherche ce qui va nous accompagner   

 

Tourne commence nous attendons -les oiseaux tournent tu reviens nous sommes à cœur nous comptons le vent les cailloux les végétaux les sensations tu regardes sous le nez voyons ce qui va nous accompagner

 

Les nuages le silence la vie errante le monde pour univers et la liberté chose enivrante je vois tu me tiens petit et oublié un reste de remord la bouche amère l’œil étiré la peau encore je vois ce qui va nous accompagner 


26 juin 2024.

Retour, jardin

"du sel sous le sable"

Un grain de sable se retourne dans le sablier universel la main l’écrit dans le suspens du mouvement dans le silence d’un exercice de style : variations sur les connexions entre la poésie et le temps mesuré par le grain grain des mots sur la page comme une lettre fragile glissée sous la porte après une nuit d’insomnie

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jardin


Si l’on connait ce jardin si on trouve sous les feuilles chacun chacune les pierres oubliées les insectes le sable je tourne tu comprends nous y cherchons les araignées nous tournons nous tenons de rives et de gloires 

 

Des images pour longtemps des choses oubliées du sel sous le sable la vie en abondance eau pure et silence nous allons lentement sous les palmiers nous allons sans attendre nous prenons le temps que prennent les oiseaux 

 

Comprends-tu je le respecte il faut mesurer les étamines les pétales roses d’églantines un reflet pour l’instant des poires pour chaque soif il passe sur ce jardin le souffle du secret l’élan des choses éternelles nous nous rendrons   

    

25 juin 2024.

Retour, à coeur

à cœur étrange
à cœur ouvert - offert 
enchantement des fleurs
décrire le ravissement 
le cœur et son chagrin
le cœur et son bonheur

à la croisée de l’enfance 
aveugles et sourds 
sur le chemin 
cœurs en partance
aux heures creuses
sauvage est le destin 

je me souviens
des jours anciens 
dans les buissons 
les feuilles - les épines 

ton cœur – mon cœur
comme racines

lundi 11 mai 2026

à coeur


Devant au calme étrange étrangement tires reçois oh sans rompre le terrain Enchanté : ces fleurs à décrire tu te calmes pensons il a la taille bien prise le front détouré tu le sais tu le vois je tourne le cœur accommodé -un destin

 

À la croisée enfants à perdre nous retrouvons nous avançons aveugles et sourds Perdus au carrefour oh le chemin les cœurs éloignés je suis sur ce terrain Le chantier abandonné les heures passées -devançons

 

Sauvage tu reviens du lointain pense ce jour le jeu dans les buissons : panthère je te tue Tu souffles tu devines nous comprenons ce qui revient les feuilles les épines Le reste de ce qui commence la vie en étagère -cœur posé


24 juin 2024.