Vent sans suite :
foudre silencieuse
années passées
avenir pansé
fleur au fusil
respiration
sous les branches
poumons cousus
foudre déchue
samedi 15 novembre 2025
Retour, la main tendue
la main tendue
Si l’on tient au vent — aux branches sans suite :
la foudre silencieuse
Tu te prends — tu t’étires — tu me reprends
Je construis ce qui tiendra : tu penses aux années
tu penses l’avenir
Les armes — même chargées de futur — chantent
Comme l’on respire : nos peines — branches personnelles.
Tu vois plus loin : la peine — les tourments — les arbres perdus
Encore la vie reprise : je suspendrai la foudre
05 mars 2024.
Retour, je surfile
Carême prenant
Les loups sont rentrés dans Paris
Tapisserie prise au lacet
Comme perdrix
Fil et surfil
Il n'y a plus d'après
Ni d'autrefois
vendredi 14 novembre 2025
je surfile
Laisse filer laisse descendre oh le ton monte
Tout recommence je tiens tu viens il se ressemble
Carême prenant en face pour le regard - les ombres
Les insectes le geste la confusion : tu cherches
Je tends le bras tu serres la main les images les arbres
Aux confins je suis celui qui passe tu reçois je surfile
Tu tiens la main le lacet les armes redoutables les oiseaux
Tu y penses lorsque la nuit revient comme la fin d’un monde
Jour prenant carême absent une vie : le geste dans l’ombre
05 mars 2024.
Retours, je demande
Je vous demande un peu
disait ma mère
Le charme du temps écrit avec un crayon conté
Le jour où la pluie viendra
chantait Bécaud
Quand il est mort le poète
L'absence de l'ami
Et tout le bataclanDemander la lune
à qui ne l’a pas
et plus loin encore
en rompre le charme
la pluie fait silence
ses larmes sont tues
sous l’écorce des mots
des syllabes chantées
rêve de lune blanche
tends-moi la branche
de cette face cachée
cerclée de lumière
jeudi 13 novembre 2025
je demande
On se demande : je te retiens je te regarde nous irons
bien Plus près je te demande serions-nous encore ici
Plus et moins oh avec la vie le charme du temps conté
La pluie ne vient pas je te tiens tu espères l’échange
La vie autour devant tout ceci je demande irons-nous
Bois perdus écorces arrachées : le rêve dompte le geste
À la lune tout est blanc je demande chaque branche
La voix commande - ce qui tient au délice et qui fut
Tout résonne nous entendons : j’aime – en silence
05 mars 2024.
Retour, quelqu’un
Tiens est le mot qui revient le plus sur poésie à Franquevaux
Ici je me tiens
Le rêve du tien
Dans les temps anciens
Tiens voilà des rives
et des chemins qui bifurquent
Sans rimes ni raison
Tiens nous vivons
La cinquième saison