dimanche 7 juin 2026

Pierre luisante

I


Pierre luisante monde en partance je vois je viens tu tiens tout ici recommence Mer ou fleuve et de la mer jusqu’au fleuve tu vois ce qui s’étend Les herbes les graviers je suis sur ce chemin je serre sur mon cœur les tiges 

 

En torsades herbes sèches lavandes souffle toujours le vent de l’éternité Une voie et les pieds les ongles s’y accrochent je suis tenu tu viens ici auprès de moi Tremblant pour voir pour dire nous soutenons les plus faibles : donc 

 

Nous détestons les forts je rejette je supprime tu reviendras un jour Certainement de grain et de farine je te serai une consolation que dis-tu que tiens-tu Tu cherches et je détourne les yeux les mains : le cœur nous élevant

 

II


De ce qui te reste des pays traversés des ombres écartées de la vigne sans nombre Du ciel et des cailloux rien a en faire tout est précipité je te vois : Tu résistes entendons bien ce qui tourne là-bas les dents séparées des ombres 

 

Les coquillages au sol au pied tout tourne sur cela tout te tient il te faut Si tu le déclares la vie à ta convenance les heures les tourments je le sais : Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un 

 

Des choses signées des preuves à abonder les charges les certitudes Il faut couvrir les habitudes je suis sur cette voie charge à l’épaule les paniers : Tu es en peine nous avançons de signe en signe la mer et le fleuve à vendanger

 

III


S’il te reste des grenades en branches et puis les feuilles tu reviendras avec la manière Les fleuves à la mer tu cherches les parfums je trouve un peu de grâce Le choix des couleurs la mer dans le sable et le regard vers le lointain 

 

Nous allons : nous tenons de pierres en pierres et toutes luisantes sous le pied marcheur éprouvé tout glisse tout passe il reste y pensant le lustre sur les fruits la poudre sur la peau des prunes les pierres luisent : ici le sol glisse

 

Grenades prunes pierres rouges sous le pied ce qui est demandé le nom des choses les rangements les emballages le voile sur la peau le hâle au bord des yeux les impressions ici glissent si rapidement les pierres luisent sous le pied


24 juillet 2024.

Retour, inutilement

" Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement"


Il est une heure exquise à l’approche de vers

Forgés et publiés au siècle dix neuf

Par des magistrats, avocats, journalistes,

Disparus des radars aujourd’hui.

Pour l’un c’est la mémoration des corolles fanées

Pour un autre le charme amer des choses qui vont finir

Libres senteurs et francs maçons ils brisent volontiers pattes et vertèbres aux bourgeois

Aiment les dames de Paris trottinant par les boulevards gris

Et dans leurs vers à trous ils font chanter de l’ombre

inutilement


La chose brutalement les herbes desséchées le cours du vent le temps précisément compté D’heures pour heures de joies et de contentements nous avançons Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement 

 

Les fleurs éclosent le reste tient pour le vague l’imprécis au bord du chemin tu le sens la vie au jardin je tourne j’en suis à fragmenter le moment Un point précisément où tout est disposé les heures les jours et les saisons 

 

Tu dis je suis ici je reste et avançons comprenons Ô fleurs de chemin pierres de fronde au calme sec la confusion Sorties des forêts les règles tombent je suis aussi de ce pays sérieusement je nous donne ici un plus grand univers 


23 juillet 2024.

Retour, Pour III

Penser la solution et dire l’oubli, le tremblement, la fin, le commencement. Assis au bord du monde assister au recommencement. 

Une consolation aux heures claires. Une berceuse pour dire l’écoulement du temps. Douleur et douceur se tiennent par la main.

L’éternité est là entre nos mains de paille. Amour et foi. Nous buvons son sang, jusqu’à brûler notre âme. Sortir de l’ombre le cœur en flamme.


vendredi 5 juin 2026

Pour III


Pour penser encore à la solution tu n’oses dire : enfin les choses sont dites Tu pourrais oublier sans trembler la fin le commencement le principe à la fin Comment convertis-toi tu restes seul assis au bord de la route : nous allons 

 

Tu irais ensemble consoler les heures qui nous bercent à dire à faire à retenir Je pense sans hésitation aucune nous tenons ce coin de pavé pour dire haut Pour dire ensemble les heures coulent ils considèrent les commandements 

 

Tu ne feras tu ne convoiteras tout imposé à ta nation seule ensuite un vient : Il dit en plus à l’univers aimez-vous puis il en revient encore qui veulent tout dire pour tous : Sortis des forêts rendus aux tribunaux tous périront

23 juillet 2024

Retour, Pour II

Tourner les pages du livre à cœur perdu. Dans le ciel la lune fuit. Obscure est l’ombre et je succombe. Silence des phrases qu’un trait d’encre efface et ronge.

Sourire de l’aube aux fleurs blanches, aux mots d’extase, aux phrases éclosent. Les rêves s’estompent, les fruits murissent, comptent les lunes et les saisons. Toute fêlure est une offrande à toute attente au cœur du mot

La guerre perdure, la terre tremble et boit le sang de tant de maux. Les fleurs fanent, les armes grondent, défont le monde, et trouent l’espace étincelant.

Pour II


Pour vivre simplement tournons toutes les pages livres perdus Cœurs obscurs la lune dans le ciel il ose il risque tu fuis et je succombe nous allons Sans attendre tout à la question arriverons nous à comprendre ces silences

 

Pense si tu le dois je compte les sourires un matin de fleurs blanches Tu rêves les raisins la vendange est noire entre les saisons tout te tient tu regardes le coin et les objets Paysage : j’ai pendu aux branches mes armes 

 

Ma bannière nation perdue guerre courante je suis le flot la terre sèche Les fleurs fanent allons encore tu vois il reste les armes déposées pour une solution Je ne regarde pas tu tiens la route livre côté conquête et côté fleurs 


23 juillet 2024.