samedi 14 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XIII


Le retour est difficile 

: oh pour se comprendre 

Si nous allons devant 

j’en suis à cette dispute 

Faut-il confondre le premier 

et celui qui le suit 

 

Suis-je digne 

de dénouer 

le lien de sa sandale 

Ils sont contre 

choisissons

nous serons engagés 

 

Laisserons-nous les morts au bord des routes 

 

Pierres du chemin 

peut-on dire sous les arbres 

: Retourner régresser revenir 

je tremble et soupire 

Avec le temps enfin 

à clore le retour est difficile 


02 mai 2024.

 

vendredi 13 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XII


Jouir croire 

s’en contenter

que ma joie demeure

 

D’une colonne

qui nous mène Sortez

 

envole-toi garçon 

Petit sors de la bulle

 

Tombé à terre

Si le grain ne meurt 

De ce contentement

la joie demeure

 

02 mai 2024.

 

jeudi 12 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem XI


Tout dit : chacun

marche vers ce que chacun

comprend

 

Et : oui les rites la règle 

en action

 

Pour entrer en soi

les symboles images de

mystères comme soi 

pour soi à côté de chacun 

chacun les envisage 

les appelle les accepte 

les comprend et les retourne

 

J’ai dit disons ensemble ? 


01 mai 2024.

 

mercredi 11 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem X


Ce qui est en haut 

est comme ce qui est en bas 

Nous allons gais et lentement 

un petit chemin 

: pars seul et nu 

 

Comme cela : tenons 

au bout des doigts ce monde 

qui nous tire en bas en haut 

à droite à gauche du nadir au zénith 

de l’occident à l’orient du midi au septentrion

 

Parfois

on trouve un centre 

et ce n’est qu’un instant 

Je suis au creux je suis au plein 

et creux et plein 

 

Cet instant là je suis en place en creux en plein 

Je suis à la place ma place notre place

 

30 avril 2024.

mardi 10 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem IX


Des chemins du monde 

qu’ils s’en retournent retournés ! 

 

Auront-ils croisé le monde 

entier ? Heureuse croisade ! 

 

Dans la vacance jour 

Saint holly day la source 

et l’estuaire au creux de 

l’assemblée des eaux se 

mêlent.

 

Marche croise rencontre 

retourne


29 avril 2024.


lundi 9 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem VIII


Ce pèlerin prie 

avec ses pieds et son cœur 

Un dimanche étiré vers le néant 

couleur de souffle court et de fatigue 

 

Pourtant

et à propos 

ce dimanche en un sens 

est pèlerinage 

 

Dans un autre il est croisade 

: vers le tombeau d’un juif ancien Dieu 

et conscience éveillez-moi 

j’arrive au 

j’arrive du 

j’arrive vers : Paradis 

 

Ô beau dimanche


28 avril 2024.

dimanche 8 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem VII


Nous allons en chantant 

je suis d’Elohim 

Hachem ne s’ouvre pas 

 

Dans ce chaudron 

Pour quitter ta peau 

bouc devient faucon 

les autres flairent le chien 


gémissons et espérons 

 

Jamais 

nous n’avons mieux fait 


27 avril 2024.

samedi 7 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem VI


Tu dirais nous sommes étrangers 

ici posés au bord  

Y penses-tu l’escalier la pente la rive 

: vois le grillage 

Au fond l’étang la vase les coquilles songe 

 

Présents ils marchent aux rives 

: le lac le fleuve la mer 

Jourdain Tibériade la mer 

ce qui sent l’école 

Tu te retournes tu saisis le reste de fraicheur 

: l’eau des sources 

 

Les monts gardaient cette onde 

bois sans hâte en craignant sa fraicheur 

 

Une autre montagne un autre Sinaï 

Le jardin de Dieu nous sommes au retour 

: tu précises Allelujah


26 avril 2024.

vendredi 6 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem V


Essav frère de Jacob Essav d’occident 

Aussi il reviendra régressera retournera 

Aujourd'hui c'était un moment en Pyrénées 

Revenir régresser en France Je redoute

le col J'ai rencontré un pèlerin qui allait 

Protestant le même sens que moi 

 

en habitué Marcher j'ai parlé six heures 

: solitaire très loquace 

cette étape redoutable Étape à passer

lettres de poste He Va Aleph 


26 avril 2024.

Saint Jacques à Jérusalem IV


Au combat 

le chrétien ce matin entend 

: Fils d'Israël éveille-toi 

ceins ton glaive ardent 

oh accepter que le combat aille jusqu'à sa fin

 

Israël comme le Christ comme David

Hier annonçait la pluie 

Ce matin annonce les nuages

Le ciel est bleu

Je fais la montagne

un ami tombe : un pic 

Comment vas-tu le dire surpris 

avec joie je lis le livre que tu m'as offert 

J’aime Essav bonne nouvelle 

Au plaisir de te revoir pèlerin 

 

Eux m'interpellent 

: tu te trompes de sens répondre regreso 

 

Regresar retourner 

En effet je tourne encore à la source 

on peut aussi régresser à l'origine 

je suis sur le chemin le bon 

régresser est le verbe retourner


26 avril 2024.

jeudi 5 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem III


De quoi avoir l’air 

ces fleurs de pétunias fleurs d’ail fleurs d’amandier 

Se révolter contre sa mère 

pour qui à bout de bras on porte le malheur 

 

Y-a-t-il de petites révoltes 

Rien de plus tragique : les malheurs de l’enfance et ce bouquet 

Pétunia ail ou amandier 

ces fleurs 

je t’offre le conflit 

donne-moi l’explication raison et certitude 

 

Affrontement tout te tient à l’ombre 

tu te traines heurts et coups 

Le mal à dire tout à abandonner 

entre les fleurs et les odeurs et la colère

 

Pour le temps pour le loin 

benêt en ravissement 

frappe les murs et te lamente Josué 

sonnent les trompes 

Jéricho on se souvient nous sommes comme les épis 

Champ accompli moisson 

au bord de la mer épis moissonnés 

26 avril 2024.

Saint Jacques à Jérusalem II


On hésite presque 

entre fleurs de pétunias 

fleurs d’ail fleurs d’amandier 

mollement accoudés 

Vitraux de lune château de givre 

montagnes enneigées vitraux de lune 

Belle lune en avril faut-il se révolter 

 

Tu cherches dans l’enfance 

je trouve la raison

Je vois je m’adapte 

j’arrange l’inconfort 

offrir des fleurs de colère ou d’abandon 

cela va à l’insu 

Laisse les fleurs 

il n’y a rien à expliquer 

tout est en même temps sauvé et perdu 

 

Marche à rebours 

d’un tombeau pour l’autre 

Marche simplement 

les fleurs ne sauveront pas l’humanité 

un pied dehors un pied dedans

Laisse filer 

au milieu des combats 

ils chanteraient lève-toi 

et ceins ton glaive ardent 

Il faut accepter que le combat aille à sa fin


26 avril 2024.

mercredi 4 mars 2026

Saint Jacques à Jérusalem I


Tu penses à celui qui part à l’encontre 

compagnon passant de Saint Jacques à Jérusalem

Il est fier d’être à rebours de la jeunesse 

ils parleront de qui toujours choisit son irresponsabilité

Tutto il mondo e burla burla : une fugue  

 

Tout cela est si drôle à l’envers 

ô bien être ô benêt ravi cœur sans encombre 

Les gentilles fleurs : je retrouve le sac de toutes les vanités 

fleurs arrachées d’envers endroit

 

Le pèlerinage plein à l’envers quelle erreur 

Fleurs comparues à tenir à remettre 

par la tige dans le cœur de cet envers

 

Va-t-on vers le tombeau ou la résurrection 

pour l’instant dans la montagne et la neige

Allant vers la terre vers la terre planter 

ces sales ou jolies fleurs 


26 avril 2024.

du sel


I


Et croire sans trembler sans fatigue du sel en poignée : tourne 

un soupçon de sucre dans le cœur Devant cela le craindre tant

ou en mourir L’aurore blanche un soupçon impossible à effacer

 

Du soir au levant la vie dans les étoiles venir ô grand et perdre 

le gravier - la poche est trouée Tu te retiens la main au cœur :

Lisant les planètes tu détailles pour entendre et pour recueillir   

 

En retour je te tiens tu me défies nous sommes du croisement 

La mer à la montagne les fleurs d’oranger et la peau des bêtes 

Sur la haie sur le temps sur le cœur les yeux au bord des lèvres  

II

Tu cours tu perds tu gagnes nous sommes au point 

Les rêves : un chemin un chantier les histoires tournent 

Tu courbes ce qu’il t’en reste pour plonger et ouvrir 

 

Les mains : planches contenues devant les heures  

Je te tiens je le dois nous sommes : il reste le silence 

Je te vois tu résistes nous disons les heures à oublier  

 

Le matin pour le soir tu cherches la vie je trouve  

Le temps passe les jours à exposer au sel la peau 

J’oublie de dire la mer les bateaux les rêves évanouis


III


Sur le devant tu touches la mer un bout de doigts 

Un éperon un crochet tu érafles la peau et tout ce qui dort 

Ce qui se touche le plus petit le plus loin l’avenir Nous partons 

 

pour l’éternité les grandes allées le refuge le calme toujours 

Ce qui nous retourne cette saison revient : on s’en étonnerait

Et ce qui nous reste de plaisir : saisissons soutenons respirons 

 

Au plus tendre nous tournons nous demeurons le plus attentionné 

Nous allons : il approche les bateaux le quai le chien qui garde 

Nous reviendrons peut-être saurons-nous un jour peut-être jamai

 

IV


Sur ce qui a séché tout grandira peut-être les traces griffes et becs 

Oiseaux perdus de boue ou de sable de coquilles vides à approcher 

Nous retenons nous voyons becs ou griffes pattes tordues le silence 

 

Entre les nuages le silence la brise va silence : tout vire tout souffle

Les regrets les mensonges je te vois : ce que tu traces dans la boue 

sèche Tout tourne la dureté griffes os ombres combien de souvenirs

 

Ils étaient vagues ils étaient sans défauts fermes et longs en coquilles 

En noir ou blanc la présence les algues abandonnées le rêve de la fin 

Achevons là il nous reste encore à vivre boue ou nuages le vent tourne.

V

Ce qui reste à dire le doigts sur le sable 

Traçant confondant tu viendrais nous irions 

Lentement les bras tordus : au croisement 

 

A la sensibilité au cœur tu tiendrais précipité

La vue contre le bras tout finirait il reste la force 

Les choses tranquilles avancent : tourne les yeux

 

Tu devines l’ombre derrière : une évidence 

au cœur ce qui est coloré et rouge et bleu 

les rubans au flanc de talus en jaune ou vert


le reste

 

Les perles noires : les gouttes au ruisseau la frange abandonnée 

Ce qui revient incessamment on se voit on se comprend il te voit 

Il te comprend paysage abandonné en ruines ou roseaux ou ronces 

 

Herbes sèches je rentre je comprends tu saisis ce qui tout contient 

Les erreurs les griffures les blessures les vagues débuts : retourne  

Nous avançons nous ne tenons pas et peu ou point au calme à jeter

 

Les gouttes l’eau les ombres dans le silence il nous reste peu très peu 

liberté rare riche suffisante nécessaire arrachons-en les circonstances

goutte d’eau noire perdue abandonnée seule encore viens sans cesse

 

24 avril 2024.

Retour, du sel le reste

Perles ivoire sur la frange 
je les vois mais ne comprends pas 
ce paysage en ruines sans rimes 

herbes sèches dans la lumière 
griffures d’un vent de mer
blessures des vagues gémissantes

gouttes d’eau dans le silence
l’ombre glisse sur la grève
liberté chère et perles ébène

mardi 3 mars 2026

du sel le reste

le reste

 

Les perles noires : les gouttes au ruisseau la frange abandonnée 

Ce qui revient incessamment on se voit on se comprend il te voit 

Il te comprend paysage abandonné en ruines ou roseaux ou ronces 

 

Herbes sèches je rentre je comprends tu saisis ce qui tout contient 

Les erreurs les griffures les blessures les vagues débuts : retourne  

Nous avançons nous ne tenons pas et peu ou point au calme à jeter

 

Les gouttes l’eau les ombres dans le silence il nous reste peu très peu 

liberté rare riche suffisante nécessaire arrachons-en les circonstances

goutte d’eau noire perdue abandonnée seule encore viens sans cesse


24 avril 2024.

Retour, du sel V

Doigts sur le sable 
traçant des signes anciens 
au croisement des siècles

cœurs à l’arrêt - ébahis
juste l’espace d’un instant
yeux ouverts sur l’éternité

derrière les évidences
le cœur se colore rouge et bleu
sous le ruban d’un ciel sans fin

du sel V

V

Ce qui reste à dire le doigts sur le sable 

Traçant confondant tu viendrais nous irions 

Lentement les bras tordus : au croisement 

 

A la sensibilité au cœur tu tiendrais précipité

La vue contre le bras tout finirait il reste la force 

Les choses tranquilles avancent : tourne les yeux

 

Tu devines l’ombre derrière : une évidence 

au cœur ce qui est coloré et rouge et bleu 

les rubans au flanc de talus en jaune ou vert


24 avril 2024.

lundi 2 mars 2026

du sel IV

IV


Sur ce qui a séché tout grandira peut-être les traces griffes et becs 

Oiseaux perdus de boue ou de sable de coquilles vides à approcher 

Nous retenons nous voyons becs ou griffes pattes tordues le silence 

 

Entre les nuages le silence la brise va silence : tout vire tout souffle

Les regrets les mensonges je te vois : ce que tu traces dans la boue 

sèche Tout tourne la dureté griffes os ombres combien de souvenirs

 

Ils étaient vagues ils étaient sans défauts fermes et longs en coquilles 

En noir ou blanc la présence les algues abandonnées le rêve de la fin 

Achevons là il nous reste encore à vivre boue ou nuages le vent tourne 


24 avril 2024.

Retour, du sel III

La mer du bout des doigts 
érafle la peau et s’endort 
dans ses paradis lointains

l’éternité est un refuge
temps d’avant la mémoire
et ce qui reste de plaisir

au plus affable nous sommes
au creux tendre du jour né

vendredi 27 février 2026

du sel III

III


Sur le devant tu touches la mer un bout de doigts 

Un éperon un crochet tu érafles la peau et tout ce qui dort 

Ce qui se touche le plus petit le plus loin l’avenir Nous partons 

 

pour l’éternité les grandes allées le refuge le calme toujours 

Ce qui nous retourne cette saison revient : on s’en étonnerait

Et ce qui nous reste de plaisir : saisissons soutenons respirons 

 

Au plus tendre nous tournons nous demeurons le plus attentionné 

Nous allons : il approche les bateaux le quai le chien qui garde 

Nous reviendrons peut-être saurons-nous un jour peut-être jamais


24 avril 2024.

Retour, du sel II

Au point des rêves 
une histoire en chemin
la mémoire du sel

mains blanches
les heures se taisent
il reste le silence 

le temps à oublier 

matin et soir ne font qu’un 
le temps est passé sur la peau
sel des jours anciens

là-bas la mer 
les bateaux en allés
les rêves éclipsés

mercredi 25 février 2026

du sel II

II

Tu cours tu perds tu gagnes nous sommes au point 

Les rêves : un chemin un chantier les histoires tournent 

Tu courbes ce qu’il t’en reste pour plonger et ouvrir 

 

Les mains : planches contenues devant les heures  

Je te tiens je le dois nous sommes : il reste le silence 

Je te vois tu résistes nous disons les heures à oublier  

 

Le matin pour le soir tu cherches la vie je trouve  

Le temps passe les jours à exposer au sel la peau 

J’oublie de dire la mer les bateaux les rêves évanouis


24 avril 2024.

Retour, du sel I

Du sel et du sucre
_____________ dans le cœur 
en mourir à l’aurore

_____________ impossible
_____________ effacer le soir

au levant la vie les étoiles
__________ dans la poche trouée

main sur le cœur 
recueillir la mer
_____________ les fleurs d’oranger

_____________ la haie du temps
_____________ silence contraint

cœurs et yeux au bord des lèvres
singulier refuge du passé adouci sous l’écume

mardi 24 février 2026

du sel I

I


Et croire sans trembler sans fatigue du sel en poignée : tourne 

un soupçon de sucre dans le cœur Devant cela le craindre tant

ou en mourir L’aurore blanche un soupçon impossible à effacer

 

Du soir au levant la vie dans les étoiles venir ô grand et perdre 

le gravier - la poche est trouée Tu te retiens la main au cœur :

Lisant les planètes tu détailles pour entendre et pour recueillir   

 

En retour je te tiens tu me défies nous sommes du croisement 

La mer à la montagne les fleurs d’oranger et la peau des bêtes 

Sur la haie sur le temps sur le cœur les yeux au bord des lèvres  


24 avril 2024.

Retour, Les tuiles III

Silence
cristaux sur les pierres

mur aux ombres hésitantes

chaque pierre
____________ une évidence

dimanche 22 février 2026

Les tuiles III

III


Si au silence tu conduis la première erreur Si aux étoiles tu  

dis la flamme soufflée le plomb fondu les cristaux sur les yeux 

Compte les pierres éparses un ordre rassemble sa multitude

 

Regarde et soutiens le mur des évidences les objets les outils 

Le bord de la falaise le toit sur la tête les ombres hésitantes 

Je tourne tu concèdes nous sommes la puissance dans la main

 

Reprend tout te tient tu bouillonnes je soutiens chaque pierre 

Les heures suspendues la raison les évidences le toit les tuiles

je te suivais dans la maison à construire


23 avril 2024.

vendredi 20 février 2026

Jose

 


" e l'alma in petto ad Attila s'agghiaccia pel terror. "

Les tuiles II


II


Tu vois il souffle cœur à corps sans pause il te résiste 

Tu inscris la formule les heures oubliées les souvenirs 

: y sommes-nous soumis

 

Le passé dans le présent aux portes tu cherches cela 

Tu trouves : oh que soient entendus les noms gravés 

au présent : On raconterait le vent qui souffle


23 avril 2024.