lundi 30 mars 2026

le monde est cruel


Pour que je parle pour que tu trembles d’aventures de froid de sec 

Tu retournes les yeux t’obsèdent tu tiens : Tournant tu tournes en tête 

vers le refrain en principe tout est grand et de tout en tout : tout est

 

Et si le contenant et si les contenus : je parle que tu viennes que tu trembles 

Nous sommes à tenir je contiens le cœur au temps le tremblement à la vie 

De l’aventure à la victoire les yeux accrochés en sens inverse te contiens-tu 

 

Te sais-tu offrant tu répands tout est pris au début en tête les paroles à vif

Encore : précisons je tourne tu conçois nous sommes devant les ombres 

Tu offres la nuit la peur console-toi : fais cœur ne fuit plus le monde est cruel

15 mai 2024.

L’ile au trésor I à V plus le reste

I

Île : on se dit si l’on s’y croise tortues aujourd’hui tout 

En attendre je te suis oh tu me restes nous sommes ici

Dans l’ombre nous tenons l’épargne et les coffres : où

 

Des restes tu tirerais les miettes tu tournerais le temps 

Je te resterais tu me donnerais nous nous construirions 

Nous viendrions là : les images ici servies oh les trésors 

 

Des coffres à la plage et la ponte des tortues oh l’effort 

Ici tout avance on mêle on coupe on revient si je te suis 

Au sable raclé les paupières collées : rame souffle perdu

 

13 mai 2024.

II

Tu dirais la vie avance prenons garde je suis le retour l’attaque 

Les remords nous sommes au supplice nous sommes à l’abandon 

Les yeux vides tournés la bouche grande tout est ouvert : la peau 

 

Les sourcils si d’en haut tout tourne je recommence tu cherches 

Ce qu’il faut tu y tiens je comprends ils sont au ban tu dis les arbres 

La vie sous le soleil les nuages passent : oh arbres saisissons-les 

 

Regards tournés aux oiseaux par en dessous tout est complexe 

Tu en reviendrais nous sommes au-devant la vie nous tourmente 

Les yeux en arrière la bouche ouverte nous sommes en contre


III

D’où viens-tu je viens : je viens oiseau de montagnes de mers 

En écho la pente douce tout à l’aise si loin en bien en plus et contre

Caressons : tout est ici le présent dans la constance la pluie le jour 

 

Les ombres au plafond descendues retournées larges Claires-voies 

compliquées tu tournes tu es en extension Au-dessus la poussière 

à la porte le cuir contre la joue : ô les yeux dans la nuit tu penses 

 

L’obscurité les chemins perdus les bêtes oubliées tu montes Tu descends 

les marches trouvées tout est si difficile tu penses différend Tu cherches 

le repos soldat et n’y trouve-t-on que l’intranquillité viens-tu : je viens 


IV

Librement tu agrandis le cercle les roulements la vie au centre l’écho le firmament Ah lève-toi tu inspires parais et reviens que fais-tu La vie au crépuscule devant la source avant le ciel tu contournes tenons et revenons 

 

Au premier temps la flamme imprécise je tiens tu recommences oh le dernier Il tourne sur lui-même en forces le fil la tension sur chaque corde Nous sommes le bateau nous sommes la rive le sable les tonneaux le temps 

 

Oh cela glisse entre les planches : précis changeant tu tiens ici toutes les définitions le sable qui conserve le soleil qui détruit allons y et revenons Cela coule entre les lattes le bois épais les ombres précieusement doublées


V

Si la vie si le temps si le reste je te suis si tu me perds je tiens nous sommes encore Tirons coupons perçons les armes au mur les draps au lit le fil au ciel Tout part un jour : les cœurs les couronnes le ruban tu cherches le bleu 

 

Le vert au pied au ciel les cheveux les feuilles tout reste au silence le bras tendu les lames sur l’écorce Je te tiens tu me rends le sourire un rayon au ciel Les nuages oiseaux des îles : on arrache on coupe les lames sur l’écorce  

 

On agite on érafle tout nous égratigne les montagnes au-dessus les nuages tout y passe Je suis dans l’incertitude je tiens tu me vois je te vois nous respirons la résine sous la lame Il coule un filet de mélancolie : avec suavité


le reste

Si tirions coupions percions carreau pique valet 

S’il faut souffrir cœur ingrat chose sans quoi 

Tu te demandais faut-il souffrir pour que là : là 

 

Je demande prononces-tu où restent les noms 

gravés Ces mains furent tremblantes nous sommes 

loin Nous sommes larges le temps passé je chante 

 

Tout est promesse en voir à faire tu te souviens 

Je suis venu tu es passé je tourne il y avait un mur

Aux franges les discours nous venions de doutes parés  

14 mai 2024.

Retour, L’ile au trésor le reste

Il reste de l’île 
une course au trésor
une carte de pique 
sur le carreau du cœur 

une dame et son roi 
aux noms gravés sur bois
les mains tremblent – s’agitent
au large la mer insiste

tout est promesse à l’aube
du grand chambardement
on se souvient le trèfle
antidote à la morsure du serpent

dimanche 29 mars 2026

sous les feuilles


N’y plus penser ne rien en retenir on se retrouve : panthère je te tue 

Nous fûmes jeunes tant de tant d’ardeur de sang d’opinions en savanes 

en forêts Partis de fourrés partant de clairières d’arbres bondissant 

 

Panthères en arrière des aventures sans trembler des ombres sous 

les arbres Le dos au tronc je te conte les forêts : histoires de feuilles aux 

précipices Tout plonge tout revient du bord à la rive le pied dans l’eau  

 

la bouche ouverte Franchement nous faisions nous étions frais nous avions 

et guère et trop de liberté et de secrets La vie en aventure les yeux ouverts 

Panthères et monstres tenus sous les feuilles l’œil tendu sous les feuilles 

15 mai 2024.

samedi 28 mars 2026

L’ile au trésor le reste


Si tirions coupions percions carreau pique valet 

S’il faut souffrir cœur ingrat chose sans quoi 

Tu te demandais faut-il souffrir pour que là : là 

 

Je demande prononces-tu où restent les noms 

gravés Ces mains furent tremblantes nous sommes 

loin Nous sommes larges le temps passé je chante 

 

Tout est promesse en voir à faire tu te souviens 

Je suis venu tu es passé je tourne il y avait un mur

Aux franges les discours nous venions de doutes parés  


14 mai 2024.

vendredi 27 mars 2026

L’ile au trésor IV


Librement tu agrandis le cercle les roulements la vie au centre l’écho le firmament Ah lève-toi tu inspires parais et reviens que fais-tu La vie au crépuscule devant la source avant le ciel tu contournes tenons et revenons 

 

Au premier temps la flamme imprécise je tiens tu recommences oh le dernier Il tourne sur lui-même en forces le fil la tension sur chaque corde Nous sommes le bateau nous sommes la rive le sable les tonneaux le temps 

 

Oh cela glisse entre les planches : précis changeant tu tiens ici toutes les définitions le sable qui conserve le soleil qui détruit allons y et revenons Cela coule entre les lattes le bois épais les ombres précieusement doublées


                                                                                                      14 mai 2024.

Retour, L’ile au trésor III

On solde 
Le repos du soldat
Les bêtes à cornes 
Vaches à lait 
Que trayait chaque soir
Mon pater 
(il disait moudre)
Et l'intranquillité 
Le desassosego 
De Pessoa

jeudi 26 mars 2026

L’ile au trésor III


D’où viens-tu je viens : je viens oiseau de montagnes de mers 

En écho la pente douce tout à l’aise si loin en bien en plus et contre

Caressons : tout est ici le présent dans la constance la pluie le jour 

 

Les ombres au plafond descendues retournées larges Claires-voies 

compliquées tu tournes tu es en extension Au-dessus la poussière 

à la porte le cuir contre la joue : ô les yeux dans la nuit tu penses 

 

L’obscurité les chemins perdus les bêtes oubliées tu montes Tu descends 

les marches trouvées tout est si difficile tu penses différend Tu cherches 

le repos soldat et n’y trouve-t-on que l’intranquillité viens-tu : je viens 


14 mai 2024.

mercredi 25 mars 2026

L’ile au trésor II


Tu dirais la vie avance prenons garde je suis le retour l’attaque 

Les remords nous sommes au supplice nous sommes à l’abandon 

Les yeux vides tournés la bouche grande tout est ouvert : la peau 

 

Les sourcils si d’en haut tout tourne je recommence tu cherches 

Ce qu’il faut tu y tiens je comprends ils sont au ban tu dis les arbres 

La vie sous le soleil les nuages passent : oh arbres saisissons-les 

 

Regards tournés aux oiseaux par en dessous tout est complexe 

Tu en reviendrais nous sommes au-devant la vie nous tourmente 

Les yeux en arrière la bouche ouverte nous sommes en contre


14 mai 2024.

mardi 24 mars 2026

L’ile au trésor I


Île : on se dit si l’on s’y croise tortues aujourd’hui tout 

En attendre je te suis oh tu me restes nous sommes ici

Dans l’ombre nous tenons l’épargne et les coffres : où

 

Des restes tu tirerais les miettes tu tournerais le temps 

Je te resterais tu me donnerais nous nous construirions 

Nous viendrions là : les images ici servies oh les trésors 

 

Des coffres à la plage et la ponte des tortues oh l’effort 

Ici tout avance on mêle on coupe on revient si je te suis 

Au sable raclé les paupières collées : rame souffle perdu


13 mai 2024.

lundi 23 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XXI


Pourtant aveugle je suis : oh 

mon bâton trace le chemin

 

Emporte ton bourdon pèlerin 

la crosse les larmes devant 

les yeux

 

Crosse croisée chaque pas

marque le sol

 

Tu allais gai lentement sur le

chemin garde la cadence 

les yeux de l’envers à l’endroit 

la canne de haut en bas

 

Je te suis égaré 

sais-tu que tout va

 

Le mouvement te garde : le 

pied frappe le sol les yeux sur 

le bourdon

 

La canne entre les jambes 

s’asseoir et voir


09 mai 2024.

samedi 21 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XX


En tête et allant paroles de lui

: ils parlent

 

Ensemble nous sommes de

jour et de nuit

 

Au matin prévenu

le soir endormi je tremble tu

diffères : nous tenons

 

Il est venu

: les témoins ne disent rien que connaître 

 

Fort et plus

Amour

: les choses plus belles au monde

 

Qu’y a-t-il de plus

au loin des étoiles

: un chemin préparé

08 mai 2024.

vendredi 20 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XIX


Oh comme la raison nous 

parle d’aventure

 

Nous porterons toujours 

l’Arche des alliances

 

Et si l’erreur

était de jeter l’ancre

 

Nous supportons la lourdeur

de l’opacité si elle est furtive

 

Il faut que les camps se 

déplacent chaque jour au pas

des animaux

 

Du troupeau de grand et de petit 

bétail tu es le berger

 

Pour que les portes 

frémissent demeure nu dans 

la partance

 

Ni à s’envisager ni à se 

dévisager accepte que les

familles se croisent entre les

pattes des chevreaux

 

Agneaux et enfants nus de 

mères en grands cheveux

 

Il faut pleurer les morts pour

laisser la vie en marche tout a

eu lieu tout a un lieu

D’un campement à un jardin

D’une source à l’autre il reste 

à mêler les traces des peuples 

des oasis

 

Le chemin se fait en chemin

Les eaux s’assemblent et se 

séparent

 

Dans l’émotion nos cœurs 

respirent

 

Nos déserts ne supportent 

plus les frontières il faut laver 

les bornes

 

Portons l’Arche des alliances


07 mai 2024.

Saint Jacques à Jérusalem XVIII


Ô Saint Jacques ô Jérusalem 

 

Le matin n'arrête 

où la lumière pleut 

: le pèlerin 

 

Au matin rouge 

la pluie 

en chemin réjouit 

: le pèlerin

 

On verra on rumine

On verra bien devise ça 

: le pèlerin 

 

Un matin 

en ghetto les marranes 

: peuple en Israël dissout dilué dissolu

 

La raison

Montaigne marrane 

célèbre

À sauts et à gambades

Heureusement le soleil rayonnait d’eau 


06 mai 2024.

jeudi 19 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XVII


Mains cœurs peaux rouges 

un rêve

: la main dans le dos frotte

 

Nous parlons 

: je caresse ton épaule

 

« Quo usque tandem » les 

Judéens dévisagent les 

Philistins

 

Quand 

le soir fut venu 

quelqu’un dit

: passons sur l’autre rive


06 mai 2024.

 

mardi 17 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XVI


Cantique pour toujours

La porte a frémi 

Tu te donnes et tu arraches

 

Il faut voir 

ils passent dans la rue

 

Rouelles annonçons 

Lachedem

 

La place depuis toujours 

cachée au fond des rues 

impasses caves camps 

scalpels archets depuis 

toujours et pour toujours 

derrière la porte traîne 

La tête un champ d’images 

violon du diable

 

Ta place est à la consolation 

tu es parti pour toujours 

surtout ne reviens pas 

 

J’entends

l’autre chemin 

Lunel Vauvert Saint Gilles 

Gerone

 

Il faut voir ils passent dans la 

rue les aveugles aux yeux de 

lumière

 

Au pays du retour 

les jours de soleil 

Isaac et Lachedem 

laissez le bourdon ouvrez 

la boîte des violons

 

Pèlerin sans retour 

Sacrifié du camp au camp 

tu vagabondes seul et nu 

Ghetto à rompre

 

Seul et nu surtout 

reste sans famille 

à ne pas demeurer

 

Tu passes

te donnerais-tu

: arraché et frémissant 

derrière la porte


05 mai 2024.

Retour, Intermède (Pour Maria Dolores)

-
feuille dansante
rencontré sur le chemin
un brin de poésie
-

lundi 16 mars 2026

Intermède (Pour Maria Dolores)


« Qual pium’al vento »

à quoi tient cette feuille

: au souffle à l’air à ton regard

sous les arbres

 

Il y a bien

un fil d’araignée

un cheveu de la vierge

allons gais et lents

 

Laissons tout 

 

Un jour

passant par là

j’ai vu poindre

 

Si verte

sous les arbres

: l’éternité

 

05 mai 2024.

Saint Jacques à Jérusalem XV


Allant

du marché 

au cimetière

 

On criait son sang

sur nous et sur nos

enfants

 

Mains rouges 

je ne sais

nous n’étions pas nés

 

Surtout

nous ne serions 

responsables de rien

 

Prenons parti

la guerre 

le déshonneur

 

les choses sont

perfectibles prenons 

une part de responsabilité

 

Sur nous 

et sur

nos enfants


04 mai 2024.

Saint Jacques à Jérusalem XIV


Et il fait 

comme un matin de Pâques

 

Marie de tous les jours

Les bras à son enfant pour s’y 

blottir

 

Un jour si beau

Noël en grains secs Fleurs de 

Printemps

 

Se connaissent-ils Marie et 

Joseph ? Il faut pourtant que 

ces boiteux aillent au marché


03 mai 2024.

samedi 14 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XIII


Le retour est difficile 

: oh pour se comprendre 

Si nous allons devant 

j’en suis à cette dispute 

Faut-il confondre le premier 

et celui qui le suit 

 

Suis-je digne 

de dénouer 

le lien de sa sandale 

Ils sont contre 

choisissons

nous serons engagés 

 

Laisserons-nous les morts au bord des routes 

 

Pierres du chemin 

peut-on dire sous les arbres 

: Retourner régresser revenir 

je tremble et soupire 

Avec le temps enfin 

à clore le retour est difficile 


02 mai 2024.

 

vendredi 13 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XII


Jouir croire 

s’en contenter

que ma joie demeure

 

D’une colonne

qui nous mène Sortez

 

envole-toi garçon 

Petit sors de la bulle

 

Tombé à terre

Si le grain ne meurt 

De ce contentement

la joie demeure

 

02 mai 2024.

 

jeudi 12 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XI


Tout dit : chacun

marche vers ce que chacun

comprend

 

Et : oui les rites la règle 

en action

 

Pour entrer en soi

les symboles images de

mystères comme soi 

pour soi à côté de chacun 

chacun les envisage 

les appelle les accepte 

les comprend et les retourne

 

J’ai dit disons ensemble ? 


01 mai 2024.