Et pourquoi : tu entrevois le doute le souffle les portes le bois les lames détournées Le rêve les choses cachées je te vois je te veux Nous allions de sources en rafales de cascades et clairières et rochers en front : oh je te vois
Tu ouvres tu restes le regard en avance je tiens la main je tourne Le drap tord le cou toujours tu serres la vie la peau les branches quel réveil difficile Les notes détournées tu cherches si tout souffre si les choses meurent
Si tu reviens la voix d’un enfant les cousins les héros oubliés toujours serré Je te vois tu me regardes je cherche sur le chemin : les feuilles déjà tournent du vert au jaune pâle l’herbe sèche fleurs fanées pour toujours oubliées
22 juin 2024.
"les notes détournées"
RépondreSupprimerCette nuit qui n’en finit pas j’ai retrouvé un carnet de notes écrites l’année 1973 Des esquisses sans phrases abouties écrites debout dans la rue assis au café dans mon hamac portatif tissé par une amérindienne Kuna devant une exposition à Barcelone ou New York toujours loin de mon logis histoire de laisser libre cours à tout ce qui parlait à l’époque dans ma tête des notes venues comme par jeu sur le papier écrites par un je anachronique et lointain mais que je ne me résous pas à croire totalement disparu