mercredi 29 avril 2026

tu III


Des pas : géant tu te retournes je ne vois je ne sais nous sommes au retour Tout compte tout contient tu tournes je devine nous ne finirons pas ni rien ni doute Un lieu pour un tourment les sentiments le flot des conséquences pour

 

Allons : je te tiens tu me devines rougissons je nous tiens sous les branches Un tronc pour un autre une certitude je suis je ne doute les nuages volent au ciel Tu tiens les fleurs entre les doigts les feuilles sont ouvertes il est temps

 

Nous demeurons feuilles en évidence le temps que nous comptons Les choses attendues nous sifflons nous tournons à contre guerre à contre-temps Ces idées bien étranges la guerre et tout et tout tu sonnes n’entendons pas 


05 juin 2024.

Retour, tu II


  1. Poésie tourmentée repose aussi…

    Long temps après

    à la relecture

    Braises sont devenues cendres

    C’est un peu –comment dire ?-

    Comme si l’on recevait une réponse

    de nos lettres à nos morts

    À force d’insister

    l’une d’entre elles

    -oui il s’agit d’une morte-

    nous a adressé un courrier

    que nous lisons mot à mot

    sur nos lèvres

    Ce sont trois minutes d’étrangeté

    Qui semblent durer une éternité

    Mais voilà à la fin

    des murmures et balbutiements

    Il ne reste rien

    Seulement ce lit de braises

    Devenues cendres

  2.        Maria Dolores Cano 29 avril 2026 à 11:53
  3. Silence des pierres 
    or bleu de la vie 
    le ciel est de cendre
    le cœur est épris 

    sur le bord du chemin
    les choses résistent
    fenêtres ouvertes 
    sur un monde infini

    silencieuse la source
    qui va entre les pierres
    filet d’un cœur perdu
    hier il était sage

    un rêve de partage
    de grains sur la paille
    il est l’heure des mages
    rêveries d’un autre âge

mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.

Retour, tu I

Je lance un scud sur Scudéry
Un missile imbécile sur
Zéphyre la Belle Endormie
Qu’il écrivit d’une main sûre

La Belle du sonnet repose
Les yeux fermés pleins d’agrément
Ses seins demi-nus palpitant
Son haleine parfum plus doux

Que l’esprit de musc et de rose
Le Poëte on le lit abuse
Use de figures futiles

Mais qu’il me plait de retresser
C’est une dame revisitée
Par des métaphores qui filent

Georges de Scudéry (1601-1667)

série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !

tu I


Des décombres à la plénitude tu parles à chaud tu calmes un filet d’eau Tu cours entre les pierres graviers et comètes à conquérir l’un parle tu dis bien Des yeux et des figures la jambe tourne Tu es rompu au sacrifice galet calcaire 

 

Poudre de sel argent contenu tu donnes je retiens les feuilles au bord Les branches pour toujours tu parlais de l’eau et du calme Tu tenais aux cailloux verres polis tessons nous aimions Sous la langue le frémissement : je tourne 

 

Tu contiens nous sommes en avance tu tournes la jambe de bosses de plumes de souvenirs Encore un corps à composer des yeux à écarter je compte sur le temps Je tiens le bord de route un filet coule tu trames l’avenir 


05 juin 2024.

Retour, à comprendre envoi

Parfum du jasmin 
dans la bouche entrouverte 
le calme est revenu

solennité 
sur les rives du Jourdain 
rivière de la peine et du jugement


entre les doigts 
le crépuscule 
une évidence 

calme et souverain 
est le chemin 
le mur nous désunit 
attise la fureur
des fleurs oubliées

dimanche 26 avril 2026

à comprendre envoi


Il y faut vraiment du jasmin parfum voulu bouche entrouverte Devant tu soulèves devant le calme tu reviens en solennité simplement silencieux devant tu cherches le seuil les rives Jourdain perdu rives si calmes : à la trame 

 

Au calme tu contemples ce qui vient entre les doigts devant le seuil tu arrêtes Vivre à nouveau et pour longtemps je te dois tu me dis Je ferme tu retournes nous sommes en partie d’un crépuscule encore d’une évidence 


On dit calme et souverain tu reprends le chemin les murs nous bouleversent et rompus et massifs Tu tentes la jalousie tu réponds du crépuscule pour les fleurs oubliées pour les vagues abandonnées Je te le dois : tu me comprends


04 juin 2024.

vendredi 24 avril 2026

à comprendre V


Il faut du courage et de l’habileté les yeux dans les nuages la main en cœur sur la bouche Il revient si tu y songes il était sombre et terrible tu comprends bien toute en cœur La main sur la bouche il y était : si je ne parle je ne cède 

 

Conviens à nul ne dis le fond de ces choses il était grand et fort et souple Quelle couleur un peu un peu reste sans rien en dire descend et comprend tout Je te dis du temps que j’étais tu penses belle et bien heureuse : devant 

 

Tu parles du front à lever turc voyageur sur cette si grande Théodora si parfaite Irène Pour longtemps ou sont-ils les yeux les bras les doigts ouverts Rentre reviens nous sommes proches oh l’aventure : vivre pour les entendre  


04 juin 2024.

Retour, à comprendre IV

Je suis l’ange bleu 
au bord de la fontaine 

je pense : cèdres 
ricins oliviers 
hauteurs de la vie 
par les sentiers foulés 

je suis le cercle 
tu es le signe 

nous sommes mots 
le cœur en main

jeudi 23 avril 2026

à comprendre IV


Entendre soi-même je suis l’ange au beau sourire beau geste belle séquence de terre en murailles Du plus haut tout viendra nous rendrons les grandes et les petites bêtes Moutons descendus agneaux remontant et tenus ils y seront

 

Nous sommes au-devant d’un coup de corne cette raison encore Au bord de la fontaine tu sais un vieux tilleul je pense les cèdres les ricins Tu oublies les oliviers il te reste à comprendre pour se dire il ferait jour et je commencerais

 

Hâte-toi tu viens vers les hauteurs la vie te pousse tu recommences Nous tournons nous devons par les sentiers fouler Tu y songes je suis le signe tu es le cercle les mots un après l’autre J’arrive tu te retiens la main sur le cœur  

 

04 juin 2024.

Retour, à comprendre III

Du fleuve à la mer 
chèvres - moutons - chameaux 

souffle dans la corne 
cheveux de laine mêlés 

sable sous la dent 
vie - supplices - sacrifices 
chaos 
terre - fleurs endormies 
un souvenir

sur le bord du fleuve 
guerriers et fleurs d’amandier 

il s’en va sur le bord 
du fleuve à la mer
voyageur il est 
bohème

mercredi 22 avril 2026

à comprendre III


De trois de quatre pour longtemps du fleuve à la mer pays de chèvres de moutons de chameaux encore Souffle dans la corne tire les boucles cheveux et laine mêlés Du sable sous la dent le reste pour comprendre je dis : tu dois 

 

Je te tiens tu représentes la vie aux longs supplices sacrifices depuis toujours pour reste tu cernes le chaos Tu cribles la terre dans les entailles bois serré fleurs endormies d’un souterrain pour l’autre les canaux : un jour le souvenir

 

Et deux histoires sur le bord du fleuve les guerriers philistins et les fleurs d’amandier je m’en allais sur le bord du fleuve parce que j’étais ce que je suis voyageur d’Égypte et eux aussi venus de Bohème : fleurs d’amandiers

 

03 juin 2024.

mardi 21 avril 2026

à comprendre II


Devant le petit jour en arrière au pays Philistin regarde ce qui reste la gloire enfin Les roseaux sur le sable je sèche sorti de la mer avoir encore et toujours une mer dans la poitrine Je sècherais je tiendrais nous y serions 

 

Avant des mains pleines sable ou feuilles sèches un monde sous la terre des erreurs pour toujours Depuis ce temps depuis le jour d’un siècle pour l’autre Femmes aux grands cheveux au sous-sol à la butte dans le sens des cailloux 

 

Fleurs de sel chapitres commencés tu consommes ce qui reste du temps Depuis loin depuis avant entre la mer et le fleuve du pays d’Égypte du pays de Moab au retour de Judée tu cherches la Samarie sous le doigt sous la dent 


03 juin 2024.

Retours, à comprendre I

  1. Printemps qui commence
    mon cœur s'ouvre à ta voix

    Samson cheveux défaits 
    consacré et dévoué à Dieu
    c’est son secret

    flamboyante Dalila 
    séductrice et vengeresse
    _____________ trahison

    enfants aux mains des philistins
    dans sa geôle de Gaza
    Samson prie le Dieu d’Israël
    sa vie en échange de la libération 
    _________________ des enfants d'Israël

    Anonyme (?)21 avril 2026 à 11:35


lundi 20 avril 2026

à comprendre I


Tu dis je cherche de Samson enfin la présence ô Dalila je t’aime en souvenir des géants effarés Goliath Dalila Goliath pays des Philistins un bord un bord de mer Égée des rives de Chypre Égypte proche et lointaine nous allons Nous 

 

viendrons au sable tu chantes les rives du fleuve Je te tiens tu entoures nous allons venant touchant depuis ces jours Tu fermes les yeux sur les siècles anciens tu reviens dans un moment Samson ici cherche en vain ma présence 

 

Cheveux abandonnés courbé le poids du corps les mains tremblantes il nous reste à comprendre Courbé entre les colonnes le temple enfin du bord des yeux de la mer vers le fleuve nous sommes devant je courbe : comprends-tu

 

03 juin 2024.

Retour, la lame


On dirait le Sud
Ici je me tiens
Sans perdre le Nord
Toi tu tiens
En tournant sans cesse
La porte hors de ses gonds
La lame sous l’ongle
Mais en définitive
Ensemble nous tenons 
(sans mort-aise)

la lame


Nous étions de l’Occident vers l’Orient tout vient tout tourne pourtant je tiens Tu vas nous sommes du plus au Nord vers ce qui reste le Sud pour mémoire Nous sommes ensemble les places les fontaines asséchées 


tu tiens 

 

Ce qui te reste d’herbe tout au sec tout au craquement devant la porte ici rien ne va Tu regardes pierres pour pierres et sables à contourner devant le seuil Nous sommes à l’arrêt je te saisis tu tiens tu tournes 


tout ici tremble 

 

Tout est en avance à réclamer la pointe la lame sous l’ongle je vois tu recommences Y aura-t-il les insectes sur les draps Tu sèches il te reste pour devant du sucre du silence des heures pour comprendre je te vois 


tu deviens


31 mai 2024.

Retour, en quoi

  1. cœur désolé 
    _____ au ciel les sillons 
    de l’orage 

    confusion 

    une histoire disparue 
    émotions retrouvées
    clarté des lignes 

    halte à trois temps 
    dénouement – silence

    dans les césures du ciel 
    ________ une éclaircie

  2. Continuité et confusion
    Aire de retournement
    La tour (abolie) ne ment
    Au troisième temps de la valse
    Quand craque le microsillon

samedi 18 avril 2026

en quoi


Il faudra le faudrait-il : si donc le cœur s’en désole j’en suis au retournement Je tiens la continuité tu arrives répandu du ciel aux sillons du calme aux orages les éclairs la confusion tout tourne l’aspect reste-t-il à dire en quoi dis

 

Quoi tout ici disparait quelle histoire j’en suis aux émotions recevoir et recevoir Il te reste la plus grande clarté les lignes les tours l’ensemble une halte pour trois temps de deux en deux parfois un accident : il tourne il mord

 

Je comprends : j’en suis au dénouement si nous allions de silences en césures nous joindrions l’éclaircissement aux langueurs Quel que soit le propos quelle que soit la situation Nous nous refuserons : quoi donc pourquoi


31 mai 2024.

Retour, poids

tombent les fleurs
en pluie de gloire
couronnes sursises

silence des feuilles
le ciel est en bouquet
les nuages bourgeonnent

grains et brins d’herbe
sous le ciel - la foule
accueille les pétales

vendredi 17 avril 2026

poids


En serions-nous : nous pouvons entendre ce qui tombe 

En être : il pleuvrait peut-être en sommes-nous de ces fleurs 

Des couronnes allongées tout est dit il porte la gloire : bourdon 

 

Dans le silence bourdon noir tu tournes : je tiens au bord de la route 

Tu tournes les yeux les herbes les nuages des bouquets étalés : la vie

Solitaire : au pas de poids en silence étrangement tu charges un pied  

 

Du monde depuis le poids il te reste à imaginer : un grain en plus 

Et un autre un bourdon plus un autre : foule partout foule qui revient 

Le poids des brins accumulés tombe ce qui tombe : en serions-nous


30 mai 2024.

Retour, Tu avances

Adieu foulard Adieu madras 
Adieu Venise provençale
À deu À diable Foule sentimentale
On avance à Saint Paul de Vence
À la fondation Maeght 
Où Miro attrape le soleil
Par la queue

Key'mon Murrah


 

jeudi 16 avril 2026

Tu avances


Tu avances : on oublie la terre pour la terre à temps pour dire 

Les histoires à déplier tissu foulard au bord de la route tu sers

Ce qui tient tu griffes tout ce que tu ne comprends pas : la vie 

 

Étrangement les cordes sous les voiles : une barque pour le soir 

Et la nuit pour la nuit étoile et sentiments sur le rocher tu restes 

accroché Il te reste à rêver la foule partout foule car déjà il était 

 

Et temps et heure jour décroché les cils sur la paupière Partout 

en foule tu nous menaces nous tenons les affaires la peau au coin  

des yeux Un reste et rien ne tremble un reste de sueur : j’avance


29 mai 2024.

Retour, Rois accomplis

Des cordeaux 
dans le sac 

tout y est 

des enfants suivent 

ils étaient trois 
ils étaient grands 
un peu perdus 

rois accomplis
peuple en campagne
étrangers venus 
des sables du désert

fils d’Aïcha
Abou Bakr
le Véridique

mercredi 15 avril 2026

Rois accomplis


Des cordeaux des retenues tu comptes sur tes doigts 

Tournes-tu dans le sac les boules qui sonnent tout y est 

Certain : en tout encore plus étranges des enfants suivent 

 

les Rois Mages ils étaient trois ils étaient grands et parés Tires-tu

le flambeau tiens-tu les cordes ils sont à reconnaitre ces enfants 

Un peu perdu à la suite tu tiens la corde sans voix : je tiens tête 

 

Le temps les peuples en campagne les idées avancent Rois accomplis 

Et tu tiens ici la main : étranger venu du plus lointain Ménélik Boubakar 

Apollon du Mali les choses oubliées Oreste Ô la navette du monde 


29 mai 2024.

Retour, Les petites pommes


Petites histoires et grands détails

On n’oublie pas le roman des familles

Les serments sous les charmilles

Le petit chien Milodiou

Aboyant à la lune

.

On n’oublie pas la mémoire d’un lieu

Une maison à l’écart du village

Son puits d’eau fraîche

Même l’été

.

On n’oublie pas les animaux qui nous entouraient

Cochons couvées chiens de berger

Vaches et boeufs chevaux

Images passant du coq à l’âne

.

Histoires enchevêtrées rapportées sans bâillon

Sans ciller ni scintiller

Une colombe dans la tête

Volant loin des musées

Les petites pommes


De grands détails et de petites histoires le grand air les rencontres 

Les heures oubliées le ciel à effacer les animaux soufflent oh entre 

les feuilles Et de branches à branches oh que triste : si triste serait

 

mon : Je n’y tiens pas je tourne je le reprends et tu suis encore là

à cause : à cause Sans trembler il reste les jours à raconter adieux

sur les marches à lisser De l’eau pour oublier on rencontre au tour 

 

les oiseaux les insectes Les ailes ouvertes les cœurs dépliés ce qui 

reste du temps Et ceux qui comptent une à une les feuilles sur les 

branches et les fruits Les petites pommes que nous faisons tomber


29 mai 2024.

Retours, si et si

  1. Si nous étions de chair et de silence 
    larmes dans le cœur et présence aux manches
    dans les bois de la terre à souffrir d’espérance

    si nous étions petites choses faibles
    insectes sans voix à la merci de nos proies
    entre leurs griffes acérées notre peau de l’enfance

    si nous étions silence d’une langue oubliée
    les heures sans conséquences d’un monde sous nos pieds
    si nous étions ce monde entre bois et rochers

mardi 14 avril 2026

si et si


De chair et de présence si les bois et les rochers la terre 

Sous les pieds les larmes à la manche le cœur silencieux 

Tu restes oublié tu tiens tu vas je te regarde nous allons 

 

Petites choses faibles grillons serpents sans voix soufflent 

Je regarde nous allons devant on se tourne on se donne 

Tu tiens la peau entre les doigts les ongles tout est crispé  

 

Le silence la langue avalée les heures à comprendre je suis 

Sur le côté tu tiens tirons les conséquences je vois tu le sais 

Nous allons un pied après l’autre entre les bois aux rochers 


27 mai 2024.

Retour, nous

Pour rien j’agis 
et fais le lien - tout dire 
aux cœurs ingrats 

y-a-t-il de la ferveur 
dans la poussière des branches 
la lumière de la flamme

nous sommes encore 
fleurs et parfums - ombre sous les arbres 
Ô poussière de l’âme

lundi 13 avril 2026

nous


Or tu le sens pour rien en serions-nous ne penses-tu à rien j’agis : tournons 

Tu fais le lien nous en tremblons il reste à tout dire : je nous comprends bien 

Nous paraissons aux cœurs ingrats aux vies détaillées tu pilles : j’y consens 

 

Pour en être tu restes tout passe il n’y a : y-a-t-il de la ferveur je te retiens  

Au soir avec le tremblement la poussière dans les branches tu nous irises 

Un reflet nous respecte : la lumière les branches ornées le risque à la flamme

 

Nous sommes au contact je te retiens nous allons et tout revient pour encore 

Pour les fleurs les parfums l’ombre sous les arbres tu restes : longtemps 

À la poussière tout scintille je te tiens tu me vois Ô âme je n’y penserai plus 


26 mai 2024.

Retour, Idoménée

Sortir le nez du sable
Sous les pavés
Ceux qui l’ont vécu
N’ont pas cessé
De puiser leur force
Dans Mai 68

Idoménée


S’il te reste à souffrir le désir les tremblements les peines ô silence 

Plages amènes tout te revient tu sors des flots au soleil tranquille 

Et hors de la mer avons-nous une mer plus grande dans le cœur  

 

En être à souffrir encore en cela rien ne cesse tu ne cesses je suis 

menacé Mais non ne cesse de menacer on joue on tire tu reprends 

Il reste le sort funeste oh non rien ne cesse je suis menacé encore

 

Le temps hors de l’usage je suis en ruine tu tiens le bout des voiles 

Si rien ne cesse il me faudra le désir en tremblements et sortir le nez 

du sable Je tourne tu reprends il faut accepter je te tiens tu menaces 


24 mai 2024.

Retour, signatures

Cœurs gravés dans la pierre 
trace d’un voyage - dans le temps 
dans les ans – homme sage

tu me donnes la paix 
sur le seuil du destin - chemins trouvés 
et retrouvés – instant de grand doute

je te vois – tu m’entends
nous irons le chemin épaule contre épaule
nos cœurs sur la pierre – signature gravée

dimanche 12 avril 2026

signatures


Des cœurs de pierres des jours pour oublier sans fin sans traces 

un voyage dans les temps nous sommes perdus et avançons-nous 

tournons-nous ne le faisons pas il te reste le froid il nous reste oui

 

je te donne la paix le soin nous allons et perdus et tenus devant eux

sur le seuil le tour pour le destin les chemins il te reviennent perdus  

être et n’être plus tout dans un instant tout te retourne tout te retient 

 

je te sens tu me vois nous irions je te le demande irions-nous vraiment

le serions-nous seulement je te dis j’accepte je le choisis sur mon épaule 

et sur mon cœur les morts j’en prends ma part j’accepte leurs signatures


23 mai 2024. 

Retours, chacun nos lignes II

  1. La menace n’est plus
    nous avons grandi aux portes de l’incroyable
    le reste est peu de chose dans le cours de la vie 

    la vie dessine sur l’eau des signes inespérés
    si beaux - si bleus à l’horizon fleuri
    une ligne de cailloux au pied de l’incendie

    est-ce un rêve – une idée – un chemin de retrait
    il nous reste les arbres pour comprendre le secret
    les feuilles du marronnier et leurs rêves cachés 

  2. Je hasarde une suite de lézard
    Sur les pierres du grand chemin
    J’entrevois quelques pâles feuilles
    Transportées des Cévennes
    Je me demande comment elles ont poussé
    « De chacun tout en supposition »

samedi 11 avril 2026

chacun nos lignes II


De chacun tout en supposition je t’expose tu menaces 

Nous grandissons de plus à moins : et incroyablement 

Le reste se détourne nous allons nous venons à chacun 

 

La vie en échange je te retiens tu me contournes Si grand 

si beau si bleu un horizon de cuivre tu restes pour la ligne 

Les cordes une à une au chemin les cailloux : poser le pied

 

Tenus nous allons de place en place d’un banc vers l’horizon 

Je tourne tu transposes il reste pour se retourner les arbres 

les feuilles Je te le dois tu enchantes ton chemin pierre posée 


22 mai 2024.

Retour, chacun nos lignes I

Ma ligne maligne est montée de plusieurs hameçons
La ligne Montaigne : « Au plus élevé trône du monde
Nous ne sommes assis que sur notre cul »
La ligne Ricœur « Soi-même comme un autre »
Et présentement la ligne Chalandon :
« De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres »


chacun nos lignes I


À chacun demanderais-tu : connaissons-nous nos lignes

Tu tires le lien sur les boucles : familles quelles branches

Ils se délassent tu reviens au point le plus loin des heures

 

De l’ombre à la lumière : nous déborderons des gouffres

Nous sommes ici demeurerons-nous devant ce qui reste

Du récit sont-ils la ligne ou le début la famille et l’histoire 

 

Fils étirés cœurs emmêlés pour le reste tu tords avec joie 

et légèreté le brin Tu tiens tes responsables tu cherches 

joie et apaisement Entrerons-nous carrière tirer les pierres


22 mai 2024.

vendredi 10 avril 2026

Retour, vidrios I

Comme un volcan devenu vieux
Tu connais la chanson
Mais toi tu la retournes
Laves et sulfure
Mon ami Michel d’Auvergne
Avait fai(t)re une table en laves
Bariolée de Miró

vidrios II


Notre part il faut aussi combattre oh montrez-moi ce que je dois 

Jeter la main mordre le cœur à perdre montrons ce qui nous 

A révélé les pierres aux chemins et les poussières sur les feuilles

 

Enfin entendre tout ce qui tremble sans fin sol ou grenier 

Plafonds et combles je marche tu prétends tout est rougissant 

Il te reste les rocs : ce qui encombre le chemin de granit 

 

Gris blanc tu tournes pour rose suis-je précipité couleurs tendres

Nous tournerons nous comprendrons l’hymne des batailles 

Hommes noirs cœurs perdus à mordre la main nous apprendrons 


20 mai 2024.

jeudi 9 avril 2026

vidrios I


Où étiez-vous pierres dures granits un socle un plateau 

Vous supportez chaque volcan : je te tiens tu me retournes 

Nous sommes du contour nous tenons laves et sulfures 

 

Nous coulons à la mer verres et sables de soupçons en silence 

Effleurez-nous tournez encore la vue sous le soleil tout coule 

Entre les doigts du cœur au pied je tremble tu nous observes 

 

Nous tenons à l’envers les oreilles fermées le cœur en négatif 

La lumière effacée je te donne tu me tiens nous prendrons 

Une pincée de sel : disons tout bien je pince enfin tu consens


20 mai 2024.


Retour, je te sers humblement

Ce que l’on se dirait : creusant la vague sans trop y penser
Les motions, les émotions, la bohème au doux froufrou, 
Les cailloux du grand chemin, les ricochets d’une vie.

mercredi 8 avril 2026

je te sers humblement


Ce que l’on se dirait : du vague à l’âme pense je te sers 

Tu me comprends il te faut dire simplement les émotions 

Que te reste-t-il du sucre des cailloux en fond de poche

 

Pleines comme toi petit gravier tu te sers dirions-nous 

Il nous faut des armes il nous reste la vie les aventures 

Je sers tu me contes dis-nous une histoire de pauvres  

 

Jeunes tous pensent il faut me reconnaitre je suis digne 

Oh être roi je suis déjà prince allons princes et rois avant 

Pour le service au sol courbure : je te sers humblement


17 mai 2024.

mardi 7 avril 2026

les grandes choses passeront


Produire se donner retourner se comprendre 

De loin au loin que le vent porte tu cherches 

Ils sont ensemble grâce de soie et de certitude 

 

Oh vagues obstinées coupe tranches-tu les feuilles 

Au figuier je dois le dire tu feras reviens j’écoute 

Tu souriras nous sommes plus haut tourne j’évite 

 

Trop haut les heures fascinent chacun tout est beau 

Tourne grand nous sommes du sommet traine à la rive  

ce qui reste à dire ainsi : les grandes choses passeront


17 mai 2024.

dimanche 5 avril 2026

l’ennui nous conserve


Ce qui se renouvelle je tiens tu vois le silence bataille perdue 

Bataille arrangée en poids en volume une saison pour oublier 

Il te reste ce que contient le jour les grains au creux de la main 

 

Une heure un jour tu recommences trois plus quatre à traverser

Tu envisages la trace les heures closes les jours à perdre seul

On doit on rencontre tu tournes la joie le dos offert au sacrifice 

 

Tu cherches on ne retourne rien du toit et la pente tu seras jeté 

De haut corde trop chère bataille perdue le poids est suffisant 

Ce compte inchangé tout est immortel : l’ennui nous conserve


17 mai 2024.

vendredi 3 avril 2026

nous ferons des miracles


J’ai traversé tu creuses un trou de nécessité au vent au bruit 

Tu doubles la fureur les ordres oubliés le bleu du ciel le sable en fond 

Et au creux la nécessité tu te tiens tu retournes nous sommes pour 

 

Oh les illuminations le ciel et les enfants la joue sur le mur 

Ces enfants ont-ils une maison ils ont tout pris je traverse un pont 

Sur la rivière tout commence je retourne à la mer au sable 

 

A l’abri tout ce qui fait alliance la chanson des fleurs d’amandier 

Le regard flambant on prend les vagues les splendeurs aux épaules 

Les mains sont entretenues le temps passe : nous ferons des miracles 


16 mai 2024.

mercredi 1 avril 2026

les feuilles tombent


Pour se rendre je ne sais : tu te penches et nous allons 

Revoyons j’entends si tout est à perdre les cris les flammes 

Le jour pour le jour la nuit pour la nuit pour un rêve de stupeur 

 

Tu tires sur toutes les cordes tu avances je ne sais ce qu’il faut être

Pour comprendre sommes-nous dans l’inquiétude sommes-nous tenus 

Choisir le monde tu tires on soutient il faudra le bien : avance il est juste 

 

Nous allons entendre si on crie si on se tourne il faut des murs encore 

Il faut clouer le rêve à chaque consentement : la règle de l’enclosure 

Les cents pas en rêves je tourne tu comprends : les feuilles tombent 


15 mai 2024.