" e l'alma in petto ad Attila s'agghiaccia pel terror. "
michelchalandon@free.fr
II
Tu vois il souffle cœur à corps sans pause il te résiste
Tu inscris la formule les heures oubliées les souvenirs
: y sommes-nous soumis
Le passé dans le présent aux portes tu cherches cela
Tu trouves : oh que soient entendus les noms gravés
au présent : On raconterait le vent qui souffle
23 avril 2024.
Un souffle vient de la mer
couleur de sel et de sable
les nuages roulent – clarté
venue d’entre les feuilles
fenêtres ouvertes au monde
épaules chargées d’étoiles
nous avançons vers demain
là nous porterons le temps
cœurs lavés roses et dorés
oiseaux libérés des grilles
nos paroles de sable volent
là où reste un éclat de jour
I
Voyez : il souffle assez l’air tout le prend il vient du sable
Les feuilles roulent aux nuages il les faut en transparence
Je le dis : nous le devons restons tenons sous les feuilles
Nuages il faut se battre pour accrocher le linge aux fenêtres
Nous allons tout nous tient : je reçois aux épaules le fardeau
Feuilles sèches nous entrons nous porterons le temps aussi
Visez le cœur dans son temps au toit les oiseaux et les grilles
Les tuiles oiseaux changeons de langage le sable vole un tour
La langue au fond de la bouche volez : il reste un éclat de jour
22 avril 2024.
Printemps III un 18 février
À gueule déployée
Drôle de saison
Il ne faut plus se fier au
Calendrier
Mais à une chanson
Sous la bannière
De Béart
C'est pas du cochon
C'est du grand art
III
Au large au long si tout cela souffle le long nous résisterons
Je tremble je suis au commencement monde tranquille oiseaux
abandonnés Sommes-nous en présence devant le seuil arrêtés
Au large tout reprend l’air nous soutient le tour est agité Monde
tranquille cœurs épouvantés tu vas nous venons : tout deviendra
Quelle transformation d’azur à gueule déployée nous suspendrons
les armes les bannières Peuple vaillant devant le seuil arrêté sans
comprendre Ils vont au-devant je suppose tu entends : il faut dire
encore Il faut un jour vraiment choisir sa mort : dis repose tranquille
21 avril 2024.
Trois baisers
sur le marbre
le vent fredonne
les branches lourdes
encore
du froid hiver
des signes
griffent le ciel
grattent les racines
coiffent les branches
le souffle
du printemps
un bain de joie
une éclosion
trois baisers roses
sous les arbres