dimanche 9 juillet 2023

Retour, "Et tout de tout espérer. "

Tout espérer, en six haïkus approximatifs

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Au vent les âmes
larmes et mots aux branches
les os déployés

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De fer et de feu
de l’ombre au mensonge
contemple le vent

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Entendre le pas
des souvenirs en éveil
souffrance ténue

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Paysage serré
forêts et montagnes nues
les peuples émus

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Corps malhabile
tu marches dans l’eau claire
devant sans retour

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Âme déposée
tragédie éphémère
sur un mot posée
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Maria Dolores Cano, 09 juillet 2023 à 11:20.

samedi 8 juillet 2023

Et tout de tout espérer.

Au vent, ne rien comprendre, et tout de tout espérer, tu cherches les âmes et les yeux, en ouvrant, en tenant les os et le contour, choses augmentées, titubes-tu, reprenant, tu cherches, tu déploies ce qui convient, le vent aux branches, les larmes, les mots, tout au charme, tout au commencement, tu finis,

tu ploies un joug de fer et de feu, tu es passé de l’ombre au mensonge, les yeux ouverts, l’eau avalée, tu tournes, tu contemples les erreurs, entendons, entends-tu ce qui revient du vent, les branches sont ouvertes, sûrement tu renouvelles, la beauté et le contour, pour ne rien entendre, pour se comprendre,

entendre et comprendre, nous marchons du même pas, ouvrage continu, souffrance en boucle, tout te tourne, il revient de toi à toi, de branches effeuillées en souvenirs, tu laisses ici ton escorte, tu réveilles les souvenirs, nous sommes bien, nous sommes loin, et tenus, et tenant, et tendus, et meurtris,

nous avançons, forêts et récits neufs, boucles d’or et d’argent, le geste grave, la main serrée, serrant encore, et encore, ce qui reste de paysage, ce qui reste de transition, des forêts et des montagnes, peuples émus, fureurs absentes, encore et encore, d’une absence au souvenir, rayons tout ici te transfigure,

tu marches, tu es sur le devant, dans l’eau claire, les yeux ouverts, le corps malhabile, je pointe et tu reviens, descendu, pressant le pas, agrafes-tu, ongles tenus, voix étranglée, tu reviens de tes fatigues, tu cherches, tu confirmes le passage, et devant, et ensemble, et sans savoir, et sans retour, corps

déposé, l’âme, en reste-t-il, un poids de cœur et de cuir, du tragique et de l’éphémère, tu renoues, tu encercles, tenu, mordu, tu avances, tu observes pour faire ainsi, aussi la guerre aux évidences, une action, un geste sur un mot, un sanglot, je te retourne et tu avances, ainsi, les fleurs, au vent comprendre,

et tout de tout espérer, tu cherches les âmes et les yeux en ouvrant, en tenant les os et le contour, titubes-tu, ce qui te convient, le vent aux branches.

18 janvier 2023.

Retour,"Moment resté."

MOMENT RESTÉ

SANG D’ENCRE Personne n’est plus au calme que celui qui commence cette ligne en songeant à sa mère, la seule personne qu’il entendit lui dire à certains moments de sa vie : « Je me fais un sang d’encre ».

Jean Jacques DORIO, 08 juillet 2023 à 10:44.

jeudi 6 juillet 2023

Moment resté.

Avertis-moi, déroule, déclame, du poil au sol, postures, tapis, des horizons pour le tendre, il reste un affaissement, une prodigieuse ressemblance, j’en suis, encore et pour longtemps, aux regrets, j’en suis, d’éternité et de silences à effacer, nous sommes et nous y sommes, nous sommes, matin de pluie,

il reste des épices, du grain, la pluie, la poudre, le calme, tu te reprends, tu enfermes, nous sommes au supplice, nous sommes en retour, on avance, on tient, on montre, il reste des éclats, il tourne du remord, en avant et en face, un avenir achevé, des miettes et des draps, je tourne, y sommes-nous, tu inspires,

encore, y sommes-nous souvent, au cœur, à la mêlée, au retour des sentiments, il se pose, la question du retour, sans fin, il se pose sans fin, je te tiens et tu inspires, retour d’éternité, angles opposés, je te vois, tu me lances, il reste un peu de bruit, il reste un peu de vent, des ombres, des cailloux,

du sucre dans les draps, sur le cœur, tu portes au milieu le reste, solide et doux, solide et doux tu rassures, et rassurant on se dépose, tu tiens la main et tu confirmes les évidences, un soir de neige, un reste de ferveur et la beauté, le soir, la nuit, au matin tout tremble, il fait froid, au matin, il fait du temps,

au cœur, parfum et sentiment, tu cèdes le pas et je tremble, tu avances, il reste un peu plus et toujours tu trembles, il reste encore et encore des heures de peau à frotter, des ombres en avant, des draps et des grains, sucre éternellement à fondre, je tiens, tu commences, bout, sous l’eau, en transparence

de bout en bout, de raisons en transparences, du tremblement et des choses imparfaites,, rougeur et sentiments, timidement tu te penches, y être et entendre, y être et tenir, du plus haut mon très loin, ma dépendance, et toujours un avenir, bouclons, tenons, fixons, la vapeur, le mélange, les sentiments,

tu reviens encore et encore, de sensations en heures perdues, tu trembles et je vois, tu oublies et je trouve la peau de la joue sur le cuir, avertis-moi, moment resté.

17 janvier 2023.

mercredi 5 juillet 2023

Retour,"La parole."

Paroles
rires et larmes
pour saisir le cœur

une histoire sans paroles
la vie pour lire le destin

claire espérance des jours sans fin

une image pour le rêve
des cailloux en chemin
des plumes sur les branches
pour écrire le mystère

une épine - une syllabe
la parole nommée
les choses que l'on tait

Maria Dolores Cano, 05 juillet 2023 à 09:25.

mardi 4 juillet 2023

La parole.

En paroles, quels soubresauts, du rire et des larmes, tu tiens, je te donne, tu reviens, je suis, tu es, nous venons, rire et rire, lier, pour entendre le calme au retour des histoires, tu tournes, tu tournes, pour te reprendre, pour saisir, pour dire, entendre et comprendre, je suis visé au cœur, calmement, au poumon,


on traîne, on dépense, au-devant, aux alentours, tout reprendre, y penser, des arbres, des feuilles, tu tournes, pensant aux branches, de l’une à l’autre, de la vie, des cailloux, la chance, le destin, je te tiens, tu serres, serrerais-tu, entendrais-tu, des fruits, du travail, pour lire, tu vas, je reviens, venant, on donne, 

 
tu reprends, de clair en clair, de rayons en sources, rochers, surprises, frondaisons, dunes enchantées, avec l’espérance, les convictions, tu tranches, tu entends, devant, derrière, te dire : tu confonds, tu sépares, il faut, tu greffes, il te soutient, je suis surpris, je reprends, il faut, tu cherches, 


en énonçant, en tirant une image, une autre, plus encore, du rêve, des cailloux, sur le chemin, sous les branches, des plumes, les cordes, sacs, outils, je vois, il tourne, encore, en avançant, autour, en ponctuant, en se donnant en avance au mystère, il semble, je tremble, faut-il dire, faire, avancer, 


tout ce qu’il dit, tout ce qu’il fait, avancer, on surprend le silence, tout tourne, je reviens, tu cernes, on descend, il te reste des feuilles, de l’ombre, des mystères, on se souvient, reste-t-il de la beauté au monde, que sommes-nous, entendons-nous le chant plaintif, oiseau abandonné, insectes, fleurs, 


épines, il te faut trouver la parole qui rassure, les syllabes articulées, la parole, nommer les choses, nommer ce qui n’est pas créé, comment, ce qui importe, pourquoi, par quoi, comment incessant, demeurons par qui, pourquoi, qu'est-il de plus important, le plus de poids c'est la parole qui rassure, 


sous les feuilles et les branches.    

                                 
16 janvier 2023.

samedi 1 juillet 2023

Retour,"(Et bougre tu es et bougre tu tiens.)"

Et bougre tu es et bougre tu tiens
c'est bougrement dit

oui décidément
c'est comme des "si" déments
une scie musicale

qui tire des sons
d'un bois brûlant les images
des bougres de bourgeois

Jean Jacques Dorio, 01 juillet 2023 à 12:34.