- Maria Dolores Cano 29 avril 2026 à 11:53
Silence des pierres
or bleu de la vie
le ciel est de cendre
le cœur est épris
sur le bord du chemin
les choses résistent
fenêtres ouvertes
sur un monde infini
silencieuse la source
qui va entre les pierres
filet d’un cœur perdu
hier il était sage
un rêve de partage
de grains sur la paille
il est l’heure des mages
rêveries d’un autre âge
Poésie tourmentée repose aussi…
Long temps après
à la relecture
Braises sont devenues cendres
C’est un peu –comment dire ?-
Comme si l’on recevait une réponse
de nos lettres à nos morts
À force d’insister
l’une d’entre elles
-oui il s’agit d’une morte-
nous a adressé un courrier
que nous lisons mot à mot
sur nos lèvres
Ce sont trois minutes d’étrangeté
Qui semblent durer une éternité
Mais voilà à la fin
des murmures et balbutiements
Il ne reste rien
Seulement ce lit de braises
Devenues cendres