Et sur, et sous, forêts oubliées, cœur détendu, on se cherche et on en comprend le sens et l’utilité, des forêts et des animaux oubliés, grand et petit bétail, chétives pécores, chèvres pensives, grands taureaux et lapins attendris, une crucifixion, moutons roses, bras sur la croix, je tourne, je retourne d’Haïti nous sommes
revenus et prophétisant et marchant d’une rue à l’autre, moutons écartelés, irons-nous revoir ces petits, petits, lapins si proches du but, tout est à atteindre, le vent et les saisons, et le regard perdu, et les cœurs dociles, je tourne et je revois, sur le bois les moutons dans les yeux des lapins, Maîtres Conils, un calvaire,
dépouillez dépouillons les pauvres, pauvres, animaux, de petit et grand bétail, j’en suis, j’en suis à comprendre le reste, il reste et la peau et les os en sacrifice, tout est perdu, tout est étalé et rempli, des os, des poils, de la paille et du grain, j’étais ici, et ici je vois, tout chante et retentit, tout éclate, fières trompettes, Ossian,
Ossian, je cherche et j’implore, les yeux ouverts, la bouche large, et buvant, et parlant, arrachant, arrachant, et herbes, et feuilles, et pierres, pour tenir, contenant, contenons, contenu, de la paille, de la paille, des grains et surtout, sur tout ce monde, la poussière éternelle, je te suis, je te tiens et tu me demandes,
porte, porte-moi, retiens moi, et compte, les lapins vus et revus et les enfants, tout crie et tout respire, le plein et le décidé, les souvenirs et les carapaces, bannières et armes suspendues, je tourne et je reviens d’un sacrifice vers l’autre, lapins éplorés, moutons au supplice, les cœurs et les cailloux, tout glisse, tout glisse,
glissons, j’en suis, j’en suis encore et encore, bord arraché, dos martyrisé, tu te retiens et tu souffres, en silence, en silence, peur décrochée et larmes sans effets, je te tourne, je te redemande, je te tiens et tu restes incompréhensible, lapins et moutons, et petit et grand bétail, je tourne, je retourne, je pense, touché,
tu es ici et d’ici, encore touché, tout me touche, la pensée, les animaux, les vagues, nous sommes, nous y sommes, dans le matin tremblant, de retour au jardin, la pierre aura roulé, lapins et moutons, tout vole et s’éparpille, matin de Pâques, et retour des roses aux rosier, et sur, et sous, forêts oubliées, cœur détendu,
on se cherche, et on en comprends, le sens et l’utilité.
28 juillet 2020.
Panier perdu
en 7 haïkus approximatifs
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La nuit est passée
son regard en supplice
fleur évanouie
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Aux balbutiements
nous sommes abandonnés
sans eaux des livres
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Plante du fleuve
je suis le jonc et l’iris
cœur en partage
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Entre les branches
le fleuve miraculeux
la pêche sacrée
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Cœur abandonné
fils de roi et bergère
l’espoir en chemin
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Sommet des rives
un chant de rêves perdus
cœur jeté à l’eau
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