mardi 2 juin 2026

Ensemble convenus : III


Ensemble convenus : silence pour trembler les feuilles vives insectes acérés Visage pour sentir il te reste la crainte entre le froid et le chaud tu cherches la fraicheur Tu brasses l’air pour l’eau il te faut voir venir la sueur assure-toi 

 

La poitrine le calme fort tu es le souverain : libellule sur la mare les petits animaux sont indifférents Tu grattes je souris tu confirmes nous sommes ici Convenons il faut comprendre ce que nous sommes faut-il espérer la douceur

 

Un soir un jour un peu les heures sombres la convention tout reste à ta convenance Nous allons nous tenons il ne faut rien laisser le hasard n’aide en rien Nous agissons nous tenons j’en conviens nous nous accorderons encore


16 juillet 2024.

Retours, Ensemble convenus : II

  1. Ramer
    nager
    souffler 
    espérer

    heures sensibles 
    et paisibles 

    chanter
    avancer
    comprendre
    mordre

    un fil au bras
    la force vive

    compter
    rester
    tenir
    voir

    dans l’ombre claire
    les feuilles nues

    Répondre
  2. « Mon écrivain à moi, avec quel bonheur il divague ! livrant à l’écriture sans qu’il ait à veiller, tout ce qui lui passe par la tête, tout ce qui vient sous sa plume, même ses rêveries, sans autre petite dépense qu’un petit bout de papier… » Érasme (Éloge de la folie)

lundi 1 juin 2026

Ensemble convenus : II


Ensemble convenus : je te soutiens tu rames nous allons de force en force Nageant tenant soufflant tu espères fera-t-il beau aurons-nous du beau temps Des heures sensibles tout deviendra paisible nous chanterons je le dois 

 

Pour l’avance je te tiens tu commences faudrait-il convenir serions-nous mieux Une paire pour tout comprendre tu vois je te reçois tu mords nous nous entravons Un fil autour du bras tu comptes sur ta force et tu écrases 

 

Ce qui reste de temps un jour à compter un jour qui reste nous allons nous tenons Un jour restant je vais tu vas nous ne serions plus à l’ombre cher arbre Je le vois tu restes dans l’ombre claire : nu tu tiens les feuilles devant


16 juillet 2024.

Retours, Ensemble convenus : I

Ensemble reprendre 
le soupir en instance 

comme songe
à trois temps 
puis à deux 

comprendre la clarté 
la simplicité du réel 

vivre de l’ombre 
du ciel et ses nuages 
être ange

percer les secrets du jour 
derrière les portes closes

bois fendu dans l’ombre
aux yeux du sommeil 
l’hiver en attente


Dorio1 juin 2026 à 11:17

Recomposer le monde
Qui sans cesse se défait
Le tisser de ces pièces 
qui cousent ensemble des chants nouveaux

Ensemble convenus : I


Ensemble convenus : je te dois de reprendre le plus clair le plus loin le soupir en instance Une pause en y songeant rien ne se donne tout est oublié les bruits La volonté le rythme étrange à trois temps puis à deux puis encore à :

 

Cinq je condamne je deviens nous sommes à comprendre la clarté ce qui est simple Ce qui devient nous comprendrons un jour faut-il sortir du réel je vis de l’ombre Tu es du ciel venu tu tournes aux nuages vois tourne-toi entends

 

Pour rendre le plus simple pour percer les secrets tu tiens le jour au fond de tes armoires Tu fends le bois voile sans retenue les ombres au sommeil les grands yeux Tout t’enchante nuages tremblés tu devines l’hiver en fond


16 juillet 2024.

Retour, Je te dirai :

JE TE DIRAI

J’ai les yeux noisette avec quelques points verts

J’ai l’heureuse ou la fâcheuse habitude (c’est selon) d’écrire de tout, sur tout, dans un mélange d’hybris et d’effacement de soi

Je suis aussi petit de taille que l’était Michel de Montaigne si bien qu’il m’est aisé de me hisser sur ses épaules de géant pour m’amuser à écrire moi aussi de lilliputiens Essais

J’ai l’amour des livres et des forêts de Symboles

J’ai la bibliothèque d'un amateur avide de tout lire des auteurs qu’il admire et d’ignorer tous ceux qui sont à la mode de chez nous

J’ai la possibilité de modifier ce texte ou même de l’annuler mais je ne le ferai pas

Ce qui est écrit est écrit

Je n’aime pas les repentirs

La Bastide de Besplas Ariège

samedi 30 mai 2026

Je te dirai :

 I

 

Je te dirai : je suis ici oh d’ici nous comprenons il y a à dire nous sommes allongés Je te retiens nous avancerions plus et plus encore au cercle au centre Je ne vois que ce qui est à dire depuis que je le sais depuis longtemps 

 

Nous comptons les cabanes tu rêves : fête des cabanes il faut attendre Tout revient de Jérusalem au calme complet les yeux et les oreilles : collés Le mur qui se lamente nous viendrons pour entendre au mur : les larmes tendues  

 

Ce qui tient et tu regardes nous comptons les fils autour du bras autour De tout ce qui reste la tête les membres je te tiens nous irons souffler corne de bélier Corne pour entendre je tiens tu cribles nous serons encore au centre


II

 

Je te dirai : arrive je reviens nous y pensons pourquoi Jérusalem reviens Convertie à ton sauveur nous y pensons il faut sortir se retrouver y étions-nous De l’intérieur nous tournons vers l’extérieur ouverts rompus : avancer 

 

Nous allons nous tenons à l’ouverture je te reçois tu me dévisages Un chemin sur ce qui revient de marche à marche serons-nous sous les arbres Prendrons nous l’écorce sous le pied tu taillais de petites barques : pin rouge 

 

Polies aux murs au renflement à la définition à la surface je te reçois Nous sommes alliés on charge sous le pied la vie avancée je dis : tu reçois Allons de reste en reste pour dire de branche en branche pin je te suis : nous allons 

 

III

 

Je te dirai : la place quelle adresse tu reviens de cette ville Jérusalem convertie : sorti du Saint des Saint tu inventes le reste il y a sous les arbres Cèdres pins érables sycomores chênes la vie entre les lignes des écorces 

 

Abandonné tu oublies le reste le parfum je te vois tu me tiens je respire Corps et cœur émotion élévation le parfum vers en haut la fumée vers le bas Caïn Abel resterons-nous frères je tiens tu combats fais-moi dire : enseigne 

 

Je te montre le chemin nous monterons tu descendras parfum en haut fumée en bas comme il reste le grand et le petit je te tiens tu me donnes les heures répandues la semence tu y reviens une fois encore : parfum d’épine-vinette

 

IV

 

Je te dirai : au précipice d’une frange vers l’autre les heures les retours je te convertirai Nous irons de bois en bois de rives en détours : fontaine Tu comptes les épis nombreux que rien ne parle ou épelle les grains : un par un 

 

Ils sont tous à parler modestement si humbles tout nous retient je suis sur ce chemin Je pense : d’un bambou taillé séparer les feuilles je te retiens tu me compares Nous allons de nuage en nuage de figures en paysages : la vie 

 

Tu mènes entre les feuilles tout ici flotte sur l’eau fontaine où tout pleure Geins-tu je rencontre je murmure tout ici soupire tout revient je ne changerai rien je ne tournerai pas nous sommes abandonnés : Jérusalem


V

 

Je te dirai : reviens-tu et reviens tu comptes les lettres un tour de plus Des tensions du regard des yeux vides de la douleur tu descends de la colline Il te reste à penser au mont le crâne les yeux griffés les cheveux : ils tombent 

 

Et sur le cou le corps nous récompense on devient ce qu’il faut des restes Le pain sans levain les miettes et les couteaux je te couperais le cœur Je te cisaillerais les joues la vie en échange du sable dans les yeux : on retourne 

 

Je ne sais plus si nous allons j’y suis la tête sur l’épaule le sourire tu comptes les os Tu tires le tissu les reins découverts Jérusalem et Golgotha la vie sans attendre nous sommes aux herbes amères au pain dur : ici je te convertirai


 envoi

 

Je te dirai : nous sommes sur la route à deux un peu plus âgés je te tiens Pour entendre plus près du cœur proche des oreilles écoute ce que ma bouche murmure Tu retiens le souffle au battement le cœur ému : la bouche 

 

Intense nous y allons si je te suis ils songent nous n’y sommes plus Sur le bois sur le dos les mains ouvertes je descends tu entends nous ne tenons rien Il y a il faut dire se comprendre sur ce chemin à la parade :  les oiseaux

 

Le cœur ému le visage ferme un peu âgés ils allaient nous ne changerons rien Nous tournerons sans cesse chameaux perdus aux abords on se dira on tiendra la vie au centre la langue sèche avance viens nous serons :  ici

 

12 juillet 2024.