I
y tiens-tu
En longueur en silence en avance pour tenir le rang
Le toujours de la vie -calme- le contemples-tu : reçois
Nous sommes devant- la porte s’ouvrirait : y tiens-tu
Tu composes je découpe les feuilles nerf à nerf : le faut-il
Des fils du plomb -lune y penses-tu beau métal : le sais-je
Tu retiens je veux les ombres les nuages les rêves : à voir
Beaux rêves évanouis inassouvis finis entends le chemin
Les ombres un silence de feuilles le tourment : tu ploies
On condamne on attend on voit les branches : à trancher
II
il se
Je suis sur ce qui vaut je suis sans ombre Il me reste
des pierres à rouler des fleurs à conquérir Je te vois
tu sers le risque Il reste le feu pour aligner les ombres
Pour entendre je le dis je le pense : tu vois le calme
Tu entends les plaintes quand il joue : tout enfin rit
D’ici nous voyons ce qui passe les nuages un compte
Le brouillard nuages brumes les fleurs sur le sol déplacées
L’herbe : oh qui le mérite qui le comprend il te reste les larmes
Les rubans sous les roues décrochées : il se tourne il enjambe
III
miroir posé
Les feuilles écrasées les pierres roulées on avance lentement
Tu précèdes il faut marquer la séquence nous avancerons
Un jour un soir lentement nous tournerons portes et murs
Il se pourrait que quelque chose claque je te donnerai :
le cœur en attente bateaux oiseaux fruits Au calme tu déploies
tu tournes je te reçois nous sommes au lointain Tu cherches
les images à la rive les mains dans l’eau le savon les éponges
Essuie il te revient de dire ici tout passe essuie les mains
miroir posé dans l’eau les images inversées le calme te défend
IV
aux grands fonds
Tu tournes tu découvres je te dois tu comprends
Nous passons du cœur aux mains : du printemps
à la réserve Les eaux accumulées on se tourne
je vois tu me surprends Nous irons d’un bord à l’autre
au calme sans y penser aux croyances aux illusions
Tu fends l’herbe tu déploies les ailes aux grands fonds
Dans la vertu le cœur dissimulé je dois tu glisses
Des ombres au charme Sans raison je te séduis
tu me concernes il faudrait consentir J’avance le pied
l’ombre venir
Les oiseaux dans leur nid lorsque la nuit descend
Nous voyons venir l’ombre tu cherches je ne sais
rien Je ne donne rien tu frappes marteau la pierre
Les heures oubliées la vie sur le sable on tourne
On concentre je te donnerai la vie sous le silence
Le calme pour dire te tenir te suivre tu descends
Ensemble sans détour oh deviser oh comprendre
Je suis sur le chemin je calme la suite nous sommes
Nous voyons l’ombre te tenir te suivre tu descends
VI
les âmes
Au détour oiseaux sous les branches tu parles tu vises
Tu ne me comprends plus reste-t-il du sable aux yeux
Le feu éteint la vie sous la fenêtre ce qui est convenu
Il te reste un signe les yeux ouverts la vie tu pèses les âmes
Le poids de blé de sel les braises au chemin Hardi tu flambes
On se demande on se souvient à quelle heure partons-nous
Nous sommes au retour à la longueur un rang de silence
En avance pour tenir le calme le toujours de la vie je reçois
Tu contemples nous sommes devant la porte qui s’ouvrirait
08 avril 2024.
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