samedi 22 avril 2023

Au fond, gracieusement.

Et qu’il la fait bon regarder, suivons et entendons, au fond, à la dérive, entre le sac et les cordes, tout aux branches est accroché, au fond, tenu et pendu, repris, reposant sans s’y joindre, sans comprendre, je te tiens et je te trouve, tu es ici au plus profond, qu’il nous fait bon dire, au plus ancien redire,

à entendre, pour comprendre tu fermes, tu observes, œil mi-clos et la surprise, sur le devant, dans l’instant, de pierre et de feu, autour, encore et encore, tu accumules, tu respires, j’entends encore, et encore, comme s’il restait des enfants à attendre, ils sont perdus, au loin, par-delà la mer, ne savent,

ne comprennent, tu attends, tu t’y attends, tu cherches, tu trouves refuge, asile et secours, au fond, par-delà la mer et au-delà, d’une respiration à un soubresaut, au fond, je t’admire, tu déploies draps, nappes, et linges à sécher, reste et compose ce qui reste, au fond, du tiers et du quart, des ombres,

des vagues, par-delà la mer, tu ne sais, au fond, ne sais, tires et recommences, tu y serais, pour confondre, respirer les eaux et les nuages, les histoires à compléter, un fragment, un seau, un reste de lune, au fond, dans l’eau, dans la cadence, rame et rame, au fond, et l’ensemble pour échanger,

en principe, la propreté, le calme, le repos, ce qui reste et ce qui te défigure, tu restes et je comprends, tu parles d’or et de cœurs tendres, ensemble, convoqués, risques oubliés, cœur meurtris, poussières et cadences, rame, rame, ne retiens rien, il n’en restera plus, il n’y aura ni traces ni cailloux, ni silence,

au cœur de la pierre, une margelle où poser les oiseaux, pigeons gris, suivons et entendons, au fond, à la dérive entre le sac et les cordes, au fond, par-delà la mer, au fond, et au-delà, d’une respiration à un soubresaut, au fond, le calme, le repos, ce qui reste et ce qui te défigure, tu restes, je comprends,

à dire des cœurs d’or et des larmes, paroles convoquées, des histoires incomplètes, un fragment, au seau un reste de lune, qu’il nous fait bon dire, redire, et entendre.

22 novembre 2022.

vendredi 21 avril 2023

Pour aller avec "Et sans y penser."


 La danse et la course font battre mon cœur.

Retour,"Et sans y penser."

sans réfléchir
je picore

le peu
de pierres
et de gravats
boucles
sur le front
entre les dents
tu tiens
le tourment

dans l'air
tu griffes
ton visage

sur le rebord
à la paille
des fenêtres
sans y penser
tu as du bleu
au bout des doigts

Maria Dolores Cano,  20 avril 2023 à 19h56.

mercredi 19 avril 2023

Et sans y penser.

Le peu d’espoir connu, le sable et la course, font battre mon cœur, et course et sable et gestes, et traces du bout du pied, et de la figure tout rentre et te tient, et tu recommences, en sommes-nous bien et bien, sans histoires, sans drames, et drôlement tu proclames, il en remplirait son ciel de pailles et pierres

et gravats, et tranches sur le bord, et livres fendus, et regards incertains sur le devant, sur la brèche on ferme, et les yeux et la narine, nature tu berces sable et course, et devant et en grâce, avec la pluie, sur le dos ton faix de pailles sèches pour remplir un ciel, et des cieux, toiles de sentiments, et boucles

sur le front la vie en apparence, le drame sous le talon, verse et renverse les animaux de paille et de bataille, une traversée et de monts et de plaines, on devient, ici, pour là-bas, du dedans vers le dehors, je te jure, je te prends, je tiens et tu devines, les yeux ouverts, la bouche siffle, siffle, l’air contre les dents

tu tiens et tu murmures un souffle sur un brin d’herbe et de légende, je te tiens et tu traces, filet de certitude, angle perdu et cercles, les eaux sont ouvertes, le calme apparemment revient on le devine, deviendrait-on ce qui est murmure, ce qui est accroché aux branches sous les feuilles, dans le tourment,

dans l’air luisant, à la figure, dans le souvenir, tu respires entre les feuilles, tu es attaché et tu comprends, emmenez tout, précipitez, comprenez, il reste encore et encore des aventures pour la soif, des ouvertures, cailloux perdus, signes dans l’arbre, je bloque et tu comprends, et revenu, et au tournant tu griffes

un peu ton visage à l’écorce, au revenant, à la suspension, tu comprends et tout t’inspire, il reste des saisons, il reste des fortunes et tout ici est tordu, en avant et en attente, au-devant dans l’escalier, sur le service tout respire, il en remplirait son ciel de paille, il ne reste rien, comptons, trébuche sur le rebord,

à la paille il reste de la poussière, je suis tenu et tu comprends, envolons-nous et respirons sur le chemin, et sur le toit, bien loin, bien loin au-dessus des fenêtres.    

18 novembre 2022.

Retour,"Le parfum, le fil."

UNE MANIÈRE DE TENIR LA MORT À DISTANCE Même si ce n’est jamais facile C’est un vrai plaisir de proser des vers Qui tiennent la mort à distance Qui lui tire la langue Qui défie les Parques voulant couper les fils Qui tissent et retissent l’histoire de ta vie…Et la navette va !

Jean Jacques Dorio 19 avril 2023 à 09:33.

lundi 17 avril 2023

Le parfum, le fil.

En considérant, et tourne, et reprends, tire et recommence, tu cernes et tu rejoins, force et courage, bien plus, et plus encore, force et courage, tu resterais ici, tu parlerais d’ici, et surtout, tout te tiendrait tranquille, et la lune et chaque élément, quand va et vient la canette du monde, je tisse, je tisse,

et tu files en viendrais-tu à bout, ficelle et correspondance, une lettre et un bouton, une phrase et des yeux à ouvrir, sarcasmes et confidences, j’en suis, et ici surtout je tremble et tu respires, émotion contenue, repères oubliés, au-delà, il ne restera rien, au-delà la vie est incertaine, tu reprends et tu tournes,

devant, dans la nuit tu accroches la lune, cœur en apprentissage, raison débordée, marches aux escaliers et reflets sur le cuir, ta joue est irritée, tu tournes et tu te noies, y serions-nous encore, y serions-nous longtemps pourtant, et pourtant, les choses sont en place, un avenir, des regards et tu tires,

encore et encore les fils de chaque aiguille, chas perdu, et ressorts sans attentes, à faire et à entendre, du trouble et de la déraison, tu trembles et tu agites branches et feuilles, en haut, en haut la lune au ciel rompu, en écheveaux rompus, tu tires, tu espères devenir des traces et du poids, en attente,  

des troubles et des arbres, sur le chemin, au monde, aux splendeurs tu tires et tu entends, y sommes-nous, je te tiens et tu reprends sur le dos de la main, sur le bras et au cœur, les éléments demeurent, air, terre, feu, l’eau vive trace un chemin, tu suis et tu cours, en courrais-tu encore au vent, au soleil,

sur terre tout t’accable, tu tiens et tu retiens et tu tires le fil des heures et des lois, arbre tombé, écorce à l’abandon, un peuple sur la terre, une lueur dans la mémoire, je te tiens et tu commences, je te donne, en considérant, tourne et reprends, tire et recommence, tu cernes et tu rejoins, la force, le courage,

les traces au sol, terre et feu et eau, dans l’air tout te brûlerais, tu tiendrais la charge, et l’espace devant au plus et encore, sur la main, sur les bras, le parfum, le fil des choses regrettées. 

15 novembre 2022.

vendredi 14 avril 2023

Retour,"Des choses et des liens."

Infiniment tendres
corps en partance
sur le rebord de la griffure
une contracture
une déchirure
tout sans armure

la pensée sombre dans les abysses

une morsure
visages sans rage
phrases ouvertes
images découpées
collages d’un autre âge – un naufrage
cœurs noués au mat de la pensée

dans leur main
un grain de sable
l’espoir luit
mains de velours sous les nuages
la liberté
une aventure
grandeur d’âme – noblesse des corps

l’œil est ouvert
il regarde et entend
les choses et les hommes
les paroles noyées qui écument le sable

Maria Dolores Cano, 14 avril 2023 à 10:41.