Amoureuse
cette nuit à Nice
rue de la jeunesse
ne vous retournez pas
Maria Dolors Cano, 15 septembre 2024 à 20:49.
Amoureuse
cette nuit à Nice
rue de la jeunesse
ne vous retournez pas
Maria Dolors Cano, 15 septembre 2024 à 20:49.
Au bout du tragique
il me revient,
jeunesse amoureuse,
rue du vieux Nice :
ne vous garez pas ici,
un camion viendra cette nuit
(à 8h57)
10 décembre 2023.
Et cette façon,
au centre,
devant la fureur,
je te dois, tu rencontres
: du choc, du recours,
de la pensée, des histoires,
tout voir, entendre,
pour ne plus parler,
pour ne plus avancer.
09 décembre 2023.
Au bord du tremblement
au plus profond de la déchirure
tournent les oiseaux aux heures claires
Au bord, à l’entour, tu reviens
je suis à l’envers, on se retourne,
devant la vie, ensuite le tremblement,
sans dire, sans faire, tu disperses : ainsi,
on voit on cherche, je ne te suis pas, tu tiens,
au plus profond, à la déchirure, tu prends, allons,
il reste des chansons, tournent les oiseaux, heures venues
je te tiens, tu me vois, tu descends, oiseaux avancés, couleurs,
sans partage, avec toutes les contraintes, tu disperses, venons-y.
09 décembre 2023.
Pour revenir, tu coupes,
tu transperces, tu avances,
on y serait, on entendrait,
je te dis, tu affirmes, tu déçois,
je suis sur le rebord fenêtre ouverte,
tu reviens à la brise : rames et voilures,
tu flottes, tu souffles, j’entends, vois,
il souffle encore, il va, il entend, je te dois,
tu tournes, vivre encore, il flotte, perdu il souffle.
09 décembre 2023.