Appel
de l’engagement
nous y sommes
comme un renoncement
une perte
une absence
un manque dessiné
vous y êtes
comme en adoration
nous
vous
à l’appel
sommes
Maria Dolores Cano, 03 février 2021 à 10:21. ici.
Appel
de l’engagement
nous y sommes
comme un renoncement
une perte
une absence
un manque dessiné
vous y êtes
comme en adoration
nous
vous
à l’appel
sommes
Maria Dolores Cano, 03 février 2021 à 10:21. ici.
Que l'on se rappelle et que l'on s'adore, où êtes-vous, où êtes-vous, et que sommes-nous, où en sommes-nous, nous adorons, et d'ici et de là, nous nous manquerons, vous êtes d'ici et puis de là, et où, et quand nous sommes, nous y sommes, et que cela manque à l'appel, une absence est dessinée, et où êtes-vous, nous y serions, et pour, et contre, et surtout, surtout perdu, dans ce temps, j'y renonce, en sommes-nous, certains et engagés, un appel.
17 août 2020.
Et entendre, on a entendu, la pluie et l'orage, voir et voir, les éclairs, revoir et entendre, se donner, un peu de refus, et corps et âme, le temps a passé, les erreurs accumulées, et pourquoi, aussitôt double, tenu, et tenant, je te cherche, je te trouve, tout ici, et tout en haut des éclairs et le bruit fort, si fort, et tout encore, et tout venant, comme un retour, et une absence, je cherche et tu me trouves, et au détour, la vie se refuse, un peu, juste un peu.
16 août 2020.
On dira encore, et encore, et l'eau coule, et la montagne est forte, et pleine, et passe, passe, toi, présent, tout monte, monte et monterais, et vivement, et violemment, et de l'eau qui coule, et passe si froide, si froide, et des rapaces hauts, si hauts, je tourne et recommence, et nous sommes si nombreux, et mille et trois, et plus encore, et encore, tout se tient, tout étendu, et qui l'emporterais, peut-être celui qui chante le vol lent des vautours.
15 août 2020.
Pluie et rafales, cela tombe et cela nous maintient, et pluie et vent entre soi et pour le reste, toujours pour penser juste et rester, rester ferme, sans le dire et pour le faire, je te tiens et tu reprends et tu tournes et tu commences ciel suspendu et rapaces en hauteur, je te tiens et tu fermes la main et les yeux, les yeux,
un point, un bouton à la manche, et veste et chaussures, lacets, tout ici, ici, se démonte, et posé, et perdu, je te cherche, et tu trouves, boutons et agrafes et petits meubles, éventail et pinces, pour les cravates, pour les cravates, à corps perdu et sans y penser et sans rien dire, le ciel est posé haut, les rapaces tournent,
tournent, je suis ici, et ici seul aussi je reste et d’ici tout vient encore et qui sait et qui comprends attendre et convenir une parole, un geste nous sommes ici et nous nous tenons et geste simple, pluie et rafales, cela tombe et cela nous maintient, et pluie et vent entre soi et pour le reste, et toujours pour penser juste,
et rester, rester ferme, sans le dire, lacets, rangés, gansés, y loger un bouton et convenir, convenir, nous nous tenons et l’un pour l’autre et l’avenir aux portes, présentation et rêves calmes, je suis tenu et tu reviens, revu toujours, et lacé, et serré, une ganse, un passage pour chaque chose, boutons enlacés et franges composées,
et franges et frises, et plinthes, tout ici monte, du parquet jusqu’au plafond, un ciel pour le lit, et les habits posés, froissés, et repasser, et frais à passer, enfin, enfin, aplanir et serrer, je te tourne et tout est écrasé, le linges, le pli, le blanc, tout est encore au commencement, d’abord le sillon, et ensuite, ensuite, la gloire, cœur,
ému et abandonné, cœur tout entier posé entre nos mains, je te tiens et tu tournes, et tu basculerais, et tu irais, et enfin, et enfin de tout ici, de tout ici, tu aurais la reconnaissance, soleil croisé, œil déposé, je tourne et je te vois, et simple et complexe, je tourne et tu attrapes, les yeux ouverts, la bouche grande, ouverte,
et grande, un point, pointant, un bouton à la manche, et veste et chaussures, lacets, les mots sont formés et sensibles, et convenons, convenons, et les os, et les turbulences, je te tourne et tout, ici et aussi, bascule, la vie et les raisons, le cœur et l’abandon, je tourne, je tourne, et tout augmente, convenons, convenons,
et changeons, une chose, chose, pour une autre, un malaise pour un abandon une guitare pour un faucille et l’ennui, l’ennui pour la déraison et refaire ce que l’on imagine et renaitre et lancer loin les bâtons et les pierres vives tout est arraché de la terre et du temps tout est à vaincre, je te vois et tu m’imagines fièrement,
un autre, fier, un revenu et face au ciel, une saison pour compter les graines une à une, et linge de corps et meubles, le visage griffé par l’éventail et le cou serré de cravate, petits meubles et temps prévu, pluie et rafales, cela tombe et cela nous maintient, et pluie et vent, entre soi et pour le reste, et toujours pour penser,
et rester juste rester ferme, sans le dire, de l’air sur le rivage, je te vois et tu entreprends, et tu te donnes, et je te précise, un mot pour un autre et une chose pour cacher le contenu.
13 août 2020.En entendant, en attendant, et tentant, et tenant, nombres écrasés et sourires sensibles, tu parles, tu retiens et tournant, tu décomposes, le temps et ses variations, et donnant tout enfin, plus rose et plus calme, enfin, dans le calme, et surtout, aux marches, tu te tiens entre le désert et les ombres, aux marches, retenu,
tu tiens et tu domines les vagues et la dune, une histoire sombre et ancienne, des yeux ouverts, un corps tenu entre le jour et les étoiles, et le plus grand, et le plus haut, ce qui contrôle et encourage, pieds meurtris, douleur, de la paille dans la chaussure, des épines sur la peau, je tourne, je tourne, volant, je ramasse,
le vol des oiseaux, insectes incolores, et gris, les ailes des cigales, et gris, le ventre racle l’écorce, je tiens et tu déplaces les objets, je tiens, les odeurs le sable et la suite, les chansons sur le pied et les doigts enlacés, il se tourmente, éternellement seul, dormant trop tard, sur le dos, en équilibre entre poids et fraternité,
du poids et des armes, et du matin tremblant, les insectes déplacent l’air et déposent leur poids de fragilité, et tenu, et percé, et déposé, sans ruine sur la table, et ruiné, et ruinant, ce qui resterait de chaleur, de songe et d’espace, les mains tendues en avant, tu tiens et tu domines, les vagues et la dune, une histoire,
sombre, et ancienne, des yeux ouverts, un corps tenu entre le jour et les étoiles, chaque seconde meurt, le saut est morcelant, tout ici tremble sans cesse, les mains, les objets, les cœurs épouvantés, tu te perds et tu dresses encore, et encore, un étal pour les trophées, massacres arrachés, poids de cornes et de bois,
ivoire fantasque, sans rien au bout des doigts, du sommeil et du plomb, des erreurs à lester pour couvrir le fonds, il se tourmente, éternellement seul, et dormant tard et sur le dos en équilibrant le poids et la fraternité, je serai seul, et tout tenant, et sans comprendre, je ferai la leçon aux enfants, du poids, du plomb,
des têtes trop pleines, et des sentiments pour en faire le partage, monde tranché et trié, tu tournes et tu abolis la douleur, les mains tenues, on éparpille, on distribue des miettes pour les oiseaux, des yeux hagards pour les renards, et des chansons pour ce qui traîne, les petits animaux et les fourrés pleins de détails,
et des regards perdus d’avance, et tout tenant et sans comprendre, je ferai la leçon aux enfants, du poids, du plomb, des souvenirs pour croire encore, je tourne, je ferme et tu contrôles, le charme des bois, défait, décomposé, sans tenue, sans vigueur, sans attente et sans branches, le cœur éclaté, et les yeux forcés,
l’endormissement, je tourne, je tourne et tu recommences à forcer le partage, en entendant, en attendant, et tentant, et tenant, nombres écrasés et sourires sensibles, tu parles, tu retiens.
12 août 2020.A l’étoile, tout est nommé, les fleurs et les écorces, la sève et le rougeoiement tout tombe et s’éparpille, cadre détourné et frissons sans avances, je te cerne et tu côtoies les ombres et les branches, tout du ciel monté et descendu, et repris et perdu, sans crainte, aucune, sur le sable et le temps, dans l’espérance, véritablement,
dans la vérité, tu poses et tu couronnes, les yeux et les griffes, les dents dans la chair, la peau est arraché tout tourne et tout crisse et crisse longuement, les feuilles montent et descendent et les ombres invitent et tout du temps au temps est entendu, d’une branche à une autre du ciel au rougeoiement, faisons, laissons,
courons, tout est posé, et au choix pour le choix, il suffit, il est suffisant, et aussi il est nécessaire, de faire et de dire et écouter, brindilles au sol, poids déposé et herbes, herbes sèches entre les pieds, entre les doigts, sous le silence et d’or et de feu : soleil, de, de plomb et de plumes nous sommes, nous y sommes et à la confession,
il remontera du ciel au ciel, et terre pour terre, et effort, je souffre et tu savoures, et tu entends, entends, au loin, ici on rame, on cherche, on se noierai peut être, sans peur, sans âge, et pourquoi, et pourquoi, je te tourne et tu me vois, désert sans fin, sans bornes, sans appuis, je te trouve, tu me manques et qui, qui parle ici,
je tombe et tu me noies, et je suis mouillé et sensible, au fond, au temps, au retour, à la décision, je tourne et tu acceptes et tu comprends, et tu te donnes et tu consens, un abandon, un sacrifice, des yeux ouverts, des pieds posés au sol, une histoire plus une et plus une autre, on reprends, on pense, et tout est encore,
et encore oublié, les mains, les pieds, les yeux, les certitudes, tout est au sol et tout revient, je tourne et j’accepte, le chant des oiseaux, les cris, je te pince et tu restes, pourquoi se réveiller, un œil ouvert et un fermé, je tire et tu acceptes, regards croisés et cœurs perdus, si chauds, si chauds, et devant, et encore, au ciel,
au ciel tout monte, tout te revient et tu tournes, soleil tendu et gloire, gloire, les armes et les lois, les dentelles de peau et les effets, dans l’ombre, dans l’ombre je te tiens et tu me vises, tu cherches et tu calcules, les souvenirs et les regrets, tout est calme, tout est sensible, et je et tu et, tout est pris dans l’histoire, soleil cerné,
le cœur au ravissement, la joie et le plaisir, dans les mains, sous les pieds, je te trouve et je te tiens, une évidence, ciel bleu et herbe sèche, un sacrifice, un abandon, je te tiens et tu me trouves, cœur sans merci, et plumes, plumes, je te cerne, et tu côtoies les ombres et les branches, tout du ciel monté, et descendu,
et repris, et perdu, sans crainte, aucune, sur le sable et le temps, dans l’espérance, véritablement.
11 août 2020.