mercredi 6 mai 2026

Retours, Marie Antoinette

"...dans ce village à l'asile pense sous les branches."

Je me perds dans les rêves

Rêve me joue des tours

Il me fait voyager dans un patchwork de paysages que je fatiguai naguère

Les collines de mon Ariège natale

Le llano vénézuélien où passe l’éternel tatou têtu

Et l’asile de Saint Paul de Mausole où Vincent passa quelques moments illuminés

Ce lieu précisément où je prose ces quelques lignes en ce jour dit du patrimoine

.

Saint Rémy de Provence 20 septembre 2025


Source :

C'est mon ami

Ah! s'il est dans votre village
Un berger sensible et charmant
Qu'on chérisse au premier moment
Qu'on aime ensuite d'avantage.

C'est mon ami, 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi!

Si par sa voix tendre et plaintive
Il charme l'écho de vos bois,
Si les accents de son hautbois,
Rendent la bergère pensive

C'est encore lui: 
rendez le moi.
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si même n'osant rien vous dire
Son regard sait vous attendrir ;
Si sans jamais faire rougir,
Sa gaieté fait toujours sourire,

C'est encore lui, 
rendez le moi,
J'ai son amour, 
il a ma foi.

Si passant près de sa chaumière,
Un pauvre en voyant son troupeau,
Ose demander un agneau
Et obtienne en plus sa mère,

C'est encore lui: 
rendez le moi;
J'ai son amour, 
il a ma foi.


texte Jean-Pierre Claris de Florian

musique Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie, reine de France et de Navarre puis reine des Français 



1 commentaire:

  1. des étoiles du berger aux bergeronnettes suivant les traces des sillons de mon père

    Dans ma rue

    Quand revient le printemps

    Une bergeronnette

    Fait inlassablement

    Son va et vient

    .

    De même celles

    Qui suivaient

    La charrue de mon père

    Tranchant la terre de Boulbene

    Comme du bon pain

    .

    Celles de ma rue sont grises

    Jaunes étaient celles qui suivaient

    le sillon labouré

    De gauche à droite

    Puis de droite à gauche

    .

    Exactement comme ces vers

    Que l’on nomme boustrophédons

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