dimanche 8 février 2026

Oiseaux

Oiseaux 


I

 

Entendre dire entendre faire je souffle dans le vent 

Tu te brises je rencontre des heurts du rythme des choses 

obstinées La foi et le courage les rangs de perle 

 

d’un cœur uni d’une histoire Tu tournes tu retournes 

nous sommes sous le plomb fondu à faire à connaitre 

Le retour et la faiblesse : du tact la distance des choses 

 

Pour entendre dans la paix le souvenir et les oiseaux 

Dans les branches sous les feuilles les tourterelles couvent 

Tu penses ce moment : les armes la guerre où les entendre

 

 II

 

Les tourterelles couvent tu te retournes nous n’irons 

plus Te reste-t-il la confiance dans la joie et la douleur 

Les jours perdus les ombres oubliées le tiers et le quatre 

 

Nous sommes à l’approximation de triangle en triangle 

De joie et d’espérance : les drapeaux et les armes 

Les hommes enragés je veux tu me donnes je comprends 

 

Ce qui te rend faible du cœur du sang je te donnerais 

Je te tiendrais nous irions tous dans l’ensemble au souvenir 

au vent je tire sur le câble Je crochète un nid : en sortons-nous 

 

III

 

Pour l’avenir les hommes obstinés les pierres 

une à une Le toit les murs un abri l’asile d’un jour 

Je t’attends tu me tiens je soupire : rien ne commence 

 

Nous sommes pour toujours je cherche tu rencontres 

Le sel le poivre divine proportion nombre d’or ô fortune 

l’insouciance Sa jeunesse partagée le reste revenu

 

Les mains les bras en échange la force à entendre 

La sagesse jours perdus un château et des grilles 

Des murs la chevelure tombe : attrape ce qui vient 

 

IV

 

Va et tiens ferme ta volonté sois sûr accroche  

Nous allons nous irons venus et retenus tenus 

revenus L’avance : le retour partons précisons 

 

Les jours abandonnés la violence le mélange 

sans devenir vieux Lèvres soumises rancœurs 

Je suis au mauvais jour à la pire des heures 

 

Le chantier commence efface tire sur les rides  

pour ne rien entendre : pour ne plus comprendre 

Ce qui te retient te sert tu tournes tu tires le fil 

 

V

 

La laine et la joie une rupture pour saigner la vie 

Au confluent les eaux abandonnées je te sers 

Tu me manques ici aussi les serpents se meurent 

 

Il fait trop d’ombre trop de poids des choses 

L’absence un poids bien trop lourd pour sonner

Tu retiens le venin tu cernes les entraves à venir 

 

Sans courage une réponse sans clarté nous sommes 

seuls devant Nous tiendrons la distance j’en suis 

certain Ton poids nous encourage j’y pense : sonne bien 


 

Un reste 

 

Tu reviens serre fort aborde détourne 

Ferme recommence je suis sur le départ 

Tu songes à la rupture nous allons 

 

Nous venons nous tenons tout est tendu 

Tout est posé les fleurs aux branches l’écorce 

Sur le tronc comprendre pour bâtir Lire 

 

pour espérer je te sers tu me manques 

Les feuilles à l’horizon la gloire s’évapore

Tout nous échappe : volons oiseaux passons

17 avril 2024.

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