jeudi 16 mai 2024

(comment se dire comprendre admettre)

je suis fatigué dedans dehors de la vue de la garde du temps perdu : rebord fenêtre déboitée recours vers l’innocence pour dire pour faire je suis épuisé et dedans et encore du plus vers ce qui compte les cigales les lézards les oiseaux au ciel ceux du printemps et de l’automne je dis je fais je tourne tu commences admettre simplement la plus grande fatigue le noir dans l’escalier le flanc décomposé la bouche sèche mortel combat vie sans attrait je tourne et tu menaces fatigue incessante au loin vers le plus court attrait mesure figure du plus vers le pli

(la vie triée le regard lourd les paupières fermées)

je tourne et tu conçois ce qui doit être dit ce qui doit être vu plus encore pour dire et accepter je tourne vers le ciel je range tu aspires nous sommes au détour nous creusons au pied vignes et céleris et tomates tout est à dire et à faire je trace et tu conçois tu chantes et je murmure nous sommes épuisés lassitude flanc meurtri le souffle court la lumière sur le dos en main chemin tordu voix sans souci tout charme tout distrait je nargue tu vacilles où sont les fruits et plantons tout lassitude chemin perçus traces sans chance je te suis je t’avance tu dois tu tiens nous sommes pour rendre compte pour finir pour tenir les oiseaux en plein vol et content et charmé tu tires du plein du cœur tu chantes la vie écourtée la rumeur tout vacille les eaux les dunes le sable et pour aider et pour apprendre pour sentir plus pour être mieux

(je te tiens tu remues)

nous sommes au sacrifice à la turbulence au devenir au plus stupéfaits détendus sans attache tu remarques tu tires traits et lignes cordes et câbles devant ce qui est du devant ce qui compte je te tiens flanc décomposé voix absente sur le dos sur la bouche et mourir et tenir ensemble sans compter au tournant à la tension tu rêves de discorde du compte sur le jour les heures sombres les moments clairs la vie sans aventure et l’abandon et le recours sortilèges et plaintes tu brasses et tu envoies je sème et tu plies être avaler couvrir reprendre je ferme les volets je sème l’aventure au diable à l’avenir au comble au surprenant je suis ce qui se doit

(je trace le reste de l’histoire)

tu avances tu cernes nous sommes très haut tu calmes les autres je suis aux larmes je suis au drame je ferme tu avances nous nous tournons nous comprenons je suis au-devant je suis au comble tu reviens nous descendons marches et marches comprendre retenir et pour savoir et pour entendre les choses oubliées comment se dire et comprendre admettre je suis fatigué dedans dehors de la vue de la garde du temps perdu on reste tu combles caves et greniers et carrières et tunnels de gouffre en gouffre maisons abandonnées il reste à comprendre pouvons-nous regarder pouvons-nous supporter tenir et avancer et dominer les douleurs et comprendre j’avance je tiens tu cernes un pied et puis un autre la vue sur le devant l’oreille en arrière tu te compromets tu tournes et je bois tu forces et je me soutiens

15 septembre 2023.

 

samedi 11 mai 2024

(per fortuna, per carita)

Ce qui importe la joie tu reviens du drame je chante la vertu tu arrives nous partons vers le bleu des animaux sauvages j’avance tu remplis le sac d’espérances d’air les poumons chantons revivons il faut monter jusqu‘au sacrifice rire plus rien ne compte ils en veulent nous en tenons d’avance au mépris

(per fortuna, per carita)

Les routes sont ouvertes le champ est retourné les feuilles sont arrachées miracle dentelles mains trouées cœur dévasté je tremble tu ris tu ris encore devant ce qui est devant le tout trop d’avance de respiration d’avance je te donne le reste du temps nous venons nous sommes pleins bleus tirés venant front retourné regardé déployé face au regard méprisant il en reste nous y sommes devant le compte devant l’état devant ce qui est réel la vie dans la joie

(per fortuna, per carita)

Le regard clair la bouche fraiche matin de printemps rires après la pluie le ciel est lavé les jours comptés passent tout germe les idées les fleurs il reste pour comprendre à dire la joie la légèreté tout commence tout fini je tiens tu viens il tient dans la main pour faire pour comprendre air tenu entre les doigts tu serres tu peux serrer tu peux mordre gémir devant les habitudes devant le reste du compte l’air est léger les jours reculent la vie sur la main le cœur dans les arbres feuilles légères vert tendre mer tranquille de brin d’herbes de fleurs blanches cœurs jaune devant derrière tu ris tu admires il te reste devant la vie encore

(per fortuna, per carita)

Le chemin toujours pour rire essayer de comprendre accepter joie légèreté abandon tout faire laisser faire ne rien en comprendre tenir dormir aussi la joie dans la mer calme légèreté dans les arbres de feuilles en feuilles tu glisses vers le vent du nord du sud, marin perdu tout souffle je te tiens tu avances compte les marais tout avance tu tiens je recommence dans le cœur sur les branches le soleil les images le cœur inversé les yeux perdus de ce qui se chante ce qui se boit tourne je te tiens tu avances feuilles pour feuilles selon devant depuis encore pour y être pour en tenir per carita une chose après l’autre la vie en puissance sans gravité per fortuna je nous vois tout chantera tout chantait pour venir revenir depuis ce qui saute je tiens tu avances joie légère

(per fortuna, per carita)

De tours en place flottants tenus au fil de la voix sur un cheveu pour dire ici tout compte à son tour l’ensemble n’est jamais parfait voir les perles tordues nous sommes sur une barque de pieds en pieds coups de rames fenêtres ouvertes enfin libres voir la part baroque de nos jours.

14 septembre 2023.

mercredi 8 mai 2024

Retour, " (les arbres, les oiseaux) ".

Voici
des arbres
des oiseaux de pluie
et de vie

et puis
voici
ce qui suit
la vie au calme
le cœur en bouche
partage des eaux
heures sacrées

voici
des branches
des fruits mûris
la chair des mots
visage du ciel
les plumes au vent
feuilles de vie
larmes de joie

voici
le rêve
sa caresse brève
le sentier de pierres
les arbres en chemin
les oiseaux sans fin.

Maria-Dolores Cano, 08 mai 2024 à 11:08.

lundi 6 mai 2024

(les arbres, les oiseaux)

Ce qui est à comprendre, entends regarde la pluie l’orage devant la vie la route ce qui luit ce qui tourne tu prends tu offres nous sommes sur le point devant arrête reprendre entendre comprendre regarde ce qui est dû regarde comprends entends je te donne tu soutiens je suis sur ce qui se voit je suis sur ce qui est à entendre reviens tourne recommence je suis au clair je suis en haut plus de lien plus de tremblement je suis au renouvellement je suis à l’abandon je suis sur ce qui te vois devant encore, je vois

(les arbres, les oiseaux)

La vie au calme, je tourne tu tiens ce qui se voit ce qui te tient bouche pieds en retour cible au cœur en avant tu puises tu creuses je tourne je sens tu regardes si nous sommes si tout prend je tiens, tu recommences

(les arbres, les oiseaux)

Tout est accroché, tu tiens tu gouvernes devant nous tout serait tout devrait je tiens tu avances gouverne comprends il te reste les eaux le circuit les heures répandues ce qui tient te redresse je suis nous sommes nous irons nous venons je tiens aux branches tu mords les fruits tu avances quelle surprise je tiens la vie sauvage tu restes je reprends tu avances nous irons nous sommes sans arrêt sans retenue je suis au-devant je te regarde tu me comprends je suis sur le départ je tiens tu fermes nous sommes au départ nous sommes je suis en avant sans risque sans contrainte je te vois, tu reprends

(les arbres, les oiseaux)

Tout te tourne, je reviens devant les oiseaux tu restes au ciel tu tournes tu figures je ne comprends que ce que tu vois je tourne tu descends escalier rampe avant tout montait je descends il est allongé il est au comble tu reviens de cave de grenier on tourne tout reprend les plumes les feuilles je cherche tu comprends il se donne il est rendu il est palpable tu caresses tu reprends un choc un autre des larmes ta joie je frémis tu trembles escalier volé cœur engourdi j’avance tu reprends il en sortirait il lui faut encore du rêve de l’ambition je taille, tu comprends

(les arbres, les oiseaux)

En avance au retour les escalier la rampe le sentier le chemin la route tu descends je monte il ne reste rien tu avances je retourne sur moi de toi à ce qui est devenu une vie sans rien encore sans rien par côté la vie comprise les rêves endormis ce qui te comprends ce qui te reprends tu finis je tremble il ne me reste que le son voix étrange tout est loin il te regarde tu trembles je suis au cœur de l’incompréhension j’ai fini je t’ai gardé, tu arrives

13 septembre 2023.

Retour, " La rive y voir. ".

La grâce
le mouvement
____________ frondaisons
le cœur tranquille
pour comprendre
l’avenir
les mots du livre
les herbes
les feuilles et les oiseaux

dans le cercle des étoiles
les ombres pour ordonnances
le cœur demeure sur la rive
là où tout se consume
la vie
un cercle ouvert
pour dire la source
le fleuve vers la mer
les enfants de sable
souvenirs oubliés
et les songes pour fortune
un mot
un souffle
la joie pour le cœur

dans la bouche
le mystère
un estuaire de mots confus
de phrases perdues
au sens caché

il reste
une fleur
et tout est clair
le cœur serein
____________ discernement

Maria-Dolores Cano, 06 mai 2024 à 10:27.

jeudi 2 mai 2024

La rive y voir.

Étonnant, étonnant, non que devant, non qu’en arrière, de la grâce, du mouvement, nous nous maintenons à l’éclaircissement, d’avant, d’arrière, de face vers les profils : médailles, bulles d’or, d’argent, le genre est construit, je tourne, tu gémis, de front, d’espace, de la graine, frondaisons, gerbes, tout tient au plus haut de la fourche, cour raisonnable, quiétude, simplicité, je tourne, tu reviens, tu cherches, j’inspire, devant vers l’escalier, tu montes, je gouverne, entendre, voir, dire, la main posée, le cœur tranquille, une obsession, simplement se dire, se donner, entendre tout ce qui reste, pour comprendre, je suis, je tiens, tu es, nous sommes, de l’avenir tout revient, de sentiments je suis si bien cerclé, je tourne, tu inscris ce qui reste de mots pour compléter les livres, en finir, reprendre, tout saluer, les herbes, les feuilles, petits oiseaux, simples fourrures, je suis tenu, tu es au loin, grand, fort, la puissance dans les voiles, entendre, venir, compter, combler, reprendre, les doigts, les ongles, poil pour poil, ombres pour demeures, cercles perdus, sentiers servis, je tremble, tu palpites cœur éloigné, tu reviens de la rive y voir, y tourner, reprendre, te consumer, je tiens, tu vois les herbes, les troupeaux complices, la vie, le reste de la route, je te vois, tu viens, trop fin, trop court, que reste-t-il des habitudes, cercles ouverts, bouches errantes, l’amertume nous convient, nous sommes ensemble, au ciel les nuages, au jour les oiseaux, tout rentre, un avenir en or, la sincérité en plus,

(je tremble tu contiens tu troubles et tu avances)

De liens en liens, de force en absence, du reste pour comprendre, des couleurs pour dire encore : raconte-moi les sources, les brèches, fleuves perdus, bois, vallons, je suis à te comprendre, je suis à l’abandon, un souvenir, ce qui te reste à boire, vue effrayée, cœur oublié, remords inconsolables, des enfants bercés par ce qui te reste à oublier, finir le temps, rompre les certitudes, je te vois, tu deviens, de songes en abandon, un mot, un souffle pour posséder, pour rendre, pour oublier les chemins les creux, grottes profondes, un torrent de joie, d’inquiétude le cœur rempli,

(de troncs en troncs de rires en fontaines),

Ce qui étonne, ce qui est compris, tu agites la confusion, tu tournes le gravier mille fois dans la bouche, estuaire, monde achevé tu tournes, tu relances une longue phrase en creux, au loin, en bosses sous le sable, tu penses à ce qui est perdu, tu vois le sens caché, les alarmes ce qui se tient sous la main, je tremble tu devines ce qui te reste de raison, ce qui s’ajoute de fleurs, de choses mesurées, tout te revient, tout te renforce, cœur sans épouvante, les épreuves sont achevées, tu restes, je devine, le vent revient de la terre, le cœur est soulagé, il te reste ce qu’il faut comprendre.

08 septembre 2023.

Retour, " ce qui se chante ".

Branches et feuilles
perdues et condamnées
le reste d’une vie
au temps recompté

les arbres se soulèvent
sans armes ni prestige
et nous
______ nous sommeillons
si lointains
dans un monde d’illusions

nous étions sur la rive
remontions les rivages
un œil sur les vagues
et l’autre sur le sable
la splendeur de l’été

si loin est la dérive
la vague entraîne la vague
noyant les rêves de liberté
les heures écoulées
souvenirs épongés

les insectes bourdonnent
instant clair d’une vie
devant ce qui nous reste
cette minute épargnée
premier matin du monde
avant le temps passé

sur les visages salés
le rêve s’est arrêté
pour y boire une larme
une simple intuition
un caprice de douceur
une fleur pour le cœur

les mots volent et se perdent
dans les bras silencieux
de la vie en partance
ils seront cendre fine
oubliée dans le vent

nous sommes en errance
dans l’ombre du temps passé
le cœur décoloré

il nous reste une trace
l’avenir du présent et
cet éclat des branches
qui dansent le printemps

sur l’arbre entre les feuilles
les oiseaux chantent en chœur
les mots bleus retrouvés

Maria-Dolores Cano, 01 mai 2024 à 10:18.