Des pas : géant tu te retournes je ne vois je ne sais nous sommes au retour Tout compte tout contient tu tournes je devine nous ne finirons pas ni rien ni doute Un lieu pour un tourment les sentiments le flot des conséquences pour
Allons : je te tiens tu me devines rougissons je nous tiens sous les branches Un tronc pour un autre une certitude je suis je ne doute les nuages volent au ciel Tu tiens les fleurs entre les doigts les feuilles sont ouvertes il est temps
Nous demeurons feuilles en évidence le temps que nous comptons Les choses attendues nous sifflons nous tournons à contre guerre à contre-temps Ces idées bien étranges la guerre et tout et tout tu sonnes n’entendons pas
05 juin 2024.

Poésie tourmentée repose aussi…
Long temps après
à la relecture
Braises sont devenues cendres
C’est un peu –comment dire ?-
Comme si l’on recevait une réponse
de nos lettres à nos morts
À force d’insister
l’une d’entre elles
-oui il s’agit d’une morte-
nous a adressé un courrier
que nous lisons mot à mot
sur nos lèvres
Ce sont trois minutes d’étrangeté
Qui semblent durer une éternité
Mais voilà à la fin
des murmures et balbutiements
Il ne reste rien
Seulement ce lit de braises
Devenues cendres