mercredi 27 mai 2026

II où tu manques


Au sommet avec le cœur pour pardonner je tiens la main sur ce qui veille Que faut-il en dire et pour quoi le reste à comprendre la vie avancée au rêve En éclats dire comprendre nous sommes au sommet des arbres au soleil 

 

Le tout au commencement tout vient du haut sommets et conséquences Nous allons tout y est je rencontre le ciel les oiseaux ce qui vient ce qui vole Nous allons je te tiens tu espères toujours et pour toujours la vie avancée 

 

La gloire au seuil malgré tout nous nous arrêtons je tiens tu veilles sur ce qui cesse Je te tiens tu es au seuil de ce qui vient les monts les animaux sauvages Nous sommes simples : simplement vêtus de lumière pourrais-tu 


11 juillet 2024.

Retour, I où tu manques

les lys et autres fleurs
Entremêlant les épines aux fleurs

Pour ne fâcher le monde de mes pleurs

J’apprête ici le plus souvent à rire

Joachim Du Bellay

En achetant je ne sais quel roman de gare

Vous prenez le train à Nogent le Rotrou

C’est un dimanche à la campagne

Un jour d’automne où le temps est doux

Les champs un château des horizons reflétés

dans votre vitre Vous touchent naïvement

Vous avez en tête des poésies

Venues de la petite école

Odes et ballades que vous écriviez à la plume sergent major

Avec des rimes et un rythme que vous dissimulez

aux voyageurs voisins absorbés dans leurs smartphones

Murmurant en secret vos fredaines

Heureux qui comme Ulysse

Récite Les Regrets.

Felicity


 

mardi 26 mai 2026

I où tu manques

 

On se souvient des rumeurs si les lys fleurissent chantent les rossignols Tu vois il reste assez de clarté nous sommes dans l’absence souviens-toi Nous étions à pied sur le sable si le vent tourne à son contraire nous y serons

 

Tu vois : tu tiens les lys dis leur ce sont les lys de mer tu tournes sous les rochers Entre les doigts il te revient la saveur des cristes marines :  cristes arrêtées Un jour me reste tu te souviens il fut aussi dans un petit point resté

 

La terre le bord de mer le bord du désert si l’on se dit si on l’oublie Tu marchais dans le sable bord de route bord de mer en allant en tournant Je te revois tu tiens la longue perche ce qui pousse ce qui relancerait les heures 


11 juillet 2024.

Retour, je suis bercé

Je dis à ma carte d’identité que j’aimerais voir inscrit à la ligne particularité : cherche inlassablement l’or du temps J’écris à mes amis Michel disparus comme on parle au papier pour Montaigne l’écrivain des Essais et comme on parle aux sculptures thérapeutiques muchu taillées dans du balsa la tête en bas dans la partie du morceau de bois la plus proche des racines pour Perrin mon ami ethnologue
J'écris à mon ami Michel de Franqueveaux présent et bien présent "Le frisson sur les eaux la vie à fond de cale je suis bercé : prends "

Sonny


 

lundi 25 mai 2026

je suis bercé


Les ombres aux racines les cailloux sur le sol au bois perdu aux songes sans suite Une secousse un océan nous tournons tu échappes aux eaux assemblées Un tour encore sans remord sans comprendre j’étais ici : viens  

 

Nous étions là si petits ou perdus nous avons accroché nos sacs et nos bagages Nous prendrons le chemin en retour présents à la plus grande peur Au plus beau des naufrages nous nous sommes embarqués : tenons 

 

Du ponton nous nous noierons à la rive : ohé du rocher j’avance si tu expliques les pas Sous le soleil les arbres abandonnés le calme sans rien sans voix Le frisson sur les eaux la vie à fond de cale je suis bercé : prends


02 juillet 2024.