dimanche 10 mai 2026

Louise


Je ris je me meurs je me noie je brûle tu contiens il nous reste de l’eau En fond de poche du vent dans les narines ô cœurs de pierre ô cris de joie Du brillant dans les yeux le reste pour le reste au vent tout s’y déploie : tu tiens 

 

Je brûle je tremble je te noie tu tiens ce qui revient tu tournes l’eau au fond des poches Et rires : les pierres secouées tu tiens entre les doigts la cascade Le lien de la peau à l’émotion le fluide pour reprendre mon souffle 

 

Je cerne la raison tout est en haut tu tiens et je devine tout se dévoile la déraison le paysages et les choses volages : oiseaux venus cœurs détendus rien de nouveau le panier plein le tablier tiré les heures avant le supplice 


18 juin 2024.

1 commentaire:

  1. Avec Louise Labé Je vis je meurs
    Je me brûle et me noie en son sonnet
    Depuis mon lit où j’écris tout sonné
    Ces lignes de douleur qui m’amusent et me broient

    Je meurs je vis je vois Diane chasser
    Dans l’épaisseur d’un bois dessiné par Max Ernst
    Son arc tire cent flèches sorties de leur carquois
    Sur la femme cent têtes sans tétin restant coite
    Tourner me faut mes vers toute la nuit sous ma couette
    Éclairé par la lune mon soleil de minuit
    Dont le noir m’illumine Desdichado Desafinado

    J’écris j’endure Je n’écris pas je perdure
    Je crie devant les murs de la maison de Louise
    La petite friponne dont le blues me laisse dans la mouise

    Louise Labé 1525 ? 1565

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