samedi 13 juin 2026

J’ai dans le cœur II


J’ai dans le cœur : tu vois il souffle ce cœur fidèle sous le pied la branche tu grimpes au plus haut y vois-tu la terre ronde les jours heureux cachés les feuilles tremblent à la stridulation cigales d’aventures jour heureux de plus  

 

La vie est en avance si tu le vois si tu le sens nous sommes sortis des ronces aux jours les heures pour entendre je compte les pas le long couloir la fraicheur subtile nous n’avancerions pas nous ne tiendrions les tiges : rien

 

Les herbes simples les immortelles sèches closent le souvenir tu vois les paroles perdues la vie est en avance si tu dis je redis l’avance au vide dépose tes paniers les fardeaux de fleurs sèches il est encore passé : le vent éternel 


05 août 2024.

Retours, J’ai dans le cœur I

  1. J’ai dans le cœur 
    un voyage de poussière 
    une peine ombrageuse 
    des jours derrière les murs

    des cours et des jardins 
    des promenoirs courbes 
    une misère incontrôlable 
    qui part et qui revient


    un rêve de joie heureuse
    une fenêtre de lumière
    de l’air pour vivre encore
    un amour au sommet éternel

  2. "il reste encore des boucles et des tours"

    Passe une jeune fille complètement nue
    Blaise Cendrars


    Passe le dormeur du val 
    Tête nue
    Sous la nue

    Passe Léonor ou Barbara
    Une paire de dormeuses
    (boucles d’oreilles pour la nuit)
    Or jaune 18 carats

vendredi 12 juin 2026

J’ai dans le cœur I

I


J’ai dans le cœur : ce qu’il reste du voyage la poussière peut-être une peine affreuse nous sommes devant tout est tenu les ombres les jours les murs les cours les jardins les promenoirs tu respires ici même tu courbes les joncs

 

Si courbés un par un misère incontrôlable une peine si affreuse de fait il n’est de choses si affreuses tout part et tout revient il reste encore des boucles et des tours les joncs un sur un à l’endroit t à l’envers les peines les misères 

 

La joie immense l’heureuse satisfaction on comprend on respire ce qui importe le plus l’air pénètre la vie la lumière la lumière une certitude un col pour les anges un sommet pour les bergers amoureux je n’en aurais trop


05 août 2024.

Retour, On dit

Les jours coulent 
les bras ouverts 
les mots glissent 
ô jours heureux 
libres et lumineux

petit Royaume 

il y a du Frascati 
et où l’on s’aime 
à tort et à travers 


---


Circé 
l’enchanteresse
oiseau de proie
boucles d’ébène
Ulysse est pris

On dit

I

 

On dit : il fait beau tenez il fait plus frais les jours coulent nous sommes de plus en plus tu vois ce n’est pas ni plus ni moins tu disais : ni puis ni moins qu’y faire puis ici tout comprendre et embrasser les bras ouverts je prends 

 

Tu reviens sur tout quand même il faut dire aussi les mots qui glissent tout revient je coule tu reviens le bateau les jours heureux petite République libre petit Royaume il y a du Frascati t’en souvient-il ma chère on voit passer ici 

 

La barque oh le baron de Frascata et ce n’est pas ni puis ni moins tu reviens sur Ulysse Circé Télégonos Tarquin le Superbe quand même entre deux tocs de langage la jeunesse la mythologie l’histoire et l’opéra-comique 


II 


On dit : vraiment la vie après la pluie est un enchantement un toc de plus entre le zig et le zag ah mais ah ça mais il faudrait vivre ainsi entre deux orages je tiens sur le moment la vie avec la certitude tu deviens je vois

 

Je comprends nous sommes héritiers de petites Républiques libres de petits Royaumes avec ce qu’il faut de Frascati et revenu bien loin et si touchant t’en souvient-il ma chère il fut Jean Stanislas Baron de Frascata héritons voyons 

 

Du royaume des lapins empaillés mode chasseur je tiens tu recommandes nous y allons je suis sur le bord de la route tout est léger de zig en zag de tic en toc des affaires sans surprise la mémoire seulement impose les images 


III


On dit : j’avance sur le sable à Ostie Pier Paolo tu dis qui sont les pauvres Pierre Paul ô fracassé sur le rivage sorti de la mer tu as une mer dans le cœur les paroles nous suivent tu retiens : la lumière brille dans les ténèbres 

 

Le verbe se fait chair comme tout à dire tout est à comprendre il n’est rien dévoilé du mystère sur le mystère sur la plage les ombres sur les ombres je ne reviens de rien je ne tourne sur rien tu ris tu tires les réponses : on rit 

 

De paroles au hasard imposées on dit dit-on j’avance tu tournes de la farce à la tragédie sorti de la mer venu de la baronnie de Frascata j’ai dans le cœur une mer entière on dit nous sommes les ombres du colloque : t’en souvient-il 


03 août 2024.

Retour, Nous sommes à

"il nous reste à comprendre ce qu’il reste du voyage"

Le sujet n'est pas le point de départ, c'est le point de retour chez soi après un long voyage.

Je suis devenu de plus en plus hostile à l'idée d'or cartésienne d'immédiateté à soi du sujet.

Paul Ricœur
auteur de Soi-même comme un autre

Nous sommes à

I

 

Nous sommes à : remplir tu calcules grains gravillons graviers cailloux pierres des mains pour construire de la montagne au sable noir des rochers descendus par étages de blocs à poussières montagnes au-dessus de la mer 

 

Je pense tu retiens nous tournons : rien ne bouge du blanc du rouge le massif la poudre tout a bougé de haut en bas bloc unique bloc recomposé tu avances tu oublies les fleurs tout pousse dans les fissures tu n’oses en dire

 

Les anfractuosités tu cherches tu illumines le chemin pierres débitées maçonnées maisons montées et meulières et moellons tout raclés d’épaufrures du bloc au sable de l’étoile à sa poussière en dire plus : en dire 

 

II

 

Nous sommes à : du temps la pertinence tu cherches le pertuis tu penses huis nous sommes devant cette bouche béante j’ai mis mes doigts dans la fente et la porte a frémi on évite les conséquences tout ici nous ferai changer 

 

On enregistre toute une main dans un porte frémissante je n’en reviendrai pas nous sommes accablés tu penses chant des chants tu reviens sur le terme comme un cerf de gazelle comme une bête assoiffée je n’en reviens 

 

Nous avons mis un cœur à nu son faon délicieux tu retrouves tout il te reste la nuit tu cherches ce qui est perdu huis pertuis clairière forêt profonde tu entends tu cherches tu trouves oiseaux gris et perchés : ce n’est pas le jour

 

III

 

Nous sommes à : tu me disais le chemin du haut vers le bas du bloc du plateau des anfractuosités des montagnes qui heureusement couronnent nos vies le chemin qui descend vers le sable la mer la montagne les plages 

 

Le sable les masses meubles entassées le courant et l’air et l’eau et la pression le four gigantesque ce qui est meulé ce qui est rompu la pression la chaleur en avance du plateau des troupeaux de grand et de petit bétail 

 

Cerf de gazelle assoiffé il te reste quelques semaines tu descends nous étions montés de sources en torrents tu précipites la vie la lumière le sable et l’eau tu avances nous allons des semaines pour rompre les écheveaux 

 

IV

 

Nous sommes à : on en disait quelques semaines de grand et de petit bétail une histoire éternelle je monte je descends tu entends peut-être une source à boire sans hâte dans la crainte devant le seuil on s’arrêtes dans la fente 

 

À la main tu cherches la clef tu descends tu remontes huis et pertuis derrière le sommet tu y penses la terre est ronde nous allons encore de plat à plat de fractures en renoncements tu roules nous avançons troupeaux d’animaux 

 

En solitaires des monts aux sables les plus hauts les plus froids pour retenir quelques grains je résiste tu reviens nous étions attendus de tout à tout nous avons fui je signe le bord les pieds nus et la canne j’ai marché tu accours   

 

V

 

Nous sommes à : accouru à rebours pierres grattées sable serré de joie et d’orgueil j’ai mené un troupeau je comprends le sable au sommet les rives à la cime les heures les jours semaines et marches escalier on avancerait 

 

On résiste on grandit on tourne les pauvres bêtes au soleil les pauvres pieds je suis celui qui suis celui qui marche devant moi montagnes au-dessus de la mer tu penses plus petit troupeau fine sauterelle il regarde celui qui vient 

 

Il marche devant je ne déferai pas un lien de sandale nourri d’insectes je ne baiserai pas sa bouche très bas au plus haut les sauterelles la manne élevons enlaçons dénouons il nous reste à comprendre ce qu’il reste du voyage  


02 août 2024.

Retour, Et faire et tenir

Et faire et laisser dire
Et tenir les rênes d'un cheval
Rocin Ante 
A galopar A galopar

mercredi 10 juin 2026

Et faire et tenir


I


Et faire et tenir si tu le demandes nous sommes sur le bord nous irons au-devant un Jour pour regarder une main pour serrer tu tiens le reste du monde fond de poche tu y penses vive les poches trouées : comme tout est 

 

Tu étais entre deux images en fond de temps au fond des poches tu tires sur le lien la corde touche : oh serre poche trouée la marque de l’idéal les chemises rouges au fond la culotte le temps pour y penser la peau aussi 

 

Apprendre du doigt tire sur le fil en fond de voie au fond du cœur flatte l’encolure tu ne manques plus des jours il reste des nuits entre les vignes racle le fond tu suffoques nous sommes retenus : gorges ceps sillons noués  


II


Et faire et tenir comme des sauvages au sol en terre gorge raclée chemin mouillé tu meurs de trop de boue tu frémis tu disposes nous sommes convaincus le jour est en avance faut-il tient-on la cadence tenus nous allons

 

Et ici voir et recommencer sur la terre sur le sol entre les feuilles pas de ceci et point cela la vie commence je suis sur le revers nous étions étendus nous allions pour apprendre je te contiens tu me demandes nous allions pour loin 

 

Oh toujours commencer sans finir une cérémonie secrète ce qui n’a jamais vu ni le soleil ni la lune les jours réglés il te tient tu freines nous allons sous les feuilles tenir et commencer sans jamais revenir sans jamais rien en dire  


III


Et faire et tenir sans jamais rien en dire tu freines sur le sol sauvage tu roules sur la terre entre les pieds la vigne et les feuilles tu craches la gorge suffoque en commun les poches trouées comme ceux qui tournent et vont 

 

La vie les choses émouvantes la lune le soleil les herbes écrasées poches trouées fond de culotte le reste du monde tient dans le poing les poches trouées une lente cérémonie secrètement tenue dans le vague des soupirs 

 

Le reste étrangement commence que faire que tenir du poids du monde tu flattes l’encolure tu es tenu de fils le chemin est mouillé la vie entre les vignes le cœur sans y penser trace une vie bien en avance : un long silence  

 

01 août 2024.

Retour, Là-bas

Là-bas 
sur le nuage 
la lune en évidence

il reste les oiseaux 
un rêve d’herbe
tendre

les anges 
en partance
sur le fil des heures

perdus
les corps chavirent
les veines se souviennent 



là-bas
des serments oubliés
des saisons sans images

fleurs fanées
liberté sur le fil
d’un soleil anémié

l’eau est joie
les oiseaux revenus
la vie est souveraine



là-bas
le silence s’installe
le temps file le temps

le ciel perle
les insectes s’agitent
dans l’ombre des secondes

sous les nuages
les cœurs pleurent
la lune se souvient

là-bas
la liberté

mardi 9 juin 2026

Là-bas

              I                    


Là-bas : revoir sur le nuage le temps arrêté la nuit le jour la lune les évidences il reste à compter les oiseaux ramiers et sansonnets un rêve de tortues tu vas si lentement tu tournes et tu accroches le pied les doigts 

 

L’herbe : rêche un rêve de pie un abandon les petits faucons au-dessus font les anges je ne sais je ne crois je ne vois tu comprendras peut-être la vie en évidence les pieds meurtris par l’herbe rêche le temps arrêté les heures 

 

Perdues : oubliées je ne sais ce qu’il faut je ne vois rien venir il semble nous voir accordés si bien au futur le corps le chavire il te reste à compter les oiseaux le reste les pierres au chemin les veines au bras laisse : doucement


II

 

Là-bas : le serment je le jure jurons et d’être abandonné et de voir les heures oubliées le tour perdu la charge encore le jour finissant comme une fin de saison allons comme tu oublies les images reste ignore l’herbe sèche

 

Les fleurs fanées : tu rougirais pauvre animal si petit si sensible oublié du fond au bord de la servitude à la liberté je te donne tu reprends nous sommes du plus haut tu tournes les doigts pieds en bas au soleil à la chaleur 

 

L’eau : pour la joie le reste à comprendre nous sommes embrasés nous sommes le trésor les oiseaux les branches les arbres comme le temps qui cesse comme les feuilles tout tourne tu comprends la vie est en avance


III

 

Là-bas : le silence sous les branches les cœurs perdus les yeux abandonnés pour le reste le temps sur le fil les secondes au fond du panier tu sors tu tries les grains un par un si tu le dis si tu le penses les oiseaux au soleil le 

 

Ciel goutte : à goutte tu grimpes tu es perché tu devines les insectes dans l’ombre ciel perdu joie emportée tu ramasses je compte le sable sous les dents la peur et le sommeil le compte des choses inutiles nous sommes 

 

Au-devant : nous courrons sous les nuages à cœur perdu on dirait rentrez rentrons il va pleuvoir nous ne tenons à rien nous ne retournons pas les pierres là-bas il y aura la montagne il y aura aussi un jour la liberté

 

31 juillet 2024.

 

Retour, Retours

ALCHIMIE

Je suis troubadour perdu
Venu d'un autre Moyen Âge
J'ai voyagé comme j'ai vécu
Au coeur de la chimie des Sages

Je suis dans le bateau des ondes
Et je ne chante que pour elles
Ma mort sera la fin du monde
Je m'appelle Nicolas Flamel

une chanson de Robert Charlebois

Retours


Rectifié :

 

Crucifié crucifiant 

souffrant cherchant marchant 

Colonisé colonisant 

Aimé Aimant 

Nord et Sud 

qui souffre et cherche


pensant marche 

ici et maintenant 

circoncision 

cœur rectifié


cet homme et ses épouses

cette femme et ses époux

aller comme en chemise 


mal boutonnée : 

de vendredi faire samedi

avant dimanche 

laisse couler tes larmes

Sud au mur de l’Occident

de l’Orient au Nord des oiseaux 


femmes aux grands cheveux 

Faucons et Vautours 

Vous nous faites 

bien de la peine 

ce que tu aimes du Monde est au feu



Alchimie :


En feu : 

dans l’Athanor 

Jérusalem Céleste 

je serai là 

vous ferez cela 

marrane absolu 


touche le mur 

Si non si oui 

touche la marche 


je viens 

pour la nouveauté :

vous aimer 

les uns les autres 


c’est en secret 

le point où 

se mêlent les eaux


entre les batailles 

cherchons hors des murs 


Finalement :

 

sur toi

l’univers : 

ce qui est haut 

est comme 

ce qui est bas 

cela marche 

Masculin et Féminin 

Droite et Gauche 


Finalement : 

ce qui est assemblé 

Finalement : 

au monde 

Finalement : 

un mur 


lamentations : 

frontière 

tout est en ruine 

Finalement :

il faut accepter 

Finalement : 

l’errance 

Finalement : 

les ténèbres avec joie 


Finalement : 

j’étais réveillé tôt 


Finalement : 

puis-je comprendre 

Finalement : 

le monde s’effondre


le temps place : 

la paix 


La guerre :

 

La paix 

Bruit et Fureur 

le repos 

dans la paix 

manque la guerre 


Certainement 

trop tard 

pour le monde 

pour qu’arrive 

ce que nous imaginons 


Certainement 

au désert :

la Guerre 


laisser au cœur 

le sable et les cailloux

à ceux qui les aiment 


la vie la lumière 

des hommes 

faut-il accepter 

la disparition : 

Peuples des forêts 


de morts en morts :

le massacre renouvelé 

la perspective : deux miracles 

le sauveur l’extinction 

le bourreau la victime 


L’enfer 

brodé rebrodé 

à la peau même 


Fenêtre :


pour toujours : 

le doigt dans la plaie 

la douleur renouvelée 

la vie la lumière 

une fenêtre : 


le nouveau 

aimer les uns les autres : 

une autre fenêtre 


guerre : encore 

une fenêtre : plonge 

dans l’assemblée des eaux

au fleuve à la mer : 

un baptême 


la nature :

les chevriers 

les chameliers 


La guerre 

Le bruit 

la fureur 

La danse 

l’ivresse 

la naissance

les sacrifices 


pour ce monde 

tu cherches les graines 

l’aneth et le myrte 

chênes cèdres et le thym : 

où croitre 


06 juillet 2024-31 juillet 2024. 

 

lundi 8 juin 2026

Pour revenir

I

 

Pour revenir tu y penseras nous étions en avance bord de route chemin perdu Émotions : tout est étranger la main sur le poignet la vie avancée Tu te dis les idées se pensent sans comparaison nous apparaissons nous tenons 

 

Vive voix de pure évidence le doigt sur le poignet la vie si forte finalement Des secondes de miracle toujours ici toujours au-dedans la vie construite sur le sable Les heures coulent aussi tenir les jours de joie bleue : il se demande 

 

Revient-il avec le rire et les chansons campagne perdue au pied des vignes Qui se cache qui dérange le cours torsadé des évidences les hommes sur la route Le plaisir sous le sable la confusion nous sommes au bord de l’eau : ici

 

II

 

Où tu n’es pas manque la lumière je suis sur ce retour si tu es on y parle d’amour à la suite les idées bien plus claires le doigt sur le poignet le silence entre les verres nous étions nous y fumes vous avez dit parlons : ils y sont

 

Ressentons le temps ce n’était pas le printemps automne soleil des choses simples je veux vivre tu parles de rêves nous y étions la mer est calme au frais au bord au chemin de sable et de coquilles pour y revenir : volons-nous 

 

Nous tenons ferme si droit le doigt sur le poignet image fausse un peu mais un levier puissant nous sommes sur le bord de nos vies je la rencontre tu restes ici ombre chère revenant revenu je ne connais tes malheurs : joie vive

 

25 juillet 2024.

Retour, Pierre luisante

"Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un"

POURQUOI CHERCHER MIDI À QUATORZE HEURES ?

Midi le juste y allume ses feux

Pourquoi chercher à voir les yeux fermés ?

Cansous vos poguetz ir por tot lo moun

(Chansons vous pouvez traduire le monde)

dimanche 7 juin 2026

Pierre luisante

I


Pierre luisante monde en partance je vois je viens tu tiens tout ici recommence Mer ou fleuve et de la mer jusqu’au fleuve tu vois ce qui s’étend Les herbes les graviers je suis sur ce chemin je serre sur mon cœur les tiges 

 

En torsades herbes sèches lavandes souffle toujours le vent de l’éternité Une voie et les pieds les ongles s’y accrochent je suis tenu tu viens ici auprès de moi Tremblant pour voir pour dire nous soutenons les plus faibles : donc 

 

Nous détestons les forts je rejette je supprime tu reviendras un jour Certainement de grain et de farine je te serai une consolation que dis-tu que tiens-tu Tu cherches et je détourne les yeux les mains : le cœur nous élevant

 

II


De ce qui te reste des pays traversés des ombres écartées de la vigne sans nombre Du ciel et des cailloux rien a en faire tout est précipité je te vois : Tu résistes entendons bien ce qui tourne là-bas les dents séparées des ombres 

 

Les coquillages au sol au pied tout tourne sur cela tout te tient il te faut Si tu le déclares la vie à ta convenance les heures les tourments je le sais : Tu contournes les heures je ne te suis plus il faut compter les chiffres un par un 

 

Des choses signées des preuves à abonder les charges les certitudes Il faut couvrir les habitudes je suis sur cette voie charge à l’épaule les paniers : Tu es en peine nous avançons de signe en signe la mer et le fleuve à vendanger

 

III


S’il te reste des grenades en branches et puis les feuilles tu reviendras avec la manière Les fleuves à la mer tu cherches les parfums je trouve un peu de grâce Le choix des couleurs la mer dans le sable et le regard vers le lointain 

 

Nous allons : nous tenons de pierres en pierres et toutes luisantes sous le pied marcheur éprouvé tout glisse tout passe il reste y pensant le lustre sur les fruits la poudre sur la peau des prunes les pierres luisent : ici le sol glisse

 

Grenades prunes pierres rouges sous le pied ce qui est demandé le nom des choses les rangements les emballages le voile sur la peau le hâle au bord des yeux les impressions ici glissent si rapidement les pierres luisent sous le pied


24 juillet 2024.

Retour, inutilement

" Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement"


Il est une heure exquise à l’approche de vers

Forgés et publiés au siècle dix neuf

Par des magistrats, avocats, journalistes,

Disparus des radars aujourd’hui.

Pour l’un c’est la mémoration des corolles fanées

Pour un autre le charme amer des choses qui vont finir

Libres senteurs et francs maçons ils brisent volontiers pattes et vertèbres aux bourgeois

Aiment les dames de Paris trottinant par les boulevards gris

Et dans leurs vers à trous ils font chanter de l’ombre

inutilement


La chose brutalement les herbes desséchées le cours du vent le temps précisément compté D’heures pour heures de joies et de contentements nous avançons Viennent les heures sérieusement sévèrement choisies : calmement 

 

Les fleurs éclosent le reste tient pour le vague l’imprécis au bord du chemin tu le sens la vie au jardin je tourne j’en suis à fragmenter le moment Un point précisément où tout est disposé les heures les jours et les saisons 

 

Tu dis je suis ici je reste et avançons comprenons Ô fleurs de chemin pierres de fronde au calme sec la confusion Sorties des forêts les règles tombent je suis aussi de ce pays sérieusement je nous donne ici un plus grand univers 


23 juillet 2024.

Retour, Pour III

Penser la solution et dire l’oubli, le tremblement, la fin, le commencement. Assis au bord du monde assister au recommencement. 

Une consolation aux heures claires. Une berceuse pour dire l’écoulement du temps. Douleur et douceur se tiennent par la main.

L’éternité est là entre nos mains de paille. Amour et foi. Nous buvons son sang, jusqu’à brûler notre âme. Sortir de l’ombre le cœur en flamme.


vendredi 5 juin 2026

Pour III


Pour penser encore à la solution tu n’oses dire : enfin les choses sont dites Tu pourrais oublier sans trembler la fin le commencement le principe à la fin Comment convertis-toi tu restes seul assis au bord de la route : nous allons 

 

Tu irais ensemble consoler les heures qui nous bercent à dire à faire à retenir Je pense sans hésitation aucune nous tenons ce coin de pavé pour dire haut Pour dire ensemble les heures coulent ils considèrent les commandements 

 

Tu ne feras tu ne convoiteras tout imposé à ta nation seule ensuite un vient : Il dit en plus à l’univers aimez-vous puis il en revient encore qui veulent tout dire pour tous : Sortis des forêts rendus aux tribunaux tous périront

23 juillet 2024

Retour, Pour II

Tourner les pages du livre à cœur perdu. Dans le ciel la lune fuit. Obscure est l’ombre et je succombe. Silence des phrases qu’un trait d’encre efface et ronge.

Sourire de l’aube aux fleurs blanches, aux mots d’extase, aux phrases éclosent. Les rêves s’estompent, les fruits murissent, comptent les lunes et les saisons. Toute fêlure est une offrande à toute attente au cœur du mot

La guerre perdure, la terre tremble et boit le sang de tant de maux. Les fleurs fanent, les armes grondent, défont le monde, et trouent l’espace étincelant.

Pour II


Pour vivre simplement tournons toutes les pages livres perdus Cœurs obscurs la lune dans le ciel il ose il risque tu fuis et je succombe nous allons Sans attendre tout à la question arriverons nous à comprendre ces silences

 

Pense si tu le dois je compte les sourires un matin de fleurs blanches Tu rêves les raisins la vendange est noire entre les saisons tout te tient tu regardes le coin et les objets Paysage : j’ai pendu aux branches mes armes 

 

Ma bannière nation perdue guerre courante je suis le flot la terre sèche Les fleurs fanent allons encore tu vois il reste les armes déposées pour une solution Je ne regarde pas tu tiens la route livre côté conquête et côté fleurs 


23 juillet 2024.

Retour, Pour I

nous comptons les pierres au fond des poches 

LES PIERRES LÉGÈRES ME PARLENT LES GROSSES RESTENT MUETTES En retournant mes poches je retourne un peu de ma vie Quelques pierres vertes et jaunes dans un mouchoir de poche : celles de mes ancêtres passées à l’as et celles d’Ambre et de Jade, mes petites-filles qui viennent d’éclore ensemble En retournant mes poches je meurs et je renais Grains de pavés, graines de pavot et petits cailloux recueillis un à un sur la plage de sable de Fos sur Mer En retournant mes poches sept familles en sortent, trois amochées, disparues, pierres mortes et quatre pleines d’énergie et d’espoir Un mouchoir de batiste avec les initiales brodées par Mère-Grand jeune fille me retourne le cœur À l’intérieur sept petites pierres sont autant d’âmes vénérées comme dans la mythologie des Huichol amérindiens d’une contrée sauvage du Mexique -Regarde celle-là jaune et verte c’est ta grand-mère dit la mère Et la rouge et noire ton grand-père qui chantait les complaintes de l’Éternel Retour…

Pour I


Pour dire encore à ceux qui y pensent et ils et y : utilisons les mots anciens Pour ceux qui y penchent entendant ou comprenant je te cherche tu me trouves Oiseau sur le fil fourmi sur la branche nous voyons de beaux insectes 

 

Nous avons tenu tant et tant d’ombres sous les doigts le cœur loin du silence Sous la langue la bouche fermée les mots aveuglés un bandeau sur l’âme Sous les pieds la terre passe je tiens tu trembles nous allons encore si loin 

 

Devant au calme le jour tombé au soir tiens la main ouverte grande Ô retour devant ce qui nous est utile nous comptons les pierres au fond des poches Une encoche sur le manche le cœur éploré vide sous les branches : je tiens


23 juillet 2024.