mardi 28 avril 2026

tu II


De silences en aventures au bord tout est précipité le sel les cailloux Le timbre note en or bleu à tout entendre La vie le ciel le cœur immense pierres dérobées cendres répandues Le bord le chemin les fenêtres les choses en soi 

 

Et silencieux pour tout entendre pour essayer ce qui coule doucement Filet perdu cœur d’incertitude je te dis tu comprends nous avançons Je te contiens tu recommences de greniers en habitudes Cœurs déposés moissons encore 

 

Sous le toit sous la main le grain la paille les rêves tu y reviens ils sont épanouis Viens c’est l’heure on devine l’âge compte aussi je t’informe nous tenons les contours Je rêve tu poses les carreaux aux fenêtres le lit est fait 


05 juin 2024.

2 commentaires:

  1. Poésie tourmentée repose aussi…

    Long temps après

    à la relecture

    Braises sont devenues cendres

    C’est un peu –comment dire ?-

    Comme si l’on recevait une réponse

    de nos lettres à nos morts

    À force d’insister

    l’une d’entre elles

    -oui il s’agit d’une morte-

    nous a adressé un courrier

    que nous lisons mot à mot

    sur nos lèvres

    Ce sont trois minutes d’étrangeté

    Qui semblent durer une éternité

    Mais voilà à la fin

    des murmures et balbutiements

    Il ne reste rien

    Seulement ce lit de braises

    Devenues cendres

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  2. Silence des pierres
    or bleu de la vie
    le ciel est de cendre
    le cœur est épris

    sur le bord du chemin
    les choses résistent
    fenêtres ouvertes
    sur un monde infini

    silencieuse la source
    qui va entre les pierres
    filet d’un cœur perdu
    hier il était sage

    un rêve de partage
    de grains sur la paille
    il est l’heure des mages
    rêveries d’un autre âge

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