Maria Dolores Cano, 02 novembre 2019 à 11:08. ici.
dimanche 3 novembre 2019
Retour, cortège.
Des larmes fuient, abandonnées à l’air libre. Le temps encerclé recommence son cycle, ses mains en écho cambrées aux évidences. Sur le fil d’araignée déambule l’instant. Funambule éphémère d’une tranche de vie. Les cœurs sont en bannières, ils ouvrent leurs bras au ciel. La nuit glisse sur le monde, elle roule les cailloux. L’image est fugitive, elle était, elle n’est plus.
La cage se referme sur une myriade d’oiseaux. Les poissons les regardent du font de leur prison. Ici, ailleurs le monde est un frisson. La toile se referme, la joie pleure et se noie, peut-être elle reviendra, peut-être elle sourira. Dans le jardin défait les insectes sont sur le dos, ils grelotent des pattes, ils ont soif et meurent d’indifférence. Elle est au bord du gouffre toute cette faune en fleur qui meurt à chaque instant. Ouvrir le cœur, tendre la main, nourrir l’être qui a faim, le consoler des peurs. Le soleil est absent, la nuit rode sur le monde, il flotte dans l’air un relent de dégoût.
Il faut se réveiller, poser les yeux sur l’essentiel, sur ce monde microscopique qui rampe et court sur la terre, nage au fond des mers et des rivières, vole au bout du ciel à l’air libre si bleu. Les cœurs alors palpiteront, les cœurs alors s’allumeront, leur feu réchauffera le monde. Poitrines ouvertes, les yeux luisants, anneau du monde la nuit descend. Le jour naitra de cette union.
La cage se referme sur une myriade d’oiseaux. Les poissons les regardent du font de leur prison. Ici, ailleurs le monde est un frisson. La toile se referme, la joie pleure et se noie, peut-être elle reviendra, peut-être elle sourira. Dans le jardin défait les insectes sont sur le dos, ils grelotent des pattes, ils ont soif et meurent d’indifférence. Elle est au bord du gouffre toute cette faune en fleur qui meurt à chaque instant. Ouvrir le cœur, tendre la main, nourrir l’être qui a faim, le consoler des peurs. Le soleil est absent, la nuit rode sur le monde, il flotte dans l’air un relent de dégoût.
Il faut se réveiller, poser les yeux sur l’essentiel, sur ce monde microscopique qui rampe et court sur la terre, nage au fond des mers et des rivières, vole au bout du ciel à l’air libre si bleu. Les cœurs alors palpiteront, les cœurs alors s’allumeront, leur feu réchauffera le monde. Poitrines ouvertes, les yeux luisants, anneau du monde la nuit descend. Le jour naitra de cette union.
Retour, de l’exil, il cherche, il trouve.
Ils sont aux extrêmes et refusent d’entendre. Ils sont sur le rivage, en amour. Heureux en d’autres temps. Sur la plage, les orages, le sable et cette poudre légère qui court sur la mer. Les rêves pleins de mystère à l’horizon ouvert.
Le regard posé au loin vers le secret, sur cette ligne frêle qui leur parle d’asile. Il faut suivre le désert et accepter l’énigme. Là-bas le fil est si ténu. L’attente est longue, le soleil brûle les yeux, l’espérance sommeille. Les pauvres sont des agneaux.
Partir et fuir l’ombre, se détacher enfin, partir vers le grand large sans connaitre demain. Le silence est roi dans ce voyage qui gronde. Ils sont troupeau humain, dans la promiscuité, leurs corps ceints de douleurs. Ils sont enfants de l’ombre.
La mer est une ogresse, elle dévore sans faim. Elle recrache et reprend et broie les corps si fins. Au cœur de la bataille les faibles sont rompus, ils sont chair offerte aux monstres sous-marins.
Là-bas dans les extrêmes des cris se noient dans l’ombre. Ils sont d’une autre vie, ils sont libres enfin. Ils sont loin de la trace qui faisait leur chemin. Ils sont entrés dans l’ombre, la nudité du monde.
Sur la mer revenue des cœurs ricochent et dansent, ils ont les dents absentes et les yeux en brillance. L’amour est mort, brisé. La solitude est grande dans cet exil sans fin. Ils sont dans les confins, noyés la peur au ventre.
Maria Dolores Cano, 29 octobre 2019 à 09:33. ici.
Le regard posé au loin vers le secret, sur cette ligne frêle qui leur parle d’asile. Il faut suivre le désert et accepter l’énigme. Là-bas le fil est si ténu. L’attente est longue, le soleil brûle les yeux, l’espérance sommeille. Les pauvres sont des agneaux.
Partir et fuir l’ombre, se détacher enfin, partir vers le grand large sans connaitre demain. Le silence est roi dans ce voyage qui gronde. Ils sont troupeau humain, dans la promiscuité, leurs corps ceints de douleurs. Ils sont enfants de l’ombre.
La mer est une ogresse, elle dévore sans faim. Elle recrache et reprend et broie les corps si fins. Au cœur de la bataille les faibles sont rompus, ils sont chair offerte aux monstres sous-marins.
Là-bas dans les extrêmes des cris se noient dans l’ombre. Ils sont d’une autre vie, ils sont libres enfin. Ils sont loin de la trace qui faisait leur chemin. Ils sont entrés dans l’ombre, la nudité du monde.
Sur la mer revenue des cœurs ricochent et dansent, ils ont les dents absentes et les yeux en brillance. L’amour est mort, brisé. La solitude est grande dans cet exil sans fin. Ils sont dans les confins, noyés la peur au ventre.
Maria Dolores Cano, 29 octobre 2019 à 09:33. ici.
Il est posé, un souffle.
Lance, dis et contredis, il faut dans la houle, dans le temps et dans le silence, observer. Le compte, la rancœur, les obsessions, les trêves, il faut y regarder et dompter la douleur, sois sage et tiens toi, tire un fil, un fil et bien d’autres encore et puis souffle sur les doigts, sur le cœur.
Tiens-toi encore plus tranquille et déposé, las.
Sur la rive l’eau coule chaque jour et jamais telle, et rien sur soi, il regarde couler comme l’eau les jours et la mélancolie, en finir encore et trancher et mordre, battre et rebattre enfin l’air et l’horizon, les marches et le temps, la vie future, les regards tendres.
Il est posé et au bord d’autres disent : le gouffre est ainsi fait, ainsi posé et tournent encore un peu la tête. Il est ainsi posé au bord de l’horizon, devant le cœur immense, les yeux battent encore et unis, tous ils songent.
Les yeux ouverts, ils voient le fond du temps, les traits sur le carreau, la vie enfin bornée et l’horizon limpide.
Il voit, il touche, il grandit sans entrave, il est posé et contemple son éternité, il refuse les murs, il refuse le lien, au tronc les tuteurs ébranchés et les racines, l’arbre du monde est là, il pose sous son ombre et il voit jusqu’au loin.
Sur le fil, sur le temps, le rien tendu, la faim immense, ils sont féconds et clairs les émois, les aveux.
Il est tendu et extrêmement fier, il est fort et sensible, il trouve sous chaque doigt un cœur battant, une poutre, une assise, une ardeur, un peuple de grands fonds.
Il est posé, sensible et solitaire, ils comblent l’infini, au soir, le soleil évanoui, la brume, les histoires, il cherche quelques paroles, quelques chansons de joie et d’espérance, des œuvres de guerriers, des brûlures, du ciel fertilisé et des silences nus.
Ils se battent et chantent au bord du gouffre certains appuyés, bâtons pour la vieillesse, ils ne marchent plus et, ils comblent chaque ouverture et pensent en y passant : l’éternité est là.
Je dois dire le premier nombre, je dois chanter la première vertu, je dois passer sous chaque fourche, l’arbre est là et moi suis-je vivant.
Il faut encore penser, donner, battre et entendre, le fond est perdu, la raison ignore tout, il y a tout et tout et encore plus, le cœur bercé d’ombres et de sommeil bouleversé, il faut compter encore et prendre sur le dos les compagnons perdus, les histoires, les erreurs, le déséquilibre, l’échange.
Ils se trompent, ils ennuient, ils faussent l’évidence, le jour est long, la vie les trahit, ils sont aveugles et sourds et rompus, ils tracent ces clairs regards posés sur les cailloux, l’avenir y viendra poser des réponses, des lois nouvelles, des alliances encore.
Ils fleuriront les tempes et le front d’une espérance neuve, de pierres déposées, de regards et d’émotions fortes, ils cherchent et trouvent leurs erreurs passées, le fond est à combler, la vie est bien plus longue, le cœur au bout des doigts, compte le bord du chemin.
16 Avril 2013.
samedi 2 novembre 2019
A recommencer.
De ces petits vous ne faites rien, ce sont des premiers et uniques, assidûment, sans penser, sans boire, sans compter, il se pourrait, et bien, que la pluie les ignore. Au temps qui passe, à l’eau oubliée, ils se déposent et suivent un à un les rochers, les bois et les vallons, de signe en signe.
Épaules lourdes de grain et de soleil ils se meuvent, tout distend. Finissons, finissons la pluie est venue, maintenant oubliée, épaule ronde, objet tenu au dessus, les yeux ouverts, la bouche ferme et la mâchoire, en retrait ils chantent au soleil, ils pleurent et tremblent d’un mot, d’un silence, d’une émotion sincèrement plaquée à l’épaule ronde.
Bien venir, se cacher ou se détendre, il est possible que la pluie soit tombée, que les cailloux arrachent au ciel bleu les cris et la mélancolie. A l’abandon, au remord, tout perdu, sans traces et sans héritage, entendons, entendons ils crient et se débattent, oiseaux mourants, cœurs infertiles, rivières descendues au loin, au loin chaque goutte, à chaque saison ils fuient sur le chemin.
De ces petits, de ces petits sur le chemin, ils ne font rien, ils abandonnent et tout suspendent, le vol, le temps et l’âme. Aux cailloux, aux branches écorcées, le cœur enrubanné, la bouche sans attache, ils se démêlent et posent au loin, bien loin, un cœur fendu. La poudre des saisons, blancs matins perdus de feu, de cendre, sang et flammes aux rochers, sentiers battus et cœurs tendus.
La raison les réduit, ils fendent les morceaux de bois, le cœur perdu au loin, épaule brûlée au premier temps, au premier lointain lu les yeux ouverts, les doigts entrelacés, ils se finissent et posent un œil ferme sur le soleil, il monte, bien tendu il est raison et sortilège.
La vie errante, la liberté, le bois a éclaté, ils cherchent, ils cherchent et trouvent la liberté, et la misère, pauvre métier, piètre espérance, ils se donnent au loin, ils arrachent la peau, le cœur éloigné, les yeux sous les paupières et l’éclair rouge du soleil tranche dans le vif, leur liberté est misérable.
Ils n’ont rien fait des petits et ils recommencent sans compter.
15 Avril 2013.
vendredi 1 novembre 2019
Cortège.
Des larmes encore, tout pleure et conduit du frémissement à la fuite. Abandonné au courant, à l’air libre, les poings serrés sur la hanche, inspiré et perdu sur la vie, sur le cercle, le temps recommence et la vie sur les mains, poings serrés aux hanches, à l’abandon, cambré, dans la tête des esquisses pour construire on pousse un orteil, on tire une ligne et on avance un doigt de plus.
La vie est pendue, un fil que tout dérange, araignée à l’air libre, tout filtre pour le massacre et promptement. Au sol un pied posé se détend. Tout monte, un fil, un fil, on grimpe au berceau, au nid caché aux coins des poutres, sur le pont, la nuit seulement les fils tendus palpitent et le cœur souffle et des regards puissants ouvrent l’avenir aux coins des poutres de métal. Les fils percés d’air libre à la nuit, les araignées, les araignées se glissent et tout glisse, glisse, comme un air de carte et de cailloux sur la main posée au contact, la poutre de métal, les araignées au coin et mâles et femelles, un festin simple sans habitude, une image bondit sur l’autre.
Ils sont en cages, les oiseaux des profondeurs, les insectes au coin, les poissons à la surface qui vivent longtemps, en projets, vous jouez et le sort est amer, la joie éclatera-t-elle, oh la vie, la vie est toujours, on dit amère, on dit cruelle, on dit rompez les fils et comptez les araignées, tordez les yeux, dans une cage au fond de l’eau ils sont noyés et dévorés. Saurons-nous d’où vient cette nuit.
Sur le dos, sur la main, dans l’écart, dans la vie, sur les fils on compte les pattes et huit et huit et tout irai ainsi de huit en huit, dans ce jardin avancez, avancez et détruisez le jour et composez un air à chanter librement. Ils sont au bord ces animaux, poissons qui sautent et araignées sans nombre posées au coin, entre deux poutres, le métal est chaud encore, chaud pour tout et tout dire, tout entendre. Ô, se donner l’air librement, agiter la main et frotter l’eau en écoutant le choc serré des autres sur la même surface, sur le poing serré, sur le soleil absent et nuit, et nuit, tout est en forme, en cercle, en croix, tout tendu, tout remonte comme un petit dégoût, la faim et le creux, les coins et le vide.
Il faut combler et poser les yeux, araignées aux coins du métal chaud encore, la vie reste, les poissons sautent, tout est luisant, tout est changeant et noir et nuit, les oiseaux tournent, les cœurs palpitent. Pensant au cortège, on compte et on mesure projet pour projet, une fuite en avant de gens et d’animaux, on les chanterait.
La poitrine du passager tourbillonne, vole, noir et luisant l’air librement, librement fait palpiter le cœur du passager. Temps suspendu, fils déposés noirs et luisant sur la rive, le tourbillon, en rond le cercle des habitudes, la nuit tendue, les yeux accrochés sous les branches, bouche posée et passager passant, nuit noire et luisante.
La vie est tremblement, tout palpite, nous pourrions ainsi passer d’un naufrage à un autre.
22 Août 2012.
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de jolis vous
la pluie jolie
l’eau de l’oubli
sur le rocher
le signe premier
épaule nue
grain de beauté
soleil entier
bouche fermée
le mot inscrit
silence concis
caillou craché
le ciel peint
les pas perdus
les cœurs mourants
oiseaux de nuit
goutte de sang
ce petit rien
l’âme en chemin
branches cassées
la bouche en feu
matin de cendre
poudre de riz
morceaux de ciel
lambeaux de pluie
les temps premiers
le temps au loin
les doigts noués
aux yeux défaits
la vie errante
la liberté sur le palier
et la misère dans les artères
paupières grises
l’éclaire grise
le cœur épris
ce petit vous
qui vient de vous
restons au vous
caillou genou