La vie bouscule
prenons tournons
il ne reste
tête précise
les ombres
serment fort
reste au retour
ce qui est
à comprendre
12 décembre 2023.
La vie bouscule
prenons tournons
il ne reste
tête précise
les ombres
serment fort
reste au retour
ce qui est
à comprendre
12 décembre 2023.
Oh, souffler pour,
respire et construis
tu enjambes la vie
tu cours après
: ce qui reste se dérobe
tu reviens
je vois,
suivons,
il faut comprendre
12 décembre 2023.
Chanson : souffle perdu,
balles, chair, sans mélange
oh, devant ce qu’il nous reste
tu cherches la beauté
tu tâches tu retiens
tu encombres
discours volé
rêve tenu
quel âge
10 décembre 2023.
Dans la pénombre
: pénétrer retentir
sans comprendre
tu y tiens tu reçois
tout de tout ici résonne
les cris le froid le calme
cœur perdu, absent
chambre un escalier
une vie, sans conséquence
10 décembre 2023.
Une affaire
: du blanc
des sables
la peur des ombres
à l’aube le contraste
destin clair et obscur
ce qui reste à venir
le temps sans retour
par conséquence
10 décembre 2023.
En esprit
accords et champs
tu renouvelles
je vivrais tu seras
ensemble pour le reste
frémissement silencieux
petit tout petit
déli-ci-eux
je crierais ce nom
10 décembre 2023.
Marcher d’un grave pas et d’un grave sourcil,
Et d’un grave sourire à chacun faire fête,
Balancer tous ses mots, répondre de la tête,
Avec un Messer non, ou bien un Messer si :
Entremêler souvent un petit E cosi,
Et d’un son Servitor contrefaire l’honnête,
Et, comme si l’on eût sa part en la conquête,
Discourir sur Florence, et sur Naples aussi :
Seigneuriser chacun d’un baisement de main,
Et, suivant la façon du courtisan romain,
Cacher sa pauvreté d’une brave apparence :
Voilà de cette cour la plus grande vertu,
Dont souvent mal monté, mal sain, et mal vêtu,
Sans barbe et sans argent on s’en retourne en France.
Joachim du Bellay, Les Regrets.
Entendre
: voir comprendre
je tourne
tu fonds
y être pour
longtemps
je t’attends au sacrifice
je tiens nous finirons peut-être
nouveau tremblement.
10 décembre 2023.
Amoureuse
cette nuit à Nice
rue de la jeunesse
ne vous retournez pas
Maria Dolors Cano, 15 septembre 2024 à 20:49.
Au bout du tragique
il me revient,
jeunesse amoureuse,
rue du vieux Nice :
ne vous garez pas ici,
un camion viendra cette nuit
(à 8h57)
10 décembre 2023.
Et cette façon,
au centre,
devant la fureur,
je te dois, tu rencontres
: du choc, du recours,
de la pensée, des histoires,
tout voir, entendre,
pour ne plus parler,
pour ne plus avancer.
09 décembre 2023.
Au bord du tremblement
au plus profond de la déchirure
tournent les oiseaux aux heures claires
Au bord, à l’entour, tu reviens
je suis à l’envers, on se retourne,
devant la vie, ensuite le tremblement,
sans dire, sans faire, tu disperses : ainsi,
on voit on cherche, je ne te suis pas, tu tiens,
au plus profond, à la déchirure, tu prends, allons,
il reste des chansons, tournent les oiseaux, heures venues
je te tiens, tu me vois, tu descends, oiseaux avancés, couleurs,
sans partage, avec toutes les contraintes, tu disperses, venons-y.
09 décembre 2023.
Pour revenir, tu coupes,
tu transperces, tu avances,
on y serait, on entendrait,
je te dis, tu affirmes, tu déçois,
je suis sur le rebord fenêtre ouverte,
tu reviens à la brise : rames et voilures,
tu flottes, tu souffles, j’entends, vois,
il souffle encore, il va, il entend, je te dois,
tu tournes, vivre encore, il flotte, perdu il souffle.
09 décembre 2023.