mercredi 14 janvier 2026

Reprise

 I 


ô rocher


De l’horizon cueilli un jour au ciel : tu reviens solennel 

Tu cherches entre les nuages si lointains : tu retiens 

Chant plaintif - long - le cœur évanoui ouvre la bouche 

 

Les yeux dans l’escalier tu te poses tu te construis

Avance tu respires l’attente oh que le risque demeure 

Flanc déhanché le soir tu tournes loin ta propre route 

 

Au clair de feuilles en branches on tourne en silence

Tu acceptes les insectes les oiseaux pépiant ô rocher 

: Aux rochers branches lierres salsepareilles aubépines 

 


II 


soutenons-les


Églantiers armoises lentisques tu te souviens des cueilleuses 

Mains griffées mûres temps passé aux cornouillers : pour rire 

marche à l’étoile des bourdons : retour à la maison La chaise 

 

l’assiette pleine le cœur de sureau la bouche fraiche Je tiens 

tu descends tu observes je recommence un pas plus d’autres

Au-devant à la certitude au repos aux larmes soutenons-les

 

Écorces cailloux au pied des arbres petit bois vers luisent-ils

Tu es absent qui se souvient des ruses du courage on tourne

Tu reviens il te reste à compter les marches l’escalier à user

 


III

 

dans l’escalier

 

Les larmes à essuyer le jour la vie le rêve l’aventure tu monterais 

Je descends nous nous croisions ailleurs loin la main sur la rampe 

Un panier au bout des doigts osier tronc lisse tu clames je retiens 

 

Entre les dents l’ironie des heures le crépuscule on dirait les récits 

Les heures troublées le temps perdu la bouche amère on s’attend

Pour finir la cruche à l’eau brisée nous nous croisons dans l’escalier 

 

Monter descendre à des années tout nous sépare un rien nous tient 

Nous sommes perdus sans voix mais où sont-ils les beaux moments 

Je tiens tu retournes toujours nous chercherons ceux qui y passaient 



IV 


au croisement

 

Ce qui retourne ce qui contient je trace tu reviens tu tournes 

Tout nous consume la vie les évidences les épreuves oubliées 

Il se reconnait il se rapproche heure sauvage ô vertes feuilles

 

Bleu de mer rouge de rire de courage à retenir à espérer 

Contiens ou recommence d’ordre de droit de sifflements 

D’étincelles dans l’œil sous la paupière au retour au bord 

 

De l’escalier en haut au croisement des eaux des insignes

Cœur engagé bouche sans suite le comble la raison le rire

Les surprises je tiens je viens je te commence tu exécutes



 V 


de la souffrance

 

Devant les yeux ouverts la vérité : puits bouché 

Drames : des cœurs sensibles pour voir venir 

Pour espérer contrôler prendre : comprendre 

 

Il revient de l’escalier tu espérais la peau blanche 

Les yeux noirs en souffrance tout en danger 

Du sud au nord contre les drames contre la clarté 

 

Du rien au rien du sel au sable il revient espérant 

Du bout des doigts la vie en clair le temps en long  

Cœurs oubliés : de l’escalier la vie tient les gravats


VI 



en restes

 

Sous les pieds je te vois tu me donnes je soutiens 

Tu comprends contenir vivre les bateaux repartir

À la dérive le temps compté le cœur au croisement 

 

La ligature reste d’un souvenir où sont-ils Les beaux 

moments heures vaines toutes traces oubliées Cœurs 

perdus mémoire sans visage les noms sous l’escalier 

 

La vie comme une erreur les comptes abandonnés 

Pour rendre de temps en temps le reste en restes 

Tout au-devant tout en attente je tiens tu déposes 


 VII 


allons devant

 

Au-delà de la mémoire les feuilles une à une 

Un cœur qui n’est plus je te vois tu me désespères 

Nous comprenons la contrainte tout est au bord 

 

Allons chemin perdu devant les heures tout est déposé 

Fond de jour fond de clairière le cœur abandonné Les yeux 

tu griffes tu inscrits nous sommes en avance allons devant 

 

À la rampe au sentier aux escarpements tout tremble 

tu remonteras s’il en reste tu compteras toute chose 

sur les doigts plus rien ne tremble allons : nous y serons


 VIII 


loin long

 

De plus loin à plus long on te dit on entend on reprend 

Tu vois ce qui te reste de lune dans le jour Un sourire 

Une colonne un mythe de loin à plus long étrangement

 

De plus loin à plus long tu tires les sourires les boîtes 

Pansements retours devant le reste qui te juge depuis 

Sur le côté dans l’escalier le vent tourne la gloire grince 

 

Tu résistes du flanc de la hanche dans l’escalier se rendre 

Pour croire en montant les mots : tu étais là je n’étais pas 

là je tourne là je résiste je penche tu exploses loin long


IX 


tic pour toc

 

Devant en forçant un peu en tenant pour tic pour toc 

Des escaliers les mots montent souffrant implorant 

La joue au cuir à la déchirure un certain jour certain 

 

Nuit frissons sur les murs jeux dans le noir sur le mur 

Contre les carreaux ce qui reste d’intensité l’avenir 

L’obsession je tourne tu comprimes tu tiens à moins 

 

Loin aussi loin les mots perdus les yeux ouverts tout vole 

Tout commence en fils serrés en corps tendus à la paroi 

Tu chantes tu cherches ce qui n’était plus ce qui ne fut



X 


en haut en bas

 

Jamais : gestes pleins d’erreurs la joue lacérée 

Le cuir attaque ce qui reste tout vient de la rue 

Les paroles épinglées devant : dehors les arbres 

 

Tu parles des feuilles des fruits rouges noirs l’élan

Dans l’escalier on se croise tout te bouscule la vie 

Le cercle les passions confuses depuis le jour repris 

 

Erreurs gestes malhabiles heureusement tout est 

Ignoré sans rien une fixation à dire tout à refaire 

Sans plus sans moins devant ce qui est respectable



 XI 


le cœur

 

Jambes trop longues cœur incompris si on portait 

Si tout était compris si on se donnait la chance 

Pour la vie l’occasion un temps pour tout apprendre 

 

Des gestes pour sauver des larmes pour laver 

Les émotions la vie en majesté ce que l’on sait après 

Bien loin trop tard : d’un escalier on tient la rampe 

 

Un revers on sèche la joue les erreurs ce qui fut 

imparfait Ce qui fut vrai rien de conséquent 

Rien un artifice : je tiens fort tu viens goûter 



XII 


envoi

 

Une vie complète le bien dans l’escalier des erreurs 

Sur la fenêtre nous sommes nous sommes contre 

Aux vitres tu frissonnes de près de loin Ceux qui passent 

 

regardent un banc une rue des conséquences Place 

les aveugles pensent qu’il pleut fontaines sans soucis 

Confusions restes étranges les animaux rompus dérivent 

 

Demain tout à partir on entend on reprend tu vois 

Un reste de lune dans le jour un sourire en reste en quart 

colonne ou mythe de loin à plus long étrangement


05 avril 2024 et 31 août 2023.

 

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