vendredi 17 avril 2026

poids


En serions-nous : nous pouvons entendre ce qui tombe 

En être : il pleuvrait peut-être en sommes-nous de ces fleurs 

Des couronnes allongées tout est dit il porte la gloire : bourdon 

 

Dans le silence bourdon noir tu tournes : je tiens au bord de la route 

Tu tournes les yeux les herbes les nuages des bouquets étalés : la vie

Solitaire : au pas de poids en silence étrangement tu charges un pied  

 

Du monde depuis le poids il te reste à imaginer : un grain en plus 

Et un autre un bourdon plus un autre : foule partout foule qui revient 

Le poids des brins accumulés tombe ce qui tombe : en serions-nous


30 mai 2024.

Retour, Tu avances

Adieu foulard Adieu madras 
Adieu Venise provençale
À deu À diable Foule sentimentale
On avance à Saint Paul de Vence
À la fondation Maeght 
Où Miro attrape le soleil
Par la queue

Key'mon Murrah


 

jeudi 16 avril 2026

Tu avances


Tu avances : on oublie la terre pour la terre à temps pour dire 

Les histoires à déplier tissu foulard au bord de la route tu sers

Ce qui tient tu griffes tout ce que tu ne comprends pas : la vie 

 

Étrangement les cordes sous les voiles : une barque pour le soir 

Et la nuit pour la nuit étoile et sentiments sur le rocher tu restes 

accroché Il te reste à rêver la foule partout foule car déjà il était 

 

Et temps et heure jour décroché les cils sur la paupière Partout 

en foule tu nous menaces nous tenons les affaires la peau au coin  

des yeux Un reste et rien ne tremble un reste de sueur : j’avance


29 mai 2024.

Retour, Rois accomplis

Des cordeaux 
dans le sac 

tout y est 

des enfants suivent 

ils étaient trois 
ils étaient grands 
un peu perdus 

rois accomplis
peuple en campagne
étrangers venus 
des sables du désert

fils d’Aïcha
Abou Bakr
le Véridique

mercredi 15 avril 2026

Rois accomplis


Des cordeaux des retenues tu comptes sur tes doigts 

Tournes-tu dans le sac les boules qui sonnent tout y est 

Certain : en tout encore plus étranges des enfants suivent 

 

les Rois Mages ils étaient trois ils étaient grands et parés Tires-tu

le flambeau tiens-tu les cordes ils sont à reconnaitre ces enfants 

Un peu perdu à la suite tu tiens la corde sans voix : je tiens tête 

 

Le temps les peuples en campagne les idées avancent Rois accomplis 

Et tu tiens ici la main : étranger venu du plus lointain Ménélik Boubakar 

Apollon du Mali les choses oubliées Oreste Ô la navette du monde 


29 mai 2024.

Retour, Les petites pommes


Petites histoires et grands détails

On n’oublie pas le roman des familles

Les serments sous les charmilles

Le petit chien Milodiou

Aboyant à la lune

.

On n’oublie pas la mémoire d’un lieu

Une maison à l’écart du village

Son puits d’eau fraîche

Même l’été

.

On n’oublie pas les animaux qui nous entouraient

Cochons couvées chiens de berger

Vaches et boeufs chevaux

Images passant du coq à l’âne

.

Histoires enchevêtrées rapportées sans bâillon

Sans ciller ni scintiller

Une colombe dans la tête

Volant loin des musées