LE VIEUX CHIEN ET LA CHIENLIT
Au présent du rêve éveillé
Indifférent à l’air du temps
Je balbutie Freud dans le texte
Je revisit’ papa maman
On riait on pleurait en chœur
On tuait le cochon de mai
Sur la maie
On criait dix ans
Ça suffit !
Viv’la Zizanie
Et dans la rue on exhibait
Les deux humeurs
La noire la rouge !
La poésie nous désenvoûte
Et nous déconstruisant
Nous construit
Viv’ la Chienlit !
Écho a traversé la toile

un trou dans le cœur du chien
la vie en abondance
le ciel en partance
les eaux en partage
et les larmes d’Écho
yeux ouverts à l’horizon
cœur gravé dans le sillon
nous allons vers la fin
les heures tournent - s’en vont
les nuages haut dans l’air bleu
glissent et décrochent le ciel