I
Première : toujours une évidence -nous
allons de cœur et d’esprit tout rejoindre
doigts et mains bouches cœurs soudain
Tu étreins il reste une fleur à te rendre
Je suis sur ce qui reste du chemin j’y suis
Je sais ce que tu penses ici avancerais-tu
Il reste de nuages en nuages -s’il en reste
les preuves Je te suis nous irons je suis là
En attendant allons : tu restes ici plus vite
II
Plus allant tout donne des preuves
Un aveu : je te suis avec constance
Tu me croises nous sommes ce qui
reste du chemin Je te veux je te vois
il y a à dire les objets égrenés Nous irons
sur les chemins disons fertiles : réponds
Réponse suis-je utile je tremble j’étouffe
Je soupire un temps même en marchant
Tu comptes charmant chaque pied de vigne
III
Des fenouils et du rire pour les cendres
Du fer des œuvres beaux cœurs compris
Tournant devant les portes tout compte
Les mouchoirs petits mouchoirs ô silence
La vie dans les yeux les cordes ouvertes
Tu tires ici et la poussière coule ô charme
Les images de ciel ouvert en tuiles le toit
Sans la neige : maintenant il fait chaud
Tu arrives donc viens et montre le passage
IV
Ouvre plus la porte : aux jardins entend
Clos : mesure les heures écoulées coupe
Ou recoupe tu sers tu avances en gestes
Des coups portés le tranchant de la faux
Le monde la fortune les feuilles oubliées
En fond de panier une heure à entendre
Des jours pour des nuits tu te reprends
Tu te vantes tirons encore sur les câbles
Les cordes les filins : tirez cœurs aveugles
V
Il faut comprendre il faut venir je tremble
Tu devines il y a avantage aux confusions
Les heures oubliées silence griffures traces
Ou cicatrices je te tords je roule tu avances
Nous ne serons jamais désespérés ô retiens
Je roule silence d’azur preuves : sans cesser
Tu avances quoique : je comprends il te donne
des couleurs Tu respires allons-y ô reprenons
Tu comprimes je détends triste chose : utile fin
09 avril 2024.
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