vendredi 11 novembre 2022

De mémoire en mémoire.

Et tout va, et tout va bien, je suis ici et tout va, tout va bien, on ira, on y sera, et en avant, du plus loin au plus droit, sans retour et sans attente, tu te démènes et tu comprends, encore et encore, nous serons, nous serons, de plain-pied, de certitudes en reconnaissances, les eaux écoulées avec les astres,

à demeure, je suis, tu es, ensuite et pour longtemps, de fleurs en fleurs, d’espérances en habitudes, je te suis, tu me prends encore, je recommence, de plus en plus, sans savoir, nous venons tous, nous comprenons, refaire et redire, trembler et déraisonner, et loin, loin de l’unisson, à l’endroit, ici nous sommes,

tout encore est complété, tout au-devant, un début, une histoire achevée, commencée, il se souvient devant qu’être à la ville, une histoire pour commencer, de sel et d’éponges, de sec et d’humidité, les eaux en partance, les ânes sur la route, la langue traîne, je suis tendu, je recommence, une fois était,

une fois il y était, je compose, je compose, la raison du plus fort, les plus petits que soi, que soi, les lions et les rats, les cochets, les chats, les souriceaux, cet âge est sans pitié, deux, deux pigeons s’aimaient d’amour tendre, tendre et tendrement, l’amour, un mal qui répand la terreur, crions haro,

criez haro, haro, sur le baudet, et de villes et de champs, achevons, achevons, et tout ici se compose, et tout ici recommence, je suis sur le devant, et depuis, sur la solution, sur chaque mot, sur chaque phrase, je te tiens, je te devine, tu iras encore et encore mieux, bien mieux, ne bouge, ni pied,

ni manche, les bosses au contour, tu te souviens de la fontaine et du ménage, deux pigeons, ils s’aimaient et d’amour et de tendresse, je te donnerai, je te prendrai, tu iras et je ne finirai, une condition, une suspension, tu cherches et tu trouves, de mémoire en mémoire, et les nasses,

les filets, les rets, une pensée, un jeune corps dans un grillage, au fond, au fond du lac, je te tiens et tu commentes.

21 juillet 2022.

jeudi 10 novembre 2022

Retour, "Au croisement."

Au croisement
d’une génération
le noir encore
pauvres ombres
la nuit recommence

le monde encore
construit reconstruit
à la charge

au pied du lit
encore le désir
les certitudes
en serions-nous
encore au poids de plume
sans conclusion
dans l’eau froide

sur le bord de la nuit
sans espoir
au croisement des étoiles 

Maria Dolores Cano, 09 novembre 2022 à18:56.

mercredi 9 novembre 2022

Au croisement.

Et pour dire encore et encore, il a posé sa nuit sur la table, d’une génération pour une autre, de retour, complétement, de saut en saut, et de courbures en prières, ils sont étranges et étrangement, il affirme le noir tombé au revers du chevet, tire, tire, donc et tout ici et ici et encore cherra, nous resterons,

y serons-nous encore, pauvres choses sans figures, sans ombres et sans allant, du plus terrible et du plus complet combat on n’ose penser carnage, toute une nuit déposée sur la table, un chevet, du bord et du coin tout vient et recommence, bord, coin et recoin et l’ombre, l’ombre encore et encore posée

sur tes genoux, sur le devant sans rien entendre, il ne se passe rien, il ne commence rien et pourtant, pourtant le monde est construit, encore et encore, construit, reconstruit, tout avance et tout commence, des yeux et des épaules, comment passer des yeux aux épaules, du regard à la charge, tout,

tout ici, comme ici, le poids de chaque nuit gisait au pied du lit, je tourne, je tourne et tu affectes et tu composes, encore et encore du terrible et des angoisses, envies et complaisances, désir et finitude, tu compares le point du jour et ce qui reste de certitudes, je suis, je suis, et ici pour encore, et encore,

penser, je commande et tu accours, en serions-nous, encore et encore au poids de plume sur le dos, un poids, un poids sur le dos, sur les mains, à la poitrine, dans l’échancrure, je te cherche et tu reviens ici et ici comprendre et chercher, j’ai posé tout une nuit au rebord de la table, chevet sans conclusion,

allure encore sûre et serments revenus, tu obscurcis en somme, en somme, nous tenons, nous cherchons, nous marchons dans l’eau froide, à la source, obscurément tendu, tout posé sur le bord de la table, je te tiens et tu me quittes, nuit sans espoir, l’ombre posée, le jour perdu, la vie entière, tout avance,

couvert de pleur et d’espérance, d’un jour allongé, d’une terreur sans raison, je tourne, je tourne, tu tiens et tu deviens, de fils et de raison, une ombre du cœur au croisement des incertitudes, étoiles perdues au coin.    

20 juillet 2022.

samedi 5 novembre 2022

De tes sagesses.

Et nous allons attendre, cependant, de tout à rien, d’en bas en haut, tu pourrais, nous pourrions, entendre et dire, nadir : je crois, je crois entendre encore sa voix cachée, lui ou moi, sa voix la sienne, la mienne nos deux cœurs exhalant leur tendresse, zénith : éclatez, éclatez, fières, fières, ah lève-toi,

parais astre pur, entendre encore, et ordonner : parais, éclatez, nous y sommes, nous y serons et devant, et derrière, et cachés dans la nuit et soupirant tout bas, tu entends encore et encore, les grondements, les flots sous les pierres, étoiles sans nombres, astres des comptes perdus, il ne respire,

il ne reste, un doigt levé vers la lune, et ses comptes, d’un plus un, au temps souple, comme une voile, tu claques dans le vent, tu cherches la force des choses fragiles, un brin d’air, un souffle léger, toute faiblesse accumulée, tu deviens le plus grand, le plus haut, le plus fort, j’allais, j’allais par des chemins,

tu te disais de traverse et douloureux, d’autres perfides et douloureusement incertains, tu prends, tu tords, tu tiens, tu gardes et tu uses, temps compté, du plus bas au plus haut, des graviers aux émeraudes, tu tiens ici le reste, ce qui reste de toutes tes sagesses, temps perdu et morcelé, tu reprends, unirais-tu,

les eaux dispersées, les forces égarées, douloureusement et incertain, nos mains, nos guides, le deuil et le reste, il faut ici, ici abandonner les forces, plus pâle, la sagesse, il ne reste, reste ce qui tient, fil écourté, lien sans réponse, une espérance dépareillée, tu profites et tu tiens, roi de sagesses emmêlées,

de remords fragiles, de routes sans attente, tu deviens, je cherche, il faut, il faut avancer et comprendre, d’un tendre espoir, de l’aurore tout viendrais, je cherche et j’oublie, les mots anciens, les chants des autres, aussi, sur les eaux, aussi, au cœur des grandes choses, le temps comme une voile qui gonfle,

et claque, parais, éclate et entends, entends la sienne et la mienne, voix mêlées et cœurs sous la lèvre, je suis, je te suis, doigts vers les astres et cœur ouvert, tu fais ici encore et encore le compte de tes sagesses.  

18 juillet 2022.

vendredi 4 novembre 2022

Retour, "Animal posé. "

Encore
la poussière
le tremblement
rien d’autre
sur le dos

bras ouverts
bouche ravie

ombre du regard
yeux ensoleillés
tête en galaxie

dessins sur le sable
la vie enchante l’air

frisson des veines
murmure des os
le cœur en fête
souvenirs secrets
des nuits défaites

bonheur clair
soleil en croix
saveurs exquises

rien d’autre
encore

Maria Dolores Cano, 04 novembre 2022 à 06h52.

 

Animal posé.

A la poussière encore, encore, et plus encore en poussière, et tremblant, et tremblé, sans rien sur le reste, un dos, un dos et des membres tout à l’emporte-pièce, sens en poussière, et de sac et de corde, bric, et broc, tout enfin pour la fin, des bras ouverts, il te reste, des bouches enchantées, des voix

pour l’avenir, tout au-devant, il te reste du sac et des cordes, au sable, étalé sur le dos, sur les jambes, des ombres, des ombres, et un regard, tout en soutien, tout à l’exploit, les yeux dans le soleil, et la tête, la tête à l’ombre au-devant, en dedans, des murmures et des accords, bric et broc et certitudes,

tu accumules, et rien de rien pour en finir, le dos au sable, et le reste, le reste au soleil, tout à l’emportement, tout au-devant, le dessin, le reste ce qui reste, en restera-t-il encore et pour longtemps, le dos au sable, la vie en avant, le dire pour le dire et faire, faire tu te tiens et tu retiens, on avance, attends,

on en attend du plus profond, et du dire pour le faire, des annonces, tu trembles, on comprend, au tremblement, on agite, on recommence, la tête au soleil, le dos au sable, et animal posé, pour entendre pour comprendre et redire, redire éternellement la même, la même chanson, je ne sais d’où vient,

d’où vient-il, ce mouvement inconnu, ce frisson qui court toutes les veines, il court, il court, il me court et en souvenir tu chantes bouche enchantée, au-devant d’un peuple petit, perdu et secret, qui marche, qui marche, à la douce nuit, au grand soleil, et complice, et joie permanente, ainsi, tu es ainsi,

posé au sable sur le dos, la tête au soleil, en avance, tu n’as jamais, jamais, connu un tel bonheur, le clair soleil, la chaleur immense, immense, et comme ici, encore et encore, pour longtemps, pour toujours des saveurs de beau temps, des jours de certitude, il pourrait être question de dire, de dire : pourtant,

et pourtant je vous dirais que le bonheur, le bonheur existe, de sac et de cordes, bric, et broc, pour la fin, des bras ouverts, des bouches enchantées, des anges au-devant.

17 juillet 2022.

 

jeudi 3 novembre 2022

Animal endormi.

Au sommeil, tu es, assoupi, envahi et tendu, sensation, tu te retiens, pression, tu tournes et tout chavire, d’un bloc à un rocher, de torpeur en surveillance, tu y reviens, tu enfonces, clous dans la chair tendre, et tendrement tu dérives, tu t’empêches, des pierres sous les doigts, serrés, serrant,

les grains aux tendres du paradis et des clous, tu cherches et tu ne trouves, que reste-t-il, il en faut plus et plus encore, du tendre et du sensible, une accumulation et du vrac, tout te cherche et tu ignores, tu sermonnes et tu comprends, comprendrais-tu, du rêve pour l’instant, une accumulation, tu te donnes,

et tu en conviens, y sommes-nous, y venons-nous, du tendre et du sensible, les yeux ouverts au temps gagné, frontière abandonnée, corps perdu dans l’eau claire, je te donne, tu reprends, sommes-nous au temps convenu, au temps pensé, pour joindre et consentir, pour se défendre et comprendre, ouvrant,

en tenant je suis au bout du bout, à la finition, tout est fermé et tout te donne, des graviers sous le pied, pour reprendre encore et encore, un œil, une ouverture, tu donnes et prends, tu te comptes sous les branches, sous les branches, les feuilles retournées, le soleil entre les brindilles, du temps compris,

pour tout compter, et des efforts au fond des poches, des yeux pour l’avenir, du sable pour l’échange, graviers tirés, cœurs enlacés, chemins perdus, tout autour tout commence, vous n’êtes plus, vous n’êtes plus, tout tourne et tout commence, je suis au mouvement, je suis à la prudence, baguette et tremblement,

tout commence et on ignore, de quoi, de quoi, il faut compter sur l’avenir et comptant et recomptant, tu cherches le reste sur les doigts, y gagnons-nous ce qui reste de courage, animal endormi, tu supposes et j’attends à la manœuvre, au changement, tu trembles et tu recommences, endormi, ensommeillé,

ensemencé, sans regard et tout au plus lourd des paupières, tu racles et du fond et des pierres au fond des poches, tu remontes du rêve et du tremblement.    

16 juillet 2022.