Fuir
sans regrets
et sans suite
réveiller le temps
éveiller les cœurs
suivre le vent
boire le sable
au matin dans l’ombre
du soir et des orages
dans le pli de la peau
les ourlets de l’enfance
dire le temps qui reste
la main qui assiste
les rires de l’eau
courant sur le sable
les grains du poème
oiseaux blessés
cœurs congédiés
dans la paume de la main
les senteurs de l’enfance
et les peurs en tricot
les coutures du sable
sur la plage en allée
et les doigts rapiécés
de nos errances démaillées
sans retour et sans suite
un grand silence viendra
si no es cierto bien se encuentra
dimanche 11 décembre 2022
Retour,"De plage. II."
vendredi 9 décembre 2022
De plage. II.
Et fuient, fuyant et sans retour, regrets, remords, campagne achevée, du bord du toit, au mur tout en avance, tout en devant, nous nous cherchons et reprenons la suite, temps éveillé, cœurs suspendus et voilure au ciel, le vent y tient, et tout de l’ombre est en place, travail des yeux et de la peau, ils fuient,
et regarde, tu te tiens et tu en uses, œil en attente et cils encombrés, le sel et le sable, nous frottons et sans rien, de rien ne vient, tout en espace, du matin et du soir, des orages à venir annoncés, reconnus, dans le pli la peau est dure, sel et sable et cœurs emmaillotés, un reste, restant d’enfance et de partage,
de l’eau en trop, et les plis sous le regard, tu cherches et je vois et nous venons pour dire ensemble, l’œuvre et le temps perçus, ils se tiennent, voilà de l’eau en trop et la peau tremble, subtilité et main secourable, tu te démènes et je ploie tout en trop, tout en nage, et du ciel et du temps, le trouble,
les oiseaux, les oiseaux et le reste, tout est présent et se recommande, cœur énoncé et temps jaloux, sur le sable et sous l’eau, les plis, tout dolent il t’en cuirait, il t’en faudrait, et falloir et cuire et "doloir", les gestes, les raisons, le pli de la peau, les grains et les blessures, cœur démis, pouces écartés, et retour,
tu reviens, revenant de l’enfance, et partagé, partageant, tu retrouves et tu dois, il faut, il y est, et tu retournes et tu contemples, il faut coudre et découdre les peurs et les illusions, sur le temps rassemblé, sur les visites en avance, sur le tien remonté, le mien est en attente, je te ploie et tu me rends,
l’air et le soleil sur le sable, dans l’ombre en y venant, en donnant des fleurs et des services, et sucré et salé, mêlé de sable et d‘eau, tu te retournes et tu cherches, et facilement tout est trouvé au bout des doigts, au bout du cœur ou la raison s’accroche, je te tiens, tu y tiens, et venu et dormant, sans autre effet,
sans retour, que le temps y passant, que le cœur soit la source, temps passé source révélée, et tenus, et tenant nous cherchons encore une campagne à achever.
02 août 2022.
doloir : se non e vero e ben trovato
jeudi 8 décembre 2022
Retour,"De plage. I."
Les yeux
au clair du bleu
les orages passent
le vent est chaud
et sur le bord
le nom écrit
les cœurs gravés
et la pensée renversée
l’air est léger
tout est silence
les oiseaux nichent
au bord du temps
si tendre si bleu
la mer écrite
le ciel lavé
très haut exulte
dessins de sable
les mains s’agitent
souvenirs inscrits
dans le passé
au cœur des mots
des phrases dites
images des feintes
et rêves d’eau
mercredi 7 décembre 2022
De plage. I.
Il en va du reste et comme du tien, et tu le vois, et tu le sais, le reste au reste et le tien pour toi-même, tu deviens, tu retiens, tu penses, tu composes, devant les yeux, derrière les oreilles, au jour venu, au clair qui pointe, du temps et des orages secs, encore, le reste est à venir, pour lors tenant,
et d’ores, le vent, le vent, souffle, chaud et fort, au quart, au tiers, aux compromis, sur le bord des routes, tout aux contraintes, tout aux efforts, et venant et disant, tu comptes les écarts, en mesurant, en toisant et tu écris un nom, oserais-tu le graver, main tremblante, ils sont encore et encore plus grands,
tu y penses, venons-en, disons-le, tenons bien, les mots gravés, les cœurs enflammés, le vent souffle, l’air est chaud, tu retournes d’un bord à l’autre, tu y penses, où donc nichent les martinets, l’air est sûr, le poids les tenant sur le bord de l’air libre, au vent léger, encore, et malgré tout, et sans rien dire,
et sans rien faire, tout tenant, tout disant, ils ne tombent pas, soutenus, oiseaux venus sur le rebord, de l’air, du tout, tout au-devant dans le clair immense, le bleu, le tendre et la chaleur, les images sont admirables, montagnes au-dessus du niveau de la mer, que reste-t-il, les oiseaux au ciel portés,
plus soutenus, disons, disant, le monde change, et de zéphirs, et de brouillards, et de prières, tout est dessiné sur le sable, la main en l’air pour lancer, les oiseaux à l’aise, tu te souviens, et te parlent les parleurs, la vache à l’aise, les marcheurs si légers, pour le retour, pour l’impression, je te donne,
et tu prends des chemins en travers, les assassins et le jour pâle, et les oiseaux, rêve allège le dormeur lourd, tu y tiens et tu soupires, venu léger et reparti encore et encore, tu poses, tu tiens d’un mot pour les images, le cuir serrant les croisillons du mât, toujours venu montagnes au-dessus du niveau,
la mer et les oiseaux qui passent, sur les eaux, les eaux assemblées, encore et encore, les martinets passent et fuient.
31 juillet 2022.
dimanche 4 décembre 2022
Retour,"Au ciel, courage."
Sur
l’herbe, le ciel repose, la lumière brûle les champs, l’espoir. Libre
est le soir au champ d’honneur. Un nuage passe, frôle l’étoile et
recommence sa danse lente. Une aile glisse au bord de l’ombre, une main
de lune, un pied de brume.
Et sur le sable pleure l’écume, la
vérité sortie de l’onde. Oiseaux des îles, des jours fertiles et des
temps clairs. Tout est candeur, parfum du ciel, fenêtre ouverte au cœur
du monde.
Dans l’herbe sèche souffle la brise, les arbres
chantent, les branches dansent, et les poissons courent sur la rive. Jeu
de lumières au fil de l’eau. La lune sourit à la mémoire, au rêve
d’étoile.
vendredi 2 décembre 2022
Au ciel, courage.
Disant, disons, une nuée et des incertitudes, tout ici sur l’herbe sèche, et si je dis au ciel : courage, qui donc, qui donc parle aussi haut, tu tiens et tu reprends, dans la solitude et au champ, tu annonces, tu annonces le retour de la liberté, au-devant, du plus au moins, tu te cherches et tu te renouvelles,
on en serait ainsi aux honneurs, aux évidences, tout ici s’impose, la nuit, le jour, le ciel et le soleil, et passent, passent, des nuages sur le devant, au profond, et au lointain, en haut les étoiles, et de face, et en attente, ailes déployées, arbres arrachés, et demi-lune, et main rouge, au fond je trace mon image,
d’azur et de sinople, tu te retiens et tout, tout te devine, devant, en haut, en bas, en quart et en avance, et d’azur, et d’ombre, tout au sable et à la vérité sur la terrasse, le fond est simple, oiseaux et avenirs, et bêtes déployées, je te retiens et tu te renouvelles, j’en suis ici et encore, ici, temps pour longtemps,
dans le temps clair, le jour dans la nuit, à la nuit même, et les élans, et les tensions, et les candeurs, tu te déploies et tu me renouvelles, j’en suis, j’en suis à l’ombre, un peu avant, un peu avant le néant, et rien, et tout ici se figure, étoiles en tête, et par trois, et par cinq et certes, certes, je recommence,
il faut battre le temps et le reste, tapis posé, cœur étendu sur le fond noir, sur l’herbe sèche, il souffle et souffle encore, devant, derrière et alentour, du plus bas, au plus haut, de la rive aux branches, poissons accrochés et silence sur le tableau, les pierres volent et rien ne sort, ne sort de l’eau, nous y étions,
sous la lune, dans la ferveur, le rêve passe, les pieds dans l’eau tu te retournes et tu vois, ils y sont, et francs et sûrs, je dis au ciel courage, qui donc, qui donc parle aussi haut, tu tiens et tu reprends, tu cherches et tu creuses, mémoire, les yeux ouverts tu te retournes, et ce qui fut, tu le vois encore,
et encore quelle faiblesse, il te reste, il te reste, tout ce qui ne peut plus se dire, tout fut vécu, tout au sable et à la vérité.
29 juillet 2022.
jeudi 1 décembre 2022
Retour,"Armes."
Armes
supplice
éclairs
oiseaux
d’espérance
libres
étoiles
en bannière
le souffle
au cœur
espérons
des paroles
encore et encore
une ligne
pour conclure
je griffe la chair
les os
sans rien dire
sur la route
j’appelle