mercredi 21 janvier 2026

pour tenir


I


y tiens-tu

 

En longueur en silence en avance pour tenir le rang

Le toujours de la vie -calme- le contemples-tu : reçois

Nous sommes devant- la porte s’ouvrirait : y tiens-tu 

 

Tu composes je découpe les feuilles nerf à nerf : le faut-il

Des fils du plomb -lune y penses-tu beau métal : le sais-je    

Tu retiens je veux les ombres les nuages les rêves : à voir  

 

Beaux rêves évanouis inassouvis finis entends le chemin 

Les ombres un silence de feuilles le tourment : tu ploies

On condamne on attend on voit les branches : à trancher


II


il se

 

Je suis sur ce qui vaut je suis sans ombre Il me reste 

des pierres à rouler des fleurs à conquérir Je te vois

tu sers le risque Il reste le feu pour aligner les ombres 

 

Pour entendre je le dis je le pense : tu vois le calme 

Tu entends les plaintes quand il joue : tout enfin rit 

D’ici nous voyons ce qui passe les nuages un compte

 

Le brouillard nuages brumes les fleurs sur le sol déplacées

L’herbe : oh qui le mérite qui le comprend il te reste les larmes 

Les rubans sous les roues décrochées : il se tourne il enjambe 


III


miroir posé

 

Les feuilles écrasées les pierres roulées on avance lentement 

Tu précèdes il faut marquer la séquence nous avancerons 

Un jour un soir lentement nous tournerons portes et murs 

 

Il se pourrait que quelque chose claque je te donnerai : 

le cœur en attente bateaux oiseaux fruits Au calme tu déploies 

tu tournes je te reçois nous sommes au lointain Tu cherches 

 

les images à la rive les mains dans l’eau le savon les éponges 

Essuie il te revient de dire ici tout passe essuie les mains  

miroir posé dans l’eau les images inversées le calme te défend 


 

IV


aux grands fonds

 

Tu tournes tu découvres je te dois tu comprends 

Nous passons du cœur aux mains : du printemps 

à la réserve Les eaux accumulées on se tourne 

 

je vois tu me surprends Nous irons d’un bord à l’autre 

au calme sans y penser aux croyances aux illusions 

Tu fends l’herbe tu déploies les ailes aux grands fonds 

 

Dans la vertu le cœur dissimulé je dois tu glisses 

Des ombres au charme Sans raison je te séduis 

tu me concernes il faudrait consentir J’avance le pied 


V


l’ombre venir 

 

Les oiseaux dans leur nid lorsque la nuit descend 

Nous voyons venir l’ombre tu cherches je ne sais 

rien Je ne donne rien tu frappes marteau la pierre 

 

Les heures oubliées la vie sur le sable on tourne 

On concentre je te donnerai la vie sous le silence 

Le calme pour dire te tenir te suivre tu descends 

 

Ensemble sans détour oh deviser oh comprendre 

Je suis sur le chemin je calme la suite nous sommes 

Nous voyons l’ombre te tenir te suivre tu descends


VI


les âmes

 

Au détour oiseaux sous les branches tu parles tu vises 

Tu ne me comprends plus reste-t-il du sable aux yeux 

Le feu éteint la vie sous la fenêtre ce qui est convenu 

 

Il te reste un signe les yeux ouverts la vie tu pèses les âmes

Le poids de blé de sel les braises au chemin Hardi tu flambes 

On se demande on se souvient à quelle heure partons-nous 

 

Nous sommes au retour à la longueur un rang de silence 

En avance pour tenir le calme le toujours de la vie je reçois 

Tu contemples nous sommes devant la porte qui s’ouvrirait 


08 avril 2024. 

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