Je ris je me meurs je me noie je brûle tu contiens il nous reste de l’eau En fond de poche du vent dans les narines ô cœurs de pierre ô cris de joie Du brillant dans les yeux le reste pour le reste au vent tout s’y déploie : tu tiens
Je brûle je tremble je te noie tu tiens ce qui revient tu tournes l’eau au fond des poches Et rires : les pierres secouées tu tiens entre les doigts la cascade Le lien de la peau à l’émotion le fluide pour reprendre mon souffle
Je cerne la raison tout est en haut tu tiens et je devine tout se dévoile la déraison le paysages et les choses volages : oiseaux venus cœurs détendus rien de nouveau le panier plein le tablier tiré les heures avant le supplice
18 juin 2024.
Avec Louise Labé Je vis je meurs
RépondreSupprimerJe me brûle et me noie en son sonnet
Depuis mon lit où j’écris tout sonné
Ces lignes de douleur qui m’amusent et me broient
Je meurs je vis je vois Diane chasser
Dans l’épaisseur d’un bois dessiné par Max Ernst
Son arc tire cent flèches sorties de leur carquois
Sur la femme cent têtes sans tétin restant coite
Tourner me faut mes vers toute la nuit sous ma couette
Éclairé par la lune mon soleil de minuit
Dont le noir m’illumine Desdichado Desafinado
J’écris j’endure Je n’écris pas je perdure
Je crie devant les murs de la maison de Louise
La petite friponne dont le blues me laisse dans la mouise
Louise Labé 1525 ? 1565