I
ô rocher
De l’horizon cueilli un jour au ciel : tu reviens solennel
Tu cherches entre les nuages si lointains : tu retiens
Chant plaintif - long - le cœur évanoui ouvre la bouche
Les yeux dans l’escalier tu te poses tu te construis
Avance tu respires l’attente oh que le risque demeure
Flanc déhanché le soir tu tournes loin ta propre route
Au clair de feuilles en branches on tourne en silence
Tu acceptes les insectes les oiseaux pépiant ô rocher
: Aux rochers branches lierres salsepareilles aubépines
II
soutenons-les
Églantiers armoises lentisques tu te souviens des cueilleuses
Mains griffées mûres temps passé aux cornouillers : pour rire
marche à l’étoile des bourdons : retour à la maison La chaise
l’assiette pleine le cœur de sureau la bouche fraiche Je tiens
tu descends tu observes je recommence un pas plus d’autres
Au-devant à la certitude au repos aux larmes soutenons-les
Écorces cailloux au pied des arbres petit bois vers luisent-ils
Tu es absent qui se souvient des ruses du courage on tourne
Tu reviens il te reste à compter les marches l’escalier à user
III
dans l’escalier
Les larmes à essuyer le jour la vie le rêve l’aventure tu monterais
Je descends nous nous croisions ailleurs loin la main sur la rampe
Un panier au bout des doigts osier tronc lisse tu clames je retiens
Entre les dents l’ironie des heures le crépuscule on dirait les récits
Les heures troublées le temps perdu la bouche amère on s’attend
Pour finir la cruche à l’eau brisée nous nous croisons dans l’escalier
Monter descendre à des années tout nous sépare un rien nous tient
Nous sommes perdus sans voix mais où sont-ils les beaux moments
Je tiens tu retournes toujours nous chercherons ceux qui y passaient
IV
au croisement
Ce qui retourne ce qui contient je trace tu reviens tu tournes
Tout nous consume la vie les évidences les épreuves oubliées
Il se reconnait il se rapproche heure sauvage ô vertes feuilles
Bleu de mer rouge de rire de courage à retenir à espérer
Contiens ou recommence d’ordre de droit de sifflements
D’étincelles dans l’œil sous la paupière au retour au bord
De l’escalier en haut au croisement des eaux des insignes
Cœur engagé bouche sans suite le comble la raison le rire
Les surprises je tiens je viens je te commence tu exécutes
V
de la souffrance
Devant les yeux ouverts la vérité : puits bouché
Drames : des cœurs sensibles pour voir venir
Pour espérer contrôler prendre : comprendre
Il revient de l’escalier tu espérais la peau blanche
Les yeux noirs en souffrance tout en danger
Du sud au nord contre les drames contre la clarté
Du rien au rien du sel au sable il revient espérant
Du bout des doigts la vie en clair le temps en long
Cœurs oubliés : de l’escalier la vie tient les gravats
VI
en restes
Sous les pieds je te vois tu me donnes je soutiens
Tu comprends contenir vivre les bateaux repartir
À la dérive le temps compté le cœur au croisement
La ligature reste d’un souvenir où sont-ils Les beaux
moments heures vaines toutes traces oubliées Cœurs
perdus mémoire sans visage les noms sous l’escalier
La vie comme une erreur les comptes abandonnés
Pour rendre de temps en temps le reste en restes
Tout au-devant tout en attente je tiens tu déposes
VII
allons devant
Au-delà de la mémoire les feuilles une à une
Un cœur qui n’est plus je te vois tu me désespères
Nous comprenons la contrainte tout est au bord
Allons chemin perdu devant les heures tout est déposé
Fond de jour fond de clairière le cœur abandonné Les yeux
tu griffes tu inscrits nous sommes en avance allons devant
À la rampe au sentier aux escarpements tout tremble
tu remonteras s’il en reste tu compteras toute chose
sur les doigts plus rien ne tremble allons : nous y serons
VIII
loin long
De plus loin à plus long on te dit on entend on reprend
Tu vois ce qui te reste de lune dans le jour Un sourire
Une colonne un mythe de loin à plus long étrangement
De plus loin à plus long tu tires les sourires les boîtes
Pansements retours devant le reste qui te juge depuis
Sur le côté dans l’escalier le vent tourne la gloire grince
Tu résistes du flanc de la hanche dans l’escalier se rendre
Pour croire en montant les mots : tu étais là je n’étais pas
là je tourne là je résiste je penche tu exploses loin long
IX
tic pour toc
Devant en forçant un peu en tenant pour tic pour toc
Des escaliers les mots montent souffrant implorant
La joue au cuir à la déchirure un certain jour certain
Nuit frissons sur les murs jeux dans le noir sur le mur
Contre les carreaux ce qui reste d’intensité l’avenir
L’obsession je tourne tu comprimes tu tiens à moins
Loin aussi loin les mots perdus les yeux ouverts tout vole
Tout commence en fils serrés en corps tendus à la paroi
Tu chantes tu cherches ce qui n’était plus ce qui ne fut
X
en haut en bas
Jamais : gestes pleins d’erreurs la joue lacérée
Le cuir attaque ce qui reste tout vient de la rue
Les paroles épinglées devant : dehors les arbres
Tu parles des feuilles des fruits rouges noirs l’élan
Dans l’escalier on se croise tout te bouscule la vie
Le cercle les passions confuses depuis le jour repris
Erreurs gestes malhabiles heureusement tout est
Ignoré sans rien une fixation à dire tout à refaire
Sans plus sans moins devant ce qui est respectable
XI
le cœur
Jambes trop longues cœur incompris si on portait
Si tout était compris si on se donnait la chance
Pour la vie l’occasion un temps pour tout apprendre
Des gestes pour sauver des larmes pour laver
Les émotions la vie en majesté ce que l’on sait après
Bien loin trop tard : d’un escalier on tient la rampe
Un revers on sèche la joue les erreurs ce qui fut
imparfait Ce qui fut vrai rien de conséquent
Rien un artifice : je tiens fort tu viens goûter
XII
envoi
Une vie complète le bien dans l’escalier des erreurs
Sur la fenêtre nous sommes nous sommes contre
Aux vitres tu frissonnes de près de loin Ceux qui passent
regardent un banc une rue des conséquences Place
les aveugles pensent qu’il pleut fontaines sans soucis
Confusions restes étranges les animaux rompus dérivent
Demain tout à partir on entend on reprend tu vois
Un reste de lune dans le jour un sourire en reste en quart
colonne ou mythe de loin à plus long étrangement
05 avril 2024 et 31 août 2023.
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